Jeudi, en passant devant le McDonald’s de Bobigny, dit McDo Drive Bobigny CBI, ce ne sont pas les effluves d’un filet o fish tout chaud qui m’attirent mais l’attroupement devant le restaurant. Curieuse, je décide d’aller voir ce qui se passe. Une grande banderole devant la vitrine : « McDO EN GREVE, STOP A L’EXPLOITATION » Moi, Super Kahina, je ne le permettrai pas ! Je fais la connaissance de Yaya, gréviste, 23 ans. Il travaillait depuis deux ans dans cet établissement, il en a été licencié il y a deux semaines.
Yaya s’installe à une table à chaises hautes à l’extérieur du restaurant, et s’apprête à me conter tel un sage du village, le pourquoi du comment. Selon lui, de nombreuses réunions internes ont été organisées pour remédier aux dysfonctionnements, mais en vain. Il dénonce le comportement du directeur et de son adjoint à l’égard de l’équipe. Depuis deux ans, les employés ont fait part de revendications : augmentation des salaires, mise en place du 13e mois. « Et depuis deux ans, rien, c’est toujours la même chose, tous les six mois, on nous redemande ce que l’on veut », dit-il.
C’est souvent dans les conflits sociaux, sortes de mini-révolutions, que les langues se délient. Aaron, 21 ans, employé du McDO, nous rejoint dans la conversation. Les deux jeunes hommes parlent de leur patron comme d’une « crapule ». Quant à l’adjoint à la direction, manager de formation, il serait « souvent absent ».
« De quoi d’autre vous plaignez-vous ? » leur dis-je. « Mais de pleins de choses… Déjà, le trafic… » Les deux employés entendent pas là le fait de « retimer » les produits périmés. Selon eux, le directeur et son adjoint n’hésiteraient pas à inscrire une nouvelle date de péremption pour prolonger la durée de vente de certains produits : pain, salade, desserts. Moi qui ne peux vivre sans mon filet hebdomadaire, j’hallucine : « Mais, comment ça ? C’est pas possible ! Les produits seraient immangeables ? – C’est possible, enchaînent les deux employés. Ils n’hésitent pas à rajouter 48 heures de vie à un pain périmé. »
Aaron entame le chapitre des vestiaires. « Ils sont trop petits. » Les vestiaires font deux mètres sur trois pour 40 employés. Suite à des travaux récents consistant à augmenter la surface des « stocks secs », les vestiaires des garçons ont été réduits à la portion congrue. L’équipe du soir, soit environ une vingtaine de personnes, doit se changer dans ces locaux exigus.
De plus, les casiers sont cassés, et les codes ne sont pas fiables. « Tu mets tes affaires dans ton casier le matin, avec un code, quand tu veux reprendre tes affaires, le code ne fonctionne plus. Ils ne mettent pas les moyens dans des casiers de qualité », se désole Aaron. Les vestiaires des femmes sont séparés de ceux des hommes. Nombreuses, toutefois, sont les filles de l’équipe à se plaindre de vols dans leurs vestiaires. « Certains fouillent dans les saces des filles, des iPod ont été volés, assure Yaya. Ce sont des intérimaires qui font ça, et ça arrive tout le temps. »
Une jeune fille se joint à l’équipe gréviste, salue Yaya et Aaron. Je la retiens un instant, et lui demande si elle s’est déjà fait voler des affaires personnelles. Nezha, c’est son prénom, 21 ans, étudiante en BTS hôtellerie, affirme que récemment, on lui a dérobé son portemonnaie dans son casier, avec à l’intérieur sa carte d’identité et sa carte bleue, « mais y avait pas d’argent dedans ». « Je dois refaire ma carte d’identité, et mon compte bancaire s’est trouvé à découvert. »
Les récriminations des jeunes employés du McDo Drive Bobigny CBI ne s’arrêtent pas là. « La sortie de secours a un code pour son ouverture, c’est logique ça ? » s’étonne Yaya. Pour Aaron, Yaya et Nezha, il faut que les gens sachent comment les choses fonctionnent, et fonctionnent mal, au McDo de Bobigny, un restau franchisé. « Ça mettra la pression » sur McDonald’s France. D’où leur mouvement de grève.
