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Lycées : l’arsenal sécuritaire se renforce inexorablement

Lundi 23 mars 2009 | Posté par Antoine Menusier |

Victime d’une agression l’an dernier, un CPE d’un lycée du 93 ne croit pas que l’école puisse être « sanctuarisée ». On en prend pourtant le chemin !

Les collèges et lycées situés en zones urbaines sensibles peuvent à tout moment sombrer dans la violence. Triste et banale réalité. En se rendant mercredi dernier au lycée Jean-Baptiste Clément, en Seine-Saint-Denis, huit jours après qu’une bande y eut semé la terreur parmi les élèves, Nicolas Sarkozy a pris acte de cette dérive. Le président de la République a déclaré à cette occasion que les établissements scolaires devaient être « sanctuarisés » contre la violence et annoncé des mesures répressives contre les bandes.

Réponse du loup au berger, le lendemain de l’intervention du chef de l’Etat, une meute a pénétré dans un collège de Garges-lès-Gonesse, dans le Val-d’Oise, mordant le principal. Nicolas Sarkozy veut mettre l’école à l’abri des tourments de la société ? Ambitieux programme.

Les lycées ont depuis tout temps leur propre « police ». Ce sont les conseillers principaux d’éducation (CPE), sorte d’officiers en civil veillant à la sécurité des établissements. Ils remplissent de nombreuses tâches : gestion de l’absentéisme et des retards des élèves ; application de la discipline; les décisions de mise à pied, relèvent, elles, des chefs d’établisement.

En dessous des CPE, on trouve les assistants d’éducation, les « sous-off » du dispositif. « La clé de la sécurité dans un établissement scolaire, c’est la présence des CPE et des assistants d’éducation sur le terrain et la bonne connaissance des élèves », affirme David Capdepont, CPE dans un lycée de 800 âmes de Seine-Saint-Denis, dont il demande de taire le nom.

Seulement, la bonne connaissance des ouailles ne suffit plus à prévenir les actes violents. Des dispositifs sécuritaires ont été ajoutés. Dans le lycée où David Capdepont officie, une caméra de vidéosurveillance filme les entrées et sorties à la grille. Pour accroître son efficacité, un assistant d’éducation est présent à cet endroit névralgique. Son rôle est un peu celui d’un videur d’une boîte de nuit : il filtre les entrées de façon à interdire l’accès aux personnes, généralement des jeunes, non scolarisées dans le lycée, la plupart des violences résultant de l’intrusion d’éléments extérieurs.

Le filtrage, c’est risqué. « L’an dernier, raconte le CPE, je me suis fait agresser par un individu entre 25 et 30 ans, il m’a donné des coups de tête et des coups de poing ; j’ai porté plainte, il a été déclaré irresponsable. » En cas de doute, la personne « de garde » à l’entrée peut demander à l’élève de présenter son « carnet de liaison », document sur lequel sont inscrits son identité et le nom de l’établissement où il est scolarisé. D’autres lycées vont plus loin encore dans le dispositif sécuritaire en distribuant des badges aux élèves, comme certaines entreprises le font avec leurs employés.

Le lycée qui emploie David Capdepont a connu des phénomènes de bandes venant de villes différentes. Pour les traiter, des classes supplémentaires ont été aménagées dans les lycées de ces localités afin que chaque bande reste chez soi. Mais cela n’empêche pas qu’ailleurs, des « gangs » effectuent des descentes dans des établissements qui ne sont pas les leurs. « Il est impossible de sanctuariser les lycées comme le veut Nicolas Sarkozy, soutient le conseiller principal d’éducation. Les violences en milieu scolaire sont très souvent le prolongement de conflits entamés à l’extérieur des écoles. »

Impossible, sauf à transformer les écoles en camps retranchés. Un débat a été engagé sur la nécessité ou non d’installer des portiques de sécurité à l’entrée des collèges et lycées. En 2006, le conseil général de l’Isère avait fait une proposition en ce sens, restée sans suite. Des syndicats de police, estimant que les trafics en tout genre se poursuivent à l’intérieur des établissements scolaires, font pression sur les politiques pour qu’ils y autorisent la présence permanente de policiers. Ceux-ci se contentent pour l’instant d’effectuer des fouilles et des contrôles d’identité d’élèves aux abords des établissements. Certains élèves étant sans titre de séjour en France, des surveillants les préviennent à l’arrivée de la marée-chaussée. Mais les flics parmi les profs, comme aux Etats-Unis ? Le remède serait pire que le mal, ont estimé jusqu’ici les personnels de l’éducation nationale.

