RUBRIQUE :  C'est chaud

Bars à chichas : « L’Etat m’a rendu hors-la-loi »

Mardi 18 mars 2008 | Posté par Hanane Kaddour |

Mohamed tient un salon à narguilé dans le 9e arrondissement de Paris. Il dresse un parallèle entre la répression policière contre son commerce, officiellement interdit, et celle visant les jeunes en banlieue. Il en appelle à Fadela Amara. INTERVIEW

Trois mois après l’entrée en vigueur du décret anti-tabac, le 1er janvier 2008, les exploitants de salons à narguilés voient leur commerce partir en fumée. La police, d’abord tolérante, réprime désormais. Et durement. L’activité de ces endroits, exclusivement consacrée à la consommation de chichas, en est réduite à néant. Le fait, pour ces exploitants, d’être issus de l’immigration, accroît chez eux un sentiment de malaise face au zèle des policiers. L’un d’eux, Mohamed, qui tient le « Smoke and Soul » dans le 9e arrondissement de Paris, exprime son ras-le-bol.

Comment se passent les contrôles policiers ?

Depuis le début de l’année, j’ai droit à des descentes de police dans mon salon de narguilés, qui peuvent avoir lieu jusqu’à trois fois par semaine, à des heures stratégiques. Ils viennent comme s’il s’agissait d’un hall de bas d’immeuble. Quinze, parfois même vingt policiers débarquent. Pas de bonsoir, ordre d’éteindre la musique, bref, une véritable démonstration de force. Ça me rappelle les descentes qu’il y avait dans les quartiers dans ma jeunesse. On nous traite comme des merdes. Se faire fouiller comme un chiffonnier devant ses clients, ce n’est pas normal. Les clients eux-mêmes se sentent hors-la-loi. Il y donc une volonté implicite de casser le commerce, de faire fuir la clientèle. En fait, on commence à transposer le rapport jeunes/police aux commerçants comme moi. Finalement, nous ne sommes pas considérés comme de vrais et réels commerçants, nous sommes réduits à de simples figurants. A cette heure-ci, par rapport à l’Etat, je suis au même niveau qu’un vulgaire dealer de shit.

Qu’est-ce qui a changé depuis la promulgation du décret anti-tabac ?

Il y a quatre ans, j’ai ouvert un commerce tout ce qu’il y avait de plus légal. La chicha était même présentée comme solution alternative à la cigarette. Du jour au lendemain, c’est devenu un problème de santé. On s’est rendu compte qu’il y a de l’argent dans les chichas. Et, on le sait mais on n’ose pas le dire, elles sont majoritairement tenues par des jeunes Maghrébins. La ministre de la santé ne connaît véritablement rien à la question. A la base, la loi visait exclusivement les bars et restaurants. Les salons à narguilés ont été inclus à la fin, comme ça. C’est dire l’incompétence de Roselyne Bachelot. D’ailleurs, à ce sujet, son ministère accordait encore des autorisations d’ouverture de salons à chichas après la promulgation de la loi anti-tabac, ce qui est complètement contradictoire !

Que comptez-vous faire pour aboutir à une solution ?

Officiellement, l’UPN (Union des professionnels du narguilé) tente de négocier avec les hautes sphères de l’Etat et d’organiser quelques manifestations, sans grand résultat. Mais, de mon point de vue, les actions de l’UPN se résument à attendre que les autres bougent pour eux. Le fait est que beaucoup ont peur de bouger parce qu’ils savent très bien que la sanction arrive directement après. Le seul fait de paraître dans les médias donne droit à un contrôle le lendemain. Officieusement, nous sommes en train de créer un mouvement réunissant des personnes de différentes banlieues, principalement en Ile-de-France mais aussi de province. Nous ne voyons pas l’intérêt d’officialiser ça puisque l’Etat est sourd. Ce mouvement, intitulé « L’Etat m’a rendu hors la loi », réunit des jeunes comme moi, qui ont un commerce, ou qui veulent s’en sortir. Aussi, nous avons contacté Fadela Amara.

Pourquoi Fadela Amara ?

Elle est présentée comme la personne qui, au gouvernement, s’occupe des banlieues. Je considère que la crise des chichas fait partie intégrante des problèmes de banlieues. En présentant le plan banlieues, Fadela Amara propose d’aider financièrement les quartiers et les jeunes en difficulté. Mais avant de proposer de l’argent à ceux qui n’ont pas réussi, le gouvernement ferait mieux de cesser de mettre des bâtons dans les roues à ceux qui ont déjà commencé à s’en sortir. J’ai investi beaucoup d’argent pour pouvoir ouvrir mon commerce. Et aujourd’hui, on me dit que ce n’est plus possible. Nous ne demandons pas de l’argent à Fadela Amara, mais simplement de nous laisser le droit d’exercer notre activité. On ne fait pas la mendicité, on veut juste qu’ils arrêtent de nous « hagar ». L’idéal serait d’obtenir un statut spécial pour les chichas, comme cela existe d’ailleurs en Allemagne, en Espagne ou au Canada.

