RUBRIQUE :  Politique

Le dernier combat des soldats des colonies

Samedi 9 mai 2009 | Posté par Faïza Zerouala |

En ce 8 Mai commémorant la capitulation allemande, les « Oubliés de la République » ont demandé l’alignement de leurs pensions sur celles de leurs frères d’armes français.

En 2006, le film « Indigènes » de Rachid Bouchareb, primé à Cannes, a ému la classe politique et au-delà. Jacques Chirac, alors président de la République s’est engagé personnellement à revaloriser la pension principale des combattants des colonies. Trois ans après, des inégalités de traitements subsistent. La pension militaire de retraite, qui concerne la majorité des soldats, est bloquée. Les « Oubliés de la République » l’ont fait savoir hier à Paris.

A l’appel de ce collectif qui milite pour un alignement des pensions militaires de retraite des 80 000 combattants des colonies sur celles de leurs frères d’armes français, une centaine de personnes s’est réunie sur le parvis des Droits de l’Homme. Dans la foule clairsemée et dans la nuée de caméras, on distingue le député européen socialiste Harlem Désir, le député Jack Lang, Dominique Sopo, président de SOS Racisme.

Et en vedette, le député socialiste Alain Rousset, auteur d’une proposition de loi demandant la « décristallisation » des pensions pour tous ces anciens combattants issus des colonies. Celui-ci déclare, dos à la Tour Eiffel, devant une quinzaine d’anciens soldats, « qu’il faut mettre un terme à une injustice et à cette absence de dignité face aux anciens combattants venus appuyer les forces démocratiques contre les forces nazies ».

Cette situation est imputable à la loi dite de « cristallisation » du 26 décembre 1959, promulguée par le général de Gaulle en pleine décolonisation. Les pensions des anciens combattants du Maghreb, d’Afrique noire, de Madagascar et d’Asie sont gelées et transformées en indemnités non indexées au coût de la vie. Ainsi, leurs pensions peuvent-elles être jusqu’à huit fois inférieures à celles des soldats français.

Selon Ali Elbaz, de l’Association des travailleurs maghrébins de France, cette loi a été votée pour « punir les États qui ont voulu l’indépendance ». Et déplore la tendance générale des politiques de toutes tendances « à larmoyer, alors que quand il s’agit de passer à la caisse, il n’y a plus personne ». Quant à la pérennité de la proposition de loi, il est sceptique. « Un projet porté par le Parti socialiste ne passera jamais. En période de crise économique, cela ne fait pas partie des urgences. L’État joue la montre, 10% des combattants meurent tous les ans, le problème s’éteindra de lui-même. » Oumar Diémé, tirailleur sénégalais, partage cette amertume. Bien moins souriant que son homologue de la pub Banania, il m’explique dans un français hésitant qu’il a servi l’armée française pendant « 9 ans, 7 mois et 25 jours ». Il s’est engagé en 1953 et a combattu en Indochine, en Algérie, au Tonkin et au Laos. Il touche à titre de pension d’invalidité 36 euros par mois auxquels s’ajoutent 95 euros de minimum vieillesse. « Je voudrais rentrer chez moi, je suis seul ici sans famille, je vis dans un foyer Adoma (ex-Sonacotra), à Bondy. »

En effet, pour pouvoir percevoir ces pensions, les anciens combattants doivent résider neuf mois en France. Son sentiment ? « Je suis déçu, à l’époque on avait le même habillement, la même arme que les soldats français. A mon âge, je n’attends rien, juste la reconnaissance. » Il engage néanmoins un avocat et attaque l’Etat français. En 2004, il gagne son procès. Après l’appel, le verdict tombe en mars dernier, l’Etat refuse de payer. A sa veste, il a épinglé une décoration de combattant volontaire pour ne pas oublier son combat.

A deux pas, Marie-Laure, 52 ans, écoute ce récit, touchée. Elle me dit être venue après avoir entendu l’appel de l’association à la radio. « J’avais été émue par le film « Indigènes », je pensais que le problème était réglé. Pour moi, c’est une question d’honneur pour la France. Ces hommes ont combattu au risque de leur vie. Ils font partie de ma famille humaine. Je vais signer la pétition car c’est une belle cause. »

Mais que pense la jeune génération de ce combat ? Sandrine, 27 ans, est là par hasard, accompagnée de Wafa, 29 ans. Lorsque je lui demande si elle se sent concernée, elle me répond : « Ça nous parle, car je suis noire et elle, arabe », dit-il en désignant son amie. Peu au fait du problème, Sandrine aimerait qu’une part plus grande soit accordée à ces soldats dans les programmes d’histoire. Pour elle, leur histoire ne devrait pas être dissociée de l’histoire de France. Elle est sceptique face à la proposition de loi socialiste. « Le temps que ce soit mis en place, ils seront morts. » Wafa, d’origine marocaine, explique « qu’au Maroc, beaucoup des anciens combattants se sentent oubliés de la République. Pourtant, ils ont de plus en plus d’espoir de recevoir une plus grande pension. »

Ce matin, lors de son discours à Sainte-Maxime dans le Var, le président Sarkozy a rendu un hommage appuyé aux troupes coloniales et à leur « courage admirable » lors de la Seconde Guerre mondiale. Et ajouté que « la France n’oubliera jamais leur sacrifice ». Peut-être est-il temps de tenir parole.

Faïza Zerouala

Faïza Zerouala

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Réactions des internautes

  1. crocodile dit :

    Juste une petite image sympa qui date de la guerre 14

    Son titre « ce que nous devons à nos colonies »
    Sa conclusion « Dans l’effort commun grandira encore l’affection commune »

  2. tof dit :

    Cette revalorisation est legitime pour tous ces anciens combattans , pas de distinctions.

  3. muslim dit :

    La République se déshonore en n’octroyant pas des pensions identiques à tous ceux qui ont combattu sous son drapeau!
    Est-ce que le sang d’un maghrébin avait moins de valeur que celui d’un souchien?Non,bien sûr,ils étaient frères d’armes partageant les mêmes souffrances et les mêmes fatigues.
    Sur les 10000 hommes faits prisonniers à Dien Bien Phu par la connerie des brevetés de l’école de guerre,7000 étaient des indigènes de l’empire,noirs,arabes;c’est un exemple.
    Alors,vraiment,c’est la honte de la République cette discrimination!