Le pli, cependant, est pris. Et la frontière entre la prévention et la répression s’estompe. « Nous coopérons avec la brigade des mineurs, ainsi qu’avec des éducateurs de quartiers, explique David Capdepont. Cela se passe dans la discrétion. Des policiers en civil, sans brassard, viennent parfois dans notre lycée pour y chercher un élève. Jamais, toutefois, ils ne lui passent les menottes, et ce sont toujours des personnels scolaires qui se chargent d’aller trouver l’élève en classe. »

Ainsi va la vie dans de nombreux collèges et lycées. Les dispositifs de sécurité sont-ils suffisants ? « D’un point de vue quantitatif, oui, répond le CPE qui croit ferme en sa mission. Du point de vue des effectifs, non. » Eternel débat…

Antoine Menusier

Antoine Menusier

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Réactions des internautes

  1. yann dit :

    Et après ça vous doutez encore de l’existence des extraterrestres ?

    http://frenchcarcan.com/2009/03/27/linvasion-extraterrestre/ 

  2. saint-bernard dit :

    Les CPE et surveillants ont une répugnance manifeste pour tout ce qui touche à l’autorité. Il n’y a qu’à voir les réactions – parfois très violentes – de ces personnels à l’article d’Antoine Menusier , qui s’était permis d’employer des métaphoires policières ou militaires. C’est que l’autorité est chose très difficile à exercer ; il est plus facile de faire du pédagogisme.

    • romuald dit :

      Il y a quelques jours je suis tombé sur le JT de France2, ils montraient de futurs profs à qui étaient enseignées quelques techniques très rudimentaires de sécurité, mais aussi de gestion des conflits.
      Ah bon, il y a des conflits avec les élèves??! la faute du chômage des parents, des parents qui travaillent trop; sûrement de la colonisation etc etc.

      • saint-bernard dit :

        Je crois savoir de qui vous parlez Romuald. Effectivement, un professeur de Seine-Saint-Denis a publié récemment un livre de conseils à l’usage des professeurs, fondé sur son expérience personnelle, et non sur la conception de l’homme de Bourdieu, véritable manuel de survie. Je ne me souviens malheureusement plus de son nom et ne peux donc envoyer de lien. Les langues commencent à se délier dans l’Education Nationale, car il n’est plus possible de cacher des affaires qui de plus en plus souvent relèvent du pénal. voir le film La journée de la Jupe , dont vous aviez signalé la diffusion sur Arte et que j’ai regardé, film impensable il y a encore quelques années.  Je m’étonne d’ailleurs du silence sur ce film dans le Bondy Blog.

      • lie dit :

        Romuald,
        va jusqu’au bout de ton truc, ça serait la faute de quoi, des gênes ? Est ce que ça concerne aussi celui qui a poignardé son prof, ou ceux qui prennent l’école pour un ball- trap ?

        • romuald dit :

          Où est-ce que j’ai parlé de gènes de la violence??

          Les jeunes Maghrébins du Maghreb savent se tenir, coopèrent même lorsqu’on les contrôle. A moins qu’on ne tombe que sur les plus dociles?
          Par contre, les wesh-wesh bien français jouent les rebelles.

          Ce n’est donc pas une quetsion de gènes.

          • lie dit :

            Tu n’en as pas parlé mais ta phrase m’interpelle « la faute du chômage des parents, des parents qui travaillent trop; sûrement de la colonisation etc etc » , c’est la faute de quoi alors ?

        • briardounet dit :

          ===> Lie
          Ce n’est pas une question de faute. De bons zet de méchants, d’autoritaristes ou de laxistes, de gauche ou de droite. Ce n’est pas d’abord une question de morale. 
          Quel sont les faits?                                                          
          C’est une question de cause et d’effet. .
          Briardounet

        • solare dit :

          KI KA PEUR DES GENES ?c’et pas moi ,c’est pas lui,mais c’est qui alors …..

    • el_bushi dit :

      C’est surtout que la pédagogie ça s’apprend, alors que l’autorité ne s’acquiert pas, on l’a ou on l’a pas. Et ce ne sont pas quelques cours sur la gestion des conflits qui vont permettre à un(e) jeune prof complètement dépassé(e) par ses élèves de s’imposer. Il n’y a que le temps et l’expérience qui paient dans ces cas-là.