En clair, personne n’ose dire tout haut ce que tout le monde pense tout bas ?

Quand j’ai acheté ici, on m’a reproché de ne pas avoir fait ça « chez moi », en banlieue. On m’avait déjà fait sentir que je n ‘étais pas le bienvenu dans ce quartier huppé de la capitale, situé à deux pas des Galeries Lafayette. Sur Paris, il est plus facile d’être gay. Même certains médias s’y étaient mis. Je me souviens d’un article paru dans Le Parisien : il affirmait que la plupart des gérants de chichas étaient d’anciens dealers ou des dealers encore en activité qui blanchissaient l’argent en exploitant ce genre de commerce. On en vient à se demander où est notre place dans cette société. Quand on squatte dans les halls, on nous le reproche. Et quand on commence à réussir à s’en sortir, on se pose des questions du type « comment ils ont fait ? », avec un sous-entendu derrière. Au final, on me fait comprendre que je cumule trop de « handicaps », que j’ai un statut bizarre puisque je suis maghrébin, d’origine algérienne, que je viens d’un quartier dit sensible de Mantes-la-Jolie, et que je me suis expatrié sur Paris. Cherchez l’erreur.

Vous ressentez un certain déni culturel vis-à-vis du narguilé ?

Complètement. Il y a toute une génération qui a grandi avec les chichas. Ce ne sont pas des personnes qui vont dans des pubs ou en discothèques. Plus qu’une culture, c’est un mode de vie pour certains. Si demain on ferme les chichas, où vont aller tous ces gens ? En boîte de nuit, ça ne va pas être facile puisqu’il faut être un habitué.

La reconversion ne peut-elle pas être une solution au problème ?

Je ne suis pas contre la reconversion. Mais ça me coûterait au minimum entre 40 000 et 50 000 euros. Personnellement, je n’ai pas cet argent. Si, par exemple, je transforme mon commerce en sandwicherie, ça implique de mettre le matériel aux normes, d’acheter du matériel, donc ça représente un investissement important. Apparemment les buralistes, aussi touchés par cette loi, ont des dédommagements, contrairement à nous. Si c’était le cas, la reconversion de mon commerce serait alors envisageable. Mais vu l’état actuel des choses, ce n’est malheureusement pas au programme.

Pourquoi ne vous constituez-vous pas en club privé ?

Juridiquement, c’est recevable. Mais administrativement, non : pour le préfet, club privé ou pas, il faut verbaliser. C’est une loi de santé publique, et le privé ne semble pas primer dans ce rapport de force. A l’heure actuelle, je suis à un stade où je me dis que je suis prêt à tout pour défendre mes intérêts. Je ne resterai pas par terre la bouche ouverte, s’il faut passer par la case prison pour subvenir à mes besoins, je le ferai. Et beaucoup sont prêts à le faire.

Propos recueillis par Hanane Kaddour

Hanane Kaddour

RSS 2.0 Souscrire aux commentaires par RSS. Les commentaires et pings sont fermés.

Réactions des internautes

  1. fuck_les_musulmans dit :

    Par ailleurs, il est assez surprenant de lire « la culture musulmane recule« , dans un pays non-musulman. La logique voudrait que ce soit la culture du pays autochtone – la France en l’occurence – qui ne recule pas
    ———————————

    Bhein voyons ne demandez pas a un musulman ou a un gauchiste adepte de l’égalitarisme de reconnaitre une évidence…
    http://fr.youtube.com/watch?v=dV3fl3J3Yk4
    Quand les musulmans deviendrons majoritaires dans notre pays ils nous dominerons.
    Et il ne respecterons a l’évidence pas 
    ni la démocratie
    ni la laicité
    ni la liberté d’expression
    ni les femmes
    ni les homosexuels
    ni les catholiques
    ni les juifs

    C’est d »ja le cas dans les banlieux ou ils sont majoritaires..
    Je le sais j’y habite.
    Il n’existe qu’un coran qui n’enfante qu’une culture antioccidentale.
    Il faut en finir avec la politique de l’autruche et l’égalitarisme aveugles
    des gauchistes et des néo liberaux.

    Si nos ancetres ont chasses les musulmans d’europe
    c’est a l’évidence parceque l’altérité des cultures et des civilisations existent.

    L’islam c’est le fachisme du 21em siécle.
    Je ne veut pas vivre dans une france ou les musulmans sont majoritaires.
    et nous sommes de plus en plus nombreux en europe.

