Qatar et banlieue : c'est maintenant ?

C'EST CHAUD, POLITIQUE Vendredi 7 décembre 2012

Par Mohamed Mezerai @mohamedmezerai

Parmi les pays qui investissent en France, il y en a un dont on parle et reparle beaucoup. D’une superficie égale à elle de la Corse ou la région Ile-de-France, le Qatar a su depuis longtemps tisser des liens extrêmement serrés avec les dirigeants français et toute la classe politique. Foot, immobilier, hôtels de luxes parisiens, et plus récemment, banlieues. Le Qatar joue sur plusieurs tableaux.

Certains s’en réjouissent, d’autres s’en méfient. Pourquoi le Qatar investit-il en France ? Pourquoi s’intéresse-t-il à notre cher pays ? Pour tenter de répondre à ces questions, après de longues recherches sur le pays ainsi que sur le sujet, j’entre en contact avec Nabil Ennasri,  un spécialiste du pays, auteur d’un mémoire de DEA sur le Qatar. Ce pays, Nabil le connaît comme sa poche. Il suit l’affaire depuis le début.

Le Qatar est un pays très riche et donc très vulnérable. Il est dans une situation géopolitique extrêmement tendue. Coincé entre l’Arabie Saoudite et l’Iran, il essaie de tisser des relations les plus solides possibles avec des pays qui pèsent sur la scène internationale, comme la France par exemple. Ce qu’il faut savoir, c’est que le Qatar n’investit pas qu’en France. Cette dernière ne représente qu’un faible pourcentage de leurs investissements à l’étranger. En ce qui concerne les banlieues, la polémique n’a pas lieu d’être. Ce n’est pas le Qatar qui est venu frapper à la porte des banlieues. Ce sont les banlieues par le biais d’élus qui sont partis frapper à la porte du Qatar.

Genèse

A l’origine du projet, une dizaine d’élus de banlieue issus de tous bords politiques. Réunis au sein d’une association, l’ANELD (Association nationale des élus locaux pour la diversité), ils se rendent à Doha, en novembre 2011, pour demander au Qatar d’investir dans les quartiers populaires. Chômage, insécurité, délinquance : les banlieues sont les grandes oubliées du gouvernement. Alors autant demander de l’argent là où il y en a. Une démarche accueillie favorablement par l’Emir Al-Thani qui propose initialement 50 millions d’euros pour financer des projets portés par des habitants issus des quartiers populaires.

En réalité, cette association est née en 2009, peu de temps après l’élection du premier président noir des Etats-Unis, Barack Obama. Ambition déclarée du collectif : convertir la France au “pragmatisme anglo-saxon sur l’intégration des minorités.” L’association multiplie les voyages d’études à l’étranger : Canada, Suède, Maroc, États-Unis. C’est de là qu’est née la genèse du projet.

Fouad Sari fait partie de ces élus qui se sont rendus au Qatar pour solliciter l’Émir Al-Thani. “L’Émir a tout de suite été séduit par la création d’un fonds d’investissement pour les banlieues. Ce qui l’a intéressé, ce sont ces petits créateurs d’entreprises qui avaient des idées mais qui rencontraient des difficultés pour financer leurs projets. On a été très flattés, très touchés. On a été reçus comme des rois. Et s’il nous a reçus, je crois que c’est parce qu’on a réussi à le sensibiliser. Il y a eu un coup de cœur, on est parti le rencontrer dans le but de lui expliquer qu’en banlieue il y avait des “zizou” du commerce, du marketing, des “zizou” dans tous les domaines mais qu’il faut les aider. Il a tout de suite été emballé par le projet. En France on galère à obtenir un simple rendez-vous avec un député, alors qu’avec le Qatar on a directement rencontrer l’Émir.

Le conte de fée est perturbé par moultes rebondissements. Le projet suscite une immense polémique au sein du pays : avec Marine Le Pen, l’extrême-droite se déchaîne et estime que l’Emirat n’investit que pour des raisons communautaires, dans des banlieues où vivent de nombreux musulmans. En pleine campagne électorale, Nicolas Sarkozy temporise. Le projet est gelé. Arrivent ensuite les élections. Le nouveau gouvernement s’empare de l’histoire en arrivant au pouvoir.