      • saint-bernard dit :

        Ce n’est, en effet , pas un stage de quelques jours qui va répondre aux angoisses des profs, mais le fait même que ce bouquin existe montre bien que l’Education Nationale ne peut plus dissilmuler. D’accord avec vous sur l’expérience, et j’ajouterai que cela vaut aussi pour la pédagogie.

        • bondynoise dit :

          saint-bernard,

          J’ai connu des profs, plus très jeunes, qui n’avaient pas évolué dans leur pédagogie. Il faut sans cesse participer aux stages de formation ,étant donné que les programmes changent souvent. Le danger est de reprendre ses préparations de cours, alors que le public est différent. 
           

          • saint-bernard dit :

            Entièrement d’accord avec vous Bondynoise. Même sans changement de programme, il est stérile de reprendre un même cours d’une année sur l’autre. Les classes sont différentes, les moments de la journée, etc…

      • romuald dit :

        Une prime de 2.000€/an sur 3 ans devrait être versée par le Rectorat de Créteil aux (jeunes) profs affectés dans le 93, prime qui sera testée à Pierrefitte, Stains, Villetaneuse et St Denis.

        Prime dite d’installation, en contrepartie de laquelle les profs devront accepter de rester sur place 3 ans minimum.
        http://www.leparisien.fr/societe/profs-la-prime-controversee-25-03-2009-453898.php

        Si je comprends bien, les demandes de mut’ depuis le 93 vers d’autres coins de France plus paisibles a pour effet d’envoyer systématiquement des profs inexpérimentés, dans le 93, pour compenser le départ d’autres jeunes profs inexpérimentés..

        Question: pourquoi diable existe-t-il un tel turn-over, si la pédagogie est une si belle réussite par rapport à l’autoritarisme?

  3. dav dit :

    Bonjour,
    Je me permets de publier sur ce blog mon echange de mail avec l’auteur de l’article:

    Message envoyé le 24/03/09:





    Bonjour, suite a votre article que j’ai relu a tête repose, je me permets de vous signaler mon désaccord avec ce que vous avez publie, et la manière dont vous avez interprété les réponses que je vous ai fournies.

    Sans remettre en cause votre déontologie, je me permets de vous signaler que je trouve vos propos et la teneur de votre article clairement orienté, et que je trouve anormal voire choquant la manière dont vous présentez les personnels vie scolaire (sous off??) et la fonction de cpe(police, officier en civil??).

    Je trouve que vous vous êtes permis de nombreux raccourcis en mettant bout a bout des phrases sorties de leur contexte et qui ne correspondent des lors plus du tout a l’interview que nous avons pu avoir au téléphone.

    Je me permets donc de vous demander de retirer ces propos de votre article, voire votre article tout court, ou tout du moins de le revoir.

    Cordialement,

    David CAPDEPONT, CPE

    Reponse recue
     

    Bonjour,
     
    Je peux tout à fait comprendre que vous n’ayez pas apprécié la façon dont j’ai construit mon article (paru hier dans les quoitidiens suisses « La Liberté » de Fribourg et « Le Courrier » de Genève avec l’orthographe de votre nom corrigée). L’angle était la sécurité, ce dont je vous ai informé il me semble, j’ai donc usé d’un lexique s’y rapportant. Mais croyez-vous vraiment que le lecteur de bonne foi ne verra pas un peu de second degré dans l’emploi des mots officiers et sous-offs, qui n’ont rien d’avilissant au demeurant ? Je vous assure qu’il n’y a pas de quoi s’en offusquer. Vous me demandez de retirer certains propos, voire l’article tout entier. Vous savez très bien que cela ne se fait pas, je ne me suis pas soustrait aux règles de la déontologie. Le Bondy Blog est un blog, vous avez la possibilité d’écrire une réponse à la suite de mon article, et des lecteurs ne se sont pas privés de me « chambrer » comme vous pouvez le constater. J’ignore si la publication de cet article sur le Bondy Blog vous a valu des remarques désagréables de la part d’une partie de vos collègues. Si c’est le cas, je le regrette infiniment et vous pouvez leur dire que vous n’êtes en rien en cause. Enfin, j’aimerais vous assurer de mon soutien dans le travail qui est le vôtre auprès des élèves et que je sais précieux. Mon intention n’était pas de faire rire d’une profession, et il me semble que mon article ne prête pas à rire à ce sujet.
     