    Oui je partage a 200 % les idées du vlaams bellang en hollande.
    J’ai hate de voir en france un Pim Fortuyn prendre la tête de la résistance…

    Vous croyez que on va traverser ce siécle sans guerre ? ?
    Naif ouvrez des manuels d’histoires…
    Les gens comme moi n’accepterons pas la colonisation musulmane en europe !

    Un musulman ne sera jamais un occidental.
    Pour vous sentir chez vous il faudra que vous exterminez tous les occidentaux européens.

  2. fuck_les_musulmans dit :

    On est pas au bled.

    Super la culture musulmane recule

    A quand l’interdiction des mosquée et l’interdiction du hallal.

    • romuald dit :

      Ce n’est pas une question de culture musulmane ou pas.

      Le narguilé, c’est du tabac.
      Or les lois contre le tabagisme concernent le.. tabac. Si si!

      Donc stop à la victimisation.

      Par ailleurs, il est assez surprenant de lire « la culture musulmane recule« , dans un pays non-musulman. La logique voudrait que ce soit la culture du pays autochtone – la France en l’occurence – qui ne recule pas..

      • romuald dit :

        A la lecture de ton message, je pensais qu’au contraire tu déplorais que la culture musulmane décline, chez nous.

        Mais à la lumière de tes autres écrits, tu es au contraire un farouche anti-islam et donc anti-musulmans..
        Ce qui est au fond aussi stupide.

        La culture musulmane ne doit pas devenir dominante, mais elle ne doit pas non plus être traquée et prohibée.
        A moins évidemment que tu ne sois un adepte de ce que préconisait le Vlaams Belang il y a encore quelques années, càd l’expulsion de tout ce qui n’est pas blanc.

        • briardounet dit :

          ===> Romuald,
          Il est grand temps que vous & moi on en revienne à « Nos Ancêtres les Gaulois » - que le Cardinal de Richelieu, dans son Testament Politique, surnommait « les Francs ».  Les mêmes qui ont vidé les Arabes du Royaume de France, à Poitiers en 732. Aux armes, citoyens!
          Briardounet

  3. Genevieve (The Sacred Narghile) dit :

    S’il est possible de parler de tabagisme actif, le décret anti-tabac (censé protéger du « tabagisme passif ») est en revanche basé sur une immense confusion et mystification quand au « tabagisme passif » par le narguilé.

    C’est un leurre, une invention. Seuls les non-experts peuvent constater qu’un narguilé ne produit pas de « fumée latérale » et que la seule à prendre en compte est celle que rejette le fumeur. Or, cette fumée a été filtrée à plusieurs nouveaux, dépouillée d’irritants majeurs (aldéhydes) et notamment filtrée par les poumons du fumeurs lui-même. Enfin, Il n’existe aucune étude scientifique sur les effets du  »tabagisme passif » du narguilé. Plus exactement, il en existe (certaines très anciennes) mais elles ont été censurées pour les raisons que l’on peut imaginer.

    http://www.sacrednarghile.com/en/Narguile_Leurre_Tabagisme_Passif_Cque16Feb2008.htm

    Le seul problème potentiel est celui du monoxyde de carbone (dû au charbon) mais il a été très mal posé et exagéré. On a déjà remarqué que depuis le 2 janvier 2008, le taux de ce gaz a baissé dans les salons restés ouverts. En effet, la cigarette des clients y contribuait aussi. Mais là n’est pas le problème.

    La seule chose intelligente que le ministère de la santé puisse exiger des salons néo-orientalistes proposant le service du narguilé est d’assurer une bonne ventilation.

    Genevieve, pour The Sacred Narghile
    avec la collaboration de Kamal

  4. maxx dit :

    Baraque à chichis : « L’Etat m’a rendu hors-la-loi »

    Mardi 18/03/2009 | Posté par jean dupont

    Louis tient une baraque à chichi à la foire du trône à Paris. Il dresse un parallèle entre la répression policière contre son commerce, officiellement interdit, et celle visant les jeunes bofs. Il en appelle à mac donalds 

     

    Trois mois après l’entrée en vigueur du décret anti-obesité, le 1er janvier 2009, les exploitants de baraques à chichis voient leur commerce partir en eau de boudin. La police, d’abord tolérante, réprime désormais. Et durement. L’activité de ces endroits, exclusivement consacrée à la consommation de chichis, en est réduite à néant. Le fait, pour ces exploitants, d’être issus de leurs parents  accroît chez eux un sentiment de malaise face au zèle des policiers. L’un d’eux, louis, qui tient le « eat and roule » à la foire du trône à Paris, exprime son ras-le-bol.

    • ariana dit :

      Maxx : ..et « chichon » même combat ! Je plaisante mais pouvez vous me dire « chichis » c’est koi ? Désolée pour mon ignorance ! Merci. 

      • maxx dit :

        mowgli vous a mis une photo

        c’est un melange calorique de pomme de terre et de sucre
        dans la plupart des foires à maneges ou sur le bord de mer on trouve ce genre de stand.

