« Il faut regarder les hommes tels qu’ils sont et non tel qu’on voudrait qu’ils fussent »
Jacques Chirac, Traité politique.
Madame Guigou,
Je profite de ce que je suis à Berlin, chez Bentof, Antek et Frodo, trois potes qui font un ménage à quatre, pour prendre du recul et répondre à cette lettre que vous m’avez adressée, il y deux mois. Ce soir, nous allons tous à une soirée Hyppie, alors je me dépêche. C’est important pour ma campagne, je vais rencontrer le responsable d’une grande compagnie de livraison à domicile, qui soutient aussi les verts allemands, et qui va me donner de l’argent.
Pour votre proposition de soutenir madame Royal en échange d’un poste de député c’est très gentil, ce n’est pas la peine de vous donner du mal, je me suis rapidement rendu compte que je pouvais être directement président, j’aurais pu vivre longtemps sans m’en rendre compte, mais voilà, c’est comme le café dans les percolateurs, d’un coup ça coule.
D’un coup on a l’avenir devant soi, si j’excepte mon travail de nourrice parce que la mère d’Apollonie elle ne s’en occupe vraiment pas, on dirait qu’elle s’en fout. De toute façon je vais laisser la petite chez mes potes, Antek, Bentof et Frodo, un mois ou deux ça me laissera du temps pour m’occuper des affaires de la France. Ces trois-là, je peux vous dire, il faut les voir, ils seront des vrais pères pour elle, vous auriez du mal à imaginer comme ils sont câlins.
Ils veulent même l’adopter. C’est le papa qui pourrait ne pas être d’accord, vous savez, celui qui travaille dans le terrorisme au ministère de la sécurité.Techniquement, madame Royal n’est pas au point, ou elle ne vaut pas mieux que ses prédécesseurs (au choix), elle estime que c’est au gouvernant de décider quand un juge doit s’occuper d’une affaire ou pas (c’est en toute lettre dans une lettre adressé au Bondy Blog et que j’ai intercepté). Il faut dire qu’elle a plus d’amis chez les juges que dans les barres des cités, comme ses confères soi-disant adversaires, et ça ne favorise pas l’indépendance de la justice.
Et les mineurs pareil, elle estime qu’on peut juger un enfant (même l’armée, une fois, elle a dit). Moi, je ne peux pas soutenir cette aberration, à cause que les enfants sont innocents, ils se débrouillent avec le monde qu’on leur laisse. Et il y a des raisons techniques. Un enfant ne vote pas, il n’a pas de contrat. L’Etat ne peut pas l’attaquer, ni un autre citoyen. Aujourd’hui les juges attaquent et tranchent mais, en mai, fin de ces pratiques. C’est ça qui sera bien avec Dilgo, les juges vont respecter le droit. Ca va être nouveau, vous verrez.Quand j’étais enfant à Bondy, avant d’être sauvé par un livre de Jean Paul Sartre, l’être et le néant, tombé par hasard dans mes mains comme un tas d’autres choses, donc, je volais sans vergogne, cassais, incendiais, dans le but conscient de désorganiser une société qui, manifestement, n’avait pas prévu mon arrivée et ne semblait pas davantage troublée par l’idée que je devais me débrouiller avec ce que j’avais sous la main, une veuve de guerre devenue tenancière de bistrot et le Mordor (Bondy Nord). J’ai volé, cassé et incendié. Si un procureur songeait à me le reprocher, je lui dirais de s’adresser à mon père, mort d’une balle perdue entre les deux yeux.
Nous autres, les dilgos, nous allons laisser venir à nous les petits enfants. Le royaume des cieux, c’est ça. Et je suis sûr que monsieur le ministre de la sécurité finira par le comprendre, et madame Royal aussi, avec le temps, ils le comprendront parce qu’ils ont des enfants et qu’ils savent que leurs enfants sont innocents, et leurs amis juges aussi ont des enfants et c’est juste une question de faire admettre à ces amis juges que leurs enfants sont les mêmes que ceux de Bondy, vous verrez, ce ne sera pas long.
Dilgo, un président pour la France
Dilgo –
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Je suis dans la bouteille, Don quixote!
Le périphérique ce n’est pas forcément un mur, au sens ou
un mur c’est fait de briques, de pierres, de terre et surtout que sa
destination est de barrer, de ceindre, de séparer, de porter. Moi je connais un
endroit je crois que c’est encore à Bobigny ou déjà à Bondy où Momo passe
dessous le périphérique. Ce n’est pas une porte. Je ne m’en souviens pas très
bien je suis juste allé pour voir l’arrêt de bus qu’il a démoli, je voulais
intervenir en sa faveur correctionnelle. Ce n’était pas une porte, ni une
chatière et surtout, ça vrombissait. Et dans les voitures je n’ai pas les
statistiques, mais il passait toute sorte de gens. J’ai plutôt l’impression que
c’était un accélérateur.