« Il faut savoir que le directeur du McDo où nous sommes a acheté des parts à McDo France, explique Yaya. Il a acheté une franchise pour pouvoir vendre des produits McDonald’s. Il s’est engagé, en achetant cette franchise, à vendre les produits dans le respect des critères McDonald’s. » Astuce pour reconnaître les franchisés des réguliers : les premiers ont un drapeau vert à l’entrée, les seconds, un drapeau rouge.
Lorsque McDo France effectue une visite du McDo Drive Bobigny CBI, tout est « maquillé », affirment nos interlocuteurs. Le directeur et son adjoint, prévenus de la visite, se plient en quatre pour que le restaurant paraisse nickel. Ils appellent à la rescousse des employés en repos. Nezha signale avec une pointe d’ironie : « Le soir, c’est le directeur qui nettoie le sol, pour faire genre. » Les produits périmés sont naturellement jetés ces jours de visites.
Les grévistes que nous avons rencontrés appellent les autres McDonald’s du groupe Hervé Clément, soit 15 restaurants, à rejoindre leur mouvement. « Si des mesures sont prises, tous les restaurants en profiteront, alors il faut bouger ! » s’exclame Yaya. Selon le jeune homme, 50 à 60% des employés sont étudiants, et la direction n’hésite pas à modifier des emplois du temps la veille même. S’ils ne se plient pas à ces changements de dernière minute, « ils seront licenciés ». « Si tu ne finis pas à 23 heures, tu ne viens pas demain, dit Yaya en imitant un supérieur. On s’est plaint, mais rien n’est fait, marre de l’interne, on étouffe l’affaire. »
Yaya a donc été licencié il y a quinze jours sans autre forme de procès. Il devait s’absenter une journée pour le mariage de sa sœur. Alors qu’il dit avoir obtenu l’accord verbal de son responsable à sa demande manuscrite, le superviseur, de son côté, annonce à Yaya qu’il est licencié. Aucun entretien préalable ni de courrier pour lui signifier son licenciement. Les jeunes gens qualifient ces méthodes de scandaleuses et d’illégales. Yaya ajoute d’un air désolé : « Si ça continue comme ça, ça va finir comme à France Telecom… »
Kahina Mekdem
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Bonjour, en lisant ces lignes, moi qui travaille dans un mcdo dans le pas-de-calais depuis bientot 2 ans, je me rend compte qu’il est très ressemblant au mien…. je pourrais parlé des meme propose concernant le mcdo ou je travaille et meme en raconté des pires que ça, facilement malheuresement…
Bonsoir, nouveau venu sur ce blog ce post me fait moi aussi réagir !
J’ai également travaillé 18 mois dans un fast food (le… « vite », pas le faux écossais) franchisé dans le Nord et je confirme moi aussi ce que l’on peut lire ici.
Il existe un écart hallucinant entre les exigences (drastiques) en matière d’hygiène et la réalité des faits.
Tout d’abord concernant les frites et hamburgers les délais de vente sont régulièrement (pour ne pas dire « systématiquement ») dépassés. Tout les clients de fast food se sont un jour retrouvés avec des frites molles et froides, ou des hamburgers à la salade quelque peu défraichie et au fromage fort caoutchouteux (me trompe-je ?). C’est un fait, un hamburger préparé sera vendu, et tant pis pour le malheureux qui a fait la mauvaise commande au mauvais moment…
Le seul moyen d’éviter ça est soit de venir en pleine heure de pointe, où les produits sont vendus avant même d’être cuits, soit en pleine période creuse, quand il n’y a absolument rien de prêt. Entre les deux, quand quelques frites et burgers stagnent dans leur présentoir, passez votre chemin ! (ou laissez vous servir et revenez râler en exigeant un remplacement des produits)
Mais, à la limite (sans rien excuser évidemment), le produit n’est pas impropre à la consommation pour autant, il n’est simplement pas au mieux de sa forme dirais-je. Et même un client de fast-food -grand gastronome devant l’éternel- est à même de le regretter.
