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Neuilly : cuisiniers, salariés mais sans-papiers. En grève !

Lundi 21 avril 2008 | Posté par Marlène Schiappa |

Les employés du très couru Café de la Jatte ont débrayé. Originaires du Mali, ils réclament leur régularisation. Le patron est désemparé.

Salariés depuis des années dans ce très chic café-restaurant de l’Ile de la Jatte, des travailleurs sans-papiers, soutenus par la CGT du 92 et Droits Devant !, ont entamé samedi une grève illimitée. Le Neuilly Bondy Blog y était. L’Ile de la Jatte, c’est le ghetto dans le ghetto, un îlot protégé par la Seine et entouré des quartiers les plus chers de Neuilly, Courbevoie et Levallois. Le Café de la Jatte est bien connu des habitants de Neuilly : il fait partie du top 10 des restaurants du fameux « Triangle d’Or », où se retrouver entre-soi (Le Fouquet’s, Apicius, etc…).

Il est difficilement accessible sans voiture ou sans taxi (depuis Paris, un métro, puis un bus, puis de la marche à pieds), camouflé dans un quartier résidentiel (pas la moindre boutique à l’horizon !) et des prix prohibitifs. Habituellement, le dimanche midi, Le Café de la Jatte est rempli de familles s’offrant un brunch, de couples venus se délasser après un jogging sur les quais et de personnalités du spectacle et de la politique vivant dans les environs. Nicolas Sarkozy himself en est un habitué.

Aujourd’hui, l’entrée offre un spectacle incongru : elle est décorée de drapeaux de l’association Droits Devant ! et de la CGT. Car ce café fonctionne en fait depuis des années avec des travailleurs sans papiers qui, comme leurs collègues de la chaîne Chez Papa (spécialités du Sud-Ouest) et de quelques autres entreprises de restauration de la région parisienne, travaillent, payent des impôts, cotisent, mais sont en permanence sous la menace d’une expulsion. Je suis allée à leur rencontre.

Ils sont une dizaine, dans la salle principale du Café de la Jatte, accompagnés par des responsables de la CGT et de Droits devant ! Ils s’appellent Souleymane, Moussa, Sarr… des prénoms peu répandus à Neuilly. Ils sont venus du Mali dans les années 90, pour travailler. Leur grève a commencé samedi. Ils sortent de l’ombre pour réclamer leur régularisation. Je leur demande quelles sont leurs revendications : « Nous voulons des papiers ! », disent-ils tous. Tout simplement. Ils expliquent qu’ils travaillent depuis plusieurs années, l’un d’eux est même là depuis 13 ans ! Ils reçoivent tous les mois une fiche de paie. A l’embauche, ils ont, affirment-ils, donné des papiers prêtés par des amis en précisant au patron qu’eux-mêmes n’en avaient pas. Tous sont formels : oui, le patron le savait. Il connaissait leur vrai nom. « Depuis dix ans pour certains, alors, vous pensez… ! »

Ils n’ont donc pas de carte Vitale. Pas même de numéro de sécu. Quand ils sont malades, ils paient en espèce, et ne se font jamais rembourser. « Et si vous avez un accident de voiture en sortant ? – On fait attention… Mais si l’un de nous doit être hospitalisé, il devra payer de sa poche. En cash. » C’est tout le paradoxe des travailleurs sans papiers : ils contribuent aux finances publiques en payant des impôts de toutes sortes, des cotisations salariales (maladie, retraite, contribution au remboursement de la dette sociale… la fameuse CRDS de vos fiches de paie) sans en toucher le bénéfice qui leur est dû.

Ils me racontent leur quotidien : ils vivent à Boulogne ou à Montreuil, et mettent plus d’une heure pour venir chaque matin. Ils commencent à travailler à 8 heures et finissent à 23 heures, avec une « coupe » comme on dit dans la restauration, de presque 3 heures. Mais pendant cette coupe, il n’y a rien à faire sur l’Ile de la Jatte, ils rentrent donc chez eux puis reviennent. En tout, ils passent plus de 4 heures par jour dans les transports ! Ils travaillent 5 jours d’affilée, pour 2 jours de repos. De ce côté-là, le patron est réglo. L’un d’eux me demande si je viens souvent manger ici. Je lui réponds qu’un brunch à 35 euros, c’est un peu cher à mon goût, même s’ils sont excellents… Très fier, il me répond : « Les brunchs, c’est lui qui les fait ! », en désignant un de ses collègues. Celui-ci ajoute : « Oui, 300 à 400 couverts tous les jours ! »