Le partage du gâteau

Les socialistes, tout comme les jeunes issus des quartiers populaires, ne sont pas insensibles aux pétrodollars du pays arabe. Mais la polémique et les questions autour de l’investissement et la présence du Qatar en France est toujours présente. Le Qatar pourra finalement investir dans les banlieues françaises. Le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, a en effet approuvé la création en septembre dernier d’un fonds qatari destiné a financer des projets d’entrepreneurs de quartiers populaires. Somme annoncée : 100 millions d’euros. Mais contrairement au projet initial, le fonds sera élargi à toutes les “zones françaises paupérisées”, rurales et urbaines. Et l’Etat aura finalement des parts dans le capital du fonds, histoire d’assurer un minimum de contrôle.

Côté banlieue, dès l’annonce en janvier dernier, le projet suscite un engouement immense. C’est un espoir pour plusieurs jeunes. “On est passés du rêve américain au rêve qatari…” souligne Fouad Sari. A sa création, la page Facebook du collectif est pleine de messages de jeunes proposant leurs services ou leur CV. Le projet révèle rapidement une réelle demande de la part de ces jeunes qui aspirent à devenir auto-entrepreneurs. Les élus de l’ANELD reçoivent encore a ce jour des centaines de dossiers de porteurs de projets et des piles de candidatures de toute la France. Mais ils ne disposent d’aucune information à leur transmettre.

“Que l’argent vienne du Qatar ou de la Roumanie, j’en ai rien à faire tant qu’on m’aide”

Pour certains porteurs de projets, tout est presque prêt, il ne manque plus que l’argent. C’est le cas de Salim. Cet habitant de Clichy-sous-Bois a pour projet d’ouvrir Le Nil, un restau-péniche sur les quais de Seine à Paris. ” C’est un ami qui m’en a parlé, je suis un jeune de banlieue et j’aspire à être auto-entrepreneur. Je répondais à tous les critères. Immédiatement j’ai monté un dossier, j’ai pris contact avec l’ambassade du Qatar. Depuis longtemps, j’avais l’envie d’ouvrir un restau-péniche dans Paris, pour que des familles de banlieue puissent se retrouver dans un autre décor que leur quartier. C’est un projet qui me tient à coeur, mais qui a un sacré coût. C’est pour cela que dès l’annonce du déblocage du fonds, j’étais comme un gosse ! J’ai un dossier complet, avec un un tableau prévisionnel, j’ai même déjà le logo. Tout est prêt il ne manque que l’argent.

Salim, comme d’autres porteurs de projets, se demande pourquoi ça coince encore. ” Je ne comprends pas toute la polémique qu’il y a eu. Je suis sûr que s’il aurait été question d’un autre pays, on aurait déjà eu les sous, le problème c’est la banlieue. Mais nous ici, on galère, les banques nous refusent les crédits, alors dès que l’on a un moyen de s’en sortir, ben on le prend ! Que ce soit clair : moi l’argent, qu’il vienne du Qatar ou de la Roumanie j’en ai rien faire tant qu’on m’aide…”

“Le problème c’est la lutte des classes”

Pour Nabil Ennasri, si le Qatar investit en France c’est avant tout pour des questions de business. Pour lui, le Qatar n’investit sans aucune arrière-pensée politique. ” C’est un intérêt économique, comme il l’a dans le luxe, dans l’immobilier ou dans le sport. Cela lui permet de renforcer son prestige. Si le Qatar perçoit qu’il y a davantage à perdre qu’à gagner en investissant en France, non seulement ils se retirera, mais surtout d’autres pays européens accueilleront ces fonds avec grand intérêt et beaucoup de plaisir. Le Qatar n’est pas là pour financer les mosquées, ou transformer les églises en minarets mais bien pour densifier son rapport avec la France dans le domaine économique.”