    Cordialement
     
    Antoine Menusier

    En conclusion et pour suivre vos conseils, je me permets donc de publier votre reponse sur ce blog..
    Et bien evidemment, je vais faire de meme sur les courriels des quotidiens que vous mentionnez 

    Cordialement,

    David

    • antoine_menusier dit :

      Les lecteurs seront peut-être surpris de découvrir un échange de mails privés posté par M. Capdepont. Cet échange n’était pas destiné à publication, mais M. Capdepont a cru bon le publier. Le Bondy Blog pourrait le retirer, mais il ne le fera pas. Ainsi, les lecteurs pourront voir ce qui s’est dit à propos de cet article. Déesse transparence, que ne ferions-nous pas pour toi! Avertissement: à l’avenir, toute publication d’une correspondance privée avec un lecteur ou une personne citée dans un article sera supprimée. On peut être en désaccord sur la façon dont un sujet est traité, ce n’est pas une raison pour prendre le public à témoin d’explications ayant un caractère privé.

      • dav dit :

        Je vous remercie effectivement de laisser mon post et de ne pas pratiquer de censure.
        L’objectif etant bien evidemment d’etre le plus transparent possible concernant un article qui prete a polemique.
        A chacun de se faire une opinion, mais je pense que c’est l’objectif d’un blog..

        David CAPDEPONT

        • hector dit :

          Monsieur le CPE,
          arrêtez de jouer la victime, demandez à vos élèves ce qu’ils pensent réellement de vous et vous verrez. vous condamnez une pratique qui ne vous convient pas alors que vous avez opter sciemment de rendre publique des échanges privés. ce n’est pas très glorieux de votre part.
          pathétique !
           

          • benoit dit :

            je suis CPE depuis 1998. aujourd’hui, je ne fais plus le même métier qu’il y a 10 ans. avec beaucoup de subtilité de la part du proviseur, et à coups de formulaires et d’enquêtes à rendre à l’inspection, je remarque que mon métier se transforme de plus en plus en « indicateur » de l’indice de violence du lycée. les élèves me perçoivent comme tel ! le volume horaire consaré à l’aspect pédagogique s’amenuise. les assistants d’éducation surveillent les couloirs et les entrées de l’établissement. les enseignants nous appelle 2 ou 3 fois par jour comme on appelle les pompiers pour éteindre les conflits. sans doute, se fair appeler « police » est un peu caricatural, mais nous ne sommes pas loin de cette mission, hélas…

  4. bondynoise dit :

    « David Capdebont, CPE dans un lycée de 800 âmes de Seine -Saint -Denis, dont il demande de taire le nom. »

    En citant le nom du CPE, ce n’est  pas compliqué de retrouver ce lycée du 93.
    Les conseillers principaux d’éducation et les assistants font un travail  remarquable au sein des établissements. Ce n’est pas facile de gérer la vie scolaire.Ils connaissent bien  les élèves  et leurs familles. Ils sont présents aux conseils de classe, assistent aux entretiens avec les parents d’élèves, aident les profs, désamorcent les conflits.

  5. raleboldeliredelamerde dit :

     Pour rompre avec l’anonymat du commentaire, si l’auteur de l’article veut en discuter, qu’il appel la vie scolaire du lycée concerné par l’article, il demande qu’on lui passe Delphine à la Vie scolaire.  

  6. raleboldeliredelamerde dit :