    • blanche_colombe dit :

      « ce n’est pas très glorieux pour la France »
      « la république se déshonore « 

      en lisant cela ,je me fais la réflexion suivante
      pourquoi ont ils un jugement aussi péremptoire sur la république française ?

      je suis française et je suis beaucoup plus nuancée que vous parce que je pense que ce qui s’est passé en 1960 sur les pensions a du être discuté et que la décision de maintenir les pensions à ce niveau devait avoir un fondement ,tant que je n’aurais pas d’explication claire ,je n’emploierais pas de mot aussi dur pour mon pays
      parce que dire que « la république se déshonore  » c’est me déshonorer  aussi par ricochet parce que moi j’étais en France en 1960 et je sais que beaucoup de français se sont cotisés pour offrir des pompes à eau quand il y a eu la sécheresse au sahel par exemple ,que des sommes d’argent ont été aussi envoyées au départ de l’indépendance pour payer les premiers fonctionnaires (ce qui est normal puisque ces pays étaient tout neufs ) donc il y a eu surement un marchandage

      parler d’erreur de jugement mais pas de déshonneur !je vous en prie

      • ledaron dit :

        La France ne s`etait-elle pas deshonoree en abandonant ses suppletifs en Algerie ? Seule une minorite put s`echapper des vengeances post-guerre d`Algerie.En les desarmant et en les laissant sur la place le gouvernement de l`epoque ( par calcul cynique ?) s`avait tres bien de quoi il en retournerait.Les pouvoirs ne sont plus a un deshonneur pres.
        Lire ou relire :  » le prince » de Nicolas Machiavel.

        • romuald dit :

          Le déshonneur avait commencé le 8 mai 1945 à Sétif lorsque des massacres furent hélas perpétrés; massacres justifiés par le ministre de l’Air de l’époque, le PCF Charles Tillon qui expliquait que ce n’était qu’une révolte de nostalgiques nazis qui était réprimée….

          Par la suite, ni le ministre de la Guerre Michelet (droite) ni les ministres de la Défense nationale (le changement d’appellation est survenue sous Blum, en 47) socialistes/communistes, ni les ministres socialistes/communistes aux Anciens combattants (dont un intérim par un certain Mitterrand, au cours de l’été 48) n’ont manifesté un quelconque intérêt pour les Indigènes.

          • ledaron dit :
            mars 1947 : Madagascar se révolte


            article de la rubrique histoire et colonies > colonies
            date de publication : jeudi 29 mars 2007




            Une insurrection de 21 mois noyée dans le sang. La répression coloniale française fera plusieurs dizaines de milliers de victimes – une des pages les plus noires de l’histoire de la Grande Île.

            [Première mise en ligne, le 30 avril 2005,
            mise à jour, le 29 mars 2007]


            Voir en ligne : 21 juillet 2005 : Jacques Chirac évoque le caractère inacceptable des répressions

            L’île (plus vaste que la France) était unifiée depuis le début du XIXe siècle, avant d’être conquise, non sans mal, par la France en 1895.

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            Le petit journal – 2 juin 1895

            Le général Galliéni (gouverneur général de 1896 à 1903) déporte la reine Ranavalo et entreprend la « pacification » de l’île avec le colonel Lyautey.

            Dans son désir d’accélérer le développement de l’île, il instaure le travail forcé et encourage la venue de colons européens. En réaction, les Malgaches rebelles forment des sociétés secrètes.

            En mars 1946, deux jeunes députés malgaches, membres du Mouvement démocratique de la rénovation malgache (MDRM), Joseph Raseta et Joseph Ravoahangy, déposent sur le bureau de l’Assemblée Nationale à Paris, un projet de loi demandant l’indépendance de l’île dans le cadre de l’Union française. Vincent Auriol, alors président de l’Assemblée, refuse de faire imprimer ce texte car « c’était un acte d’accusation contre la France et, en somme, un appel à la révolte ». Le projet de loi est repoussé.

            Aux élections législatives suivantes de novembre 1946, les trois sièges du second collège (réservés aux « indigènes »), sont remportés par les dirigeants du MDRM, Joseph Ravoahangy, Joseph Raseta et Jacques Rabemananjara.

            En 1947, la Grande Île compte 4 millions d’habitants dont 35 000 Européens. C’est une colonie française dotée d’une assemblée élue, aux pouvoirs limités. Le refus obstiné des autorités françaises de modifier un tant soit peu le joug pesant sur les populations provoqua une révolte nationaliste.

            L’insurrection de 1947

            Le 29 mars 1947, l’île se soulève. L’administration n’est pas prise au dépourvu mais elle n’a rien fait pour empêcher l’insurrection.

            A Diego-Suarez, Fianarantsoa et Tananarive, les insurgés sont tenus en échec. Ailleurs ils remportent des succès avant d’être refoulés. Des plantations européennes isolées sont attaquées.

            La répression est impitoyable. Dès le mois d’avril, les autorités envoient à Madagascar un corps expéditionnaire de 18 000 hommes – essentiellement des troupes coloniales ; il sera porté à 30 000 hommes. L’armée française opère une répression aveugle : exécutions sommaires, torture, regroupements forcés, incendies de villages. Elle expérimente une nouvelle technique de guerre « psychologique » : des suspects sont jetés vivants d’un avion afin de terroriser les villageois de leur région.

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            Convoi militaire français, à Madagascar, le 25 septembre 1947 (AFP).

            La lutte va se poursuivre dans l’Est du pays, où deux zones de guérilla résistent dans la forêt pendant plus de 20 mois.

            En métropole, quelques journaux parlent du soulèvement mais le gouvernement et l’ensemble des organes de presse minimisent son importance et ne disent rien de la répression.

            En vingt mois, selon les comptes officiels de l’état-major français, la « pacification » a fait 89 000 victimes chez les Malgaches. Les forces coloniales perdent quant à elles 1 900 hommes. On relève aussi la mort de 550 Européens, dont 350 militaires.