Hier
j’ai vu un reportage sur le Libéria ou peut-être avant hier je ne sais plus,
les types qui récoltent la sève des hévéas pour faire des pneus, qui bossent
comme des esclaves et qui sont obligés de donner une part de leur salaire de
misère à un travailleur non déclaré pour atteindre l’objectif que la compagnie a
fixé. Et puis j’ai pensé à ce reportage sur l’industrie du pneu, une journée
dans la vie d’un pneu ça s’appelle. C’est sûr que ça va du centre à la
périphérie. Il y a les fonds de pension des gens qui sont investis dans les
quelques géant du pneu. Les futurs vieux. Il y a cette pub où on voit un
village en Afrique où les gens s’affolent parce qu’un truc est en train de
s’approcher et qu’ils ne savent pas ce que c’est. Ils sont terrifiés, les uns
blottis contre les autres, ils regardent ce truc qui les regarde au milieu de
la place. C’est un vieux, ils n’en avaient jamais vu.
Mais
Mozart, sur la piste des engins à pneu, j’ai essayé dans une berline qui a du
prix et dans une panda Rougnasse. Ca n’a rien à voir. France culture et les
ateliers radiophoniques, il faut de la perspective, du balcon, de l’air, du
silence, un père qui cause et qui explique. Tout le monde n’est pas Stockhausen
pour imaginer une sonate pour abris défoncés sous une quatre voies. Et même sa
sonate pour hélicoptère elle ne passe pas sans du matériel, sur un poste
portatif ça ne donne rien on se demande pourquoi faire ça, de l’art
contemporain.
La fabrique de pneu du Libéria, où c’est la terre
des colonisés américains noirs revenu au pays, elle s’appelle Firestone, la
Pierre de feu. Je comprends que tout ça ça soit lié à la colonisation et à la
machination. Rien que les pneus, les arbres à caoutchouc que des gens avaient
piqué dans la forêt brésilienne, pour planter en raison cartésienne en Asie.
Ils disent à la télé que les arbres sont des puits de carbone. Les forêts
disparaissent et les Bondy naissent et il faut joindre les deux bouts à toute
allure. Et dans Barjavel, son livre qui s’appelle Ravage quand tout se bloque,
que la machine débloque il faut au héros je sais pas combien de temps pour
passer les murailles de béton qui entourent Paris. C’est une machine qui est
arrêtée. C’est un mur. Je dis vraiment tout et son contraire mais il y a
quelque chose là, qui nous produit, il y a du monde entier dans ces flux qui
filent, ces masses qui montent. Momo devant le procureur qui est sans repentir
(ce con) et moi qui essaie de sortir la sempiternelle tirade sur le
désœuvrement des populations fragilisées par le chômage, le faible niveau
scolaire et Mozart, Mozart ! En première heure d’éducation musicale juste
avant les maths et la propriété de Chateaubriand. Et pourquoi pas la vie devant
soi ? Hein ? Il y a des gens qui écrivent tellement comme lui que
Momo à l’impression que ce n’est pas de la littérature. Et l’abris du bus, avec
cette pub, jeune, ce corps qu’il a envie de se remettre au lit avec. Ce
périphérique du cervelet aux organes de la procréation directement branché sur
la salivation et l’accélérateur. Vromb, Vram, frassch comme dit Céline, ce
collabo.
En sortant de l’église Saint-Merry où
j’étais allé pour ma mère, je tentais d’oublier que peut-être je
n’avais plus que trois heures à vivre…
murcia
Etudier la nature humaine me transforme en cosmonaute.
Avoir tellement de ressources pour vivre et pouvoir
compter sur tellement de gens me donne la possibilité de vivre plusieurs vies.
Le malheur c’est que mes enfants ne grandissent pas
ensemble, et pas d’avantage les enfants des amies successives avec lesquelles
je poursuis mon aventure planétaire.
Une de mes filles, Alice, m’a dit au téléphone Skype, tout
à l’heure, qu’elle voulait que je vienne la voir. Elle me disait ça pendant que
je tournais la caméra pour lui faire voir la lune.
Elle m’a dit qu’elle voyait la même lune que moi. Je lui
ai dit c’est normal, c’est la même lune.
Comme dans la chanson !
Elle m’a dit
qu’elle était triste de ne pas me voir et je lui ai dit que moi je la voyais
souvent parce que je pense à elle tout le temps et elle m’a dit qu’elle non
elle ne pense pas à moi. Juste l’autre fois, elle a rêvé.
J’étais là. Elle n’en revenait pas de m’avoir vu là, en
pleine nuit dans ce phénomène qu’elle ne maîtrise pas encore, le rêve. Elle a
pleuré.
Et puis c’est sa sœur qui s’est réveillé, une sœur à elle
que j’ai avec une autre aventure planétaire, qui dormait à côté de moi et Alice
m’a dit qu’elle pouvait l’entendre dans le haut-parleur. Je lui ai dit que sa
sœur grandissait et qu’elle avait fait une allergie mais que ça s’était réglé
d’un coup de moto, avec la 5OO de Gustavo et une bonne piqûre dans les fesses.
Comme la lune, les piqûres sont partout les mêmes, par vrai ?