Concernant les salades et desserts c’est là où le bas blesse. J’ai moi aussi assisté à de nombreux ré-étiquetages de ces produits qui voyaient leur vie prolongée de 24 voire 48h ! Et apparemment cela semble être une pratique courante chez les managers, soucieux de leur (magnifique) plan de carrière et ne voulant pas titiller leurs supérieurs par leur mauvaise gestion des stocks. S’agissant de produits frais (hum…) il y a de quoi s’inquiéter.
Pire encore, le « mythe » du steak par terre n’en est malheureusement pas un. Je l’ai vu de mes yeux (rarement certes): l’équipier en plein rush qui au moment de transférer 12 Giants laisse s’échapper un steak et le remet dans le burger existe !
C’est évidemment inexcusable, mais sous la pression, et plutôt que de se prendre un enième sermon pour sa maladresse (quand on voit la rapidité de fabrication exigée il n’y a pas de quoi s’étonner non plus) l’équipier préfèrera, si il n’a pas été vu, faire « comme si de rien n’était ». Après tout il ne le mangera pas, lui, le steak !
Je le répète c’est rare, et les équipiers responsables de telles choses sont évidemment à blâmer sévèrement ! Simplement, vu en interne, je vous assure que cela en devient presque compréhensible, la faute à certains managers (toujours eux) aux méthodes plus que discutables.
Restant dans l’hygiène, le lavage de mains est lui aussi plutôt médiocre… aucune obligation, aucun contrôle, seule une pancarte en sortie de vestiaires/toilettes rappelle: « vous êtes vous lavés les mains ? ».
Même en plein service, après avoir posé les mains sur tout un tas d’ustensiles, cartons, portes de zones froides et autres nids à germes, aucun lavage de mains n’est exigé (sachant qu’un service peut durer de 3 à 7h il y a de quoi rester perplexe.
Là encore c’est de la responsabilité de l’équipier mais on ne peut pas dire que les managers soient très regardant à ce sujet… on pourrait même plutôt parler de flicage de temps de pause irrégulier (« Encore aux toilettes ? Tu te lavais les mains ? Ca fait 3 fois aujourd’hui, t’es pas payé pour te laver les mains ! »)
Et bien sûr tout les fingers foods (nuggets et cie) etaient prélevés avec les doigts ! Il y a bien une pince prévue à cette usage mais, je cite « t’embêtes pas ça va plus vite comme ça »
Le pire dans tout ça est qu’il y a effectivement des contrôles d’hygiènes mais, et c’est là que c’en est incroyable, ils sont annoncés !!! Et on assiste alors à un branle-bas de combat, une guerre contre les bactéries, un nettoyage massif que l’on ne constate jamais au quotidien (et qui pourtant devrait être la norme, pas l’exception)
Bref pour ceux qui doutaient, oui les fast foods (du moins certains) ne sont franchement pas aussi propres que peut le laisser à penser l’inox flamboyant qui les recouvre !
Concernant le respect du code du travail là encore la population étudiante est idéale pour le transgresser (c’est docile un étudiant sans argent).
Sans aller jusqu’au cas cité il nous est très souvent demandé de repousser notre heure de sortie quand la situation (entendez par là le sous effectif) l’exige. Et dans ce cas le refus est souvent très mal accepté sauf à avoir une excuse valable et argumentée. C’est un comble ! Le simple fait d’avoir fait ses heures et d’avoir envie de rentrer se reposer (ou sortir se détendre) ne suffit pas, il vaut mieux présenter quelque chose comme un faux rendez vous chez le dentiste (mais à 22h c’est difficile) plutôt qu’un « non merci j’ai aussi une vie »…
Les jours de repos ne sont quasiment jamais consécutifs, et surtout jamais le WE ! (la loi impose un WE de repos par mois… j’aimerais bien voir le témoignage d’un employé qui bénéficie d’un tel régime !)