    Où est la responsabilité de l’interviewé où est celle du journaliste? Peu m’importe cet article est un tissu de mesonges, alimentant les fantasme sur les lycées de banlieue, bravo pour le site journalistique de la banlieue qui veut ouvrir une école de journalisme en banlieue!!!!!
    Les lycées n’ont pas de police, ils ont des CPE, qui veut dire conseillers principaux d’EDUCATION et des assistants d’éducation, rien dans ces postes n’est destiné à faire la police, ils servent éventuellement à faire cohabiter 900 personnes, adultes et adolescents, dans un même lieu, mais pas à faire la police de cette micro societé.
    « Ils remplissent de nombreuses tâches : gestion de l’absentéisme et des retards des élèves ; application de la discipline; les décisions de mise à pied, relèvent, elles, des chefs d’établisement. » 
    OK? mais vous oubliez le travail d’accompagnement de l’élève dans l’apprentissage de la vie, l’aide à l’orientation pour lutter contre les voies de garage, la gestion des petits conflits quotidiens inhérents à toutes sociétés de 900 personnes. Rien au quotidien ne s’apparente à des tâches de policiers.
    les « SOUS OFF » pour parler des assistants d’éducation, encore une belle formule de journaleux, gardez vos formules toutes faites pour vos articles sur des torchons suisses et ne venez pas mettre de l’huile sur le feu.
    Venez bouger vos fesses dans  le lycée ou travail le CPE et vous verrez que la caméra de surveillance dont vous parlez n’a pas été installée pour filmer les entrées et sorties. La loge qui appuie sur le bouton qui actionne l’ouverture de la porte d’entrée n’a pas de visibilité sur cette porte, et faute de moyens pour construire un batiment, ou percer une fenêtre dans un lycée qui doit être restructuré, une caméra à été installée, avec un écran dans la loge pour qu’elle voit la porte, sans enregistrements. C’est une installation pratique choisie pour ses raisons économiques. Pas la peine de chercher du sensationnel partout.
    Le surveillant à la grille à été installé dans le cadre de la lutte contre l’absentéisme et les retards, comment pouvez vous balancez autant de conneries sans vérifier, jamais il n’a été question de filtrer «  il filtre les entrées de façon à interdire l’accès aux personnes, généralement des jeunes, non scolarisées dans le lycée, la plupart des violences résultant de l’intrusion d’éléments extérieurs ».
    Quand au carnet de correspondance il est demandé pour vérifier les emplois du temps et savoir si l’élève à cours ou non, pas pour reconnaitre les élèves qui sont quasiment tous connu de visu par les surveillants. Vous déformez tout pour en faire du sécuritaire, ces mesures éducatives sur le fonctionnement du lycée n’ont aucun lien avec votre recherche désespérée de sensationel. Vous m’inspirez le plus profond dégout, et contribuez profondement à la médiocrité du journalisme français, si c’est pour véhiculer ce genre de conneries, pas besoin d’un blog à la con qui se fait passer pour la voie de la banlieue, on a déjà TF1 pour diffuser ce genre de mensonges.
    Quand à la police elle n’a rien à foutre dans les etablissements scolaires, l’épisodique coopération avec elle est subie par la majorité du personnel éducatif. Quand aux surveillants qui préviennent, faudraient ils qu’ils puissent etre au courrant gros malin, car oui ils préviendraient, plutôt daux fois qu’une. Leur mission est de protéger les élèves, sans papiers ou non, alors les protéger ça veut dire empêcher qu’ils soient arrêtés alors qu’ils n’ont pas commis de délits. Les surveillants ne sont pas les instruments de la politique du chiffre des reconduites à la frontière. Si la médecine du travail et l’anpe participent à cette traque des étrangers, sous la rpession des préfets, les établissements scolaires ne sont pas encore les collaborateurs de la politique d’immigration. 
    En conclusion je vomis votre conception du journalisme, et vivement que les journalistes comme vous apprennent à ce taire. Au lycée ou travaille le CPE, il y a un très bon BAC PRO comptabilité, si la reconversion vous tente, vous ferez peut être moins de dégats avec les chiffres qu’avec les mots.
     
      

    • antoine_menusier dit :

      une précision : je n’ai pas écrit dans l’article que des surveillants dénonçaient des sans-papiers, j’ai écrit le contraire: qu’ils prévenaient les élèves sans-papiers de l’arrivée de la marée-chaussée.

    • ou_allons_nous dit :

      raleboldelirdelamerde

      Et bien quelle tirade! Merci à vous de ces précisions et de votre témoignage direct. Au moins vous remettez les choses en place et vous nous rappelez de prendre beaucoup de distance avec les écrits que nous lisons ici. Vous vous offrez un magnifique droit de réponse! Bravo à vous.

    • dav dit :

      Euh, fais attention, on peut aussi faire beaucoup de degats savec des chiffres, regarde un peu l’etat de notre economie..
      Bon, je vois que le coté diplomate est ressorti tres vite, mais pour redevenir serieux l’espace d’un instant , je suis a 100 % d’accord avec ton commentaire concernant la deformation ou du moins l’interpretation de certaines de mes reponses.. je suis encore parfois trop naif apparemment mais ca me servira de lecon pour la prochaine demande « d’interview »..la prochaine fois je demanderais au moins a lire l’article avant sa publication..