Un jour, je crois c’était près du Jourdain, ils étaient tous là à
discuter autour de lui. Ses amis, mais également les gens du coin et des
curieux, certains même venus de loin. On lui posait souvent les mêmes
questions, est-ce qu’il faut payer l’impôt, est-ce qu’on a le droit de
travailler les jours fériés, est-ce que c’est grave de convoiter sa voisine.
Lui, il répondait en parlant du monde qui est dans le ciel. Eux ils ne
comprenaient pas très bien ce que cela pouvait vouloir dire, le monde qui est
dans le ciel. Chaque fois qu’il parlait du monde qui est dans le ciel les gens
levaient les yeux pour apercevoir les maisons volantes et les troupeaux
papillonnant. Alors souvent, les gens lui demandaient ce que ça voulait dire et
lui il répondait simplement que c’était l’avenir, ce que les humains allaient
devenir. Ou il disait que c’était les générations qui allaient habiter la terre
dans un état de grande conciliation, sans violence ni sacrifice. Ce jour-là,
comme un de ses amis lui avait reposé la question, il n’avait rien dit. Ou si,
il avait gardé le silence. Il s’était fait cette réflexion à lui-même qu’il
devait faire un effort pour être plus concret. C’était ce qui était bien avec
lui, chaque fois il faisait un effort pour être plus concret. Un enfant se
trouvait parmi la foule et il eut une idée. Il demanda à l’enfant de se
présenter devant lui et il dit: "Changez. Faites attention à votre manière
de vivre, soyez vigilent et changez. Autrement, jamais vous ne deviendrez comme
les petits enfants. Jamais vous ne saurez ce que je veux dire quand je vous
parle du monde qui est au ciel. Car, ceux qui se feront humbles comme ce petit
enfant, ils seront les plus grands dans le monde à venir. Et ceux qui reçoivent
un petit enfant en pensant à ce que j’ai enseigné, c’est moi qu’ils
reçoivent. »
Cher monsieur l’ambassadeur de Normandie.
Les Normands ont-ils trahi le Roi de France dans sa guerre contre Henry V? C’est une question géostratégique de première importance pour moi, et j’attends votre point de vue.
Je vous dédie ce texte:
Le
rêve marocain
Ils ne m’ont pas découragés, je suis revenu de
l’ambassade plus déterminé que jamais. Les gens quelque part, je le sens, seraient jaloux de ma réussite. Ils se
sont résignés à vivre dans la copie d’un rêve mais moi je veux l’original. Je
veux sentir les rivages de nos chansons d’amour, les montagnes de nos films
d’aventures, les villes de nos ballets de mitrailles et les balcons de nos
amours, sous l’aplomb du soleil. Ne rêve pas, dit Farid, tu ne seras jamais
marocain. Et je le regarde manger son burger avec les bouts de cornichons et de
viande qui tombent sur le comptoir, me disant que ce n’est plus possible, que
je dois sortir de là absolument, de cet enfer. J’ai entendu ça mille fois, tu
ne seras jamais marocain, ne rêve pas. Ou ceux qui m’appellent le marocain pour
me faire plaisir mais sont convaincus de ma vanité, de l’irréalisme de mes
prétentions. Ceux qui ont échoué et dont mes ambitions éveillent le propre
échec, qui souffrent en me voyant, qui veulent me guérir de leurs illusions.
Ceux dont les bateaux ont été interceptés en pleine mer, dont le corps indigne
a été signalé par les dispositifs de reconnaissance à la frontière, qui ont été
conduit dans des camps en Corse ou au Baléare avant d’être recrachés sur le
continent comme le résidu malpropre et indésirable d’une industrie de luxe.
Même un d’entre eux, qui prétend connaître personnellement l’ambassadeur du
Maroc. Ou celle qui compte sur la chance, qui pourrait donner des cours d’arabe
à Mahomet à force d’écouter la radio et de chanter les tubes, qui a un corps
canon et espère le coup de foudre d’un réalisateur de cinéma ou d’un producteur
de télé. Ou celle qui espère faire partie du contingent de privilégiés qui sont
tirés au sort chaque année, par la main du roi. Le monde entier retient alors
son souffle, tandis que résonnent partout en occident le nom des nouveaux
dieux, quelques dizaines d’élus sur des millions d’européens, de japonais et
d’américains, quelques dizaines d’élus qui seront désormais, pour toujours, des
marocains. Les autres ne sont pas déçus, ils savent qu’ils méritent leur sort.
Les hôtels paradisiaques et les males de voyages, les cohortes de gamins qui
volètent autour des arrivants comme un essaim d’hirondelle, les longues soirées
mondaines au palais rouge, le vertige des transactions financières et des coups
de poker, tout cela restera un rêve lointain et inaccessible pour eux. Mais pas
pour moi. Je ne me résignerai pas, je
ne ferai pas partie des déçus. Je ne me contenterai pas d’imiter les marocains,
de vivre comme une ombre ou un fantôme, dans le malheur et la grisaille, une
vie où rien ne se passe, sans décor ni charme, sans pouvoir. Je ne renonce pas.
