Nuages menaçants, timides rayons de soleil et vent froid. On croirait qu’il va pleuvoir, ce samedi 1er mars à Paris. Mais ça n’a pas l’air d’affecter le comité de soutien d’Ingrid Betancourt qui s’affaire devant la résidence de l’ambassadeur de Colombie : banderoles, affiches et photos grandeur nature sont suspendues sur les arbres de l’esplanade des Invalides. Ce rassemblement-surprise n’a cependant pas attiré une foule immense, contrairement à la presse. C’est presque un cortège intime, entouré de seulement deux camionnettes de police.
A cette heure-ci, les participants ignorent encore que le numéro 2 des FARC, Raul Reyes dont le vrai nom est Luis Edgar Devia, a été tué par les forces militaires du président Alvaro Uribe sur le sol équatorien. Une nouvelle qui complique un peu plus encore le processus de libération des otages.
Sont présents : les amis et les soutiens de toujours, reconnaissables aux T-shirts à l’effigie de l’otage franco-colombienne détenus par les Forces armées révolutionnaires de Colombie depuis 2198 jours. Les people sont là aussi et mobilisent toujours la presse. On donne des ordres à l’écrivain Marek Halter, aux chanteurs Renaud et Yves Duteil, à la journaliste Florence Aubenas, au metteur en scène Robert Hossein (pour ne citer qu’eux), pour les placer aux endroits stratégiques : « La résidence de l’ambassade » ou devant la « grande photo 2m x 2m d’Ingrid ».
C’est Fabrice Delloye, l’ex-mari d’Ingrid Betancourt qui se lance en premier vers les médias : « Garder des otages, c’est absolument inacceptable. Ça ne justifient pas le sens de leur combat (…) Il faut qu’ils libérent des otages pour qu’ils soient considérés, notamment par l’Union européenne, comme de vrais belligérants. Sinon ils resteront ce qu’ils sont aujourd’hui, c’est-à-dire des terroristes. » Puis il s’adresse au président colombien : « Nous devons appeler le président Uribe à faire un geste d’ouverture (…) Il est entrain de gagner sa guerre, nous le savons et s’il fait un geste, ce sera un geste de grandeur (…) Et si Ingrid, symbole de tous les otages, meure, il va passer le reste de son mandat à se justifier. »
C’est au tour de son fils, Lorenzo, de livrer un message pour la libération immédiate de sa mère : « Merci d’être ici. Nous n’avons plus de temps, ce n’est plus qu’une question de semaines avant qu’elle meure. Il faut la libérer, basta ! Basta ! Je lance un appel vers la communauté internationale pour faire pression sur le président. »
L’une apèrs l’autre, les personnalités font entendre la voix d’Ingrid, tandis que les journalistes et les caméramans se bousculent et se ruent. « Je pense qu’on ne peut pas ne pas être là aujourd’hui. Les nouvelles que nous avons eues de la Colombie sont terribles, alarmantes. C’est maintenant ou jamais ! Il faut crier, il faut essayer de la libérer ! », s’exclame Marek Halter. A un journaliste de RTL qui demande si ça vaut le coup d’entreprendre ce genre de manifestation, il répond : « Oui, je crois. Vous êtes nombreux vous les journalistes. Vous faites le relais pour que les nouvelles fassent le tour du monde et arrivent aux FARC. Et ça fait réfléchir le monde entier. »
Nicolas Fassouli
Photo: au centre, Lorenzo Delloye, le fils d’Ingrid Betancourt, se tenant la tête, entouré d’Yves Duteil, Marek Halter, Robert Hossein et Florence Aubenas. (Nicolas Fassouli)
Souscrire aux commentaires par RSS.
Les commentaires et pings sont fermés.