  7. dav dit :

    Bonjour,
    Etant donné que c’est moi qui me suis fait interviewer, je tiens a apporter une petite precision sur le role des cpe: nous ne sommes pas une police innterne comme c’est mentionné dans l’article , mais sommes en partie garant de la securité et de la tranquilité au sein de l’etablissement..ceci ne représente qu’une infime partie de notre mission, heureusement..
    Deuxieme petite erreur, ce n’est pas le cpe qui decide de la mise a pied de l’eleve, mais bien les chefs d’établissement..chacun ses prerogatives..
    Et enfin troiseieme precision, si un policier vient chercher un eleve, ce n’est pas forcement parce que celui ci a commis un delit , mais egalement pour l’entendre en tant que victime( et c’est la majeure partie des cas)
    Voila pour quelques précisions qui me semblaient necessaire

    David

    • jlouis dit :

      Merci David pour ces précisions, ça montre pourquoi l’info doit toujours être prise avec des pincettes, parce qu’entre ce qui est raconté dans l’article et ce qui est précisé par un des interviewés, il y a quand même certaines différences (je dis ça dans un cadre général, pas seulement sur le BB).

  8. ou_allons_nous dit :

    Les mecs n’ont toujours pas compris que l’on ne doit pas transiger avec les délinquants. Tant qu’ils n’auront pas restauré leur autorité, ils ne s’en sortiront jamais! Je remarque que l’on prend des gants avec celui qui commet un acte de délinquance (ne pas faire de bruit, ne pas lui passer les menottes, envoyez papa cpe le chercher etc…). Surtout ne pas faire de vague!!!!! Sincèrement, j’ai l’impression d’être dans un cauchemar! Une mauvaise série Z de pacotille, digne des plus mauvais feuilletons de TF1!

    • lie dit :

      Il y a les délinquants et les autres. Quand deux flics viennent enquêter sur deux lycéens qui ont eu la mauvaise idée de faire un blog à propos des tops réformes Darcos qu’est ce qui se passe, on les menotte aussi ?
      Pour le reste, on sait comment ça se passe, un fait divers, une loi, même si cette loi existe déjà (délit d’appartenance à un groupe) c’est pas grave ça fait la blague.

      Un rapport du parquet de Paris contredit l’Elysée

      Les deux rédacteurs du récent rapport « Le Phénomène des bandes à Paris », un commissaire de police et un membre de la Protection judiciaire de la jeunesse, expriment le même scepticisme. Ce rapport a été commandé par Jean-Claude Marin. Mais le procureur de la République n’en retient, aujourd’hui, que les aspects répressifs.

      S’il note une augmentation significative des « affrontements entre bandes » (plus 29% en 2007), le texte insiste sur la volatilité du « phénomène » : 

      « Les bandes ne semblent pas des groupes constitués et intangibles. Il n’y règne aucune obligation d’y appartenir ou de s’y maintenir. Il ne faut pas les confondre avec l’organisation d’un trafic de drogue, par exemple, qui est très hiérarchisé avec chef, porteurs, revendeurs, guetteurs…. La bande n’a pas d’organisation, ce qui n’empêche pas les jeunes d’appartenir aux deux types de groupe. »

      D’autres solutions testées ailleurs et qui marchent :
      « Une stratégie innovante reposant sur le modèle australien du Family Group Conferencing, fondé sur la restitution du pouvoir à la famille et adapté, avec succès, dans plusieurs législations europeennes et internationales (Belgique en 2006), est a même de prendre en compte, au plus près, le phénomène : 

      L’adaptation du principe consiste dans la participation du mineur et de sa famille, même élargie, à un ou plusieurs entretiens avec un groupe mandaté d’intervenants formés :  policier, travailleur social, médecin, psychologue, bailleur social… constitué au sein d’une association habilitée ou émanant de la PJJ, sur un programme spécifique, pour lutter contre le sentiment d’impunité, faire accéder le mineur, en quête d’identité, au principe de réalité et restituer son autorité à la famille. »

      • solare dit :

        …La restitution du pouvoir à la famille …!!!! MDR

        Mais qui donc avait enlevé son pouvoir à la famille   ? encore Sarko ,toujours Sarko ?

        Le »Grand frère » aurait il pris le role du Pater Familias et avec quels résultats  ?

  9. saint-bernard dit :

    La photo du méchant CRS et le titre :  » L’arsenal sécuritaire se renforce i-nex-o-ra-ble-ment, » ta ta tam……Wouawou, ça fait peur!

  10. verygoodisgood dit :

     Et la frontière entre la prévention et la répression s’estompe. 

     et ? c’est mal ??