        • ariana dit :

          Maxx: merci maintenant je vois j’en ai déjà mangé mais je ne savais pas le nom.

          • lie dit :

            En fait ça s’appelle « churos » et ça vient d’Espagne mais il n’y a pas de patate là dedans, c’est juste une sorte de pâte à gaufre que l’on plonge dans l’huile, y claro qué es muy graso.

    • ariana dit :

      Maxx: une idée à la « Mowglii » : essayer voir les chichis avec une saucisse/ moutarde ou de la tomate/mozarella ou chichi–polata ! peut-être que ça passera mieux. Ou bien une « Baraque-à-chichis culturelle » genre :  »chichas, chichon et chichis sont-ils compatibles ? Vaste débat !
      Je vous taquine bien sûr (quoique pour le chichon…)

  5. karavane dit :

    http://classiques.uqac.ca/classiques/Marx_karl/question_juive/question_juive.pdf
     
    conseil de lecture

    c mieu ke les comm de chiens de la kass ki se kroi intelligean

    (« c plus facile d’etregay » di le narguileur, ça donne envie de te defendre pov con mai bon jsuis bon)

    • lie dit :

      Chiendlacasse aboie et la karavane passe.

      • marijane dit :

        Salut om et lie,
        Avec vous au moins on s’ennuie pas.
        Bref, l’hipocrisie de la situation c’est bien de donner des autorisations à des entrepreneurs pour que au bout du compte ils ne puissent mener leur projet à bien.
        C’est peut etre du aux lourdeurs de l’adminstration qui ne se passent pas les nouvelles lois en interne en temps en heure.
        il serait plus juste et crédible de s’attaquer aussi aux ogm et aux pesticides comme c’est dit là haut pour etre cohérent dans la démarche contre les maladies chroniques en général.
        Etant donné qu’on est dans une société hypocrite qui fait passer le flouze en priorité, il faudra encore beaucoup de temps avant que toutes ces logiques s’accordent.

  6. noslibertes dit :

    Saviez-vous que l’étude la plus importante sur le tabagisme passif faite en Europe qui ne trouve aucun risque, voire un effet protecteur a été retenu de publication par l’OMS ?

    Saviez-vous que le nombre de cancers du poumon ne cesse d’augmenter, alors que depuis 50 ans le nombre de fumeurs est passé de 71 % de la population à 31 % en 2001 ?

    Saviez-vous que de plus en plus d’animaux sauvages sont atteints de cancer, ou deviennent stériles ?

    Les animaux sauvages boivent-ils de l’alcool, fument-ils des cigarettes ?

    • bracame dit :

      Saviez-vous que le nombre de cancers du poumon ne cesse d’augmenter, alors que depuis 50 ans le nombre de fumeurs est passé de 71 % de la population à 31 % en 2001 ?

      Oui, ce sont les gens qui fumaient il y a 20 ans qui développent le cancer maintenant. Même s’ils se sont arrétés, c’est trop tard pour une partie d’entre eux.

      Une autre statistique : depuis la loi italienne sur le tabac, 11% de moins en 2 ans du nombre d’infarctus.

      Saviez-vous que de plus en plus d’animaux sauvages sont atteints de cancer, ou deviennent stériles ?
      Les animaux sauvages boivent-ils de l’alcool, fument-ils des cigarettes ?
      Si la cigarette donne le cancer, cela ne veut pas forcément dire que le cancer ne provient que de la cigarette.

      Et puis la liberté de griller une cigarette dans un endroit clos.
      Pas de problème. Qu’on me permette simplement d’habiter au dessus d’un fumeur libre afin que je puisse exercer ma liberté d’écouter du Sepultura jusqu’à 2 heures du matin.
      Fort, évidemment, le Sepultura (ou tout autre groupe de trash métal) ne pouvant s’apprécier qu’à partir de 80 db ….
      De plus, le trash métal ne provoque pas – lui – de cancer.

      • noslibertes dit :

        « Oui, ce sont les gens qui fumaient il y a 20 ans qui développent le cancer maintenant. Même s’ils se sont arrétés, c’est trop tard pour une partie d’entre eux. »

        Merci pour votre fausse science :

        Le nombre de cancer du poumon, s’il était dû majoritairement au tabac, aurait dû baisser dès les années 80 (soit 30 après la chute) et il ne cesse au contraire d’augmenter depuis 1900.

        Bien sûr en 1900 personne ne fumait c’est pour cela qu’il y avait très peu de cancer du poumon.