Même son de cloche pour Fouad Sari. “Il y a dans les quartiers un vivier de gens qui ont des idées, des compétences, des projets mais qui ne trouvent personne pour les accompagner. L’Etat a déserté et les banques refusent systématiquement de s’engager à leurs côtés. Ce n’est pas parce qu’il y a des musulmans dans les quartiers que le Qatar est venu, c’est parce qu’il y a des projets. Ce projet révèle réellement qu’il y a une énorme demande, une énorme attente, il y a une envie de créer son entreprise. C’est fini le temps où les jeunes voulaient être footballeur ou chanteur, je suis moi-même professeur dans un collège, et dès le début de l’année je demande à mes élèves ce qu’ils souhaitent faire comme métier plus tard. Plusieurs me répondent  “je veux être patron, je veux créer mon entreprise”. Ça fait rêver et on les a fait rêver avec ce projet.” Salim, lui n’est pas prêt d’abandonner : “ Tant qu’on me dit pas Salim, c’était une blague, c’était un poisson d’avril, il n’y a pas d’argent, moi je ne lâcherai pas.

Aujourd’hui on parle même d’un fonds d’au moins 300 millions d’euros à destination des PME françaises. Un fonds qui se trouverait déjà dans les comptes de l’ambassade du Qatar en France. Mais pourquoi le train en marche est-il tombé en panne ? Ce fonds serait le bienvenu dans des quartiers où le taux de chômage est souvent proche des 50%. Aujourd’hui en banlieue, une entreprise sur deux disparaît au bout de trois ans, faute de moyens.

Fouad Sari ainsi que les élus de l’ANELD restent confiant et espèrent que le projet verra prochainement le jour. Ils regrettent tout de même la polémique. “Le problème c’est la lutte des classes. On est toujours là à se battre et se justifier dès qu’on essaie d’aider la banlieue. Si j’avais une question à faire un passer au gouvernement ainsi qu’a toute la classe politique française, ce serait de savoir s’ils sont réellement prêts à voir émerger des jeunes issus des quartiers populaires. Est-ce que la banlieue est une priorité pour eux ? Si nous, en tant que simple élus, on a réussi à faire ce qu’on fait, aller demander de l’aide à un pays étranger avec de l’ambition, pourquoi eux ne font rien ? On se pose des questions, on veut du changement. N’ayez pas peur de la banlieue, la banlieue fait partie de la République. Tiens j’ai même un slogan pour eux :  ”La banlieue : c’est maintenant.”

Mohamed Mezerai

Les réactions des internautes

  1. Jeudi 13 décembre 2012 10:02 Mulot de Paris

    Ce que je trouve fabuleux c'est que des personnes qui s'engage et luttent pour les droits de l'homme (chose que je comprends fort bien) puisse dire, peux m'importe d'où vient les dollars... tout en revendiquant parfois un boycot de certains pays pour des normes de travail non respectées (mettons la Chine). Mais les pays d'où proviennent ces fameux dollars tant attendus pratiquent un esclavage de fait, là par contre, nul problème. J'avoue être perplexe... J'ai soigneusement évité toute question sur le communautarisme mais je ne me fais aucune illusion sur l'utilisation de l'argent de la péninsule arabique pour ancrer un islam dur là où ils investissent. J'ai eu de nombreuses discussions avec un collègue africain mulsulman et il me disait ne plus reconnaitre son pays suite à la propagation du wahabisme.
  2. Jeudi 13 décembre 2012 09:11 Mama

    Jeannette Bougrab : il n'existe pas "d'islamisme modéré" ni "de charia light".
  3. Mercredi 12 décembre 2012 20:39 BOBER.ICHON

    Bien entendu ,il faut être prudent lorsque le QATAR ou L'ARABIE SAOUDITE veulent jouer les bons samaritains sur notre sol ...ces pays n'investissent pas à fonds perdus et si on parle d'investissement il faut inclure les idées ....Par ailleurs, il est de notoriété publique que ces deux pays ne se gênent pas pour aider des groupes Islamiques "douteux"...alors, ne faisons pas rentrer le loup dans la bergerie....!
    • Mercredi 12 décembre 2012 20:53 eh oui!!!