    « Nous coopérons avec la brigade des mineurs, ainsi qu’avec des éducateurs de quartiers, explique David Capedepont. Cela se passe dans la discrétion. Des policiers en civil, sans brassard, viennent parfois dans notre lycée pour y chercher un élève. Jamais, toutefois, ils ne lui passent les menottes, et ce sont toujours des personnels scolaires qui se chargent d’aller trouver l’élève en classe. »

    Ah ? donc l’ecole est un sanctuaire .pour les delinquants.  pas pour les victimes. il ne semble pas que les delinquants considere l’ecole comme une zone à respecter . 

    • solare dit :

      c’est curieux de voir comment dans ce pays tout devient impossible. C’est le pays des impossibilités !
      impossible d’arreter le flux migratoire ,impossible  de traiter les afghans de Calais,impossible d’arreter l’incendie des voitures à la saint sylvestre , impossible d’arreter les casseurs  et les agressions,impossible de faire de l’école un sanctuaire ou un temple du savoir,impossible d’arreter les importations chinoises ou d’ailleurs ,impossible de relocaliser les entreprise ,impossible d’augmenter les salaires
      C’est le pays des impossibilités 
      Mais avons nous un gouvernement national ….

  11. briardounet dit :

    Jusque dans les années 1970, les assistants d’éducation (ou « pions ») s’appelaient des surveillantsn.Ils étaient sous l’autorité de surveillants généraux qui sont devenus les conseillers principaux d’éducation. Au dessus, il y avait le censeur qui est maintenant le sous-directeur. s
    Les  changements d’appellations reflétaient le passage d’une conception disciplinaire n à une conception plus pédagogique de l’enseignement secondaire. La vision « sécuritaire » observée par Antoine Menusier marquerait-elle un retour les lycées caporalistes de Napoléon Ier – où le réveil des pensionnaires s’effectuait (jusqu’en 1920 au Lycée Saint-Louis de Paris…) au son du tambour?

  12. briardounet dit :

    Jusque dans les années 1970, les assistants d’éducation (ou « pions ») s’appelaient des surveillants. Ils étaient sous l’autorité de surveillants généraux qui sont devenus les conseillers principaux d’éducation. Au dessus, il y avait le censeur qui est maintenant le sous-directeur.
    Les  changements d’appellations reflétaient le passage d’une conception disciplinaire à une conception plus pédagogique de l’enseignement secondaire. La vision « sécuritaire » observée par Antoine Menusier dans un lycée de banlieue marquerait-elle un retour les lycées caporalistes de Napoléon Ier – où le réveil des pensionnaires s’effectuait (jusqu’en 1920 au Lycée Saint-Louis de Paris…) au son du tambour?
    Sur ce même sujet, les lycées sont devenus mixtes dans les années 1970.
    Or, pendant l’hiver 1967, une censeur du lycée de jeunes filles de Rouen est venue en pleine « Salle des Profs »  faire observer à une enseignante que, dans un lycée de jeunes filles, il était malséant de porter un pantalon de velours, même en hiver. En 2009, c’est le prof de Français, Isabelle Adjani, qui demande l’instauration d’une  »Journée de la Jupe » au lycée – parcequ’une bande d’élèves voyous traitent de « putes  » les femmes en jupe.
    Retour du machisme contemporain du retour du conformisme et de la discipline?
    Briardounet

  13. romuald dit :

    « Jusque dans les années ‘70« , donc juste après une certaine année 1968 non?

    La « conception plus pédagogique de l’Education » a tellement bien porté ses fruits, que l’Education nationale a en 1985 (décret du 13 mai 85) considéré qu’il fallait faire intervenir les parents au sein des conseils de classe.
    Et si l’Education nationale redevenait Instruction publique; et qu’on refilait aux parents leur devoir 1er càd l’éducation?..

    Toujours en 85, un autre décret lumineux a établi qu’un élève sanctionné d’exclusion définitive d’un établissement devait être placé dans un autre établissement. En gros, un élève exclu reste dans le circuit et les établissements ont la charge de se refiler le boulet.

    Sans aller jusqu’au coup de règle sur les doigts et le bonnet d’âne, n’y a-t-il pas moyen de réinstaurer une certaine autorité et une autorité certaine des profs sans que cela soit considéré par certains comme une dérive fasciste?
    Dans les années ‘70 et même ‘80, rares étaient les insolents qui osaient braver l’autorité des profs, et les profs savaient se faire respecter sans même user de violence physique. Mais, en ce temps-là, les parents étaient peut-être plus impliqués?