            Dès le début, le gouvernement de Paul Ramadier avait fait porter la responsabilité de l’insurrection sur les trois parlementaires malgaches du MDRM.  Les trois jeunes parlementaires, informés du projet d’insurrection, avaient diffusé dans les villages un télégramme demandant instamment à chacun d’éviter les violences. Leur appel était resté sans effet, mais pour gouvernement français ce télégramme était en fait un texte codé qui signait leur « crime ». Leur immunité parlementaire ayant été levée, ils sont arrêtés et torturés. La justice française les jugera coupables, retenant la thèse du complot du MDRM. Deux d’entre-eux seront condamnés à mort, avant d’être finalement grâciés.

            En date du 10 juillet 1947, le président de la République, Vincent Auriol, écrivait : « Il y a eu évidemment des sévices et on a pris des sanctions. Il y a eu également des excès dans la répression. On a fusillé un peu à tort et à travers ».

            Ils ont sauvé l’honneur

            Albert Camus avait protesté dans un article de Combat du 10 mai 1947 [1]. Constatant que « nous faisons ce que nous avons reproché aux Allemands de faire« , il poursuivait :

            « si, aujourd’hui, des Français apprennent sans révolte les méthodes que d’autres Français utilisent parfois envers des Algériens ou des Malgaches, c’est qu’ils vivent, de manière inconsciente, sur la certitude que nous sommes supérieurs en quelque manière à ces peuples et que le choix des moyens propres à illustrer cette supériorité importe peu. »

            Cette même année 1947, Paul Ricoeur écrivit un texte essentiel intitulé « La question coloniale«  [2]. On y lit notamment :

            « L’appétit forcené et souvent prématuré de liberté qui anime les mouvements séparatistes est la même passion qui est à l’origine de notre histoire de 1789 et de Valmy, de 1848 et de juin 1940.« ,

            Il faut relire le résumé que Paul Ricoeur a donné de son argumentation :

            • la colonisation a pour fin la liberté des indigènes ;
            • la faute originelle de la colonisation précède toutes les agressions unilatérales des indigènes ;
            • l’exigence, même prématurée de liberté, a plus de poids moral que toute l’œuvre civilisatrice des pays colonisateurs ;
            • le racisme est le vice des Français aux colonies ;
            • ce sont des minorités qui représentent la conscience naissante des peuples colonisés.

            Quel a été le nombre des victimes de la répression ? [3]

            Les chiffres cités à l’époque devant l’Assemblée nationale parlaient de 80 000 morts, une estimation qui sera reprise par les spécialistes comme Jacques Tronchon. Encore récemment, l’écrivain Claude Simon évoquait « Madagascar, dont on a longtemps caché qu’on y a tué, en 1947, 100 000 indigènes en trois jours« .

            Le problème est que ces chiffres seraient faux, selon les dernières estimations de certains historiens. Maître de conférences à Paris-I- Sorbonne, Jean Fremigacci affirme, comme d’autres historiens, que le nombre de personnes tuées lors de l’insurrection n’a pas dépassé les 10 000 (dont 140 Blancs), auquel il convient d’ajouter le nombre de Malgaches morts de malnutrition ou de maladie dans les zones tenues par les insurgés.

            « Cette surmortalité reste encore très difficile à évaluer, l’hypothèse la plus vraisemblable tournant autour de 20 000 à 30 000 morts » , écrit M. Fremigacci. Il n’y a pas eu de « génocide oublié » à Madagascar, conclut l’historien, mais une faute des dirigeants politiques qui, à Paris, se sont révélés incapables d’éviter un drame annoncé.

            « 40 000 ou 89 000 morts, cela change peu la force du traumatisme »

            par Françoise Raison-Jourde, professeur émérite d’histoire à l’université Paris-VII [4]
            [Le Monde du 29 septembre 2007]
            • Nous nous apprêtons à célébrer le 60e anniversaire de l’insurrection malgache de 1947. Comment expliquez-vous la dureté avec laquelle la France a écrasé l’insurrection malgache ?

            La crise indochinoise qui éclate en décembre 1946 a joué un rôle. S’y ajoute le fait que Madagascar, où vivaient des milliers de créoles « petits Blancs », fonctionnait comme soupape pour la Réunion. Enfin cette île immense était pauvre mais prestigieuse.

            La répression n’a pas été aussi impitoyable que celle d’Algérie, qui fut autrement organisée et terrible. Les Malgaches de l’Est ont d’abord été poussés à bout. En réaction, ils ont monté l’équivalent d’un maquis. La réaction française s’est faite en plusieurs temps, d’abord avec trop peu de troupes au moment de l’insurrection, puis avec des troupes mal armées et mal disposées, enfin avec une « guerre de fantassins », comme en 14. A Madagascar, c’est le nombre des morts de civils réfugiés en forêt, frappés par la faim et les maladies, qui est le pire.

            • Il existe une polémique à propos du nombre de morts lors de l’insurrection et de la répression qui s’en est suivie. Combien y a-t-il eu de victimes ?

            Le nombre donné par l’historien Jean Fremigacci dans un numéro récent du magazine L’Histoire paraît correct à notre milieu de spécialistes : 30 000 à 40 000 morts au lieu des 89 000 annoncés à l’époque par le haut commissaire de Madagascar. Ce chiffre avait l’avantage de terroriser les Malgaches. Aujourd’hui, les vieilles élites bourgeoises des Hautes Terres s’accrochent à ces chiffres. Mais que ce soit 40 000 ou 89 000, cela change peu la force du traumatisme…

            • On a parfois évoqué un « complot des parlementaires » (députés malgaches et élus au Conseil de la République), partisans de l’indépendance de l’île sous l’impulsion du Mouvement démocratique de la rénovation malgache (MDRM). Quel est votre sentiment ?

            On s’accorde aujourd’hui pour dire qu’il n’y a eu complot ni de l’administration ni des parlementaires malgaches. Ceux-ci ont été chargés au maximum à leur procès, en juillet 1948. Ils ont nié avoir eu une responsabilité dans ces violences qui les ont horrifiés, et ont donc accusé la base. Ils se sont aussi soupçonnés entre eux, après avoir subi interrogatoires et violences. Une large partie du traumatisme vient de ce divorce entre tête du MDRM (citadine, lettrée) et la base.