      le loup est déjà rentré ,et cela fait un bon moment qu il est parmis nous.
  4. Mercredi 12 décembre 2012 16:48 big crunch

    que c est bon les pétrodollars!! la france n a pas de pétrole mais elle a beaucoup de vaseline. a bon entendeur salut
  5. Mardi 11 décembre 2012 13:42 Talleyrand

    Que c'est beau l’angélisme dont fait preuve l'auteur de cet article : Quelques données : en 1978 au Caire, il n'y avait pas de femmes voilées à l'université, en 2012 elles sont toutes voilées. Ce qui a changé entre temps c'est que le président égyptien,sur les conseils des américains, a joué les islamistes contre les laïcs et on peut regarder le résultat maintenant. Lorsque le Quatar investit en France et plus particulièrement dans les banlieues c'est pour une raison non avouable directement.
  6. Lundi 10 décembre 2012 22:20 Alain

    Pourquoi Salim n'émigrerait pas au Qatar ? Cela rapprocherait les donateurs des bénéficiaires...
  7. Lundi 10 décembre 2012 19:21 Beurk

    Sympa le Qatar avec les poètes... http://www.rfi.fr/moyen-orient/20121130-nous-sommes-tous-tunisie-face-une-elite-repressive-prison-vie-poete-qatarien On n'a pas entendu le PS et la marocaine Najat Belkacem condamner cette décision. Curieux non?
  8. Dimanche 9 décembre 2012 18:33 alqaida

    qatar assassin
  9. Dimanche 9 décembre 2012 00:53 Lion

    Le corrupteur Qatari tiens le monde avec son argent ( désolé celui du gaz qui s'évapore) . Mr Hollande n'en fait pas l'exception. Dressé comme un chien comme il est, qui aboie sur tout ce qui bouge en Syrie, quitte même à mordre dans l'illégalité et l'illégitimité la plus absolue, à travers sa reconnaissance d'un ramassis de brebis égarées réunies par washinton sous l'acronyme de "coalition syrienne". Il leur a même squatté l'ambassade d'un pays souverain. Le ridicule ne tue pas sinon il ya lontemps que Mr Hollande s'en serait passé. Avec toutes ces tractions avec le Qatar, le banditisme marseillais est minuscule par rapport à ce banditisme international.
  10. Dimanche 9 décembre 2012 00:38 Lion

    Après Sarkozy, rebelotte Hollande pour faire des marchés avec de l'argent du banditisme international concédé par le corrupteur Qatari. Même blanchi cet ragent sentira l'odeur du sang des innocents Libyens, Syriens et autres, tués lors des interventions montées du "printemps arabe". Les marchands de la mort font des trocs répugnants et des tractations condamnables aux dépens des intérêts des autres peuples. Méfions-nous, car à travers ces investissements le Qatar va, à terme, monter des cellules terroristes dans les banlieues Françaises, à l'instar de ce qu'il commandité en Libye et en syrie.
    • Mercredi 12 décembre 2012 16:29 andré

      au fait vous avez raison qui nous dit que le quatar n'est pas l'idée de former des rebelles salaphiste en france et armer la banlieue
    • Mardi 11 décembre 2012 15:24 Christophe le mouslim

      @Lion : Tres bonne analyse, cela fait plaisir .Comme quoi Ils n'ont pas encore reussi a laver tous les cerveaux des Francais!
  11. Samedi 8 décembre 2012 14:25 Jamy