        «  »Aujourd’hui, même les abeilles disparaissent des ruches. Trente pour cent d’entre elles ont été assassinées par certains de nos pesticides. Le Régent par exemple. Les apiculteurs n’ont jamais vu cela. Dans cinquante ans, pourra-t-on encore recueillir du miel ? »

        Les abeilles, elles aussi, fument trop et boivent trop…

        « En 1992, un spécialiste de la reproduction, Niels Schaibec, a compilé 61 études réalisées entre 1938 et 1990 dans le monde. Elles analysaient la fertilité des hommes dans certaines régions des pays industrialisés. Grâce à cette méta-analyse, il s’est aperçu que le nombre de spermatozoïdes dans le sperme avait diminué de 50 % par rapport à 1938. »

        C’est la cigarette et l’alcool qui les rend stériles…

        « À cette première observation s’ajoutent dans de nombreux pays industrialisés, dont le nôtre, la multiplication par trois ou plus du nombre des cancers du testicule chez l’adulte jeune et l’augmentation des malformations testiculaires chez l’enfant. »

        Les enfants fument trop et boivent trop.

        «  »Pour Michel Serres, l’environnement artificiel que nous nous construisons est celui vers lequel il faut tendre, parce que c’est le seul moyen pour que l’homme fasse exception aux lois de l’Évolution. Ainsi, l’homme pourrait prolonger la durée de vie de son espèce, puisqu’il aurait totalement reconditionné l’environnement et qu’il l’aurait adapté à lui. Cette inversion conceptuelle est contraire aux principes de la biologie. À l’opposé de ce pense Michel Serres, c’est sans doute à cause de cela que nous disparaîtrons plus tôt que prévu, non plus naturellement, mais artificiellement. En effet, même en admettant que nous soyons des apprentis sorciers géniaux, ce n’est pas en quelques dizaines d’années que nous pourrons faire mieux que ce que la nature a mis des millions d’années à trouver et à façonner. »

        L’urgence c’est le tabac et l’alcool, bien sûr…

        «  »Après la mort de Richard Doll, dont le tableau fait encore référence (ndlr : facteurs de risques essentiels pour le cancer = tabac, alcool, obésité), on apprit que des sommes importantes avaient été versées à l’épidémiologiste par :
        Monsanto : 1 200 $ par jour (ndlr : fabricant de pesticides, OGM, dioxine, etc.)
        Chemical Manufacters Association : 22 000 $ (ndlr : syndicat des fabricants de produits chimiques)
        DowChemical (ndlr : fabricant de produits chimiques, pesticides, herbicide, OGM, plastiques, dioxine, etc.) »

        La science au service des industries chimiques, avec les boucs émissaires idéals : tabac et alcool

        Que fait le journaliste qui censure les études scientifiques sur les risques du tabagisme passif, qui montrent que celui-ci est nul ?

        Que fait le journaliste qui ne dit pas que le nombre de cancer du poumon ne cesse d’augmenter, alors que le nombre de fumeurs baisse depuis 50 ans ?

        Que fait l’OMS lorsqu’elle parle d’urgence en matière d’alcool et de tabac, mais pas en matière de pollution ?

        Que fait le politique lorsqu’il organise son petit décret pour satisfaire certains lobbies pharmaceutiques ?

        Que fait le scientifique qui ne dit pas que la science va dans le mur, parce que c’est l’industrie qui la dirige ?

        Ils touchent leur chèque et ils laissent la science au service des industries chimiques se prendre pour Dieu et considérer que le monde est son laboratoire, sa propriété.

        La suite sur notre site.

        • bracame dit :

          Merci pour votre fausse science

          Quand on voit les raccourcis que vous prenez et comment vous confondez causes et conséquences, je ne pense pas que vous êtes en mesure de donner des leçons de science.

          Je suis allé sur votre site. Je comprends que vous tenez un bar-tabac ou que vous êtes lié à cette activité de prés ou de loin et que cette loi vous oblige à une totale remise en cause.
          Vous êtes énervé, je le comprends bien, car il s’agit de votre gagne pain.
          Vous êtes dans la même situation, qu’un ouvrier de Gandrange, ce n’est pas facile je le comprends.

          Mais de gràce ne jouez pas le registre de la « liberté ».

          Si je viens vomir devant votre devanture, allez-vous rester de marbre ou aurait vous envie de me botter les fesses ?
          Si je viens jouer dans votre café, allez-vous m’écouter ou me mettre à la porte ?
          Si je m’exerce à la guitare métal devant chez vous à heures du matin avec mes copains guitaristes, comprendrez-vous toujours le désir de liberté d’autrui ?

          Il y a d’autres priorités ?
          Soit.
          Mais ce n’est pas parce qu’on arrive pas à régler le problème des pesticides qu’il ne faut rien faire contre le tabagisme passif.
          Les pesticides sont un problème.
          OK.
          Faites vous partie d’une association style Greenpeace ?
          Avez-vous une solution simple et pratique pour gardez les rendements agricoles constants sans pesticides et sans utiliser d’OGM ?