Fils de la Jungle
Et du libéralisme déchaîné
Ca me rappelle le roman de science fiction que j’ai fait pour Ossiane et que j’écrirai de nouveau quand le Bondy Blog, plus tard, voudra que je fasse de la littérature sans être président de la république et que la littérature bondynoise n’aura d’ailleurs même plus besoin de faire de la politique, qu’il y aura un grand centre ministériel aéro-culturel, comme dirait Antoine, plus haut que la tour de Dubaï à Bondy, que Bondy ne sera plus Bondy – enterrée la nationale 3. Ca me rappelle ce que je raconte à Ossiane à propos de Clémentine, qui s’appellera Farida dans le film parce qu’elle ne vient pas de Bondy mais de la place Dauphine et à cette époque, il y en a des Farida, plein, à Paris. Et elle sont heureuses croyez-moi. Enfin bon bref, ce n’est pas de mon film que je voulais vous parler, cher Mowglii, mais de l’argent. Et pour vous en convaincre il vous suffit de savoir que c’est vraiment un bon film qui peut marcher. Ca me rappelle un peu cette fille captive d’un arabe obligée de lui raconter des histoires tous les jours pour pas se faire couper en deux, comme moi sur le Bondy Blog un peu sauf que moi je suis pas une fille. Et pour Clémentine figurez-vous, c’est pareil sauf qu’on est pas dans un palais d’Orient mais dans un container postal qui se dirige vers le quartier Tombouctou de Paris 24, parce que vous devez savoir qu’à l’époque dont je vous parle des Paris il y en à plein, des centaines, partout dans le système solaire. C’est vraiment l’avènement du capitalisme, si vous me permettez ce jeu de mot. Et Clémentine, pour calmer les ardeurs de son passager qui ne rêve que de faire du cheval, je peux vous dire, il faut de l’imagination. Je ne vous dis pas comment elle va s’en sortir. Je vous dis seulement que j’ai touché à l’argent que j’ai sur mon compte. J’ai commencé à réaliser que j’avais énormément sur mon compte et comme je me suis trouvé un peu raide à cause de mon salaire qui ne tombait pas, comme si Castor m’en voulait de rester à Barcelone, j’ai pris cinquante euros. Je commence à y croire dans cet argent. C’est la première fois que j’y touche. Je suis sûr que j’ai bien fait. Peut-être je pourrais faire une bonne action comme sauver un otage dans le monde. Peut-être, ce serait mieux que de le grignoter petit à petit, moins stupide.
je pense qu’au point ou on est il faut que les forces spéciales risquent le tout pour le tout ou on sauve ingrid ou on rate mais de toute maniere si l’on ne tente rien elle meurt je pense qu’au regard des renseignements pris auprès desotages libérés on connait la position de cette pauvre femme et a mon avis les forces speciales sont suffisament entrainées pour libérer une otage sa suffit maintenant !!!
Bonjour à Patricia Nicholson, la nouvelle adhérente qui, à la rubrique « se connecter », se présente comme suit :
« Je suis directrice au service comptable d’une entreprise de services à Paris basée en Touraine. Passionnée de musique, du rap au chant baroque, je suis aussi catholique non pratiquante et j’apprécie particulièrement les ouvrages de Sainte Thérèse de Lisieux. Très peu habituée à l’univers des blogs, je m’y intéresse de plus en plus en écoutant Charpentier ou Rameau« .
Bien que non-chrétien, je suis ravi de recevoir quelqu’un qui se présente comme catholique (nous avons déjà Monsieur le Musulman, mais lui est pratiquant et il nous cite souvent des sourates dont nous tirons grand profit).
Pour fêter votre arrivée parmi nous, je vous offre ce petit sonnet espagnol, écrit en castillan, que j’ai découvert dans un ouvrage de littérature espagnol.
C’est un sonnet, d’un auteur inconnu, qui date des annés1360. Je copie les paroles originales en castillan, puis ma traduction personnelle :
No me mueve, mi Dios, para quererte,
El cielo que me tienes prometido ;
Ni me mueve el infierno tan temido,
Para dejar por eso de ofenderte.
Tu me mueves, Senor, mueveme elverte
Clavado en una cruz y escarnicido,
Muéveme el ver tu cuerpo tan hérido,
Muéveme tus afrentas y tu muerte.
