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Journalisme et diversité sociale, un partenariat ESJ Lille/Bondy Blog

Lundi 9 mars 2009 | Posté par Nordine Nabili |

L’Ecole supérieure de journalisme de Lille et le Bondy Blog s’associent pour lancer un programme de formation d’envergure nationale, « Nouveaux médias, nouveaux usages »

Ce partenariat entre la plus ancienne école de journalisme de France et l’un des blogs à la pointe du journalisme participatif a pour vocation de démocratiser l’accès aux grandes écoles et de mettre à disposition de la société civile les outils pour une éducation aux médias numériques. Aujourd’hui, grâce à Internet et aux nouveaux outils, les journalistes professionnels n’ont plus le monopole de l’information. Chacun peut créer un média en ligne et l’alimenter en nouvelles pour des publics extrêmement variés. Mais, que ce soit pour un usage professionnel ou non, et pour que le journalisme reste un pivot de la démocratie, il reste indispensable d’apprendre à en maîtriser les techniques et les responsabilités.

Afin de démocratiser l’accès à ce savoir-faire, le projet ESJ Lille – Bondy Blog s’articule autour de deux axes :

- Création d’une « Classe PREPA* » pour faciliter l’accès aux écoles de journalisme reconnues par la profession à une vingtaine d’étudiants représentatifs de la diversité française. Cette « prépa » sera organisée sous forme de sessions en ligne, après une période de démarrage dans les locaux de l’ESJ Lille et à Bondy. Les étudiants seront sélectionnés sur dossier, sur la base de critères sociaux et scolaires afin de donner les mêmes chances à tous ceux qui se présentent sur la ligne de départ des concours.

- Développement d’ateliers « Ecole du blog » à Lille, Bondy, Montpellier pour mettre à la portée des acteurs de la société civile les outils du journalisme en ligne. Ces nouvelles pratiques sont porteuses d’un grand souffle de liberté, de changement et d’innovation dans le monde de l’information. Elles constituent un formidable levier en faveur des politiques de cohésion sociale et du développement de la citoyenneté. Les ateliers « Ecole du Blog » doivent donc permettre aux citoyens engagés dans la politique de la ville, aux jeunes, responsables associatifs, acteurs du monde scolaire, économique, institutionnel et culturel… de passer du rôle de spectateurs à celui de producteurs d’information pour porter d’autres paroles sur la place publique.

Avec ce projet, l’ESJ Lille et le Bondy Blog proposent une autre relation Banlieues/Médias, afin de rapprocher le monde des médias et celui de la société civile. Démarche innovante qui associe des professionnels de l’information et des citoyens pour « fabriquer » une information de qualité.

Elle témoigne d’une autre manière d’agir ensemble, permet l’échange d’expériences et touche des publics divers grâce à l’alliance entre une grande école de journalisme et un média à la pointe du journalisme participatif.

Pour mener à bien ce projet le Bondy Blog et l’ESJ Lille souhaitent pouvoir bénéficier du concours des acteurs privés et publics engagés dans la promotion de la diversité et de la démocratisation de l’accès aux savoirs (collectivités locales, services de l’Etat). L’objectif des deux partenaires est de pouvoir lancer la « classe Prépa » et les premières sessions de l’Ecole du blog dès l’été 2009, sur les sites de Lille, Bondy et Montpellier.

BondyBlog/ESJ Lille.

* l’appel à candidatures pour la « Classe PREPA » sera en ligne dans quelques jours.

* Photo. Debout de gauche à droite : Nordine Nabili, Mohamed Hamidi, Antoine Menusier, Marc Capelle (directeur délégué ESJ Lille), Yves Renard (directeur ESJ Lille international). Assis : Daniel Deloit (directeur général ESJ Lille), Serge Michel.