Je leur demande : « Bon, avec plus de 10 ans d’ancienneté, et les heures supp’ que vous faites, vous devez avoir un bon salaire, non ? » Les cuisiniers se regardent en souriant, comme si j’avais fait une bonne blague. J’insiste : « Quoi, en 13 ans, vous avez dû être augmenté un peu ? » Non, jamais. Pas d’augmentation, et pas de paiement des heures supplémentaires non plus, me disent-ils. Je leur demande si le paiement des arriérés d’heures supp’ est une de leur revendication : « Oui, non, pourquoi pas. Notre salaire, c’est 1200 euros, à peu près. Le chef de partie gagne un peu plus, le commis, un peu moins. On n’en veut pas à notre patron : lui, il est gentil, hein… On veut juste des papiers pour continuer à travailler en paix ! Même le maire (Jean-Christophe Fromantin) défend notre cause !» Une responsable de la CGT intervient : « Oui, on reçoit beaucoup de soutien. Le patron a pleuré hier, ce n’est pas facile pour lui, cette situation. » Je lui demande, en taquinant, s’il a pleuré en pensant au manque à gagner ou à ses employés sans papiers ? Pas de réponse.

Justement, le patron, Luc Peyronnel, est assis à l’une des tables, dans la salle du haut, en mezzanine, contemplant son établissement vide. Je monte l’escalier pour aller lui parler. Il semble vraiment chamboulé. Il me propose de m’asseoir. « Quand vous avez embauché vos cuisiniers, vous saviez qu’ils étaient sans papiers ? – Non, évidement non ! Comment aurais-je pu le savoir ? Ils m’ont donné des papiers en règle ! – Vous ne vous doutiez pas que ces papiers n’étaient pas à eux ? Ils disent que vous le saviez. – Non, je ne le savais pas ! Ils ne me l’ont jamais dit ! Tous mes salariés sont déclarés, je paye des charges pour eux, ils reçoivent un salaire, des fiches de paie. C’est une grève illicite ! Ils réquisitionnent le Café ! –Moi, j’ai pu entrer sans problème, je n’ai pas l’impression qu’ils réquisitionnent. Si ? – Ils font grève, il n’y a plus personne en cuisine… Moi, je ne suis pas une chaîne, ce café, c’est mon associé et moi… »

Son associé, Gilles Caussade, arrive et demande qui je suis. Je me présente. « Bondy.. ? Blog… ? » Il ne s’attarde pas sur mon cas, il parle d’une avocate, et d’attaquer un journal… Je demande au patron si je peux le prendre en photo, il soupire, désemparé : « Je ne sais plus ce que je dois faire, moi… »

Des voix montent d’en bas : un client mécontent d’être privé de déjeuner interpelle les grévistes : « Si ça continue, avec des gens comme vous, et ce genre de méthodes, plus personne ne voudra entreprendre en France. Vous réquisitionnez un lieu privé. C’est scandaleux ! Le patron va fermer, vous serez bien avancés. Vous ne pensez pas à lui ? » Des représentants de la CGT lui expliquent que c’est un moyen pour obtenir la régularisation de ces travailleurs. Les cuisiniers sont en grève, la grève est un droit… Le client s’énerve : « Je ne suis pas contre le droit de grève, je suis contre l’occupation d’un lieu privé ! »

J’interviens, pour lui expliquer que l’occupation n’est pas le terme qui convient, que simplement, le personnel est en grève, donc, qu’il n’y a rien à servir aux clients. Il rouspète : « Vous prenez les gens en otages » Si être pris en otage, c’est ne pas pouvoir manger dans son restau préféré pendant quelques jours, je parierais qu’Ingrid Betancourt aimerait bien être prise en otage de la sorte… « La France a des milliers de déficits, ajoute-t-il. A cause de vous, on va finir par tout délocaliser ! »

Le responsable de la CGT lui répond que la restauration est un secteur qui ne peut pas délocaliser. « Et qui fait donc de la délocalisation sur place, en embauchant des étrangers sans papiers ? » Il part sans faire plus d’histoires, l’ambiance est relativement sereine. On est quand même à Neuilly. Ce lundi matin, Jean-Claude Amara de Droits Devant !, joint par téléphone, me dit que des sans-papiers en grève se sont fait frapper par des « gros bras des patrons » en Seine-Saint-Denis.

