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« La journée de la jupe » : le film que la banlieue ne verra pas

Lundi 30 mars 2009 | Posté par Inès El laboudy |

On est très loin d’« Entre les murs » : impossible de voir Sonia, la prof qui pète les plombs interprétée par Adjani, ailleurs que dans un petit cinoche parisien. Inès et sa copine black du 93 en ont pris plein les yeux.

Une semaine après avoir été diffusé sur Arte, « La journée de la jupe » de J.P. Lilienfeld est au cinéma. Pas de pot, la banlieue n’en veut pas! Ni les grands noms comme UGC, Pathé ou encore Gaumont. Après maintes recherches sur le net, je déniche un petit cinéma qui le diffuse à Montparnasse. Je m’y rends accompagnée d’une amie black. C’est la seule « fille de banlieue » (comme moi) que je connaisse qui ait accepté de voir ce film. Pour les autres, une place de ciné pour un film français déjà diffusé sur Arte ne vaut pas la peine d’être payée.

Nous entrons dans la toute petite salle deux minutes avant le début de la séance. Bizarre, nous sommes les seules jeunes, et surtout les seules personnes pas comme les autres quant à nos apparences et nos origines, ma copine donc, et moi, arabe. La tranche d’âge des spectateurs présents se situe entre 40-65 ans. Du monde nous regarde, nous trouvons deux places au dernier rang. Le film commence. Le visage d’Isabelle Adjani apparaît dans une atmosphère rougeâtre. D’emblé, le contexte est posé : une classe difficile, où l’on s’insulte, se bouscule, se frappe, filles comme garçons

Tout le film va se dérouler dans la salle de classe de ce collège très chaud de banlieue. Le suspense est grand. La prof interprétée par Adjani semble épuisée, dépassée par sa classe qui ne la respecte pas. Les menaces contre elle s’accumulent. Les élèves n’ont aucun respect du matériel ni de la prof. On se dit « c’est toujours pareil, les profs sont victimes d’injures en banlieue c’est du déjà vu ». Mais là, non.

Le rebondissement survient quand Sonia de Bergerac, la prof, retourne sa veste. Dans la salle les gens sont étonnés : « Oooh. Elle n’oserait pas ! » Que si ! Elle prend sa classe en otage avec une arme à feu qui tombe du sac d’un de ses élèves. Pétage de plombs. Le film s’articule autour de trois axes : le rapport filles-garçons, la religion et le sexe. On y voit des garçons incapables de s’assoir à côté des filles. Des garçons et des filles qui n’ont que les mots religion et virginité à la bouche mais qui se mentent à eux-mêmes : l’un ne parle pas arabe, l’autre ne sait pas faire sa prière ; une fille se dit vierge mais a en réalité été victime de viols à répétition par les potes d’un de ses camarade de classe, qui lui, filmait tout ça.

La prof est accusée « d’allumer » les élèves en portant des jupes (elles lui arrivent au-dessous du genou, pourtant). Un des professeurs annonce clairement que lui, pour capter toute l’attention de ses élèves, se balade avec un Coran dans sa mallette. Dès qu’un jeune refuse une chose sous prétexte que c’est le Coran qui le dit, le prof le contredit aussitôt en ouvrant le livre sacré et en lui lisant les passages auxquels l’élève croit se référer. Se placer au niveau de la religion lui vaut un respect total.

Je me demandais, avant d’aller voir le film, ce que son titre avait à voir avec l’histoire. Je le comprends au moment ou Sonia demande à ce qu’une journée de la jupe soit imposée dans l’année : toutes les filles en porteraient une ce jour-là. La fin est tragique, mais à l’enterrement de Sonia, ces filles qui se disaient incapables d’en revêtir une en portent toutes.

Générique de fin, les spectateurs se lèvent. Un homme me regarde et dit en rigolant: « On devrait faire payer l’entrée plus chère aux femmes qui ne portent pas de jupes ! » Les gens parles du film : « Il était super, je ne m’attendais pas à cette fin-là. – La pauvre, elle en est morte. – Des élèves comme-ça, moi, je les vire ! »

Une fois sortie, je demande à mon amie ce qu’elle a pensé de « La journée de la jupe », ce qui l’a gênée ou lui a plu : « Déjà, dit-elle, pour un film français, il est réussi. Tout est clair et le suspense est total. Par contre, la banlieue, c’est certes risqué mais pas à ce point-là. C’est un peu abusé. Cela dit, tout y est : les jeunes croient connaître l’islam mais ils sont en réalité perdus. Jamais je ne me serais dit que la prof était arabe. Elle s’accuse de la mort d’un de ses élèves pour protéger le tueur. Et se tue ensuite. Quel courage. Isabelle Adjani à parfaitement joué son rôle. On avait l’impression que c’était réel !