 

Nordine Nabili

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Réactions des internautes

  1. aude_nectar dit :

    la discrimination positive, sans tabou, on en a bien besoin en France comme ailleurs, donc je me fous du débat ça en est ou pas, je trouve ça très bien d’ouvrir toutes les écoles et la Presse à des étudiants intéressants, motivés, de belles plumes, issus de tout milieu. C’est plus riche, plus d’idées, et des vécus différents, c’est mieux.

  2. bendaf dit :

    je ne crois pas que les grandes écoles ont un intérêt à s’ouvrir davantage à cause du poids du lobby des immigrés, elles vont faire baisser le niveau et tout le monde y perdra. 

    • decourt dit :

      les revoilà les xénophobes qui sortent du bois dès qu’ils sentent le vent de la réforme souffler. surtout si on essaie de trouver des solutions pour aider les plus méritants.

  3. tombombadilom dit :

    Et bien, chapeaux bas messieurs dames du Bondy blog, voici une marque de reconnaissance, de la part de professionnels, de votre travail qui est plutôt flateuse.

    Je me souhaite de continuer à vous lire encore longtemps

    Finalement, journaliste sur un blog, cela n’a qu’un défaut, c’est que cela rapporte rien!

    • real dit :

      je ne sais pas ce que vous entendez par « rien ». je trouve au contraire, pour avoir suivi cette expérience depuis l’été 2006, que cela a rapporter énormément de choses pour tous ces jeunes qui écrivent, rencontrent des personnes, racontent leur environnement, font des reportages. ça ne rapporte pas d’argent, mais à cette âge l’argent est certes important, mais se sentir exister, reconnu est beaucoup plus essentiel que quelques euros vite dépensés. il ne se passe pas une semainesans que j’entende parler du BondyBlog dans les médias, autour de moi. croyez-moi, cette expéreince rapporte énormément de choses, à commencer par les initiatives que prennent tous ces jeunes pour monter tous ces projets…. et cette fraicheur, cet engagement sont une source de jouvence.

      • benoit dit :

        bondynoise pense que seul le mérite suffit. pour une ancienne enseignante c’est surprenant comme analyse. il y a dans la société française énormément de résistances et de conservatisme. nous sommes dans un pays d’heritier. les fortunes se transmettent de père en fils, même en politique les circonscriptions se refilent aux heritiers, voyez les dernières cérémonies des victoires de la musique et des césars, les fils et filles à papa viennent chercher leur prix sous les applaudissements de la foule. je pense que ce projet est un pavé dans la marre. il sera confronté à de nombreux obstacles, mais l’idée est généreuse et salutaire. bon courage à ses promoteurs.    

        • bondynoise dit :

          Benoit,

          Où ai-je écrit que « seul le mérite suffit. »? Vous interprètez à votre manière. Je parle de cas précis et de mon expérience en ZEP de banlieue, de ce que j’ai vu et vécu personnellement. 
          La liste de mes anciens élèves de milieux défavorisés ayant réussi est longue. A votre avis, comment sont-ils parvenus à atteindre leur but?

          « Les fortunes se transmettent de père en fils »

          Certes, vous avez raison, mais tous les jeunes ne chechent pas à faire fortune. Ils veulent s’épanouir dans des professions qui leur plaisent. J’ai lu récemment dans un monde magazine que des jeunes ingénieurs avaient changé d’orientation, à leur sortie d’école, pour se lancer dans des voies moins prestigieuses.  J’ai un fils d’ami qui n’a jamais exercé son métier d’ingénieur. Il est entré en apprentissage chez un ébéniste . Depuis 13 ans, il travaille comme ébéniste et m’a l’air très épanoui.

          Bonne chance au projet du BB.

          • bondynoise dit :

            « Ils ont fait des études, décroché des bons diplomes.Pourtant , ils ont décidé de devenir plombier. »Le Monde 2( numéro 261) a rencotré quatre de ces jeunes apprentis: un ex-prof de maths, un biologiste,un polytechnicien et un qui se destinait à l’enseignement en EPS.