  14. bondynoise dit :

    Romuad,

     » Dans les années 70 et même  80, rares étaient les insolents qui osaient braver l’autorité des profs, et les profs savaient se faire respecter sans même user de violence physique. »

    A partir des années 90 le comportement des élèves  a changé. L’autorité des profs a été remise en question, non seulement par les élèves mais aussi par leurs parents. La violence a fait son apparition petit à petit. L’ambiance dans certaines classes était telle qu’il devenait impossible aux profs d’enseigner. On ne peut pas laisser pourrir l’atmosphère d’une classe .

    Cette gestion de la discipline et de la violence finit par stresser, épuiser les profs, même les plus aguerris.Je crois que les commentateurs qui ironisent sur « le tout sécuritaire » devraient venir faire un tour dans une ZEP de notre banlieue pendant un an. Je serais curieuse de  voir comment ils réagiraient et quelle méthode ils adopteraient  Nous sommes en 2009 et non dans les années soixante-dix. Le comportement des élèves d’un lycée n’est pas le même que dans un collège ou dans une fac.
    J’ai connu une manifestation violente d’élèves dans la rue( des élèves de la sixième à la troisième),défendant un emploi jeune renvoyé. Le principal, plutôt enclin à étouffer les  incidents, a dû appeler la police.   Ce qui est certain, c’est qu’il ne faut pas hésiter à porter plainte, lorsqu’on est insultés,agressés et menacés.
    Les policiers, les médecins hésitent à se rendre dans des lieux difficiles, les enseignants y vont.

  15. saint-bernard dit :

    P.S quand je parlais d’expérience en pédagogie, je ne voulais pas dire qu’il suffisait de redire la même chose année après année.

  16. romuald dit :

    Lie, vers qui sont concentrés les projecteurs sur ce blog par les bloggeurs eux-mêmes, vers les jeunes Blancs des cités, ou les jeunes d’origine afro-maghrébine des mêmes cités?

    Stop au politiquement correct qui, dès qu’on ose évoquer le fait que la délinquance est surtout le fait de jeunes issus de l’immigration, hurle au racismo-fascisme.
    T’en vois beaucoup, des émeutes déclenchées lorsqu’un jeune Blanc se fait percuter par la police fasciste – à croire qu’effectivement la police ne percute que des jeunes d’origine afro-maghrébine?

    Comment expliquer que le même contexte social difficile dans les cités provoque une délinquance plus importante chez les jeunes issus de l’immigration, que chez les jeunes non issus de l’immigration?
    A moins qu’il y ait un vaste complot anti-jeunes et anti-immigrés et que les rapports pondus sur la délinquance, qu’ils soient établis sous un gouvernement de droite ou de gauche, soient tous bidons.

    Petit HS, car j’ai appris ceci il y a quelques jours.
    A Marseille, les habitants des Quartiers Nord traquaient il y a plusieurs mois les Rroms, les molestaient, tentaient de les zigouiller suite à des rumeurs débiles. Ni MRAP ni aucune assoc antiraciste n’a dénoncé ces lynchages à caractère raciste. En Italie, la même communauté Rrom se fait elle aussi traquer, emprisonner en Italie, et c’est raciste.
    De même, lorsque Yves Calvi évoque dans une émission la délinquance des Rroms, il est jugé coupable par MRAP & co de racisme.
    Etonnant, cette indignation sélective, non? j’aurais pu en parler sur le Marseille Blog(qui a fait un article sur ce sujet), mais j’ai eu la flemme.

  17. solare dit :

    Difficile à croire  que le machisme contemporain est deretour  chez les français désignés aimablement comme étant de souche .Tout au contraire il semblerait que chez eux les fonctions d’autorité passent le plus souvent du coté des dames.
    La fonction d’enseigner est largement féminisée ;De meme pour la fonction de rendre la justice.
    Aux dernières élections présidentielles c’était un homme contre une femme. Parité !

    Sous Napoléon on allait au lycée au son du tambour ou du clairon ;aujourdhui ne serait ce pas plutot au beat du tam-tam ,de la percussion ?

  18. bondynoise dit :

    Les jeunes  Blancs des cités sont très minoritaires, comme les élèves des établissements de notre banlieue. C’est un constat. La population de Bondy en est l’illustration.