» En tant que banlieusarde, ajoute-t-elle, je me demande si en province ou à Paris même, il existe des élèves non respectueux. En réalité, le problème vient du fait qu’un jeune de banlieue issu d’une famille d’immigrés n’aura pas, dans bien des cas, le soutien nécessaire et l’encadrement suffisant à sa bonne éducation. Bref, tous les problèmes de banlieue sont abordés dans ce film. Il est super. »

Inès El laboudy

Inès El laboudy

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Réactions des internautes

  1. jpl dit :

    La banlieue n’en veut pas affirme le site Bondyblog

    c’est comme ça que France Inter et Marianne on déformé l’article d’Ines.
    Je sais bien qu’elle dit juste que ses potes ne sont pas prets à payer pour voir un film français et encore moins s’il est déjà passé à la télé.
    Je sais bien que le titre de l’article n’est pas celui la.
    Mais c’est devenu ça.
    Alors si vous avez envie de défendre le film, merci d’écrire à
    France inter
    http://www.radiofrance.fr/franceinter/em/septdix/contact.php
    et à Marianne
    http://www.marianne2.fr/La-journee-de-la-jupe-privee-de-banlieue-!_a177708.html

    pour leur expliquer qu’ils ne savent pas lire.

    Au passage explication sur pourquoi il est difficile de le voir.
    Les gros circuit de salle (Pathé, Gaumont, UGc) boycottent le film parce qu’il a été diffusé en avant première à la télé.
    restent donc les petites salles indépendantes.
    Il y en a peu et elles sont mal placées.

    Ca veut dire que quelqu’un qui a payé une carte d’abonnement, ne pourra pas s’en servir dans une salle indépendante.
    Ca veut dire que même si on envie de voir le film, il faut se creuser et se bouger beaucpip pour aller le voir.
    De quoi décourager un paquet de monde non?

    J’ai fait 2 avant première devant des salles composées exclusivement de jeunes de banlieue. Ca fonctionnait grave. la salle pliée de rire quand c’était drôle et une qualité de silence quand c’était triste. Plus un seul portable ne brillait  dans le noir pour verification de sms.
    Alors moi je crois que la banlieue, elle voudrait du film.
    Si on le lui donnait…

    PS : Ines PLUS JAMAIS RACONTER TOUT. VOUS TUEZ DES  MOIS DE TRAVAIL!
    Mais c’était gentil ce que vous dites.

    • lie dit :

      Merci de vos précisions M le réalisateur, les mauvais esprit en avaient déduit d’autres raisons, comme il est dit ailleurs, il n’y a que de la merde en banlieue et celle ci ne s’intéresse pas à ce type de film.

    • ines_el_laboudy dit :

      Bonjour,

      Je suis désolée que mon article ai été mal compris! En effet ce que je sous entendai par là c’est que les jeunes de banlieue n’ont pas forcément envie de se déplacer sur Paris pour voir le film. 

      Et pour les grands noms je l’ai dit dans un commentaires:  » Mais oui, cette censure est énigmatique.
      Peut-être pour économiser de l’argent et ne pas acheter un film qui a déjà été diffusé à la télé… »

      En tant que fille de banlieue, j’ai été captivée par ce film, et oui je riais quand il le fallait et restais bouche bée quand c’était triste. La banlieue l’aurait appréciée ce film s’il avait été plus accessible pour elle!

      J’écrirai à ces deux médias pour corriger leur mauvaise compréhension du titre. 

      Merci d’avoir pris le temps de laiser ce commentaires.

      • bondynoise dit :

        « La banlieue l’aurait apprécié. »

        Je suis très partagée. Le film montre une certaine réalité des  classes de Zep.Pour les profs, c’est un peu douloureux de se replonger dans cette ambiance. Ils préfèrent s’échapper de leur milieu. L’ayant quitté depuis peu, je l’ai regardé avec plus de recul. Je sais que mes amis en exercice n’ont pas eu envie  de le voir.
        D’autre part, ce film ne va-t-il pas encore stigmatiser nos banlieues?
        En passant sur ARTE, il  pouvait être vu par tous. Il en fut d’ailleurs de même pour Lady Chatterley.