En sortant, le client, qui refuse que je donne son nom, poursuit : « Il ne faut pas caricaturer : ce ne sont pas les riches Blancs d’un côté et les Noirs exploités de l’autre ! » Pourtant, dans son communiqué de presse, la CGT du 92 n’hésite pas à parler d’« apartheid ».

Marlène Schiappa (Neuilly Bondy Blog)

Marlène Schiappa

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Réactions des internautes

  1. romuald dit :

    L’extrême-gauche, qui hier démolissait les logements précaires d’immigrés africains avec la bénédiction de Marchais, monte aujourd’hui au créneau pour prendre la défense des sans-papiers.

    Je trouvais cela très paradoxal, dans la mesure où ceux qui ont le plus à gagner à recruter des sans-papiers, ce sont certains patrons qui peuvent ainsi rogner largement sur les salaires.
    Cette exploitation est donc une manne bénéfique pour ces petits patrons qui n’ont pas une entreprise telle qu’elle puisse être délocalisée.

    Car faut pas se leurrer, délocaliser ou exploiter sur le territoire national une main d’oeuvre très bon marché en situation irrégulière, c’est de la même veine. Ceux qui luttent contre les délocalisations, devraient également dénoncer cette exploitation de la misère, par de petits patrons; et non pas défendre ce système.

    La CGT donc est venue se mêler de la situation des sans-papiers, leur promettant monts et merveilles apprend-on, de la bouche même de ces exploités, et esclaves des temps modernes.
    Cf article du journal gauchiste Libération, qui règle ses comptes avec l’extrême-gauche http://www.liberation.fr/actualite/societe/324311.FR.php?rss=true&xtor=RSS-450
    Une phrase, une seule, résume l’implication « engagée » de la CGT auprès des sans-papiers:
    La CGT ne s’occupe que des sans-papiers qui ont leur carte dans leur syndicat

    Il paraissait étonnant que des clandestins manifestent au grand journ leur mécontentement, en faisant grève.. Grèves dont sont coutumiers les CGTistes..
    A se demander si la CGT ne roule pas pour le patronnat tant honni, finalement.. Et ce, sur le dos des travailleurs, qui lui accorde sa confiance.

    Quand on répète ici que les gauchistes se servent de la misère du monde, pour grapiller une once de pouvoir, c’est considéré comme raciste, néo-colonialiste etc, si si!..

  2. christo dit :

    Il y a des milliers de travailleurs étrangers en situation régulière en France , mais qui sont au chômage .
    Pourquoi ne pas organiser leur retour vers l’emploi , au lieu de vouloir régulariser des illégaux ?
    Notamment beaucoup de Maliens en situation régulière se contentent de faire une ribambelle de gosses, avec une ou plusieurs épouses et mènent une vie de Pacha sans travailler .C’est celà , la « réussite » à laquelle aspirent à terme tous ces clandestins, qui finiront tôt ou tard par être des assistés sociaux que la société paiera en allocations en tous genre……..Sans oublier toutes les joies que nous reservent habituellement leur nombreuse et très gentille progéniture….

  3. carla1306 dit :

    très bon article qui fait réfléchir….
    je voudrais préciser plusieurs points car jai lu des coms pas très sympas, voir stupides :
    * travailler dans la restauration est un des métiers les plus durs, regarder les heures d’ouverture du restaurant, vous rajouter deux avant deux heures après; plus les trajets, ça fait des journées, euh, ben … très longues!!!
    * les heures supplémentaires ne sont pas payés systématiquement, car c’est toujours de l’argent en moins qui sort de la poche du patron… 

    Ensuite et surtout, je pense que certains ne se rendent pas compte de la situation des sans papiers, et dans quelle TERREUR permanente ils vivent (qui dit pas de papiers dit expulsion, donc retour au pays, dans quelles conditions?)
    par ailleurs, je pense que le patron était au courant de la situation de ses employés (ce n’est que mon avis personelle), mais là on peut se poser la question: quels est l’intéret du patron de payer des charges sur des salariés, qui eux ne cotisent pas pour eux memes? 

    A noter l’ironie du sort que toute cette histoire de clandestins, de grève (bouhhh) se passe à… Neuilly/ Seine, autrement appelé Sarkoland, et comme l’explique si bien l’auteure de l’article, sur l’Ile de la Jatte!! 