            [Propos recueillis par Gaïdz Minassian]

            P.-S.

            Bibliographie :
            L’insurrection malgache de 1947, Jacques Tronchon, éditions Karthala, 1974.
             

      • muslim dit :

        Alors nous dirons que c’est une grave erreur qui ternit l’image de la République et qui est infiniment préjudiciable à ceux qui ont versé leur sang pour elle et qui terminent leur vie dans la misère.
        Combien peu représente le versement de ces pensions par rapport au train de vie de nos dirigeants,députés ou sénateurs!Quelle honte alors que tant de Français n’arrivent pas à boucler leurs fins de mois!
        Disons-le nettement et c’est être pour la République honnête,intègre que de le dire!
        Au moment où l’on distribue des légions d’honneur à tous ceux qui s’approchent du pouvoir,ce qui est scandaleux et qui rappelle un scandale célèbre de la troisième république,les braves sous prétexte qu’ils sont arabes ou noirs finissent dans des foyers comme la Socotra!
        Heureux ceux d’entre nous qui ont servi sous le képi blanc et qui bénéficient de conditions décentes de fin de vie avec l’institution des invalides de la  légion étrangère.

        • theballs dit :

          « les braves sous prétexte qu’ils sont arabes ou noirs finissent dans des foyers comme la Socotra! »
          Ces braves se sont battu pour leurs independance, ils ont fait ce choix ,ils ont reussit, à moins qu’ils ce soient fait baiser par le FLN mais ca c’est leur probleme! faudrais deja pas qu’ils ce pleignent d’avoir à bouffé dans un foyer sonacotra qui est un foyer de travailleur , hors ils ne le sont plus.

        • blanche_colombe dit :

          muslim

          je vous remercie d’avoir rectifié

          je voudrais expliquer aux jeunes bloggeurs dont certains sont  issus de l’immigration (comme on dit )que les attaques même justifiées contre mon pays et celui qui est devenu le leur, me fait mal ,c’est comme si on attaquait ma mère et mon père ,je pense qu’il est facile pour un franco algérien de critiquer et d’employer des mots durs contre le passé de la France de la même façon qu’il est commode pour un juif de vilipender ce qui s’est passé sous vichy mais pour un français comme moi dont les aieux sont enterrés dans le sol français depuis plusieurs générations ,ces attaques me paraissent anachroniques ,
          est ce que je vais déterrer mes arrières grands parents pour les mettre en face de leur responsabilité quant à la colonisation de l’Algérie ?
          j’ai souvent l’impression que pour certains déterrer le passé de la France et le critiquer avec des mots ecessifs est un moyen de se sentir exister ,de rejeter une partie du passé de leurs propres parents qui les a fait naitre ici sur le sol français .

          • muslim dit :

            oui,vous avez raison mais mon intention n’était que de critiquer une mesure que j’estime injuste de la République et de la mettre en parallèle à la gabegie qui règne dans le monde politique et ce que je considère comme un véritable scandale,ces légions d’honneur décernées à tout ce monde du show-business.
            Et ces critiques peuvent être faites par tous les Français;il s’agit de l’actualité de la République.Comme serait belle une République vertueuse!

          • blanche_colombe dit :

            pour me faire bien comprendre ,je rajoute qu’on a célébré hier la journée contre l’esclavage

            aujourd’hui l’esclavage est un crime contre l’humanité et on doit poursuivre devant des tribunaux toute personne qui s’en rendrait coupable mais peut on déterrer les négriers du XVIII ème siècle et leur faire subir le m^me sort ,alors qu’à cette époque ,ils ne savaient même pas que ce qu’ils faisaient allait  leur valoir l’opprobe 300 ans plus tard

            j’ai le sentiment que ce rappel du passé de notre pays qui n’est ni glorieux ni extraordinaire  par ces personnes issues de l’esclavage  leur permet de se faire une thérapie (c’est peut être un mot fort mais je n’en trouve pas d’autres ).de même pour les personnes issues des colonies :
            critiquer la France leur fait du bien ,cela doit leur donner une certaine satisfaction comme de critiquer sa belle mère et son beau père devant son conjoint

            quand je dis que le passé de la france  n’est ni glorieux ni extraordinaire quant aux colonies et à l’esclavage je veux dire par là que tous les pays européens qui nous entourent ont un passé semblable  :angleterre ,espagne ,italie ,allemagne ,russie ,turquie
            quel est celui qui pourrait se dire « innocent « ?

  4. verygoodisgood dit :

     Sandrine aimerait qu’une part plus grande soit accordée à ces soldats dans les programmes d’histoire. Pour elle, leur histoire ne devrait pas être dissociée de l’histoire de France. 

    ah bon? on ne parle pas de bir hakeim dans les bouquins ? ni de l’armée d’afrique du general Juin ? Ni de Monte cassino ?

    ( ,apres , on va pas mettre que y’avait 10 % d’arabes, 10 % d’africains ,40%  de pieds noirs et 50 % de metropolitains dans cette armée d’afrique, hein . les pourcentages de ce type on s’en fiche …)

    PS  sur le fond, oui, toute cette histoire de pensions n’est pas à lhonneur de la France. meme si certaines choses se discuent ( vu l’effondrement des monnaies de ces pays par rapport au france puis à l’euro, on peut aussi arguer quil serait pas du tout logique de verser à des africains une somme indexée sur le cout de la vie de la france et nonsur le cout de la vie  de leur pays. ( mais sans exiger donc neuf mois de presence en france, ce qui me parait hallucinant , à verifier .. ) 
     

    • blanche_colombe dit :

      d’après ce que je comprends ,beaucoup de vieux soldats retournés dans leur pays natal ne vivent que de cette modique pension et n’ont rien d’autre
      en 1960 la majorité d’entre eux était en capacité de travailler ,ce qu’ils auraient fait s’ils étaient restés sur le sol français ,leurs camarades ont ainsi acqui des droits à une  retraite civile de la sécurité sociale ;

      à cette époque ,on du penser que  indexer leur pension de combattants sur celle de la France allait peut être constituer un décalage avec le reste de la population et susciter des jalousies (j’extrapole un peu )

      il faudrait réinterroger ce « vieux soldat  » parce que ce qu’il annonce comme retraite me semble aberrant !