        • jpl dit :

          Le merci était pour Ines

          Pour bondysoise.
          Je comprends que certains de vos collègues n’aient pas envie de retrouver pour se détendre l’ambiance de leur journée de travail.
          Mais je reçois de nombreux de mail d’enseignants qui me disent le contraire. Celui-ci par exemple:

          « superbe et très intéressant! Le film le plus proche de l’ambiance que je ressens en tant qu’enseignant en ZEP, depuis une dizaine d’années maintenant.
          Ce film est beaucoup plus proche « des possibles » qu’entre les murs.
          Et dire qu’à Marseille, il ne passe que dans une seule salle… »

          ou celui-ci

          « Ce film m’a touchée….d’abord par l’interprétation d’Isabelle Adjani et ensuite par la justesse du ton….je travaille depuis 20 ans dans ces banlieux dites « difficiles »….et rien ne m’a semblé déplacé ou choquant….
          juste une vraie justesse de ton… Je lis avec peine les commentaires de qquns qui trouvent le film caricatural…à ceux là je leur demande simplement : où ils vivent, ce qu’ils font comme métier, où leurs enfants sont scolarisés… »

          J’en ai plein d’autres mais je ne vais pas polluer ce forum.
          Quelle conclusions en tirer?
          Aucune.
          Juste qu’il ne faut pas prendre 3 avis de proches ou sur un forum pour en tirer des conclusion sur ce que pensent les profs en général.

          Ce qui me plait c’est que Merieu et Brighelli, farouches ennemis ont tous deux le même jour dit le bien qu’ils pensaient de La journée de la jupe.
          Dès qu’on va au dela des clivages et des idées préformatées, ça commence à lm’intéresser!

          • hugom dit :

             FINKIELKRAUT dérape sur RCJ : « La Journée de la Jupe est un événement historique sur l’antisémitisme et la misogynie des pays arabes » :

            Au delà des clivages ?
          • bondynoise dit :

            JPL,

            Relisez mon message. Certains de mes ex collègues ne sont pas » tous les profs ». Je ne sais pas moi-même, si j’aurais eu le courage de voir ce film, quand j’enseignais encore( plus de trente années en ZEP). C’est difficile de revivre des situations parfois similaires. J’ai aimé votre film, mais acceptez aussi que d’autres refusent de le voir. 

             » Il ne faut pas prendre 3 avis de proches ou sur un forum pour en tirer des conclusions sur ce que pensent les profs en général. »

             Je pense que les commentateurs sont capables de tirer leurs conclusions eux-mêmes. D’ailleurs , vous dites vous-même « quelle conclusion en tirer? Aucune. »

      • jlouis dit :

        Ce qui est bizarre, c’est qu’on donne l’impression que les jeunes de banlieue ne bougent pas à Paris, jamais… et pourtant le samedi, en tout cas en Essonne, j’ai plus l’impression d’une transhumance vers Paris de petits jeunes qui vont y passer la journée, en tout cas, à voir l’encombrement des trains de la ligne D. 
        Après si ces jeunes préfèrent aller faire du shopping ou autre plutôt que d’aller voir ce film c’est leur choix, mais dire que c’est parce qu’il ne sera pas diffusé en banlieue qu’il ne sera pas vu, je trouve ça réducteur… 
        Et surtout, étant adolescent ou jeune adulte, et pas spécialement issu d’une banlieue craignos, ce n’est peut-être tout simplement pas le genre de film qui m’attirait à cette époque!

      • jpl dit :

        Merci.

  2. bruno_rabatjoie-tv dit :

    Il n’y a malheureusement pas qu’en banlieue que le film n’est pas visible.
    ORLEANS voit le film boycotté, peut-être le film risque t-il de choquer la population bourgeoise…

    En tout cas je crois que malheureusement le type d’élèves qu’on voit dans le film ne tient pas qu’à la « banlieue », mais à toutes les écoles de grandes villes qui comptent des gens très différents culturellement ou socialement.

    J’ai 33 ans, j’ai connu l’école à la campagne, jamais on aurait vu çà. Le lycée était lui dans une ville de 40000 hab et rien de tout çà !
    Certes bon, il pouvait y avoir des profs qui étaient la cible de moqueries, mais c’était très gentil, et encore on se demandait comment on pouvait laisser certains profs enseigner…

  3. gremlinz64 dit :

    Même Bondynoise le dit à 1/2 mot.

    Certains de ses amis principaux de collège font face mais se font agresser par les élèves et les parents.

    Ce film nous montre simplement que quand on mélange des blacks avec des beurs, tout ça saupoudré d’islam primaire et de racisme anti-femme & anti-français et bien on obtient que de la merde.

    Pour ceux qui en doutaient encore … .

