RUBRIQUE :  Politique

La minute du candidat

Mercredi 20 février 2008 | Posté par Chou Sin |

Le Bondy Blog donne la parole en images aux quatre candidats en lice pour la mairie de Bondy. Premier de la liste : Georgia Vincent, qui représente l'UMP.

Georgia Vincent ouvre le bal de « la minute du candidat », opération vidéo menée par le maestro Chou. Réuni mardi soir en séance hebdomadaire de rédaction, le Bondy Blog a tiré au sort l’ordre de passage des candidats à la mairie de Bondy. La tête de liste UMP est sortie première du chapeau. Elle sera suivie jeudi, vendredi et samedi par, respectivement, Vincent Duguet (Bondy Autrement), Laurent Quinet (Modem) et Gilbert Roger (PS), maire sortant. Une minute (et quelques secondes) pour faire connaissance avec les prétendants au poste de maire et leur programme pour la ville.

Partie 1
Partie 2

Chou Sin
voix off : Cherryne

Chou Sin

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Réactions des internautes

  1. dilgo dit :
    Je me méfiais de ce type. Je mangeais tranquillement mes tapas en regardant passer les gens, je pensais à mon roman. Je me disais c’est bien de prendre des cours de danse quand on écrit un roman. Et même quand on habite à Bondy, il vaut mieux que des cours de moto ou de vélo. Pour la moto ou le vélo il faut partir de Bondy. Mais ça n’enlève rien, si on fait de la place, en enlevant la nationale et l’autoroute qui crucifient la ville moi je dis, pourquoi pas, pourquoi pas les enterrer? Et en même temps ça ne me regarde pas, c’est parce que je suis une femme, j’aime la danse. Mais bon, c’est peut-être pour ça que le type quelques tables plus loin me regardait avec insistance et en même temps sans insister. C’était mon évènement de la journée je peux dire, il ne s’est pas passé grand-chose d’autre hier. Il enquillait les bières une après l’autre. Il avait des petites lunettes on aurait dit en fil de fer collé à son visage qui suait. Ca embuait les verres et on devinait à peine ses yeux ronds grossis par les loupes. « C’est que je lis beaucoup sur Internet, je ne sors plus que très rarement, je suis ce qu’on appelle une espèce de no life. Avant d’être un no life, je me demande ce que j’ai fait, je crois que j’ai passé ma vie à lire, c’est tout ce que j’ai fait, et puis je suis parti au Tibet ». Je n’ai pas voulu lui parler de Dilgo. Il ne sait peut-être pas que j’existe et que j’ai un corps maintenant, un corps, bleu, de jolie Clémentine. Ca ne se voit pas bien sûr, avec ma gueule de métèque, mais en réalité je suis joli comme elle. C’est pour ça que Philémon (c’est comme ça que j’apprendrai qu’il s’appelle) est venu me parler. Pour me draguer je me disais. Sinon, je ne voyais pas pourquoi, il tremblait de plus en plus à mesure que le soir tombait sur Barcelone. Moi, je voulais rentrer chez moi, lire les messages de Patricia, mais il continuait de discourir en étalant son admiration pour la littérature et les grands écrivains, c’est ça qu’il aurait voulu être si sa mère n’avait pas été celle qu’elle était. C’était difficile à la fin de ne pas répondre à ses questions. Il voulait absolument savoir ce que je faisais à Barcelone et quel métier j’exerçais à Bondy. Je lui avais dit que j’habitais à Bondy. Il m’a carrément demandé pour qui j’allais voté et j’ai compris qui il était vraiment. Un envoyé. C’est vrai que je n’ai pas donné de consigne en matière de vote. Un envoyé de Roger sûrement, ou de Vincent. Je ne sais pas. J’ai voulu partir, j’en avais assez de ce trublion mou dont l’admiration qu’il semblait me vouer se mêlait à un insupportable désespoir d’ivrogne. « Bon va-t-en, va-t-en ! C’est ça, va-t-en, partez tous, partez ! » il répétait tandis que je m’éloignais, le laissant prostré sur un banc. Drôle de type, franchement, les politiciens sont prêts à tout pour manipuler l’opinion publique.