      • walida dit :

        disons-le à haute voix : ce n’est pas très glorieux pour la France ! et l’idée d’attendre que les uns et les autres meurent pour que s’éteignent les revendications est une horreur. je suis triste après la lecture de cet article.

  5. mirta dit :

    Bravo, vos articles gagnent à chaque fois en qualité, ce reportage est  bien anglé, plus clair.

    Parcontre je trouve ce passage hazardeux « bien moins souriant que son homologue de la pub Banania, il m’explique dans un français hésitant »  Y’avait-il vraiment besoin de ramener ça à cette imagerie d’épinal humiliante?  Je trouve que ça ne sert en rien le propos.

  6. theballs dit :

     l’Association des travailleurs maghrébins de France, cette loi a été votée pour « punir les États qui ont voulu l’indépendance »

    c’est vrai quoi!! on auraient pu leurs filer une medailles ! salo d’Francais

  7. romuald dit :

    Lorsqu’un peuple résiste un certain temps et se voit contraint de capituler, il se soumet simplement à la loi du plus fort.
    C’est ainsi que se sont formés les états.

    Les Gaulois se sont fait coloniser par les Romains, les Gallo-romains par les tribus germaniques dont les Francs; puis divers peuples sont tombés sous la coupe des Francs et de leurs successeurs jusqu’à la constitution des frontières d’aujourd’hui.
    Vercingétorix et son peuple seraient-ils des collabos?

    Pour parler de ce que je sais, le Comte de Provence Raymond Béranger IV a rédigé son testament en 1238 (à Sisteron, où j’ai passé une partie de ma scolarité) et a ainsi légué à sa mort en 1245 (il est enterré dans une église d’Aix, où j’ai fait un début d’études) ses états dont la Provence à sa fille Béatrix, laquelle se maria plus tard  avec Charles d’Anjou.
    Ce qui allait amorcer le rattachement de la Provence à la France, en 1481.
    Le père et la fille étaient-ils des collabos? l’Histoire est alors remplie de collabos.

     
    L’Empire Ottoman puis les peuples de l’Algérie actuelle ont tenté de résister durant 40 ans, ceux d’Indochine pendant ¼ de siècle.
    La France, en quelques semaines de combat à peine, vit pas moins de 100.000 hommes combattre jusqu’au sacrifice ultime et dût céder. La loi du plus fort s’était imposée.
    Si l’armistice a, quelque part, permis de reconstituer des forces vives que ce soit sur le sol français ou en AFN, la Collaboration, elle, fut un acte de traîtrise.

  8. romuald dit :

    Ahhh heureusement qu’ils sont là, ces braves humanistes socialistes.

    Entre Royal qui révise l’Histoire – tout comme le film Indigènes - en affirmant à Dakar que, sans l’Afrique et les Africains, jamais la France n’aurait retrouvé sa liberté; ou la présence sûrement fortuite de Harlem Désir, Jack Lang sur le parvis des DH.

    De Gaulle méprisait l’Armée d’Afrique, d’une part parce qu’elle était commandée par le Gal Juin, resté fidèle à Pétain jusqu’en novembre 42; d’autre part, parce que la préservation du potentiel militaire français dont bénéficia l’Armée d’Afrique notamment juste après l’Armistice était une idée de Weygand.
    Enfin, il y avait vraisemblablement chez de Gaulle un certain mépris pour les soldats indigènes.
    Bref.
     

    Juste après avoir reconquis l’Afrique du Nord (fin 1942 – mai 1943) puis l’Italie (mai 43 – début été 1944), l’Armée d’Afrique débarqua donc en Provence (Opération Anvil) peu après le débarquement de Normandie.
    Lors de la progression de l’Armée d’Afrique le long du Rhône puis vers l’Alsace, de Gaulle fit peu à peu remplacer les soldats des colonies par les FFI; d’une part par volonté de tenir les FFI par trop indisciplinés, d’autre part, à cause des rigueurs de l’hiver dont ont souffert les soldats d’Afrique noire notamment.

    Puis, le 7, 8 et 9 mai 1945, ce sont les signatures de capitulation de armées allemandes (les Alliés ont signé le 7, la France le 8 et l’URSS le 9), mais aussi les massacres de Sétif; justifiés par le ministre de l’Air de l’époque, Charles Tillon (PCF).
    Le prétexte étant que les rebelles étaient en fait des nazis qui tentaient de faire un putsch…
     

    Plus tard, il y eu au cours des divers gouvernements provisoires, jusqu’en 1947 donc, quelques ministres socialistes/communistes de Défense nationale (ce ministère s’appelait auparavant « ministère de la Guerre » jusqu’en décembre 46; c’est sous le gouvernement de Blum que le changement d’appellation s’est opéré); mais aussi aux Anciens Combattants.

    Un peu plus tard, en 1948, un certain Mitterrand fit un intérim au ministère des Anciens Combattants justement; confirmant au passage que le 8 mai ne devait pas être férié.
    Ironie de l’Histoire, c’est quelques jours après son élection qu’une loi a réactivé le caractère férié du 8 mai.

    Ni les ministres de la Guerre/de l’Armée (droite, Edmond Michelet) ni les ministres de la Défense nationale (SFIO/PCF) n’ont exprimé une quelconque marque de reconnaissance envers ces soldats qui ont consenti, de gré ou de force (plus souvent de force du reste), à risquer/donner leur vie pour une nation dont ils ne connaissaient que la langue et les casques coloniaux….
    Il est temps qu’ils obtiennent réparation.

    Il a fallu attendre Chirac pour que soit revalorisées quelques rares pensions d’anciens « Indigènes » et que soient construits des carrés musulmans, dans les cimetières militaires, au lendemain des émeutes de novembre 2005…..

    Royal compte-t-elle s’excuser, pour le mépris affiché par la gauche française dans l’après-guerre?