Personnellement j’ai quitté ce job quand après une absence (j’ai passé une nuit à vomir et quand j’ai enfin trouvé le sommeil mon réveil n’a rien pu faire pour moi) j’ai reçu un message de mon directeur sur mon répondeur me disant que: « j’allais voir ce que j’allais voir quand je reviendrais »…
Bon baaah… je n’ai pas vu, je ne suis jamais revenu, ils l’ont eu dans le cul ! (j’etais plutôt un bon employé, et qui plus est avec mes 18 mois d’ancienneté j’etais aussi un vétéran, c’est ça le pire ^^ )
Je ne regrette rien car ca reste une experience enrichissante et quand on a la chance de travailler au sein d’une équipe sympathique (ça va ça vient) on y passe malgré tout de bons moments, mais la découverte de la face cachée du fast food a laissé des traces… je n’y vais plus ! En plus ça coute presque aussi cher que le restau, quand on voit ce qu’on y mange faut pas déconner !
Je nuancerais malgré tout mon propos en rappelant que je bossais dans un fast-food franchisé ! Je pense que cela a une grande importance, car les directeurs de ces restaurants ne voient dans l’image de marque que le pognon qu’elle peut rapporter, et ne s’en soucient donc pas plus que ça.
Je persiste à croire que les restaurants officiels sont mieux gérés, mais ne saurait l’affirmer malgré tout.
Et j’ajoute que je ne bossais pas non plus dans un Mc Do. Aux témoignages que j’ai pu recevoir d’anciens employés on y est bien plus exigeant sur certains aspects, notamment celui du lavage de mains…
Amicalement,
-Sto0f-
J’oubliais,
TomBombadilom: Quant aux étudiants qui y travaillent, c’est souvent le début de la fin des études, ils sont embauchés avec un emploi du temps, et puis, petit à petit, ils travaillent à la place des cours, et les études finissent en jus de boudin, et les jeunes bacheliers pleins d’avenir finissent serveur au mac do parce que leurs parents n’ont pas pu (ou pas voulu, sa existe encore) financer les études.
ManX: Je confirme encore les dires des jeunes du mC do. Les étudiants sont pris pour des moins que rien. On leur fait miroiter des évolutions qu’ils ne voient jamais. Ce qui n’est pas plus mal car une fois que l’on s’investit on n’arrive plus à partir et c’est la le piège. A force de s’investir et de faire des heures pour être bien vu ou pour ne pas se faire virer on ne va plus en cours on ne fait pas nos devoirs. On redouble et devant l’échec scolaire on se dit qu’un poste de manager dans la restauration rapide peut être pas mal. On nous fait miroiter des formations, des équivalences, des compétences.
Il est indéniable que ce type de travail est très formateur mais il est aussi très destructeur sur le plan personnel. Je n’ai pas assez des doigts d’une seule main pour compter les gens ayant arrêté leurs études après avoir bossé dans la restauration rapide (et je ne suis resté que 2 ans alors imaginez à l’échelle de la France).
Il s’agit là d’une quasi certitude, les seules (et rares) personnes que j’ai vu cumuler avec réussite leur emploi en fast food et leurs études ont toutes mis leur vie de côté…
Quand vous êtes en cours de 9h à 17h en semaine, que vous enchainez sur des soirées de 3h ou plus, et que vos samedis et dimanches sont tailladés par deux services (du genre 11h/14h et 18h/22h) le peu de temps qu’il reste n’est généralement pas consacré aux études… sauf à renier totalement toute vie en dehors du Etudes/McDo/Dodo…
On pourra répondre « faut assumer », encore fallait-il avoir le choix au départ…
bonsoir a tous
je suis vraiment désolé je travail dans se mc do depuis 1 an et plus
c’est pas vrai yaya a juste la rage parce qu’il a été virée voila pourquoi il raconte tout sa pourquoi c’est aujourd’hui qu’il dénonce le mac do ? si c’etais vrai il l’aurais du le fair depuis bien longtemps parce qu’il est resté 2 ans là bas il mangais tout les jours au mac do aaron aussi une personne normal ne maNgerais pas des produits
le mec a eu 7 avertissements a cause de ses absences tout les jours il etais en retard 30 minutes et plus donc il faut arreter de raconter n’importe quoi
qui a etais malade un jour parce qu’il est vennu mangé au mac do de bobigny drive ?
ma famille mange là bas parce que j’ai confiance a la sécurité .