    Avec le plan banlieue de l'ancien gouvernement , il y avait de la volonté mais pas de moyen financiers. Avec ce gouvernement , il y a des moyens financiers disponibles mais un manque réel de volonté.. Wissem74 , ton raisonnement est pauvre, si peu objectif. Le Qatar attend un retour sur investissement quand il investie en France. Est ce qu'une célèbre enseigne de fast-food investit dans la nourriture hallal pour faire du profil ou pour financer un projet islamiste? On oublie de dire que le Qatar fait simplement preuve de pragmatisme à l'anglo - saxone. Les jeunes français diplômés, de parents d'origines étrangères, se heurtent au plafond de verre en France , mais ils sont recrutés par les qatari qui reconnaissent leur compétence et leur valeur sur le marché international du travail. Lorsque la Chine investie bien plus que le Qatar en France et dans le monde on ne s'offusque pas mais quand un petit pays comme le Qatar investit en France c'est bran le bas de combat! Le FN préfèrent que ces français ne reçoivent rien pour monter leur projet parce que dans leur vision de la France nous ne pouvons, nous ne devons pas être des français appartenant à la classe sociale supérieure. Et les politiques de droite sautent sur l'occasion pour attaquer ce gouvernement. La majorité fait dans la facilité en faisant machine arrière avec lâcheté pour éteindre la polémique plutôt que de défendre ses valeurs. !
  12. Samedi 8 décembre 2012 12:08 Enailil

    et en ce qui concerne l'aide logistique et autres"fournitures" à destination des "islamistes etc.." du Nord Mali, (que notre président François Hollande a cité à l'ONU en demandant expressément de l'aide pour les éradiquer) paradoxe à ne pas citer j'imagine..?
  13. Vendredi 7 décembre 2012 21:22 hop HOPE

    Les banlieues et leurs habitants cela représente quelle proportion par rapport au reste du territoire national Pourquoi l'argent d'un de ces Pays pétroliers irait justement s'investir là et seulement là Pour garder une unité de civilisation il faut que les jeunes quittent ces lieux et trouvent leur chemin ou destin ... en d'autres contrées IL y a un peu partout en France des personnes issues de la diversité qui réssissent leur vie dans le respect général Faudra-t-il détruire d'office ces logements pour les faire bouger de là Le territoire dans son ensemble est acceuillant pour les personnes ;travailleuses responsables ,de bonne moralité vivant leur vie privée dans la discrètion Rester enkystés en un lieu qui de plus n'est pas favorable à leur évolution n'est pas une solution il faut un jour (dès que possible) se résoudre à se poser ailleurs Allons courage et éliminez de votre système de pensée les mots de ;issu de la banlieue c'est pas une tare d'être défavorisé pour quelque raison que ce soit Le courage est d'avancer mais pour ceci il faut de la détermination et du courage Montrez que vous êtes aptes à progresser et à vous adapter hors de ces lieux Et votre évolution sociale s'en ressentira
    • Vendredi 7 décembre 2012 21:57 homer

      Bonsoir, Enkysté = lieu pas favorable à leur évolution, on parle de quoi? d'un ZOO, d'animaux, cessons le cliché banlieue avec les termes civilisation, diversité, intégration (un classique) et j'en passe, les héritiers des logements de cité ne l'on pas forcément souhaités, logique ce sont leurs parents qui ont été "implanté" afin que la FRANCE n'entende plus parler d'eux. Évolution sociale, non là c'est top, merci
      • Vendredi 7 décembre 2012 22:40 hop HOPE

        HOMER Mais, ce sont eux qui le disent ;qu'ils sont défavorisés , oubliés de tous et que sais-je encore Les clichés ;ce sont surtout eux qui les véhiculent entre autres sur ce site et c'est ce qui me sort par les yeux Le mot enkysté ici veut dire incapable de bouger d'ou il est implanté Vous dites les parents n'ont pas choisi ....les enfants des ruraux ne sortent pas de ces formules se rapportant à leur lieu de naissance ou la situation parfois très défavorisée parentale à tous niveaux Mon conseil je le répète bougez-vous comme les provinciaux l'ont fait et le font encore Amicalement ....et sans a- priori quoique vous puissiez imaginer ou croire Bonne soirée à vous
        • Samedi 8 décembre 2012 13:28 homer