  9. romuald dit :

    Mars 1947 c’était alors le gouvernement Blum (SFIO), Ministre d’Etat Guy Mollet (SFIO), de la Défense nationale André Le Troquer (SFIO), de l’Intérieur Edouard Depreux (SFIO), de la Justice Paul Ramadier (SFIO) et des Anciens Combattants Max Lejeune (SFIO).

    Les socialistes ont du sang sur les mains et, en forme de repentance, ont fabriqué l’antiracisme ce qui est censé les disculper et surtout faire oublier ces pans sanglants de l’Histoire.

    Royal compte-t-elle exprimer des excuses au nom des socialistes ayant ordonné ces massacres abjects?

  10. verygoodisgood dit :

    ledaron en quoi mater une insurection serait desohonorant ?
    on ne crie pas au genocide pour la Commune . 

    on imagine bien que les insurgés n’aietn pas fait dans la dentelle . une société secrete ça veut souvent dire violences. et une insurrection ca pue la mort. une sorte de guerre civile . 

    si on eneleve ne effet la part d’exagerations sur les chiffres, la part d’invetion et de propagande sur les tortures, ( permettant à l’armée de décourager les putchistes, )  rappelons que le pouvoir malgache de ces années de plomb d’apres guerre n’a pas été des plus marrants pour les malgaches, et tout mettre sur le dos du méchant colonial devait etre bien pratique.

     

     

     

  11. swazi dit :

    En  2009 ,200 000 malgaches vivent installés en France et intriguent de toutes parts pour accéder à la nationalité française . Ces malgaches sont ils les descendants de  ceux qui en 1947 ont porté les armes contre la France ou  les descendants  des miramila malgaches  qui ont servi la france  aux deux guerres mondiales ;
    Oh ,vous ,le Daron ,vous devez avoir la réponse.

    Le génocide entre Hutus et Tutsis a fait 800 000 morts en 3 mois au RWanda . Cela donne une échelle de ce que peut faire l’Afrique quand elle est en colère

  12. romuald dit :

    Erreur de ma part, en mars 47, c’était Damadier (SFIO).
    Maurice Thorez (PCF) Ministre d’Etat, François Billoux (PCF) à la Défense nationale, Intérieur Edouard depreux (SFIO), Anciens combattants Mitterrand.

  13. mara dit :

    Bravo pour votre vision partisane de l’Histoire. Qu’a fait Mendès France ? Qui a soutenu le FLN en France ? C’étaient des intellos de gauche oui monsieur, le PCF et des chrétiens de gauche.
    Pendant ce temps les amis de Mr Sarkozy étaient les membres d’Occident, et eux ils cassaient la gueule
    à tous ceux qui n’étaient pas Algérie française et aussi aux gens qui portaient des lunettes.
     
    Et l’OAS cela ne vous dit rien ?

    Ségolène Royal n’a rien du tout a excuser. Regardez devant votre porte d’abord

  14. romuald dit :

    J’ignorais que Sarkozy avait ordonné en 1947 de tirer sur les Malgaches. Ou en 45 le massacre de Sétif (à l’Intérieur, c’était Tixier, SFIO).

    Pour ma part, je n’ai aucun mal à reconnaître les responsabilités des divers dirigeants de droite/extrême-droite.
    Par contre, il semble assez difficile pour la gauche de faire son auto-critique, alors qu’elle ne se prive pas de jouer les moralisatrices, juste pour rafler des voix. Et ça, je trouve ça abject.

  15. verygoodisgood dit :

    euh, Mara, c’est beaucoup plus complexe que cela tout de meme . la droite n’etait pas l’OAS . et à gauche mitterrand  etait ministre de l’interieur sous mendes, il declarait en 54 « l’algerie c’est la france »" , puis c’est lui qui defend en assemblée le texte remettant les pouvoirs speciaux à l’armée , et ensuite en tant que garde des sceaux il signe les peines de mort des independantistes . 

    en 65 : au 2eme tour, contre de Gaulle, L’OAS appelle a voter pour lui … 

  16. ledaron dit :

    Tout depend du cote ou l`on se place !
    Que dirait un nostalgique du 3 eme Reich ? De son point de vu Oradour sur Glane n`est que le « matage » d`une insurrection.Les insurges francais ne faisant pas dans la dentelle,la violence qui en decoula obligea l`armee allemande a prendre ses dispositions.
    Quelles differences y`a t-il entre une expedition coloniale francaise et une expedition coloniale allemande sinon l`inversion des roles.Dans un cas cela serait legitime et dans l`autre illegitime au nom de quoi ?

  17. verygoodisgood dit :

    allons , maiontenant le vieux daron est fou .

    comment osez vous comparer le  massacre gratuit d’un village tranquille  (- civils-  femmes et d’enfants ) avec une bataille entre une armée et des combattants independatistes .? 
     
    vous etes taré  

  18. ledaron dit :

    J`avoue tout……
    Il faut etre effectivement fou pour faire entendre « quelques raisons » aux autistes auto-centres matines d`orgueil demesure.
    Il faut etre fou pour apporter un eclairage different aux « adorateurs » de l`obscurite bien pensante.
    Il faut etre fou pour sortir de leur ronronnement chauvin les piliers de comptoir historique.
    Il faut etre fou pour polemiquer avec colereux,haineux hysteriques.
    J`aime etre fou,j`aime cette folie qui derange nos ignorants en herbe.

    Treve de folie et revenons a nos moutons…………
    Nous savons tous que les armees francaises n`ont combattus que des soldats et n`ont nullement attentees aux civiles.Seules les « pas francais » se conduisent en barbares…..Aucuns massacres en vue,defenseurs des veuves et orphelins les armees francaises firent honneur  au pays………des BISOUNOURS.