Salut
1- yaya retourne au bled chercher du taf
2- si tu en trouves, quelles seront tes remontrances vis-à vis de l’employeur sur place
3- l’immigration participe à la pression sur les salaires alors continue à chercher ton 13e mois
4- le patron se bat pour son bifteck comme tout le monde, il paye assez de charges , taxes et impôts
qui servent à nourrir les cités autour .
5- la mal-bouffe très drôle
plutôt l’industrie agro-alimentaire , la pharma, la finance, auxquels nos gouvernements se plient
Cette enquête de Zone interdite a bien été censurée (merci JMR) je viens de trouver le lien, tous les témoignages des employés du Mc Do de Bobigny ne font qu’en confirmer les révélations, alors le coup du pauvre » patron se bat pour son bifteck comme tout le monde, il paye assez de charges , taxes et impôts qui servent à nourrir les cités autour . » ça ne marche pas, comme tout ceux qui magouillent sur les dates de péremption, qui « rafraîchissent » les viandes, comme je ne sais plus quel abattoir, qui ne respectent pas les normes d’hygiène, c’est une drôle de manière de se battre.

Bonjour à tous,
Je suis moi même étudiant et ex-salarié dans la restauration rapide dans le Loiret (pas mC do mais son homologue). Je voulais témoigner et exprimer mon avis sur les commentaires postés.
Pour ce qui est de l’hygiène:
Je confirme le fait que les dates des marchandises peuvent êtres modifiées afin d’éviter de trop grosse perte d’argent. C’est souvent le cas des pains, salades (et tout ses ingrédients), burger, frites pâtisseries … La date est repoussée de quelques minutes à une demie heure pour les burgers et frites et d’une journée pour les produits frais tout en prêtant tout de même attention à l’aspect visuel. Les restaurants sont très souvent sales. Quand la salle pour le public laisse à désirer, imaginez de l’autre coté…
Je confirme également que lors des nombreux contrôles tous le restaurant est en branle bas de combat, on rappel les équipiers en repos et des choses qui n’ont pas été lavé depuis des semaines retrouve leur aspect neuf comme par magie. On n’hésite pas à faire monter l’effectif pour avoir une bonne note.
Concernant les conditions de travail:
Je confirme encore les dires des jeunes du mC do. Les étudiants sont pris pour des moins que rien. On leur fait miroiter des évolutions qu’ils ne voient jamais. Ce qui n’est pas plus mal car une fois que l’on s’investit on n’arrive plus à partir et c’est la le piège. A force de s’investir et de faire des heures pour être bien vu ou pour ne pas se faire virer on ne va plus en cours on ne fait pas nos devoirs. On redouble et devant l’échec scolaire on se dit qu’un poste de manager dans la restauration rapide peut être pas mal. On nous fait miroiter des formations, des équivalences, des compétences.
Il est indéniable que ce type de travail est très formateur mais il est aussi très destructeur sur le plan personnel. Je n’ai pas assez des doigts d’une seule main pour compter les gens ayant arrêté leurs études après avoir bossé dans la restauration rapide (et je ne suis resté que 2 ans alors imaginez à l’échelle de la France).
Vous aurez compris que j’ai une grande amertume envers ces enseignes dont le défaut d’exploiter les étudiants est moindre devant les ravages qu’elles font sur la santé des jeunes européens.
Enfin si je peux donner un conseil à tous les futurs salariés de la restauration rapide: « N’oubliez jamais votre objectif premier et l’état d’esprit dans lequel vous êtes arrivé en cherchant du travail. N’abandonnez pas vos études pour vous consacrer à ce travail ».
En vous souhaitant une bonne réflexion.
