En cette période de rentrée scolaire, beaucoup d’élèves et de parents stressent. Contre l’angoisse, l’AFEV est là. Cette association nationale vieille de 17 ans recrute des étudiants bénévoles pour accompagner des élèves durant leur scolarité. Chacun de ces bénévoles suit un ou plusieurs élèves, des plus « jeunes » de la maternelle, aux plus « vieux » des lycées.
Nerlande, 21 ans et étudiante à Paris 8, raconte. « J’ai connu l’association sur Internet et grâce aux affiches sur les murs de Jussieu, quand je fréquentais cette fac. J’ai toujours voulu faire de l’accompagnement. J’ai déjà aidé des jeunes dans mon voisinage et je me suis vite rendu compte qu’il y avait beaucoup de besoins. Les jeunes étaient souvent motivés mais l’insuffisance des aides leur faisait baisser les bras. Comme le 93 me tient à cœur et que j’en avais marre de n’entendre que des choses négatives de la part des profs, j’ai voulu apporter un peu de remontant à tout ça. »
Nerlande n’est pas une velléitaire. Elle est passée à l’action – celle-ci peut se déployer dans différents lieux : dans une école, un collège, un lycée ou au domicile des élèves suivis. « J’ai suivi trois élèves de 6e pendant deux ans. J’agissais au collège Jean-Pierre Timbaud de Bobigny. Ce qui était bien, c’est que les élèves étaient volontaires, ça s’est donc très bien passé. Le principal lui-même était étonné par la volonté des élèves », explique Nerlande, la joie dans la voix. Bien sûr rien ne fut pas rose. « Parfois, j’avais peur de ne pas trouver d’idées pour intéresser les jeunes. Souvent, quand je les avais en charge, ils n’avaient pas de devoirs, comme par hasard. Du coup, j’avais vraiment peur que l’on s’ennuie pendant deux heures. »
Le but de l’AFEV est de minimiser les échecs scolaires, mais l’association n’a aucune volonté de se substituer aux professeurs. Les étudiants bénévoles sont un soutien bienvenu pour les élèves dans le besoin. « Ce qui est bien dans cette expérience, c’est qu’on n’est pas des profs, ça ôte un poids tant chez les bénévoles que chez les élèves. Avec nous, les élèves parviennent à davantage partager leurs difficultés avec nous. On aide aux devoirs, on retravaille des cours, mais on parler aussi, tout simplement. C’est une expérience enrichissante des deux côtés. »
Nerlande a-t-elle constaté des progrès chez ces élèves en difficulté ? « D’après mon expérience, j’ai pu voir des progrès et même si ça ne se vérifie pas forcément dans les notes, ça se sent au niveau de la confiance en soi, les élèves en sortent vraiment plus confiants. » Nerlande a été récompensée pour son engagement. « Vu que les rencontres avec les jeunes se passaient très bien, le principal de Jean-Pierre Timbaud m’a offert un poste d’assistante pédagogique. C’est une première dans le collège ! J’aurais voulu reconduire mon projet avec l’AFEV, mais là je ne pouvais pas dire non ! » L’AFEV recrute. Futurs bénévoles, à vos claviers pour plus d’infos : www.afev.org.
Ndembo Boueya
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Je ne vais pas prendre la défense de Génése il est assez grand pour le faire. Mais avez vous seulement lu ce qu’il écrit. Il participe déjà à ce genre de programme. Donc il donne de son temps. Et vous? Ceux qui le critiquez?
Et il a raison en disant que le bénévolat prend trop de place actuellement.
Aplanos et genèse sont la même personne, tu viens juste de le confirmer.
Qu’est ce que je viens de confirmer? Ce sujet ne m’intéresse pas particulièrement, car ce n’est pas ma tasse de thé. Seulement j’ai trouvé un peu gonflé de la part des participants de critiquer une personne qui fait dans le bénévolat. Maintenant si tu veux croire que nous sommes une seule et même personne, libre à toi. ça peut être amusant au demeurant.
oui ta raison moi je dit que il ya pas besoin de faire du bénévolat pour faire le bien autour de sois moi
QUE DEVIENT LE JOURNALISTE KAMEL EL HOUARI
Kamel chez Sarko
Mardi 25/04/2006 | Posté par Kamel El Houari
A l’image des journalistes parisiens qui se paient le grand frisson de la traversée du périph et débarquent en banlieue pour des reportages-choc, nous avons décidé d’envoyer des bloggers de banlieue couvrir la vie des Parisiens et des nantis en général. Après l’Avenue Montaigne, cette chronique est la seconde d’une série que l’on pourrait intituler « Le Monde selon Kamel ». Prochain épisode: le Louvre.
Je suis venu pour voir si Neuilly, c’est le paradis. C’est la question que j’aimerais poser aux habitants. Mais il n’y a personne. Sur les marches d’une église, à côté de la station de métro, je vois une vieille mendiante. Je lui donne un euro et lui demande si c’est beaucoup mieux de mendier ici que dans le 93. Elle ne comprend pas, elle parle seulement roumain.
Alors je cherche le centre ville. Là, je vois un épicier arabe qui a l’air de faire de bonnes affaires. Il me dit que le paradis, il n’est pas sur terre, il est chez le Bon Dieu. Pour les autres questions, il ne peut pas répondre, c’est son frère qui sait tout mais il n’est pas là.