            « Et si maintenant, tu faisais quelque chose qui te plaît plutôt que de poursuivre dans le système et chercher à gagner le maximum de fric ».(Propos tenus par un de ces jeunes)

      • severino dit :

        c’est pathétique de raisonner comme cela. doit-on toujours avoir quelque chose en retour d’une initiative ? je ne crois pas. ce projet est un engagement citoyen, des gens de valeurs décident d’aider des jeunes à trouver une voie, quoi de plus noble ? c’est plus important que tout croyez-moi !

      • tombombadilom dit :

        Vous avez raison, pour l’expérience que cela apporte sur le plan humain. Entièrement raison, vénal que je suis, je disais simplement, que cela ne permet pas de gagner sa vie.
        Mais c’est une école alternative qui peut ouvrir les portes du métier de journaliste, qui lui, permet de gagner sa vie

  4. marck dit :

    cette démarche me semble pertinente, ce n’est pas de la discrimination positive (d’ailleurs ce mot n’apparait pas dans l’article), ce n’est pas pas une politique de « quotas », tout est basé sur le mérite des candidats puisque la sélection s’opère sur dossier. c’est un bon compromis et certainement un exemple à suivre.

    • walida dit :

      avouons une chose, les classes prépa sont une voie reservée aux familles riches et c’est un marché juteux ! je ne connais aucune famille de mon entourage qui peut se payer le luxe d’offrir ça à un de ses gamins.   

      • saint-bernard dit :

        Qu’appelez-vous « riche »? Et selon vous, combien cela coûte-t-il d’aller en classe prépa?

        • azert dit :

          il faut certainement comprendre « aisé » lorsque walida parle de « riche ». il y a effectivement une grosse difféence entre les familles qui peuvent payer des cours particuliers, des séjours linguistiques, des aides diverses pour préparer leurs enfants à l’entrée aux grandes écoles. ce bagage culturel et social n’existe pas chez les familles plus pauvres. d’où les inégalités devant des concours qui exigent un niveau que la scolarité « normale » n’offre pas à tout le monde.   

          • saint-bernard dit :

            Si l’on compte le bagage culturel comme indicateur de richesse , alors oui. 
            Cela dit, les élèves de classes prépa n’ont pas eu besoin de cours particuliers, mais ont été d’un très bon niveau pendant toute leur scolarité. Quant aux séjours lingistiques, là encore, tout dépend du sérieux de l’organisme, et aussi de la volonté d’ouverture et d’apprentissage de l’élève. Une bonne scolarité ne s’achète pas.
            Je ne suis donc  pas d’accord avec votre dernière phrase.

          • bendaf dit :

            c’est vrai, un élève qui a eu la chance d’aller quelques smaines à l’étranger pourparfaire une langue disose d’un avantage non négligeable vis à vis de celui qui passe son été à glander au village de ses parents en kabylie. de plus, ce genre de voyage ouvre l’esprit des jeunes, ils se confrontent à autre chose, donc ils se construisent mieux. c’est cette confiance qui manque le plus aux jeunes pour être prêts sur le ligne de départ des concours.  

        • blanche_colombe dit :

          à la lecture de cet article ,je pose toujours la question

          est il sain de privilégier toujours le système de la classe prépa ,même en l’ouvrant …

          les élèves qui vont rentrer dans cette classe vont le faire sur dossier …

          est ce que le dossier n’est pas la première forme d’injustice

          sur quels critères va t on faire ce dossier
          va t on privilégier un élève « X » parce que les « x » sont d’un mileu social différent ,auront ils des points en plus ?
          le parcours scolaire amont d’un étudiant n’est pas la certitude que son parcours aval sera aussi brillant

          alors que la motivation dans le supérieur est le moteur de la réussite
          est ce qu’on tiendra compte de la motivation qui est le critère le plus difficile à évaluer ;

          • saint-bernard dit :

            Je comprends vos réserves. Et j’émets des doutes sur les critères sociaux qui seront retenus.