      Massacres coloniaux
     
     


     

     

    Aux lendemains de la Seconde Guerre mondiale, de Sétif (mai-juin 1945) à Madagascar (1947), d’Haiphong (1946) à la Côte-d’Ivoire (1949-1950) et à Casablanca (1947), l’armée française a massacré des dizaines de milliers d’hommes et de femmes dont le seul tort était de revendiquer pour plus de libertés ou pour l’indépendance. Ce sont ces pages sanglantes de l’histoire de France, méconnues, voire effacées, qu’Yves Benot retrace dans ce livre. Mobilisant l’ensemble des documents disponibles, il montre comment et pourquoi les gouvernements de la IVe République, bien peu soucieux du respect de la légalité républicaine, ont choisi la voie de la répression sauvage pour préserver la cohésion de l’Empire français. Et il analyse aussi les débats auxquels cette politique a donné lieu en France même, en mettant en lumière l’opposition de certains intellectuels, de ceux des clercs qui n’ont pas trahi comme Jean-Paul Sartre ou Paul Ricœur.

     

  19. verygoodisgood dit :

    hé ledaron, on est pas en arabie, c’est pas parce que c’est ecrit dans un bouquin que c’est vrai…. 

    choisssez donc mieux vos references . parce que sartre, politiquement, y’a plus grands monde pour le defendre, mis à part quelques vieux staliniens…

  20. ledaron dit :

    Qu`il est difficile de se regarder dans un miroir !!!!
    Apres s`etre mirer et demander  » miroir,miroir quel est le plus beau peuple ? » Le beau miroir se brisa de honte car ce « beau peuple » avait enfouit au fond de sa memoire des souvenirs innomables (comme on cache les poussieres sous le tapis).Souvenirs  qui hantaient somme toute l`inconscient collectif creant un malaise ambiant plus ou moins definissable.
    Certains,les plus lucides reconnaissaient cet ulcere qui les rongeait,d`autres gonfles d`orgueil et de suffisance s`enferment avec entetement dans une denegation ridicule (mais celui ci ne tue pas).
    De beaux specimens viennent hanter le BB nous rappelant par leur presence que l`esprit du 19 eme siecle leur sert de lampe de chevet et comme toute lampe de chevet ne les eclaire qu`eux meme (nombrilisme oblige).

  21. verygoodisgood dit :

    Ah, comme le vieux daron se refugie à chaque fois dans l’analyse psychologique de ses interlocuterus, à chaque fois que les faits se derobent à son opinion.. 
    il preferait presque lire la verité dans des entrailles de poulet , cela serait tellement simple …

  22. ledaron dit :

    Point n`est besoin de lire le marc de cafe tant le silence assourdissant ou plutot le caquetement de certains se sert qu`a couvrir cette gene qui taraude les thuriferaire de l`oubli.Tous les moyens sont bon pour ne pas y penser:deni,omission,derision,cri d`orffraie……
    L`utilisation d`un atomiseur d`ambiance que serait la denegation ne peut empecher de diffuser la puanteur des cadavres caches dans le grenier de l`Histoire…….

    Le livre noir du colonialisme

    Dans le cadre de ses travaux sur le totalitarisme, Hannah Arendt avait associé l’impérialisme colonial au nazisme et au communisme. Cet ouvrage fait de cette parenté son point de départ pour retracer l’histoire du colonialisme sous ses dimensions et ses figures multiples. Il s’agit aussi bien de rendre compte des pages sanglantes de la colonisation (exterminations, déportations, esclavage…) que d’analyser l’idéologie légitimant l’entreprise coloniale, le « colonialisme » à proprement parler. Une vingtaine de spécialistes, historiens pour la plupart, ont donc travaillé sous la direction de Marc Ferro pour traiter ces questions sous l’angle géographique (Amériques, Afrique, Asie…) et thématique (le sort des femmes, l’anticolonialisme, le colonialisme à travers la chanson française…).

    Cet ouvrage collectif et volumineux constitue une véritable somme sur le colonialisme à l’échelle du globe, du XVIe au XXIe siècle. Ses analyses détaillées, sa diversité d’approches, ses nombreux documents, sans oublier son ancrage dans l’actualité récente, feront le bonheur de tous ceux qui s’intéressent à ce sujet. Si l’on peut contester certains partis pris initiaux ou l’unilatéralisme de certains développements, l’ouvrage a le mérite d’être engagé et toujours solidement argumenté : il donne donc matière à débattre… –Arnaud Stephanopoli –Ce texte fait référence à l’édition Broché .

    Extrait
    À ce tournant du millénaire, par un retournement des mentalités lié aux drames du siècle passé, à la prise de conscience des violences commises ici et ailleurs, une partie de l’opinion des vieilles nations européennes s’est inscrite dans une idéologie des droits de l’homme qui pointe l’ensemble des crimes commis au nom de l’État rouge ou brun, de l’État-nation et des « victoires de la civilisation ».
    Généreuses dans la dénonciation des crimes du communisme ou du nazisme, ces sociétés occidentales affectent volontiers de croire aujourd’hui que ceux du colonialisme leur ont été cachés. Or cette croyance est un mythe, même si certains des excès commis ont bien été expurgés de la mémoire commune.
    Ainsi, en France, les manuels scolaires des deux premiers tiers du XXe siècle, relataient avec quel entrain Bugeaud et Saint-Arnaud brûlaient les douars lors de la conquête de l’Algérie, comment aux Indes, lors de la révolte des Cipayes en 1857, des officiers anglais plaçaient des hindous et des musulmans à la bouche des canons, comment Pizarre exécuta Atahulapa Yupanqui, comment Gallieni passait les Malgaches au fil de l’épée. Ces violences étaient connues et, pour l’Algérie, dès l’époque de Tocqueville. Au Tonkin, des témoins ont vu cent fois « des piquets surmontés de têtes, sans arrêt renouvelées », ce que reproduisaient les magazines de la métropole. Le manuel Malet-Isaac, édition 1953, écrivait qu’après la révolte kabyle de 1871, « la répression fut prompte et vigoureuse, avec exécutions, déportation des chefs, lourdes amendes et confiscation des terres ». Le général Lapasset, que cite Charles Ageron en 1972, jugeait dès 1879 que « l’abîme créé entre colons et indigènes serait un jour ou l’autre comblé par des cadavres ».
    Tous ces faits étaient connus, publics. Mais s’il était avéré que les dénoncer avait pour but de mettre en cause « l’œuvre de la France », leur existence était niée ; le gouvernement peut avoir tort, mais mon pays a toujours raison… Intériorisée, cette conviction demeure ; elle se nourrit autant de l’autocensure des citoyens que de la censure des autorités. Encore aujourd’hui, par exemple, aucun des films ou émissions de télévision qui « dénoncent » des abus commis aux colonies ne figure parmi les cent productions en tête du box-office ou de l’indice d’écoute. Outre-Atlantique, le retournement concernant l’extermination des Indiens a eu lieu, un type de western succédant à un autre avec la Flèche brisée de Delmer Daves (1950), film pro-indien et antiraciste produit avant les crimes commis par l’aviation américaine pendant la guerre du Vietnam et qu’allait perpétuer le retournement ; mais dans la réalité, cette prise de conscience n’a guère modifié la politique de Washington vis-à-vis des « réserves » indiennes. En Australie, la prise de conscience, due à l’action des aborigènes et des juristes est encore plus récente : mais la « majorité démocratique » blanche s’oppose à ce qu’elle soit vraiment suivie d’effets. Ces constatations nécessitent une remise en perspective du rôle des principaux acteurs de l’Histoire, en métropole ou aux colonies, voire des découpages chronologiques que la tradition a institués. –Ce texte fait référence à l’édition Broché .