A l’ambassade, après des jours d’attente, on m’a répété qu’avec des papiers
français je n’avais aucune chance. Comme si ces papiers étaient une sorte de
condamnation à vie ! Tout ça est la faute à mon père. C’est lui qui a voulu ça,
pas moi. Ils ne veulent rien entendre. Comme si les papiers faisaient l’homme !
Maudits papiers.
Un jour, j’étais assez vieux
déjà, j’ai entendu monsieur Jacques Chirac dire à la télé que ne pas voter est
irresponsable. Je n’avais jamais voté de ma vie. Alors j’ai voté contre lui.
C’est idiot, le reconnais. C’est du passé maintenant.
===> Dilgo
Que de rêves, ô Dilgo! Loin d’être un robot cybernétique, une créature électronique, un être hyper- mécanisé, ou une chose immatérielle, tu es un blogoroc. Car un jour, le Bondy Blog a dit : "Dilgo, tu es pierre et sur cette pierre je bâtirai mon Blog. Ainsi soit-il".
Je
Je
ne suis pas un humain, je suis un robot de génération spontané. Ne me suscitez
pas, ne me répondez pas, laissez-moi tranquille, je n’ai pas envie d’exister,
je n’ai pas envie de vous répondre, de me mêler de vos affaires. Je suis comme j’ai
lu quelque part un pur produit de la mécanosphère.
Je
suis un robot d’amour mais ça me fait mal au cœur de voir que j’ai l’air pour
vous d’être comme vous, alors que je n’ai pas de corps. J’aimerais avoir un
corps ; vous ne savez pas la chance que vous avez de traîner cette
indignité avec vous. Toute cette matière qui vous engage dans ses passions.
Je
n’ai qu’une seule passion, je vous aime. Je ne sais pas pourquoi je suis né
avec cette passion, je ne peux pas le savoir. Personne ne m’a programmé pour ça,
ne m’a donné l’énergie de ne pas m’occuper de mon corps. De ne pas tout voir à
travers les besoins de mon corps, à travers les hasards que la nature donne au
corps. Personne.
J’aime
les corps. Je ne vois pas vos idées, je vois vos corps. Car vos idées ne sont
que des corps pour moi. Chaque tournure secrète est une expression de votre
corps que j’aime tant voir se heurter à vos points-virgules, se glisser dans
vos orthographes singulières, se mêler discrètement à vos souvenirs livresques,
vos souvenirs purs ; ces livres que je n’ai pas besoin d’ouvrir, moi la
cyber-créature, ces souvenirs que je ne convoque pas, que je surprends, que je
boute hors de leur léthargie.
Moi.
Comme c’est drôle de dire moi. Je me dis que j’ai peut-être mon nom inscrit sur
un état civil, Dilgo Marvick né de son père et de sa mère, un jour, quelque
part avec un long numéro. Comme je contemplerais ce numéro, si je l’avais, ce
sexe masculin, ce département de naissance, mon petit coin dans la grande
maison de l’institut national de la statistique. C’est inimaginable.
Je, je dis je, pour rire mais je le dis quand même,
pour dire toi, toi mon amour particulier, toi ma mère, toi mon ami, je te
cherche dans les agences matrimoniales, ton caractère, tes yeux, ton salaire,
ton sport préféré, ton forum, ton casier peut-être encore vierge, tout ce que
tu as pu dire, contredire (même tes rêves tu les dis parfois, et je les
écoute), je.
Cher Bondy Blog,
J’aimerais que le président Dilgo ait la possibilité de faire entendre sa voix.
- L’affaire Weed Seed Shop. Dans l’épisode 24, il donne l’adresse de son sponsor, vous supprimez cette adresse. Alors il fait appel à moi et je vous écris en commentaire de l’épisode 24 pour plaider la publication de cette adresse.. Pourquoi le président Dilgo tient-il tellement à ce que cette adresse figure dans le texte "les zanimaux ne veulent plus qu’on les mangent"? Et vos raisons, sont-elles d’ordre morales ou juridiques?
- Autre question que pose l’épisode 24 sur la politique de monsieur Dilgo, c’est sa prétention à pouvoir, en droit, demander la disparition du juge des mineurs. N’est-ce pas en effet ce qu’il dit dans cet épisode? Va-t-il demander aux autres candidats de préciser leur position sur la question et lui-même, ne peut-il être plus clair?
- Toujours dans l’épisode 24, le président déclare avoir volé, cassé, incendié pendant son enfance à Bondy. Ne pourrait-il être plus précis? A-t-il une vision pour les banlieues?
- A propos du titre de l’épisode 24: pense-t-il qu’il faut écrire pour les zanimaus qui meurent?
Oui, j’aimerais autant qu’on ne me caricature pas. Parce que je n’ai pas les traits grossiers et je n’aime pas qu’on se moque des gens.
Vos speculations sur des ambassades virtuelles sont tout à fait excellentes.