    • solare dit :

      Certaines familles allemandes avancent à leurs enfants tous les frais d’études universitaires…. contre remboursements plus tard .
      L’étudiant qui s’endette ainsi aupres des siens active ses études ,ne double aucune année,pour ne pas alourdir sa dette familiale 

      Chez nous ,il en est bien autrement .Nous aurons bientot des étudiants qui seront grand pères ;

      • srate dit :

        il ne s’agit ni de quota ni de discrimination positive. j’ai le sentiment que cela est assez équilibré; ce projet souhaite donner un coup de pouce aux étudiants qui ont déja démontré une réelle motivation.

        • walida dit :

          j’ai parlé de votre projet autour de moi aujourd’hui. plusieurs personnes m’ont demandé des informations pour pouvoir en savoir plus. où peut-on avoir des informations pour remplir un dossier ?

  5. blanche_colombe dit :

    saint-bernard

    en effet j’ai des réserves mais elles ne se limitent pas aux seules classes prépa

    regardez ce qui s’est passé en médecine depuis 20 ans
    on a instauré un concours sélectif où disons seuls les meilleurs élèves  avaient des chances de réussir

    on a gommé tout ce qui était motivation, vocation ,on a sélectionné les candidats sur la capacité à résoudre un problème de math (je caricature volontiers )

    le résultat se fait sentir maintenant ,les jeunes médecins n’ont pas du tout envie d’aller à la campagne ou dans les quartiers difficiles ,ils se spécialisent et restent dans les beaux quartiers ou vont dans le sud de la France
    et on va avoir une pénurie parce que les plus motivés d’entre eux au départ et qui n’étaient peut être pas les meilleurs scolairement parlant ont été éliminés

  6. frany dit :

    les critères sociaux peuvent être détournés comme est détournée l’adresse du domicile des parents. il y a eu des exemples récents dans d’autres prépa aux grandes écoles. je pense qu’il vaut mieux prendre position en faveur de la discrimination positive. ce sera mieux que de tourner autour du pot sans cesse.

  7. saint-bernard dit :

    Je trouve votre exemple très bien choisi, Blache-colombe. Et non seulement certaines régions manquent de médecins, mais aussi certaines spécialités, plus à risques ou plus contragnantes : l’obstétrique , par exemple.

  8. bondynoise dit :

    Comment pouvez-vous affirmer que ce ne sont pas les plus motivés qui réussissent?
     Ne faites pas de généralisation .

    Mon fils ainsi que ses copains , motivés et courageux ont travaillé avec acharnement pour faire leurs études de médecine. Ils sont tous issus du 93. A présent, certains, ayant terminé leur internat ,font des remplacements chez leurs confrères. D’autres, mon fils en fait partie, achève leur spécialisation dans des hôpitaux de l’APHP. Ils ont travaillé en tant qu’externe puis interne( la médecine générale est une spécialité) dans les hôpitaux du 93  ,et croyez-moi, il faut une grande force psychologique et physique pour assurer des semaines de 50 heures( sans compter les astreintes et les gardes de 24 heures). Si beaucoup d’étudiants évitent cette filière, c’est aussi qu’ils ne veulent pas non  plus avoir des journées de plus de douze heures ( sans compter le lourd travail administratif) et que comme tout un chacun,ils aspirent à  une qualité de vie et une vie familiale. D’autant plus que la majorité des jeunes médecins sont des femmes. Des jeunes généralistes qui ne peuvent s’installer( par manque de financement ) se tournent vers les hôpitaux . Quelques uns complètent leur cursus parce qu’ils souhaitent devenir urgentistes ou phébologue.

    On peut aussi comprendre que des jeunes, n’ayant jamais vécu à la campagne ,n’aient pas envie d’y vivre. Tous n’exercent pas dans les beaux quartiers.
    Si la médecine générale n’est pas valorisée, elle risque de disparaître. C’est la profession la plus touchée par le stress et l’épuisement. 