          • ariana dit :

            Bracarme : réaction juste sur votre dernière question : « avez-vous….une solution simple….sans pesticide et sans OGM ? »

            Ma réponse est oui si tant est que l’Etat (français) finance suffisamment nos agriculteurs pour une agriculture sans pesticides (bio) et diversifiée car sur le Grenelle de l’environnement RIEN n’ est proposé à ce sujet ou si peu. Beaucoup d’agriculteurs conscients de se problème sont tout à fait prêt à abandonner l’agriculture intensive et sans pesticide du moment qu’ils puissent en vivre.

          • lie dit :

            Mowglii and co,
            vous aurez beau chercher des caisses d’arguments , cette loi aurait du être beaucoup plus souple concernant ces bars à chicha, comme l’ont fait la Belgique, l’Espagne, Canada et USA.  Première chose, il n’y a pas de tabagisme passif dans ces bars étant donné que tout le monde y va pour fumer, deuxio, pourquoi avoir accordé toutes ces autorisations après promulgation de la loi si c’est pour les fermer après ? Troisièmement, plusieurs de ces patrons ont signé des baux commerciaux pour salon de thé uniquement, ils ne peuvent donc ni changer, ni revendre le bail, ça touche donc bien, et la liberté d’entreprendre et la liberté individuelle. Je ne parle même pas de l’hypocrisie qui consiste en effet à mettre tout sur le dos du tabac alors que de plus en plus d’études montrent les dangers véritables de la pollution atmosphérique et des pesticides employés à grande échelle pour finir dans nos assiettes.

          • noslibertes dit :

            Citation :
            « Je suis allé sur votre site. Je comprends que vous tenez un bar-tabac ou que vous êtes lié à cette activité de prés ou de loin et que cette loi vous oblige à une totale remise en cause.
            Vous êtes énervé, je le comprends bien, car il s’agit de votre gagne pain.
            Vous êtes dans la même situation, qu’un ouvrier de Gandrange, ce n’est pas facile je le comprends. »

            Dommage pour vous, nous sommes un collectif de citoyens fumeurs et non fumeurs pour la majorité, nous avons même plusieurs médecins et professeurs dans notre collectif.

            Mais votre argumentation scientifique est excellente :
            Notre collectif tient un bar tabac alors nous ne sommes pas crédibles, comme c’est beau.

            Allez, je vous souffle l’autre argument choc : nous travaillons pour les compagnies de tabac et c’est pour cela que nous disons n’importe quoi… Nous sommes financés par les méchants vendeurs de cigarettes.

            Oui c’est sûr.

            Mais alors pourquoi même Philip Morris estime que le tabac est très mauvais pour la santé. Et qu’il n’existera jamais une cigarette plus sûr pour la santé ?
            Pourquoi ?

            Et pourquoi au lieu d’essayer de discréditer les études scientifiques que nous diffusons sur notre site, vous ne répondez pas aux questions que posent les scientifiques sur notre site ?

            Nous espérons que votre chèque des industries chimiques est à la hauteur.
            Nous vous souhaitons de changer de boulot, si vous avez envie que vos petits enfants puissent un jour manger autre chose que du sable.

            Nous attendons des réponses des journalistes, des politiques et des scientifiques sur les sujets de pollution qui sont en train en plus du cancer de stériliser, la nature et l’homme, dans le silence complet des médias. Avec le tabac qui endosse le rôle de bouc émissaire idéal, avec l’accord des compagnies tabagières.

            «  »Le scénario «geyser» : sous l’influence des gaz à effet de serre, la température augmente encore pour atteindre 60 à 70 °C. L’eau bouillante sort de la terre, comme elle le fait en Islande. Tous les animaux meurent, y compris les insectes, et toutes les plantes à l’exception de certaines algues ou bactéries particulièrement résistantes. Revenue à l’état purement cellulaire, la vie recule d’un milliard d’années dans l’Évolution. L’homme peut-il réapparaître ? Peut-être, car les temps astronomique et biologique le lui permettent. Le soleil durera encore 5 milliards d’années, permettant à la vie de repasser du stade unicellulaire aux primates ! Sous quelle forme l’homme réapparaîtra-t-il et, même si le temps lui permet, est-on sûr qu’il réapparaîtra ? Nous ne le saurons jamais. »

            « Pour Michel Serres, l’environnement artificiel que nous nous construisons est celui vers lequel il faut tendre, parce que c’est le seul moyen pour que l’homme fasse exception aux lois de l’Évolution. Ainsi, l’homme pourrait prolonger la durée de vie de son espèce, puisqu’il aurait totalement reconditionné l’environnement et qu’il l’aurait adapté à lui. Cette inversion conceptuelle est contraire aux principes de la biologie. À l’opposé de ce pense Michel Serres, c’est sans doute à cause de cela que nous disparaîtrons plus tôt que prévu, non plus naturellement, mais artificiellement. En effet, même en admettant que nous soyons des apprentis sorciers géniaux, ce n’est pas en quelques dizaines d’années que nous pourrons faire mieux que ce que la nature a mis des millions d’années à trouver et à façonner. »

            Dominique Belpomme
            professeur de cancérologie à l’université Paris V
            qui a fondé l’Artac en 1994

            Mais l’urgence c’est le tabac, bien sûr, énorme urgence !