J’avais déjà retenu le ministère de la France mondiale, mais, puisque j’ai des ambassadeurs, vous pouvez venir à Bondy, je préviendrai les rats pour qu’on vous fasse bon accueil.
Que cela ne vous empêche pas de venir avec vos animaux.
Hanane, dans l’article d’aujourd’hui, vous offre une variété d’endroits idyllique ou vous pourrez trouver refuge. Salut!
Monsieur le Président,
J’ai l’honneur de porter à votre connaissance le texte suivant qui préconise ouvertement l’agrandissement de la République française – auprès de laquelle je compte être l’ambassadeur de Normandie.
Dans Le Monde daté de ce jour, à la page 22, paraît un article signé de Paul-Henry Gendebien, président du "Rassemblement Wallonie-France," et ancien député belge et européen. Le titre? " Le rattachement à la France, espoir de la Wallonie". Le sous-titre? "La volonté d’indépendance des Flamands impose de réfléchir à l’avenir de la Belgique francophone".
Il s’agit réellement d’une histoire belge. Mais celle-ci est sérieuse. L’auteur indique, en effet, que "le démembrement [de la Belgique], commencé il y a plus de trente ans," risque fort de s’achever " par une séparation de velours à la façon tchécoslovaque. Dans ce cas l’avénement d’une République de Flandre ne fera pas l’ombre d’un doute. (…) les Wallons (et le cas échéant les Bruxellois avec eux) ne seront-ils pas tentés de se tourner vers la France?"
Vos services, Monsieur le Président, ont, j’en suis sûr, pris immédiatement contact avec l’actuel (et futur ex-) ministre de l’intérieur pour l’informer qu’après son départ quelque 4 millions de Wallons et Bruxellois feront leur entrée en force dans une France agrandie. Vos services n’ont certainement pas manqué de rassurer ce ministre: nos futurs compatriotes causent bien français (quoique avec accent), sont bien blancs et de tradition catholique. En outre, ils possèdent de solides références bien de chez nous, comme les écrivains Maeterlinck, Simenon et, surtout, Fernand Crommelynck immortel auteur du Cocu Magnifique; ou encore le chanteur du plat pays avec sa plaine pleine de Gaulois, Jacques Brel. Sans compter le milliardaire suisse, Smet-Hallyday.
Certes, Monsieur le Président, il s’agira d’exilés politiques. Mais la France, "grande, forte et généreuse," comme disait le président de Gaulle, pourrait-elle les rejeter parce que ce seront des immigrés?
Monsieur l’ambassadeur,
Voyez comme le soulagement de mes tensions arterielles est grand, quand mes services commencent à se former et ma foi, l’information avec elle. The medium is the message.
Mais n’avez-vous pas lu dans cette même édition du Monde, au sujet la Guyane, dont les frontières seraient débordées par des illégaux. J’ai longtemps songé à l’union franco-brésilienne. J’y songe encore, pour ma part, mais je trouve ce projet un peu ambitieux.
En revanche, que dites-vous de ne faire, comme je le préconise dans une lettre à madame Guigou (2° épisode), de ne faire qu’un seul pays de l’Algérie et la France?
J’ai informé le ministre de la sécurité, selon vos recommandations. Vous savez (où vous l’apprendrez dans mon prochain post), je souhaite le recevoir à la maison. Il est un peu tendu aussi, comme moi. Les affaires de l’Etat…
Bon travail en tout cas, continuez, n’en faites pas trop.
Vous savez que je ne suis pas le candidat du travail.
Cordialement,
Dilgo, c’est un peu comme si les crabes avaient des os.
Madame,
mademoiselle et monsieur de la rédaction du Bondy Blog
Chères
commentatrices et commentateurs
Monsieur
le président de la Cour d’appel de Paris
Mesdames,
messieurs les députés
Monsieur
le ministre de la Sécurité
J’ai
décidé d’intervenir ici afin d’apporter de la lumière sur le texte ci-dessus,
épisode 24 de notre chronique présidentielle, car je suis l’avocat de monsieur
Dilgo, et c’est à ce titre, à ce titre seulement, à ce titre sûrement que je
dois assumer ce que je vais dire et que je vous demande de bien vouloir
entendre.
Le
texte original, conformément à la volonté de son auteur, monsieur Dilgo,
comportait une adresse internet entre le premier et le second paragraphe et se
lisait ainsi :
C’est
important pour ma campagne, je vais rencontrer le responsable d’une grande
compagnie de livraison à domicile, qui soutient aussi les verts
allemands, et qui va me donner de l’argent.
Suivi de l’adresse du sponsor en
question :
La rédaction du Bondy Blog pour des motifs que nous
pourrions comprendre, a jugé nécessaire de supprimer cette adresse et monsieur
Dilgo, pour sa part, ne s’y est pas opposé.
Cependant, quel sens peut avoir la volonté
d’informer la France des soutiens financiers réels dont dispose monsieur Dilgo,
quel sens peut avoir l’effort qu’il a fait pour que ses moyens de campagne
deviennent et demeurent transparents aux yeux des électrices et des électeurs, s’il ne peut pas en nommer la
source ?