  9. bondynoise dit :

     Bonjour blanche colombe,

    Mon message de 15 h 35 s’adressait à vous.

  10. solare dit :

    l’erreur des quotas ,du « numérus clausus » me parait si énorme que je suis porté à croire à un vilain dessein : créer une pénurie qui serait comblée par des médecins étrangers qu’on payerait moins dans les hopitaux et qu’on surchargerait de travail

  11. hector dit :

    je pense que ce qui coince c’est les codes et l’oral.
    les jeunes manquent de préparation et de confiance. 
    le système scolaire français est une machine à apprendre par coeur
    dans les concours, on vient pour réciter et du coup on loupe plein de candidats à fort potentiel.
    si cett initiative pend en compte le savoir être, elle a des chances de réussir.
    en tous les cas, je trouve cette idée très intéressant. 

  12. frany dit :

    certaines régions manquent de medecin, les banlieues manquent de journalistes. j’ose espérer que ce projet rectifira le tir et produira des compétences dans ce domaine.

  13. saint-bernard dit :

    Le systême français ne privilégie pas le par coeur; au contraire, il est fort mal vu surtout des IUFM dont vous semblez avoir assimilé le vocabulaire.

  14. magique dit :

    je connais des familles qui s’endettent pour payer des prépa à leurs enfants. voyez le nouveau site d’aide aux devoirs payant. je pense que l’éducation nationale se privatise de plus en plus. nos gosses ne sont plus sur un même pied d’égalité. aujourd’hui, si vous voulez que vosgamins réssissent, soit vous les mettez dans le privé, soit vous leur payer des compléments, c’est à dire des cours particuliers.  

  15. severino dit :

    pour aller vite, je crois que ce projet lutte contre la ségrégation scolaire. comment faire entrer des étudiants dans les grandes écoles ? soit on améliore ce qui existe (donc on met de l’argent pour offrir à tous une éducation minimum), ou alors on dit clairement aux parents que l’état ne garantie plus cette fonction. chacun doit trouver de l’argent pour payer les études de ses gosses.  

  16. saint-bernard dit :

    Que des familles payent des cours particuliers , c’est un fait. Que ce soit la condition de réussiten, non . Mettre ses enfants dans le privé ne les fait ni réussir ni échouer. Quant au site d’aide aux devoirs, il a fermé avant même d’avoir fonctionné et il n’aurait de toutes façons rien changé à la réussite des élèves, puisqu’il se proposait de faire les devoirs à leur place. Aptitude, goût pour les études et valorisation de  celles-ci par la famille garantissent le succès scolaire.Et il y d’autres voies que les études.

  17. decourt dit :

    arrêter de faire du cinéma, je paye encore mes échéances bancaires pour ma propre prépa. quand on veut réussir sa vie, on se donne les moyens. oublier l’état, il a autre chose à faire…

  18. betsen dit :

    ne le criez pas sur les toits severino, c’est la meilleur façon de faire capoter ce projet. pensez-vous que les élites laisseront ces jeunes de banlieues venir troubler l’ordre établi ? pour cela, il faut un engagement politique. pour l’heure, la droite fait du shopping, la gauche cherche un abri parce qu’elle ne sait plus où elle habite. toutefois, je suis très heureux de cette initiative.

  19. sally dit :

    st bernard ne comprend pas la subtilité des inégalités sociales. en gros, vous dites « qui veut peut ! », et bien c’est faux. il y a une différence fondamentale entre un élève qui a fait un séjour linguistique à l’étranger et un autre qui a passé ses vacances à bosser au mc do pour payer sa prochaine année scolaire. et je ne parle pas de celui qui ne peut pas aller étudier dans une autre région parce que tout simplement c’est hors de prix pour lui. alors que d’autres dispose de moyens financiers qui le permettent. et celui encore dont les parents lui trouve un stage dans une boite réputée et etc… vouloir réussir est un objectif partagé par tous les élèves, avoir les moyens de le faire est une autre affaire.    