          Merci Hope de votre réponse poli, c'est tellement rare sur ce log (que des impolis), bref je suis d'accord sur le fait que la nouvelle génération s'est enracinée dans leur banlieue, mais je pense que l’éducation (la je lance débat) le mode de vie, la culture, le manque de moyen des parents (difficulté de communication), y sont pour beaucoup, certes nous pouvons heureusement constater qui il y a des cas qui sortent du lot, mais c'est dérisoire par rapport la population. :)
          • Samedi 8 décembre 2012 15:02 homer

            hope, bonjour, Je le confirme, vos convictions, ne sont pas les miennes, je suis désolée mais vous exposez une réalité qui n'est que votre propre constat, les personnes issues des banlieues et qui s'en "sortent", ne sont qu'une minorité, car pour celles qui ont pu démontrer qu'elles ont réussi, leur parcours reste atypique , (démarches difficiles, refus d'emploi, demande d'aides financières, parfois changer d'identité sur un CV, ......) non vous ne pouvais dire AUJOURD'HUI, que notre génération cité, peut obtenir un emploi, un logement, une vrai vie, simplement avec de la bonne volonté, cela pour moi reste utopique. dsl
          • Samedi 8 décembre 2012 14:48 hopeHOPE

            HOMER Permettez, mais tout cela c'est un manque de courage, de l'indécision , de volonté J'ai rencontré au cours de ma vie BEAUCOUPS de personnes venant de l'Afrique du nord totalement illettrées, parlant un Francais très rudimentaire , voire approximatif mais ils avaient la volonté de trouver un travail , des relations sociales d'envoyer de l'argent à leur famille restée au Pays l ILs étaient polis , travailleurs, dignes et discrets J'ai lu ;héritent du logement de leurs parents, on ne peut hériter que d'une propriété que je sache IL y a des codes de la vie normale qui sont totalement laissés de coté dans la nouvelle génération c'est le moins qu'on puisse dire IL faut vouloir pour pouvoir c'est comme pour le sport , parfois ça fait très mal parfois on stagne minablement mais lorsque la réussite est là la victoire sur soi-même est très grande C'est ainsi en tout chose bonne journée à vous
  14. Vendredi 7 décembre 2012 19:16 narjess

    alors on attend encore :(
    • Mardi 11 décembre 2012 18:53 homer

      Bonsoir, non , il ne faut pas attendre, mais je persiste, il faut traverser un parcours de combattant,,des tranchets, afin d'y arriver, c'est très difficile et ce n'est pas donné à tout le monde d'avoir cette rage, ce moral, le quotidien n'est pas le même pour tout Français lambda, comment voulez vous espérer, quand on ne VOUS donne qu'un infime espoir (voir des illusions) et d'ailleurs pourquoi devoir se battre quand d'autres y arrivent pas le simple fait d'une logique absurde.
      • Mercredi 12 décembre 2012 16:18 Nantis

        Mais arrêtez de vous victimiser, ce n'est facile pour personne, même le français lambda. Faut arrêter d'idéaliser la vie du franco-français. J'ai fais 5 ans d'études pour obtenir un diplôme dans lequel je n'ai rien trouvé, même pas un stupide stage. J'ai dû accepter de bosser tout en bas de l'échelle, où on m'a obligée (mais heureusement) à faire un contrat de qualification dans un secteur complètement différent, j'ai donc repris pour 2 ans d'études. Pendant les 5 premières années où j'ai exercé une activité rémunérée, je n'ai eut aucunes vacances, je suis restée 3 ans sous le seuil de pauvreté, je suis allée de stages en CDD. Je me suis accrochée, je me suis battue et aujourdhui je gagne bien ma vie. Mais j'ai jamais attendu qu'on m'aide, je dois tout à moi-même, et surtout, j'ai pas perdu mon temps à chouigner que pour les autres c'était facile. Sortez vous les doigts du cul, arrêtez d'attendre que tout vous tombe tout cuit, et allez chercher un boulot, même tout en bas de l'échelle, même indigne de vous, et montez la pente, comme la quasi totalité de mes amis franco français qui en ont bien chié pour arriver là où ils en sont aujourdhui, quoique vous croyiez.
      • Mercredi 12 décembre 2012 12:11 hop HOPE