    Voilà ben article très intéressant car après avoir parlé de cette grève ( car derrière toute la polémique n’oublions pas qu’au départ c’est une greve) les médias pour la plupart télévisés ont stoppé l’info, donc intérsssant d’avoir un article de terrain!

    bonne continuation

  4. eeeee dit :

    tous ceux qui ont ou qui travaille dans la restauration pourrai dire que dans cet article il y a des incohérences… genre le patron du restaurant veut faire payer 35 euros a ses employés le repas mdr .. heu la franchement en restauration ça n’existe pas !!! les employés de restauration peuvent bien sur manger au restaurant, et le cuisto en général prepare la bouffe avant le service, certe la bouffe n’est pas la même que celle du menu et des clients ( en général cest des pates ou des fois qq chose de cuisiner quand même !) .. franchement votre article est de mauvais foie ( encore un article apres celui de fabio lucci!) De plus vous dites que les employé rentre chez eux a la pause .. 3 h de pause.. pour celui de boulogne je veux bien mais celui de montreuil cest impossible ! ( que ce soit en voiture ou en transport en commun)  donc la aussi ça ne tient pas debout ! bidon encore cet article

    • marlene_schiappa dit :

      Cher « eeeee »,

      – En effet, en 3 heures, c’est difficile de faire Neuilly / Montreuil / Neuilly, nous sommes bien d’accord. :)

      – Il n’est dit à aucun endroit que les employés payaient 35 euros le repas !

      Je vous invite à relire l’article, il est dit que le brunch, (pour les clients, donc) coûte 35 euros.
      (Il me demande si je viens souvent, je réponds que 35 euros le brunch, c’est un peu cher, etc etc)

      Je vous souhaite une très bonne fin de journée.

      • eeeee dit :

        oui vous avez raison autant pour moi. C’est lauteur qui répond que c’est trop cher pour lui .. merci de me l’avoir fait remarqué :) ..

  5. genese dit :

    Dire qu’un employeur ne fait pas exprés d’embaucher une personne en situation irrégulière est le plus beau foutage de gueule du siècle. J’ai suffisamment travaillé avec des immigrés en situation régulière, pour me rendre compte quand l’un deux tentait de me faire prendre des vessies pour des lanternes!

    • romuald dit :

      Malheureusement Génèse votre témoignage de patron intègre qui préfère refuser d’exploiter des clandestins, risque ici de vous faire passer pour un raciste aux yeux de nos braves humanistes.

      Mais si tous les employeurs étaient de votre trempe, on ne se retrouverait pas avec des clandestins parvenant à frauder grâce à la complicité de patrons corrompus, soutenus par nos gauchistes.

    • soalala dit :

      genese 
      avez vous remarqué que vos indications pour déceler un faux papier a été censuré ainsi que mon interrogation pour les faux diplomes 
       qur faut il en conclure ?

  6. mowglii dit :

    PS evidemment, le patron s’en est mis plein les fouilles pendant des années. rien que pour cela, un bon petit boycott le fera bien relfechir . chute de frequentation à prevoir pour avoir preféré embauché  des sans papiers à des chomeurs « français » ( ou faut il dire « avec papiers » ? ) 

    parce que bon, autant les docteurs beninois qui sont plus nombreux en ile de france qu au benin, c’est compliqué à former un medecin, et leur nombre correspond donc à un manque de medecins français  

    mais dans la restauration, metiers sans grandes barrières à l’entrée, combien aura ton de chomeurs ? combien de chomeurs devra t on indemniser de serveurs au chomage si tous les emplois sont petit à petit occupés par des maliens moins chers ?  est ce quil ne vaudrait pas mieux que le manque de personnel permette petit à petit de faire monter les encheres entre patrons pour faire monter les salaires, ce qui attirerait alors un peu plus de gens dans ce secteur ?

    immigration controlée , immigration choisie .

    • theballs dit :

      Je souhaiterais ajouter que ces gens au dela d’etre en situation irreguliere en possesion de faux papier et donc des tricheurs vis a vis de la legislation francaise, le sont aussi vis a vis des travailleurs en situation reguliere.
      Quand au patron qui feingnent  de ne pas etre au courant de leur situation; un stage à la santé leur feraient certainement le plus grand bien.