            Que la vie disparaisse de la terre, mais ce n’est pas une urgence !
            Les savants trouveront des solutions bien sûr !
            Avec l’aide de Michel Serres, de Darwin et de Claude Allègre

  7. mowglii dit :

    le poujadisme beur reprend du service sur le bondy blog !

    nous en sommes à au moins trois articles sur le sujet des bars à chichas .. 

    et ce corporatisme identitaire n’a pas de « frontières  » : plutot parler des chichas dans Paris que des bars de banlieue !

    alors parlons peu mais parlons bien :

    Ces entrepreneurs qui ont décidé d’ouvrir recemment un bar à chicha, n’avaient-ils pas integré à leur  plan de developpement (« business plan » pour Bt ;-)) economique, commercial  et financier le risque que la loi Evien soit petit à petit rendue plus restrictive, comme la tendance generale dans l’ensemble des pays occidentaux le laissait deviner ??

    Rappelons que la Loi Evin sur l’intediction de fumer dans les lieux collectifs date quand meme du siecle dernier ( le 20 eme , 1991 ) 

    alors, ces patrons de chichas sont de pietres entrepreneurs. ils n’ont meme pas pensé à l’avenir . ils me font un peu penser à des types qui auraient acheté des maisons sur des terrains quils savaient devenir inconstructibles dans les 5 ans, car trop facilement inondables, et qui crieraient à la misere et à la faillite à cause de l’arreté d’interdiction de rester sur le terrain . fallait se servir de votre tete…

     Passons sur le discours parano et victimaire qui ferait de la loi une loi raciste appliquée par des prefets quasi jumeaux d’Himmler assistés de flics evoquant des SS en pleine rafle. Quand je voudrai  aller au Cirque, je saurai maintenant que je peux aller voir les clowns du bondyblog…
     
    alors  finissons sur une note constructive : 
    je sugere aux associations de bardsà chichas de reflechir à toutes les diversifications envisageables ( au dela des thes dansants ..)  : c’est evidemment là dessus qu’ils doivent plancher et faire des suggestions aux ministres. une sortie par le haut . diversifier leur sources de revenus, et rendre service à la collectivité, avoir une valeur ajoutée, devenir irremplaçables  

     -D’abord, ils pourraient essayer de recuperer une partie des privilèges des  cafetiers : ventes de lotos, de pmu, de timbres fiscaux, de cigarettes  etc ) 
           
    – ensuite, puisqu’il y a si souvent une voire des télés, se faire un peu de pub, des tracts dans le quartier, des décos de vitrine, à l’occasion de toute .. occasion télé ( foot, foot americain  (retransmis ?) equipes françaises, algeriennes, marocaines, tunisiennes, turques egyptiennes,  ou regionales (l’OM !), et bien sur les lions indomptables !;-)
    PS ah oui, il faudrait peut etre, pour certains,  qu’ils acceptent de ne pas restreindre aux boissons sans alcools , mais cela doit etre une minorité)

    -il ya des cafés- jeux , où il est facile de venir passer lheure de façon sympa avec un jeu de carte à disposition, un echiquier, un damier, un back gammon et j’en passe et où l’on peut esperer croiser un aficionado en manque (de partenaire de jeu). Ca aussi c’est un plus , un avantage comparatif . 

     
    ils pourraient aussi, comme d’autres bars dans des quartiers un peu bobos de l’Est parisien, se faire un site internet, developper une sorte d’identité culturelle tres forte, et tenter d’acueillir sur leurs murs des vernissages ( so chic ! ) de photos de voyages dans des pays d’Orient . Un vernissage, c’est quoi finalement ? un bobo, souvent un fils désargenté de famille friquée et à fort capital culturel,qui s’est toqué de vivre de son art et de son oeil . Ce Bobo invite ses amis, nombreux of course, capital social oblige, à venir admier ses photos, et bien sur , à le soutenir aussi financierement, car les artistes, à la différence des ficus d’Ikea, ca ne vit pas que d’un peu d’eau fraiche ! Il leur fait aussi, « quand meme » , un peu d’engrais bien thuné ( à proportion de la taille de la photo, plus c’est grand plus c’est cher, c’est tout , c’est simple, l’Art, finalement. Ah, et si vous vendez pas c’est que vos prix sont .. trop bas, et ne font pas assez… « serieux  » ! 
    (oui l’economie artistique fonctionne comme cela .. ) 
    Et tout ces bobos ensemble, ben ça fait des clients !