  20. hector dit :

    sally a raison, on fait croire aux gens que tout est possible alors que le système favorise ceux qui ont les moyens financiers et rejettent subtilment les autres.

  21. bondynoise dit :

    Sally,

    En tant qu’ex- enseignante de langues , je ne suis pas persuadée que les séjours linguistiques, sauf ceux de très longue durée, soient bénéfiques. Je connais des jeunes,de milieux sociaux très modestes , qui sont partis à l’étranger comme babysitter ou serveurs et qui ont sûrement plus parlé la langue que ceux qui ont fait des séjours linguistiques.
    Je me souviens d’un guide russe n’ayant jamais séjouné en France et  qui maîtrisait parfaitement notre langue. Je suis toujours étonnée de l’excellent niveau des élèves allemands en langues étrangères.
    Comment expliquez-vous alors la réussite de ces jeunes de banlieue issus de milieux modestes ?

  22. saint-bernard dit :

    Non , pas du tout ; je n’ai pas dit qui veut peut, je dis plutôt « qui peut peut ». Mais je n’avais pas compris la subtilité des différences sociales, heureusement, grâce à vous, j’ai tout compris.

  23. farid dit :

    je suis scotché par ce que vous faites depuis le début. là, vous mettez la barre très haut, mais vous avez un partenaire de choix. je n’ai aucun doute sur la réussite de ce projet. bravo à toute l’équipe. ça fait du bien de démarrer la semaine avec des nouvelles de ce genre…

  24. france_de_zidane dit :

    Decourt

    Mais qui s’est porté garant de ton prêt bancaire ?
    Papa et maman aisés ?

  25. bondynoise dit :

    france de zidane,

    Bonjour. Un jeune de ma famille a eu un prêt bancaire sans que ses parents se portent garants. Vu leurs revenus, ils n’auraient pu le faire. Il avait réussi une école d’ingénieurs, la banque était, par conséquent, rassurée quant au remboursement du prêt.

  26. blanche_colombe dit :

    bondynoise

     lorsque l’on veut faire court ,on est toujours mal compris

    je n’ai pas dit que tous les étudiants en médecine ne sont pas motivés ,j’ai dit que « des étudiants motivés « et qui avaient le désir de faire médecine n’ont pas pu faire ces études parce que le principe du concours sélectif se fait sur des bases qui ne seront pas celles qu’on attend d’un médecin ;

    vous devez savoir aussi que ce concours n’a eu comme but que de diminuer l’offre médicale ,la profession médicale s’est ainsi vue protégée sous couvert qu’il fallait diminuer la facture de la Sécu ,
    c’est une profession qui a su se faire écouter des gouvernements quels qu’ils soient ;les médecins ont la liberté de   s’installer et il n’y a plus  de concurrence .

    en réduisant drastiquement le nombre de places au concours de médecine ,on s’est retrouvé avec des pénuries à la campagne ,des manques criants de spécialistes, ;on est obligé de faire appel à des médecins étrangers (tant mieux pour eux )mais ce qui est un comble dans un pays comme le notre
    et comme vous le dites la charge de travail pour ceux qui sont dans la profession devient insupportable ;
    vous devez savoir aussi que bon nombre de médecins ont augmenté leurs honoraires
    et si ces médecins ont pu le faire c’est parce qu’ils sont peu nombreux selon le vieil adage « ce qui est rare est cher « 

  27. blanche_colombe dit :

    votre fils a du vous dire aussi qu’il existe de nombreuses préparations privées pour ce concours de médecine
    et les frais sont déductibles des impôts selon des mécanismes bien connus ;les familles aisées peuvent donc payer ces cours de préparation à leurs enfants

    On peut donc se rendre compte de l’injustice qui se crée entre les riches  et les pauvres qui doivent se contenter de leurs cours à la Fac
    Et on s’étonne après qu’il n’y a plus d’ascenseur social

    en rendant très durs et sélectifs  ces concours ,on empêche les pauvres d’y accéder ;

    i

  28. bondynoise dit :

    blanche colombe,

    Des étudiants motivés qui n’ont pas réussi, vous en trouvez dans toutes les filières, pas seulement en médecine. Il en est de même pour ceux qui souhaiteraient devenir enseignants, infirmières, ingénieurs, pharmaciens, musiciens etc.