      « CGT du 92 n’hésite pas à parler d’« apartheid ». » halala CGT si on ne t’avait pas pour rigoler un peu ;) :)

      • romuald dit :

        C’est marrant qu’aujourd’hui la CGT défende ces sans-papiers.
        Il y a près de 30 ans, le maire coco de Vitry avait fait détruire au bulldozer un foyer de Maliens, et avait reçu le soutien immédiat d’un certain Marchais.

    • soalala dit :

      « mon frère ,j’ai envie de passer 6 mois au village aupres de mes femmes et de mes enfants,tiens voilà mes papiers. tu travailleras un peu. à mon retour ,tu me les rendras »
      ou
      « petit frère, je prolonge mon congé ici. voilà mon billet ,mon passeport ,mon titre de séjour .Tu iras voir le patron . il ne dira rien. il te prendra . ça l’arrange . »
      ou
      « j’ai fait une déclaration de perte . J’ai reçu un duplicata pour chaque pièce . tu peux aller travailler maintenant . tu es en règle . »
      ou
      «   5 000  euros ! Eh : c’Est trop ché. Baisse un peu mon frère « 
       

      • azert dit :

        vous voyez le mal partout soalala.
        j’espère pour vous ne connaitrez jamais le besoin de quitter votre pays pour survivre.
        vous avez une opinion sur tout, vous pensez tout connaitre.
        combien de gens comme vous se sont mordus les doigts lorsqu’ils se sont retrouvés de l’autre côté.
        vous manquez d’humilité. sachez que rien n’est acquis dans la vie.

        • soalala dit :

          azert
           j’ai quitté mon pays souventes fois, trop souvent meme .J’ai connu des régions pas tres catholiques  où survivre n’était pas assuré . on voit ,on entend et on apprend en chemin .quand on en revient  ,on a le rire facile et pas le mal
          Connaissez vous l’expression ivoirienne : « faire coup de chat ! «  
           C’est « coup de chat  » que j’ai raconté

  7. mowglii dit :

    incroyable comme cet article deforme la realité  pour la rendre plus sexy, plus  vendeuse, plus simpliste, et plus « lutte des classes » . 

    la café de la jatte ne vit que par et pour les dejeuners d’affaire et diners d’affaire de toute la semaine :c’est là qu’on invite nos clients , qui sont les cadres des sieges des grandes entreprises de la defense, de courbevoie et de neuilly ( et à neuilly y’en a un paquet, de chanel à AOL en passant par kaufmann & braud) .
     
    il est faux de decrire en intro ce resto comme un resto de familles bourgeoises friquées . c’est sans doute vrai pour le brunch du dimanche et c’est pas ça qui fait vivre un resto … 

    • --camille-- dit :

      Je ne suis pas d’accord. L’auteure précise bien : « Habituellement, le dimanche midi, Le Café de la Jatte est rempli de familles s’offrant un brunch, de couples venus se délasser après un jogging sur les quais et de personnalités du spectacle et de la politique vivant dans les environs. », en opposition avec ce qu’elle y voit ce dimanche matin je suppose.
      La parole est donnée aux 2 parties, et le patron est plutôt présenté comme un mec dépassé, il est même épargné par ses salariés qui prennent sa défense.
      Pour ma part, je trouve cet article instructifs et complémentaire par rapport à ceux que j’ai pu lire par ailleurs à ce sujet.
      A moins évidemment que l’on trouve « sexy » des hommes qui sont obligés de s’affamer pour être entendus, des français qui le sont suffisamment pour payer des impots, mais pas assez pour profiter de notre système social, et des patrons pris en étau par une administration sourde…

      • mowglii dit :

        camille : 

        disons que decrire un resto d’apres sa clientele du brunch du dimanche midi alors que c’est une autre pendant le reste de la semaine abouti pour le moins à un resultat …. faux . 80 à 90 % du chiffre d’affaire est en contradiction ne correspond pas à la description. 

        je suis tout à fait d’accord : la parole est donné à deux parties, qui sont toutes d’accord pour ne pas s’opposer, ce qui est une belle façon de deresponsabiliser tout le monde, pour meiux continuer le business, as usual .  

        Or c’est faux, c’est bien plus complexe que le pays des bisounours,  le probleme, c’est que les deux parties sont dans l’illégalité . toutes les deux probablement penalement coupables . alors oui, on comprend leur interet commun à presenter tout cela comme le resultat de lois absurdes.  

         PS camille, il ne suffit pas de payer des impots pour etre français.