    Pourquoi ne pas imaginer non plus de se constituer en agence de voyage specialisée sur ces pays d’orient ? terres d’aventures a t elle été approchée ?  un partenariat avec un tour operateur du desert tunisien ou algerien cherchant un check point parisien pour que ses futurs clients puissent rencontrer  les guides avant le voyage ou provoquer le fameux declic du client qui lache son cheque d’acompte devant sa belle dans une ambiance pleine de promesses ? 

    enfin des tracts dans le quartier vantant la bonne et saine ambiance « familiale » d’un bar à chichas où les generations se chevauchent avec sympathie, plus l’espoir d’un thé vert gratos pour deux commandés (tarif etudiant / tarif vermeil ) ,  pourraient peut etre donner l’envie aux jeunes ados de venir y faire leurs devoirs ensemble, tout en rassurant les meres qui payeraient un écot leur assurant que leurs fils associent devoirs et amis, le tout sans trainer dans la rue ( une sorte d’etude à 3 euros ..)       

    les atouts des chichas sont là : identité culturelle forte, convivialité, proximité,  rencontres, sociabilité
     
    il y a de l’espoir pour les bons. Il s’adapteront .  les autres, ceux qui sont pas bons, ils seront meilleurs dans une autre boulot, et c’est peut etre leur chance que de devoir quitter un metier qui ne leur inspire pas d’idées. 

      

     

         

    • kamel92 dit :

      hello à tous…..

      moi je pense tout simplement qu’on veut faire en sorte que tout ce qui est issue de banlieue, y reste en gros.
      tous ces mecs qui se prenne la tete pour ouvrir un commerce, peu imoporte d’ou vien l’argent a la base, le fait qu’il prenne la peine de faire ça pour etre « dans la legalité, on les empeche.

      ensuite tout ces salons se trouvent pour la plu part dans le 9ème, ou des quartier se trouvant au coeur de paris (5ème….), ça fait du bruit, les riverain s’en plaigne depuis des années. Et ben là le gouvernement Sarko a trouvé l’alternative.

      et je vous pari que des qu’on aura mi les clées sous les portes ils vont adapter la loi pour les discotheque.
      Lobby qui pour l’instant ne se plaint pas trop….. bizarre non?

      y veulent pas qu’on bosse, y veulent juste qu’on demande, qu’on chome, qu’on traine…
      franchement debarqué à 20 dans une chicha serieux…. pfff.

      Y’a pas mal de prostitué (désolé ma c’est un metier), les flics veulent mm pas les toucher de peur d’attraper des trucs… et y vienne faire du zele… c’est un plaisir pour eux.

      MOI JE DIS FAUT FAIRE QUELQUE CHOSE.

    • kamel92 dit :

      MR Mowgli tu ne sais pas de quoi tu parle…. Mr l’entrepreneur.

  8. ariana dit :

    Lie : je vous suis complètement là-dessus c’est d’ailleurs ce que je comptais répondre à notre « Conseiller en Entreprises  »du BB alias Mowglii.

  9. mowglii dit :

     Lie ,

     les pays qui ont interdit la clope et qui ont vu leurs taux d’accidents cardiaques baisser drastiquement dans les premières années  prouvent que vous avez tort. 

     la clope est bien une veritable plaie et les fumeurs passifs ne vous remercie pas.  

  10. lie dit :

    Où ai-je parlé de la clope ? Le sujet ne concerne que les bars à chicha, et je n’ai parlé que de ça.

  11. mowglii dit :

    Lieeee, 
     voyons,  il a été demontré que le chicha ne differe pas de la clope en termes de goudrons aspirés etc. meme causes, memes effets . 

    on a bien interdit l’absinthe,  et pourtant il n’y avait que des buveurs actifs … 

  12. lie dit :

    Sauf que tu ne fumes pas 10 chichas par jour, ils n’ont pas encore inventé le narghilé de poche vois tu, ça reste un plaisir occasionnel, lors d’une sortie du week-end par exemple et je ne pense pas que se soit les fumeurs de chicha qui viennent gonfler les chiffres du cancer du poumon, faut pas délirer.

  13. briardounet dit :

    ===> Outre les « Bars à Chicha », il y aurait maintenant à Paris un « Bar à Soutien-Gorge ». Chaque femme qui entre doit 1) remettre son soutien-gorge au patron qui l’accroche avec des centaines d’autres sur des fils à linge; 2) se payer une consommation.
    MORALITé : 1) Maintenant, c’est les femmes qui paient pour s’exhiber : enfin, enfin… revanche des mâââles - 2) Fornication à volonté après consommations. 
    Vive les « Bars à Nichons »
    Briardounet