    Que dire de notre gouvernement qui incite les médecins à s’installer à la campagne , mais qui ferme les petits  hôpitaux, parce que ce n’est pas rentable, tout comme les bureaux de poste. Il n’est pas crédible. Dans ces hôpitaux, on pouvait consulter des spécialistes. 

    Les médecins généralistes ont augmenté de manière dérisoire leurs honoraires. Certains jeunes se destinent à la médecine hospitalière, parce que c’est leur choix, d’autres parce qu’ils n’ont pas les moyens de s’installer. Savez-vous qu’avec la CMU, ils doivent attendre 6 mois avant d’être payés. Pour ceux  qui n’ont pas de trésorerie, c’est difficile.

    A l’époque de mon fils, il y avait deux fois moins de places au concours.
    Ceux de sa promotion n’ont pas fait de prépas privées. Trop chères.
    Je ne pense pas ,que ceux qui actuellement fréquentent la fac de médecine de Bobigny ,soient en mesure de s’offrir ce genre de prépas.

  29. real dit :

    les banquiers feraient mieux de la jouer tranquille en ce moment !
    pour ce projet, ce sont les pouvoirs publics qui devraient se bouger. c’est leur rôle de l’état d’aider ce type d’initiative, l’argent de nos impôts aura un sens dans ce type de projet, beaucoup mieux que pour financer les petits fours et les sous mondanités parisiennes.

  30. magique dit :

    j’ai lu dans un journal aujourd’hui que le haut commissaire à la jeunesse lançait une étude sur l’état d’esprit des jeunes français. bonne idée, mais ce n’est pas pour trouver une solution, c’est pour mieux noyer le poisson. 
    quelqu’un peut-il envoyer le lien de cet article à Martin Hirsh, il y a dans cette initiative quelques solutions à la déprime des jeunes…

  31. bondynoise dit :

    Erratum. Diplôme. A rencontré

  32. real dit :

    je ne suis pas d’accord avec vous, mieux vaut inciter les jeunes à faire des études. l’erreur est de croire que si vous apprenez un métier l’affire est classée. or des études longues donnent un bagage nécéssaire pour toute la vie.

  33. hector dit :

    vous vous trompez, les élèves doivent être préparés pour les concours. une scolarité classique ne suffit pas. beaucoup d’élèves brillants calent aux concours sur ds détails, des postures et un manquede préparation. ce projet pointe exactement ce qu’il faut faire pour muscler les jeunes. l’entrée dans les grandes écoles est parfois une vraie loterie, mais il n’en demeure pas moins que cela exige des codes et un savoir être.  

  34. bondynoise dit :

    real,

    Etudes longues, oui,  à condition qu’elles débouchent sur un métier choisi. Selon vous, un jeune ,excellent patissier, passé par les Compagnons du Tour de France aurait dû faire des études longues plutôt que de se lancer dans cette voie. En tout cas, il est heureux, va au travail avec plaisir et n’envie pas certains de ses camarades d’école qui ont bac+5( lettres ou histoire), et toujours en recherche d’emploi. Quelques -uns parmi  eux tentent leur chance en passant des concours niveau bac .

  35. saint-bernard dit :

    Je pense que vous m’avez mal lue ; je n’ai pas dit que les concours ne devaient pas être préparés; c’est bien pour cela qu’il y a des classes prépa d’ailleurs. J’ai dit que les élèves qui entraient dans les classes prépa n’y étaient pas entrés à coups de cours particuliers. Pour les codes, je suis bien d’accord avec vous; tout milieu à son code, le rap comme les grandes écoles.