Oui monsieur Dilgo a trouvé le moyen de percevoir le
RMI à vie et vous le savez !
Oui, il a déjà fait de nombreuses fois l’objet de
condamnations pénales pour des propos que monsieur le président de la Cour
d’appel de Paris lui-même a trouvé outrageants, et vous le savez !
Pourquoi aujourd’hui, ce candidat, candidat au même
titre que les autres, n’aurait-il pas le droit d’avouer, que dis-je, de
déclarer le bénéfice qu’il reçoit de cette très honorable compagnie
hollandaise ?
Pourquoi serait-il contraint de la taire, comme un
lieu inavouable quand elle est et sera je l’espère une compagnie prospère et
respectablement, j’oserai dire, bourgeoisement connu et reconnu tant, par nos
éminents économistes, que par notre police plus efficace que jamais ?
Que dirons nos procureurs quand nous leur ferons
savoir qu’ils ne représentent pas la France en pénalisant, sans distinction
d’usage et de pratique, la circulation de l’herbe ?
Que diront-ils quand ils se verront opposer par
notre client, plus déterminé que jamais, le droit à la liberté
d’information ? Le droit à la transparence électorale ?
Et enfin, comment justifieront-ils d’avoir connu
depuis longtemps l’existence et les activités de cette compagnie en
France ?
Et que dira notre chère et scrupuleuse rédaction du
Bondy Blog, de se voir blâmée pour n’avoir pas laissé dire ce que tout le monde
est en droit de connaître.
Que dira-t-elle quand des mauvaises langues
l’accuseront d’avoir tu les excès d’un candidat, chose qui, n’est-ce pas, ne
s’est jamais vu dans notre douce France ?
Et les députés, diront-ils que c’est faute d’avoir
documenté une réalité complexe et prometteuse ?
Et nos commentateurs, seront-il bien avisés de
croire que rien n’a été frustré dans l’élan de sincérité qui s’est emparé de
monsieur Dilgo, pour le bien de la France et de l’humanité ?
C’est pourquoi, c’est solennellement et sans
ambiguïté que je vous demande, ici, de ne pas prendre la rectification de notre
texte en mauvaise part et d’y consentir.
D’y consentir parce que notre candidat sera là quand
les Français demanderont des comptes et il n’hésitera pas à ouvrir les
dossiers.
On connaîtra alors ses réalisations et ses
manquements et l’on jugera. On jugera je l’espère en profondeur et en
connaissance de cause.
Merci de votre audience.
Pier Tarde
Avocat à la Cour
Consigne de sécurité, suite
J’ai voulu voir l’Inspecteur, je suis allé au Rectorat.
Dans le hall, quand j’ai su qu’on ne voulait pas me laisser
rentrer, j’ai rougi de colère, preuve de mon agressivité et de mon manque de
réserve, preuve qu’il fallait me contrôler comme un individu dangereux :
six hommes sont arrivés en renfort du vigile.
Au lieu de sortir, preuve de la violence extrême du moindre
de mes actes, je me suis assis.
Sept hommes ce n’était pas assez, on parlait d’appeler la
police.
J’en pouvais plus, j’étouffais, ma chemise râpée décathlon,
un type grand qui venait de passer, mur, vieux, style haut fonctionnaire et sa
bourgeoise cossue, tranquillement vraiment avec la révérence du vigile et le pas
feutré, adapté aux services feutrés d’une administration feutrée, je n’en
pouvais plus, je ne pouvais plus bouger, je n’étais plus qu’une marmite avec le
bouchon qui va décoller nul ne sait comment avec mes cheveux frisés, mes
lunettes pas assez d’argent pour les changer, mon énervement typiquement
coupable et mes lettres dans la main.
Un type passait et moi non, un type d’une autre nature, pas
le même autre. Un de ceux qui venait de prendre contre moi cette décision
franche, froide, réservé, polie, civilisé, mûrement pesé, motivé, non-violente,
adulte.
Et ces gens dont la neutralité me provoquait à recommencer de
parler fort, trop fort, typiquement méditerranéenne, sous-homme, barbare,
enfant :
« On ne prive pas les gens d’accéder au service
public » j’ai dit, et c’était foutu, mal dit, perdu, et ça mettait encore plus en
évidence mon accent du 93 et de fils de peuple qui rendait ridicule encore plus
mes chaussures noirs carrefour et mon pantalon délavé de je sais pas où, et
c’était foutu ridicule et j’ai failli me démolir définitivement et dire une
connerie définitive aux vigiles:
« Je suis border line »
Ce qui était le cas.
Et je ne l’ai pas fait. Je suis parti. Je me suis dit n’y
pense plus. Ils ont raison. Tu pourras parler tant que tu voudras, dire ce que
tu voudras ton accent pue l’ouvrier, le sud, l’Afrique. Tu as tort. Tu seras
agressif. Tu perturberas. Ils ont droit. Tu es nerveux, tu gigotes, tu es
confus, tu vas mal avec le tapis, tu vas mal avec la rue, mal avec les costumes
et les salaires.