     

  23. romuald dit :

    “Dans les décombres du colonialisme, nous avons trouvé cet outil merveilleux – la langue française.  La colonisation a été une aventure humaine. Comme toute aventure humaine, elle a charrié de la boue et de l’or. Pourquoi ne faudrait-il prendre que la boue et ne pas retenir les pépites ?”

    “Toute culture contient l’ensemble des valeurs humaines, mais chacune n’a mis l’accent que sur telles valeurs, en négligeant les autres (…). D’où la nécessité d’élaborer, s’étendant sur les cinq continents, une symbiose culturelle comme celle de la Francophonie, qui est d’autant plus humaine, parce que d’autant plus riche, qu’elle unit les valeurs les plus opposées.”

    Léopold Sedar Senghor.

  24. gremlinz64-1 dit :

    Quelle maîtrise du Ctrl+C cher (sic) ledaron.

    Bientôt tu arriveras à avoir une idée par toi même, sans lire un livre décérébrant.

    Aller, encore un effort!

    GremlinZ64 (à grosses goûtes)

  25. saint-bernard dit :

    Blanche-colombe,
    il s’agit de célébrer la fin de l’esclavage, et non d’une journée contre l’esclavage. Cela dit, il esrait plus juste de dire la fin de la traite négrière aux Antilles, car c’est cela qui a été aboli , etc’est ce qui a fait que la colonisation de pays africains a mis fin à l’esclavage qui pouvait régner dans ces pays. On entend souvent associés esclavage et colonisation; en fait , les deux ne vont pas ensemble. Au contraire,k il est arrivé que celle-ci ait empêché celui-là.
    J’ajoute encore que s’il est bien vu de villipender la traite négrière des Européens, l’esclavage pratiqué par d’autres peuples – y compris aujourd’hui – ne fait l’objet d’aucune critique ni condamnation.
    Comme l’a regretté l’historien Tidiane N’Diayé lors de la récente conférence de Durban II, on ne peut critiquer l’esclavage que c’est le fait des Européens. Lers autres sont passés sous silence.

  26. saint-bernard dit :

    J’ajouten Blanche-colombe, qu’il est inutile  de déterrer vos arrière-grands-parents; tout d’abord, il faudrait remonter sans doute encore plus avant ( 4 générations = 1 siècle) et on ne trouverait que poussière; ensuite, il y a fort peu de chance (vous êtes lorraine , je crois) pour qu’il y ait des négriers dans votre famille, car cela concernait quelqies familles bordelaises ou nantaises. Il y a beaucdoup plus de chance, pour ne pas dire de certitude , que Christiane Taubira ait des ancêtres esclavagistes (puisqu’elle parlait des viols commis par ces derniers sur les femmes esclaves et dont la population métisse est la descendante) que vous.

  27. swazi dit :

    Le souvenir de l’Esclavage est faussé ;Il tourne à la malhonneteté intellectuelle . Tout Noir croyant compter un esclave dans  ses ascendants doit intégrer que son ancetre fut la  victime d’un double crime / Il fut vendu par un Noir ,son frère de Couleur ,puis acheté par un Blanc .
    Et plus tard ce seront des Blancs qui lui rendront la Liberté .  En Amérique ,la nécessaire libération des esclaves a meme causé une guerre entre blancs . Des milliers et milliers de nordistes Blancs sont morts pour libérer les esclaves Noirs dans les plantations de coton du sud .Remember !

  28. blanche_colombe dit :

    en effet saint-bernard
    je ne crois pas avoir des négriers dans ma famille ,quant à mes arrières grands parents ,je dois dire que je vais encore sur la tombe de l’un d’entre eux ,il était  né en 1848 et était franc maçon mais c’est un secret de famille car sa veuve (mon arrière grand mère )d’une famille très catho (il y avait un évèque dans la famille )avait peur que les maçons viennent faire la chaine à son enterrement
    ,dans ces familles ,on faisait des enfants tard ,le jeune homme attendait d’avoir une situation pour se marier ,une partie de la famille était originaire de la moselle et a préféré la france à la prusse en 1870 ,quelques uns de leurs compagnons ont été en Algérie mais pas dans ma famille
    c’est bizarre le destin de ces lorrains qui ont abandonné leur pays natal pour en coloniser en autre ;(l’algérie) ne souhaitant pas à cette époque s’installer  en France et dont les descendants 90 ans après furent parmi les rapatriés qu’on connait
     vous devez savoir que la lorraine n’est devenue française qu’en 1766 ,mais si on me parle du code noir de louis xiv en sous entendant : »voyez  les français blancs comme vous traitez mal les nègres « cela me déplait  parce que c’était une autre époque ,un autre temps mais j’ai assimilé l’histoire de mon pays et cela fait un tout pour moi ,je ne découpe pas cette histoire en prenant ce qui est bien  et en rejettant ce qui est détestable
    j’assume tout !

  29. saint-bernard dit :

    Bien d’accord avec vous Blanche-Colombe; on doit prendre l’actif et le passif, et cela vaut pour tout le monde Français de longue date comme de fraîche date.