    GremlinZ64 (la fwans cé ta nou, la fwans cé pa ta yo!!!!)

  4. tombombadilom dit :

    Bonjour Ines,

    Votre article a été cité ce matin pendant la revue de presse de france inter, à 8h30
    c’est un signe de reconnaissance, n’est ce pas?

    Tombom

    • ines_el_laboudy dit :

      Bonjour TomBom,

      Je n’étais pas au courant, Merci de m’en informer; En effet c’est un beau signe de reconnaissance!
      J’en suis flatée.

      Bonne soirée ;-)

  5. saint-bernard dit :

    Cela ne me paraît pas très grave d’avoir dévoilé la fin, car on se doute bien que le film ne peut que se terminer de cette façon et cette fin est assez mal amenée d’ailleurs.  L’un des points forts du film, à mon avis, c’est de montrer la démission , la lâcheté , la démagogie de l’Education Nationale : le principal et le prof d’espagnol sont à peine des caricatures.

    • bondynoise dit :

      saint bernard,

      Tous les profs ne démissionnent pas, mais ils ne sont pas toujours soutenus par leur hiérarchie, ni par leurs collègues qui caressent les élèves dans le sens du poil. Il serait bon qu’on ne s’apitoie pas sur eux, ce n’est pas un service qu’on leur rend. L’ambiance décrite dans le film n’est pas éloignée de la réalité. Mes amis principaux ne ressemblent en aucun cas à celui-là. Ils sont en première ligne et souvent menacés par les élèves et les parents. Un de mes amis reconnaît qu’il se sent parfois en danger et rêve d’un collège rural.

      • saint-bernard dit :

        Bondynoise, 
        loin de moi l’idée de tirer sur les profs; ce sont eux qui font tourner la boutique et la tiennent à bout de bras. La situation montrée dans le film est tout à fait crédible ; le film rend bien la violence palpable qui explose dans les mots, l’utilisation du langage comme une agression – pas besoin de revolver pour être agressé..Je comprends votre collègue. La hiérarchie et les syndicats sont lourdement responsables de ce qui arrive.

  6. tubaba2 dit :

    La « censure » du film n’a rien d’énigmatique, tu dis toi-même que tu as trouvé une seule personne pour payer pour voir ce film, donc le potentiel de succès semble limité en banlieue.

  7. tubaba2 dit :

    Pourquoi tu rajoutes un « de » à son nom ? Tu crois que tout les blancs sont des aristos ?

  8. otok_tone dit :

    Merci Inès pour cet article.
    Tu as bien raison de faire la promotion de ce beau film, qui met courageusement en avant quelques bonnes questions. Elles se posent depuis au moins 20 ans. Cela représente au moins une génération sacrifiée d’enfant qui ont une fausse image, d’eux mêmes, de leur pays, de leurs origines, et des relations entre personnes humaines.
    L’autre mérite du film est de montrer une symétrie de souffrance pour ceux qui ne trichent pas avec leurs élèves, au lieu de la partie de ping-pong – stérile – présentée par « entre les murs ».
    Dommage que le dénouement se fasse ainsi. La mort est la dernière démission, et nous avons besoin du courage et de la lumière de chacun. Heureusement que le flambeau est repris (ici par les filles, mais les garçons doivent s’y mettre aussi) et par plein d’enseignants dans la vraie vie.

  9. lillibotte dit :

    Très belle critique Ines, mais heureusement que j’ai vu le film hier soir, car effectivement, tu dévoiles la fin…
    j’ai adoré ce film et suis atterrée qu’il ne soit pas plus diffusé. J’espère que les chaines de TV vont s’en emparer après les rares cinémas qui le passent et qu’il sera possible de le voir plus facilement sur le petit écran.
    Encore bravo et merci de nous avoir fait partager ta vision de cette oeuvre

  10. aplanos dit :

    Je l’ai trouvé étonnant! Je l’ai vu lors de son passage sur Arte et une nouvelle fois au cinéma. Entre les murs m’avaient ennuyé, mais la journée de la jupe n’a rien à voir avec ce nanard! Seulement le nanard entre dans le politiquement correct, et pas ce film! La journée de la jupe a du déplaire à certaines instances pour avoir été sacqué comme cela. Et oui, montrez la face crue de la réalité doit renvoyer pas de monde à leur turpitude! Bravo à Adjani, merci et bravo au réalisateur. Que la fin du film ait été dévoilée n’a pas vraiment d’importance, la fibre tragique et artististique n’est pas là.

    • aplanos dit :

      petite correction, entre les murs m’avait ennuyé! heu l’autre il avait mis « aient »!