        Homer Pour moi ;la vie c'est l'effort , la pugnacité , Un enfant qui apprend à marcher , tombe ,a parfois des bosses ,mais persiste cet effort basique en toute circonstance permet d'avancer Les enfants de parents un peu aisés osent le départ du nid en acceptant les "petits travaux"à des heures "indues "afin d'obtenir leur indépendance pendant leurs études Des jeunes ayant un diplôme dans une qualification et ne trouvant pas de travail dans celle-ci s'orientent vers une autre formation ou acceptent un travail beaucoups moins qualifié juste pour pouvoir vivre et dans l'espoir de pouvoir progresser ou trouver un autre travail mieux rémunéré afin de se construire un chez soi personnel IL est dit ; A vaincre sans péril on triomphe sans gloire Le bonheur d'être un individu indépendant ,responsable , digne mérite d'avoir quelque bobos à son égo avant d'y arriver
  15. Vendredi 7 décembre 2012 17:35 JEANNE D'ARC

    Wissem, merci pour ton message. On se doute bien que les investissements des Qataris ne sont pas à but Philanthropique ! PS = PARTI SALAFISTE = TAKKIA = SS = GESTAPO ! NOUS AVONS ADOLF HITLER A LA TETE DE LA FRANCE ! FACISLAMISME ET NAZISLAMISME EN MARCHE ! RESISTANCE 2013
  16. Vendredi 7 décembre 2012 15:15 wissem74

    Je suis tunisien et musulman, et je peux vous dire, amis français, qu'il faut être le dernier des idiots pour croire un seul instant à la bonne intention des Qataris, ou de tout autre investisseur du golf dailleurs qui investi en France. Le Qatar choisi les banlieues uniquement pour des raisons politiques. Il essai d'y construire à long terme une base islamiste qu'il pourra manipuler facilement grâce à la chaine El Jazeera. En continuant ainsi, bientôt les banlieues françaises, à majorité musulmane, seront facilement manipulées par la propagande qatari et sera une arme politique redoutable contre les gouvernements français. Attendez vous bientôt à des sortes de manifs du même genre des soit disant printemps arabes pour vouloir changer le mode de vie et de gouvernance des Français! A bon entendeur...
    • Mercredi 12 décembre 2012 16:36 andré

      c'est possible et ca risque d'arriver vite
    • Vendredi 7 décembre 2012 16:11 Cath

      Merci Wissem, les Français en sont bien conscients. Les politiques s'éloignent de plus en plus du peuple.
  17. Vendredi 7 décembre 2012 11:41 Olivier

    "Même son de cloche"? plutôt : "même appel du muezzin". Et va falloir réviser toutes les expressions françaises, le pays n'étant plus peuplé que par des pseudo-français.
    • Mercredi 12 décembre 2012 17:43 Mathieu

      Olivier > C'est à dire ? Vous êtes un pseudo français ? Je ne m'estime pas comme tel.
  18. Vendredi 7 décembre 2012 09:12 Bondynoise

    Le Qatar investit aussi dans le désert" pour assurer sa sécurité alimentaire." http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/12/06/le-qatar-batit-des-fermes-dans-le-desert-pour-assurer-sa-securite-alimentaire_1800648_3244.html
    • Mercredi 12 décembre 2012 17:44 Mathieu

      Christophe > "Et maintenant elle investit dans les banlieues pour renforcer le communautarisme!!!" Avec quoi étayez-vous ces propos que vous avancez ?
      • Jeudi 13 décembre 2012 13:27 Christophe le mouslim

        @Mathieu : Tout simplement parce les princes Qataristes sont des alliés aux elistes sataniques qui gouvernent les USA .
        • Jeudi 13 décembre 2012 17:06 Mathieu

          Les illuminatis ? 666 ? Les reptiliens ? Bon bah ne vous inquiétez pas Christophe, l'apocalypse est proche... plus que... 9 jours, c'est ça ? (ça tomberait le 22 avec le décalage sud-américain).