Obésement votre manX
Merci ,ManX !
trop de vieux managers avides pour pièger ,gruger la Jeunesse
Si il n’y avait qu’à Bobigny, une enquête de Zone interdite est passée à la trappe : « Ce numéro de Zone interdite, intitulé « Nouveaux produits, nouvelles habitudes, révélations sur nos assiettes », comportait en effet son petit lot de scoops sur la restauration rapide. Une enquête menée en caméra cachée montre d’abord que, dans un restaurant McDonald’s, les précautions d’hygiène ne sont pas respectées : hamburgers laissés en vente pendant des heures, étiquettes mentionnant la date de péremption des produits remplacées par d’autres sitôt la durée de vie du produit dépassée… L’équipe de journalistes de Tony Comiti Productions, qui réalise le reportage pour le compte de M6, prend le soin de montrer les images à la direction française de McDo afin d’obtenir une réaction. Finalement, McDo délègue un autre franchisé de sa chaîne, lequel plaide que l’hygiène est mieux respectée dans le millier d’autres McDo français. Ca n’a pas suffi à la direction de M6 : à la trappe, les révélations sur l’hygiène douteuse de McDo. »
AVE CAESAR ! AVE
Il est temps de rendre à Rome ce qui ait à Rome : le salut romain
On le sait, que c’est de la merde, tout le monde le sait, alors, pourquoi donc qu’il y a des clients pour ce genre de malbouffe impérialiste ? Par masochisme? Par beaufitude?
L’influence de la pub, sans doute, cette salope…
J’ai eu une connaissance, une fois, elle était « responsable des anniversaires » dans un gros mac do, la pauvre, elle y est restée 5 ans, elle a fini en dépression, alcoolique parait il même… elle en pouvait plus, l’odeur surtout, c’est l’odeur qu’elle a pas pu supporter plus longtemps
Quant aux étudiants qui y travaillent, c’est souvent le début de la fin des études, ils sont embauchés avec un emploi du temps, et puis, petit à petit, ils travaillent à la place des cours, et les études finissent en jus de boudin, et les jeunes bacheliers pleins d’avenir finissent serveur au mac do parce que leurs parents n’ont pas pu (ou pas voulu, sa existe encore) financer les études.
Et face à un tel irrespect des clients, comment imaginer que les employés soient correctement traités et rémunérés?
Vas-y José Bové, il en reste tant d’autre de mac do à démonter (à détruire même!)
TomBom
Oui, démantelons ces fiefs capitalisto-impérialistes (tiens, il manque sionistes et franc-maçons; généralement ça va avec)!
Sus à la non-culture ricaine !!
Trêve de plaisanterie, démanteler tous les McDo de France, c’est mettre au chômage des dizaines de milliers d’emploi puisque McDo est le 1er recruteur de France (dont une majorité d’étudiants).
Tom, ta chaîne de restauration équilibrée et permettant d’embaucher toutes celles et ceux qui seraient licenciés si le McDo était interdit en France, tu l’ouvres quand?
Ben non, pas sioniste, ils servent du porc dans leur … leur… enfin, disons sandwichs…
… »démanteler tous les McDo de France, c’est mettre au chômage des dizaines de milliers d’emploi ». [sic]. Très juste.
A la Libération on a fermé les bordels. Résultat : des milliers de sous-maîtresses et de maquereaux ont été mis au chômage.
Briardounet
C’est bien pour tous cela que je n’y mets plus les pieds depuis une dizaine d’année
Si Yaya a été licencié, sans lettre de licenciement ni entretien préalable qu’il n’hésite pas à saisir les prud’hommes, si les faits sont réels ce sera jakpot pour lui.
En ce qui concerne la marchandise périmée, je suis quand même très surprise, les Mc Do étant l’un de mes principaux clients, je puis assurer qu’ils sont controlés très souvent.
Il ne faut pas oublié que l’enseigne a pour employés principalement des étudiants.
C’est une main d’oeuvre assez difficile à gérer.
Il est vrai qu’avec que les employés sont principalement payés au smic, et que le travail est assez fatiguant, mais en général ce sont des équipes solides s’il y a bonne entente entre eux.
En ce qui concerne les vestiares, il y a énormément de vol, mais si des fouilles étaient effectuées régulièrement, (les employeurs ont le droit de le faire, en avertissant les salariés), ont y trouverait plein plein de choses, et pas que des ipods volés!!!
Il ne faut pas oublié que l’enseigne a pour employés principalement des étudiants.
C’est une main d’oeuvre assez difficile à gérer.
Oui, souvent au MAcDO, c’est la débandade et ça manque d’encadrement fiable
ça se passe comme ça…