  11. romuald dit :
    La fin est tragique, mais à l’enterrement de Sonia, ces filles qui se disaient incapables d’en revêtir une en portent toutes.
    Elle s’accuse de la mort d’un de ses élèves pour protéger le tueur. Et se tue ensuite

    Arghhhhhhhh Inès je t’en veux lol; je comptais aller le voir (enfin tu fais bien de préciser qu’il est quasiment introuvable) et t’as dévoilé la fin!
    Je bossais ce soir-là et ma Neufbox a buggé donc je n’ai pas pu l’enregistrer alors que j’avais repéré ce film depuis quelques temps déjà…..
    Bon tant pis je ne t’en veux pas, mais c’est bien parce que t’es également fan de basket hein (c’est marqué dans ton profil). :P

    Sinon, dommage que les cinés de la banlieue ne diffusent pas ce film.. Dans un tout autre registre, ils n’avaient pas non plus diffusé la suite de Banlieue 13 (cela dit, il était à l’affiche aux Halles, haut lieu de rassemblement des djeun’s).
    Pourquoi cette « censure » au juste? pour Banlieue 13, je suppose que c’était pour éviter que les gars s’en inspirent; mais c’est les prendre pour des idiots puisque je suppose qu’il circule déjà sur la toile (suis pas sûr que les jeunes aient 8/9€ à balancer pour une séance de ciné quand même).
    Pour La journée de la jupe, cette « censure » est énigmatique par contre.

    • ines_el_laboudy dit :

      Lol désolé Romuald. J’ai en effet dévoilé la fin. Mais oui, cette censure est énigmatique.
      Peut-être pour économiser de l’argent et ne pas acheter un film qui a déjà été diffusé à la télé…
      Et oui le Basket m’aura sauvé ce soir! lol

      • briardounet dit :

        ===> Ines
         Encore un effort ! Dévoiler la fin d’un film ou d’un livre = erreur de jeunesse d’une jeune critique enthousiaste. Un peu comme le spectateur de cinéma qui, voyant à l’écran un méchant sortir son pistolet pour tuer la belle héroïne, se lève indigné et hurle : « Attention! Il veut te tuer!… »
        En attendant : Bienvenue à  Une Journée de la Jupe… maintenant que beaucoup de jeunes filles sont assez sottes pour porter de jeans moulants en plein été et par 40° de chaleur!
        Briardounet

        • marlene dit :

          Bonjour Inès,
          Merci pour cette critique très agréable à lire, qui donne envie d’aller voir le film.
          Comme tu l’a souligné, ça ne va pas être facile au vu du petit nombre de cinémas qui le passent, mais je pense que les distributeurs et les spectateurs ont des a priori, d’abord sur Adjani, puis, comme il a été diffusé sur Arte, il est catalogué « intello » alors que s’il avait été diffusé sur Canal+, tout le monde aurait dit que c’était « décalé » … 
          Et oui, tu as raconté la fin, mais d’autres critiques l’ont fait aussi, moins subtilement, en posant des questions en interview du genre « Dans le film, vous mourrez, ça fait quoi de jouer ça ? »
          Bonne journée !

        • jam200 dit :

          Personellement je n’aime pas ce genre de film qui n’arrêtte pas de stigmatiser la banlieu.
          Comme si il n’ y avai pas de problème dans d’autre milieu.
          La critique je la trouve trop complésante.

          • aplanos dit :

            iam200

            Va le voir et tu verras qu’il n’est pas question de stigmatiser la banlieue. c’est une réussite.

      • scaryangel dit :

        Je remet mon post, car je ne sais où j’ai envoyé le premier. Donc, le film n’a pas été censuré. C’est juste que aucune major n’as voulu le produire. C’est ARTE qui l’a fait. D’où sa diffusion sur la chaine en avant première. Donc, les cinémas ne vont pas diffuser un film non produit par son industrie et, qui ne rapportera rien à leur commerce.

  12. el_bushi dit :

    Vive le spoiler final pour ceux qui ne l’ont pas vu et auraient été tentés d’aller le voir.
    T’as pas assuré une cacahuète sur ce coup-là Inès mais t’es pardonnée^^

    À rapprocher d’ »Entre les murs » en effet que j’ai vu et duquel ressort un sentiment d’impuissance des profs vis-à-vis d’élèves qu’ils ne comprennent plus et à qui ils ne parviennent plus à imposer leur autorité.

  13. jpl dit :

    Vous avez raison et j’accepte parfaitement que tout le monde ne veuille pas voir mon film.