Muéveme, en fin, tu amor en tal manera,
Que aunque no hubiera cielo yo te amara,
Y aunque no hubiera infierno te temiera :
No tienes que me dar, por que quiera,
Porque, aunque cuanto espero, no esperera
Lo mismo que te quiero, te quisiera
Et voici ma traduction :
Ce qui me pousse, Mon Dieu, à t’aimer
Ce n’est pas le ciel que tu m’as promis
Ce n’est pas non plus l’enfer si redouté qui m’incite
Pour cela à cesser de t’offenser
C’est toi qui me pousses, Seigneur, tu m’y pousses quand je te vois
Cloué sur une croix et bafoué,
Ce qui m’y pousse, c’est de voir ton corps si blessé,
Ce qui m’y pousse, ce sont les affronts que tu as subis et ta mort.
Ce qui m’y pousse, enfin, c’est ton amour d’une telle sorte
Que même s’il n’y avait pas de ciel, moi je t’aimerais,
Et même s’il n’y avait pas d’enfer, je te craindrais :
Tu n’as pas à me donner pour que je t’aime,
Parce que, même si je n’espérais pas tout ce que j’espère,
Autant que je t’aime maintenant, je t’aimerais.
Le critique de l’ouvrage espagnol dit, avec raison :.
« C’est bien l’amour pur qui exprimé dans ce sonnet, amour qui ne fonde ni sur l’espoir d’une récompense ni sur la crainte d’un châtiment« .
En tout cas, moi je trouve que c’est très beau.
Bienvenue Patricia,
Excusez-moi, Patricia, j’ai oublié de mettre le titre de ce sonnet :
SONETO A CRISTO CRUCIFICADO
(SONNET À CHRIST CRUCIFIÉ)
rené,en réponse à ce magnifique poème,je citerai les quelques vers suivants »L’amour est venu et il est comme le sang dans mes veines et ma
peau.
Il m’a anéanti et rempli du bien-Aimé.
Le bien-Aimé a pénétré dans toutes les parcelles de mon corps. »
« l »amour est un océan infini dont les cieux ne sont qu’un flocon d’écume;
Sache que ce sont les vagues de l’amour qui font tourner la roue des cieux:sans l’Amour,le monde serait inanimé.
Comment une chose inorganique se tranformerait-elle en plante?
Comment les choses végétales se sacrifieraient-elles pour devenir douées d’esprit?
Comment l’esprit se sacrifierait-il pour ce Souffle dont une effluve a rendu enceinte Marie?……
Chaque atome est épris de cette perfection et se hâte vers elle……
Leur hâte dit implicitement: « GLOIRE A DIEU ».
Mathnawi de Djalâl-od Dîn Rûmi écrit vers 1250 à Konya,Turquie.
Le soufisme dans l’Islam par une floraison de wali a parcouru toutes les étapes de l’amour vers Dieu mais comme ses textes sont issues du persan,de l’arabe,de l’ourdou principalement ,ils sont inconnus de la plupart des occidentaux.
Hélas les choses ne sont pas si simples. La connaissance du terrains et des hommes sont plus importantes que tout. Pour réussir une opération pareille il faudrait un espion sur place car la surveillance électronique ne remplace jamais celle faite par un homme. C’est la grossière erreur de la CIA ces dernières années, la technologie ne remplace par les hommes. Une bêtise que les USA ont payé au prix fort.
Une opération mal montée conduirait à la mort les soldats des forces spéciales et sans doute les otages par la même occasion.
Dans ces pays sud américains corrompus par les narco-traficants et les marchands de canons il est difficile de se fier à qui que se soit. Et mêmes les présidents équatoriens, colombiens ou vénézuéliens ne sont à l’abri de ce genre de soupçons. D’où vient leur argent ou celui de leur campagne électorale?
Je comprends qu’Uribe veuille venger la mort de son père, il sera certainement sans pitié pour les FARC et ce résultat compte plus pour lui que les otages ou les réactions internationales. Quant au second des FARC c’était un bourreau et un assassin qui aurait mille fois mérité de disparaître bien avant.
Je suis d’accord avec certains propos de l’article la surmédiatisation de cette affaire est à double tranchant pour Ingrid Bétancourt, cela peut la sauver comme la tuer. Rien n’est joué d’avance. Elle est un pion dans un jeu qui nous échappe un peu car les informations sur ce pays semblent plutôt partiales et incomplètes.