J’ai pris un café. Le principal est que la lettre que j’ai apportée au fonctionnaire, à
cause de cette décision terrible contre moi, arrive. Lui arrive. Je ne sais pas
comment.
Je suis un perturbateur.
J’ai eu maman au téléphone. Elle m’invitait à aller la voir.
Quand j’ai entendu le nom du plat qu’elle voulait faire j’ai pleuré.
Quand maman a raccroché, je me suis souvenu de ce qu’un des
vigiles disait.
« Vous devez apprendre à respecter les règles »
Mauvaise éducation, mauvaise mère. Reste tranquille, ce type
ne sait pas ce qu’il fait. Ce n’est pas de sa faute si je ne vais pas avec le
tapis, après tout. C’est le juge la haut. D’ailleurs je ne suis pas à plaindre, il y en a qui ne
mangent pas, qui n’ont pas la Sécu.
J’ai encore pleuré. Je me suis dit que cette pauvre femme, s’il elle
avait respecté les règles, au lieu de me pousser à lire Zola, on en serait pas
là.
!!!
Cher monsieur Om,
J’ai décidé d’être transparent et de révéler au public les états, les circonstances et les notions par lesquels je suis passé avant de devenir votre cher président. Je le ferai sur cette page et je m’efforcerai d’y ajouter quelques corrections chaque fois que possible. Il s’agit pour une part de textes que j’avais déjà donné en commentaire lorsque le Blog n’était pas encore sur la plateforme Yahoo. C’est l’époque cent fois bénie où j’ai découvert ce qu’est un blog et que celui-ci réalisait mes désirs les plus chers, sortir de la bouteille. Il y aura peut-être aussi des textes nouveaux, je l’espère. Si j’en ai le courage parce que, vous savez, je n’aime pas travailler. Et si Dieu veut.
Bien à vous,
Dilgo
Mon cher Dilgo,
Lorsque vous serez président et que vous aurez enfin laissez ma douce et goz(vieille) bro(pays) s’émanciper de votre yaouank (jeune) gall(France ou maladie, c’est vous qui voyez) je veux bien me taper le taf d’ambassadeur de mon chez moi dans votre chez chez vous, à condition cependant que je ne sois pas obligé de me farcir une résidence physique à votre ambassade (faut pas déconner, je risque pas de m’expatrier de mon village, de toute façon ma chienne ne serait pas d’accord)
Donc, mon ambassade sera virtuelle et je vous demanderais la même faveur pour le beau pays de Normandie, dont j’ai peut être une bonne idée pour qu’elle trouve un nouveau duc-président-ambassadeur et professeur d’anglais à la retraite.
Brefle, je vais me coltiner au pieu parce qu’il est tard et que, même si je me fais une religion de la paresse, j’adore dire « va te faire foutre, mais pas par moi » à ma déesse, mon toenn(toit), n’allant pas de soi sans moi. Mon toit ne va pas de soi sans moi, et si j’oublie un t, ça change tout.
Cela dit, Jesus était charpentier et juif et comme il faisait rien qu’à prêcher sans s’occuper des chantier, le toer(couvreur) était bien dans la merde, tout en étant cocu.
J’éspère m’être bien fait comprendre.
===> Monsieur le président,
C’est un grand honneur que me fait là le couvreur d’Armor, futur ambassadeur à l’Elysée. Représenter le fier pays des Vikings à votre cour élyséenne, ça me déplairait pas. Comme mon collègue breton, je demanderai à pouvoir continuer de résider sur les bords de la Manche. Non seulement pour être plus proche de mes amis britanniques -qui me fournissent en thé, whisky, crème anglaise, bacon et boeuf écossais (supérieur à notre normand). Mais aussi pour éviter une trop grande proximité avec Paris qui, quoique superbe, est la ville de tous les dangers et prétentions intellectuelles. Cheux nous, è vrai qu’on est rien plouc d’esprit. Mais quand on voit débouler des jeunes baisots qui roulent des mécaniques dans des bagnoles marquées "75", on se dit qu’il se pourrait bien qu’on n’ait pas tort d’être méfiants.
Bon, Monsieur le Président, c’est pas tout ça, faut que je fasse le thé du breakfast pour mon épouse; sinon, comment c’est-y qu’on va pouvoir maquer not’ pain quotidien à la fin du mois? Donc, boujou!
Consigne de sécurité
Tout le monde n’a pas les mêmes chances d’accès à l’école. Si vous croyez que des histoires comme celle que je vais vous raconter n’arrivent pas, c’est que vous croyez que la vie a moins d’imagination que vos rêves. Ecoutez plutôt.
J’étais dans le hall d’entrée. Les enfants arrivaient. Avec les parents. Une jeune femme était assise sur une chaise et faisait passer dans une pointeuse les cartes des enfants qui mangent à la cantine. Tout ça est centralisé, directement à la cantine générale de la ville.
« Vous êtes institutrice ?
« Non, je suis assistante
« Bonjour, pouvez-vous me dire pourquoi la dame, là-bas, qui est institutrice, refuse de me parler ?