Juste à côté, j’entre dans un magasin de meubles, Ka International. Je demande au gérant s’ils ont aussi des problèmes, à Neuilly. « Des problèmes ? Euh non pas trop ». Après, il réfléchit et dit que le seul problème, c’est qu’il se font piquer des autoradios. Il dit que ses clients sont surtout des femmes, entre 30 et 70 ans, avec un fort pouvoir d’achat, et qu’elles sont toutes en vacances. Je lui demande si sa manière de parler, comme ça, précieuse, c’est un style ou si c’est naturel. « Oui ben oui, il dit, c’est ma façon de parler. Disons que c’est un style qui devient naturel ! »
De retour dans la rue, je m’arrête devant la vitrine d’une agence immobilière, rue du Château. Je n’ai jamais vu ça, au lieu des annonces sur du papier avec des photos, c’est un écran plat qui montre chaque appartement ou maison en vente. Il y a une dame âgée en fourrure qui regarde un écran pour un 2 pièces à 340′000 euros. Je lui dis que pour ce prix-là, elle aurait quelque chose de super bien dans le 93. Elle dit : « Ah oui, mais je ne veux pas y aller dans le 93 ! Ici, c’est calme, c’est sympathique ».
- Est-ce que vous avez quand même des problèmes ?
– Les problèmes c’est les gens qui traversent le pont et qui viennent faire des cambriolages. Mais on peut pas couper le pont, on est pas une forteresse.
– Est-ce qu’il y a un quartier chaud, à Neuilly ?
– Non, ça on n’a pas.
– Est-ce que vous avez des pauvres ?
– Ah ça oui. Moi par exemple, je suis pauvre.
– Pauvre et vous cherchez un appartement à 340′000 euros ?
– Oui, enfin, tout est relatif.
Cette dame me dit encore qu’elle s’appelle Caroline, qu’elle était prof de gymnastique féminine à la retraite et que Sarkozy était un bon maire et qu’il ferait un très bon président.
J’entre dans un institut de beauté, Pretty Woman, et je demande s’il y a des problèmes à Neuilly. La dame, qui s’appelle Françoise, dit : « Aucun ». Et puis elle réfléchit et dit qu’il y a des cambriolages. Je demande si Cécilia Sarkozy est l’une de ses clientes. « Non, c’est pas assez luxueux pour elle. Elle va sûrement dans des salons plus cher à Paris, pour que cela reste anonyme. Je demande aussi s’ils ont un LeaderPrice à neuilly. Elle dit non, qu’elle n’est jamais allée dans un LeaderPrice, mais qu’elle sait ce que c’est, parce qu’elle a vu un reportage à la télé.
Pour l’instant, le seul problème que j’ai trouvé à Neuilly, c’est les voleurs venus d’ailleurs. Dans la rue, je demande à une dame avec un chien si elle en voit un autre. Elle dit d’abord que non, et puis elle dit qu’il y a des vrais pauvres à Neuilly et qu’elle en connaît un qui a le RMI. Elle le sait parce qu’elle lui louait un studio à 400 euros. Et le problème, c’est que ça a été très compliqué de le mettre dehors et que maintenant il est logé par la Mairie.
En continuant ma route, je croise David (prénom modifié), un jeune homme juif portant la kipa. Il se rend à pied à l’île de la Jatte et veut bien me montrer le chemin. C’est l’endroit le plus chic de Neuilly. C’est aussi là-bas qu’habite Nicolas Sarkozy. D’après David, qui est chef de projet informatique, l’île de la Jatte, c’est pour les fortunes internet (les nouveaux riches). Ceux qui sont blindés à la base ont un autre coin, mais je n’ai pas compris le nom. Lui non plus ne voit aucun problème à Neuilly.
Kamel El Houari, envoyé spécial à Neuilly
bravo et bon courage Nerlande, que dieu beni tout les benevole et ce qui fon du bien dans le monde
Pareil que La Mome, bsahtek à Nerlande, félicitation pour son engagement, et vive l’entraide.
lol franchement wer cet article et bien mieux que celui de wida au lid(o)er price ça montre qu’il ya des gents qui on la main dans le coeur sinon genèses tu a quelle âge on dirait un vieux du club du 3 ème âge si tu a besoin d’aide pour te déplacer ou faire les course il ya pas de problème je peu faire du bénévolat pendant mes heure perdu dit moi pourquoi tu et toujours négatif mémé quand il ya un beau article comme celui la
non je plaisante tu a tout fait raison moi ça ne me dérange pas venant des association car il non pas de fort budget pour payer mes quan tu va dans une maisson de quartier pour creer un atelier qui y a pas et bien il te sorte et ben on a tousse commencer par du benevola alord que les centre sociale apartient au mairie de chaque departement
Je connais ce genre d’action, j’y participe depuis la rentrée 2007. Mais la chose qui me géne considérablement, c’est qu’il s’agit une fois de plus de bénévolat. Dans notre société ou tant de personnes ont du mal à joindre les deux bouts, ou simplement cherche à assurer le quotidien, à survivre, ont vient leur proposer du bénévolat.
Je ne dis pas qu’il ne faut pas de temps en temps aider les autres, mais nous sommes tombés dans un excés pervers. Faire bosser les gens pour rien en les brossant dans le sens du poil en jouant sur la corde sensible est devenu une habitude. De la manière dont je suis sollicité, je pourrais passer mes journées en bénévolat. Trop, c’est trop.
Je n’ai qu’un mot à dire : BRAVO Nerlande. Quant à Genèse, si vous ne souhaitez plus faire de bénévolat, vous n’y êtes pas obligé. Mais la solidarité c’est quand même SUPER. Non ?????
bravo nerlande. c’est bien que des jeunes s’impliquent pour aider les gamins.
tous les jours je vois des pubs dans le métro qui vantent des boites privées qui font l’aide aux devoirs. les parents croient pouvoir acheter la réussite de leurs gosses.