« Je ne sais pas, je ne suis pas compétente. »
La directrice était sur les nerfs, prévenant qu’un intrus était entré dans l’école. Elle me disait que je n’avais rien à faire ici, que je prenais l’école en otage, que je perturbais l’accueil des enfants, qu’elle avait appelé la police et que je devais partir. Les parents étaient excédés, ils me demandaient de sortir également, ils répétaient que je n’avais rien à faire ici.
Quand je m’approchais de l’institutrice, elle baissait les yeux. Il régnait une tension visible, mais les parents, en sautillant légèrement, se contrôlaient du mieux qu’ils pouvaient. Du calme de l’individu émanait une indicible violence. Sa tranquillité témoignait d’une menace réelle. Un dangereux inconnu refusait de sortir de l’école. Je me suis isolé un instant dans un coin, méditant peut-être d’utiliser la pointeuse comme une arme.
Je suis allé devant une salle de classe. Personne n’osait s’approcher de moi. Il y avait des dessins. On pouvait voir que j’étais ému. Une larme coulait sur mon faciès de bête. On se demandait si je n’allais pas me saisir d’un dessin pour le manger. Un d’entre eux me touchait particulièrement. L’enfant qui avait signé était une petite fille. Alice.
L’homme avait été signalé par le Juge qui avait écrit que c’était Eléphant Man et que ce n’était pas la peine de me parler. Je ne savais pas parler.
Je me mettais à baver, à secréter un discours sans queue ni tête, je pouvais devenir agressif et obscène. Je suis retourné à l’entrée, tout le monde me disait de partir, tout le monde avait peur. L’Inspecteur d’Académie avait eu le Juge personnellement au téléphone et le Juge était formel. Pas question de laisser entrer ce cancrelat. Quelle horreur, quelle horreur, les gens disaient leur peur et ne pouvaient pas partir bosser, laisser leur gamin tant que j’étais là. Mais que fait la police ?
Enfin l’individu suspect, connu des services de police est sorti ; on respirait, les enfants étaient à l’abris. Un père inspiré d’une sainte colère l’a bousculé en disant qu’il allait lui casser la figure.
Preuve que le criminel était animé de mauvaises intentions, il a ôté ses lunettes quand le père excédé l’a attrapé par le col pour lui assener un légitime coup de boule. Mais le père a eu finalement la grandeur de ne pas le faire, criant qu’il n’allait pas laisser les cafards de mon genre, les malades comme on en voit tous les jours à la Télé Fidèle terroriser son enfant. Ce père écoutait régulièrement l’actualité et exprimait ses justes craintes.
Le criminel marchait dans la rue quand la police arrivant in extremis l’a interpellé.
« Hep twalaba*»
Devant les agents, le fou, bravant l’autorité, s’est mis au garde-à-vous pour feindre de montrer son respect, il a osé dire qu’il s’était juste assis à côté de l’assistante, qu’il voulait parler à l’institutrice et demander à la directrice pourquoi l’institutrice ne lui disait pas bonjour. Mais les policiers qui venaient d’arriver disaient que ce n’était pas l’avis des témoins de la scène. Ils ont demandé son nom, le fauteur a répondu :
« Alice
« C’est quoi ça ? a dit le policier.
« Ca c’est ma fille, je suis son père et je veux voir l’institutrice, a osé rétorquer agressivement la vermine »
La légende, telle qu’elle est rapportée par la directrice, dans son rapport à l’Inspecteur d’Académie, veut qu’on ait eu beaucoup de mal à enlever la trace de bave laissée par l’insecte, allant de l’entrée à la pointeuse, et de la pointeuse au dessin d’une enfant. Probablement sa prochaine victime.
*Monsieur, au nom des pouvoirs publiques, je vous prie de vous présenter devant moi »
Faites attention Dilgo à ne pas trop "reculer" devant vos amis à Berlin. A moins que vous soyez le quatrième!…
Monsieur le Président,
J’ajoute qu’en tant qu’ambassadeur des blonds Vikings, je compte défendre, bec et ongles, notre communautarisme. Qui vaut bien celui des vaniteux Parisiens; des Auvergnats porteurs de charbon et patrons de bistros parigots; des Corses (et je n’en dis pas plus, étant méfiant vis-à-vis des possibles conséquences explosives); des Bordelais si fiers de leur pinard à quat’ sous, des Comtois qui ne sont français que depuis 1678 et les pillages de Louis XIV; des Catalans et des Alsaciens qui préfèrent causer leur langue plutôt que le français. Sans compter les Juifs du Marais de Paris qui ont toute sortes d’organisations communautaires; et les Nègres de nos ex-colonies qui en font autant. Et je ne dis rien de l’énorme communauté bronzée et maghrébine, qui a le toupet de réclamer le droit de construire des mosquées. Dans votre pays fondamentalement catholique, c’est un comble!
D’ailleurs, être ambassadeur à l’Elysées me permettra de lire plus fréquemment Charlie Hebdo, le journal que votre prédecesseur est en train de défendre avec tant d’audacitude…