"Il faut remettre à plat l'enseignement"

AMBIANCE Samedi 8 décembre 2012

Par Hana Ferroudj

Jonathan Ardines / LCDA

Ce qui a attiré mon attention dans ce débat est l’enseignement en primaire. Beaucoup de choses ont été abordées, notamment les dysfonctionnements du système scolaire dès la primaire. Chez certains élèves, les fondamentaux comme la lecture ou les mathématiques sont mal acquis. Jacques, ancien ingénieur à la retraite, s’occupe d’un élève âgé de 14 ans, en classe de 3e, qui vit seul avec sa mère. “Cet élève n’a pas acquis les bases de la primaire. Je l’aide en maths et il ne maîtrise pas les décimales. Je suis en train de lui apprendre ce qu’il n’a pas assimilé en CM2″.

Pas mal d’élèves rencontrent des difficultés. Mais, cela est dû au manque de temps et au nombre important d’élèves dans les classes. Certains professeurs proposent le redoublement, mais ce n’est pas forcément la solution. Ce n’est pas un manque d’intérêt de leur part mais les professeurs rétorquent souvent qu’ils doivent suivre et terminer le programme de l’année scolaire. Esther Benbassa pointe du doigt l’un des problèmes du système scolaire : “Il faut remettre à plat l’enseignement, il y a un réel problème, c’est un enseignement pour les bons élèves qui sont soutenus à la maison. Ce n’est pas un enseignement pour ceux qui viennent de milieux défavorisés et dont les familles n’ont pas le temps de s’occuper des devoirs.

Que faire lorsqu’un élève a des difficultés et que le système scolaire se trouve parfois dans l’impasse ? Ce sont des associations ou des chefs d’établissements qui prennent la relève en proposant des initiatives. Comme Gérard Willeme, proviseur au Lycée Paul Eluard à Saint-Denis. Il constate que “les élèves sont malmenés, un peu cassés. Ils ont une mauvaise image d’eux-mêmes. On a mis en place une expérimentation : au lieu d’exclure les élèves en difficulté, on les inclus.”

Un autre intervenant prend la parole pour parler de son expérience sur le terrain. Samy Mamlouck est coordinateur du programme Réussite éducative à la mairie de Trappes. Cette initiative permet de lutter contre l’illettrisme chez les élèves. Elle a lieu quatre fois par semaine après la fin des cours. L’idée : apprendre à lire en s’amusant, et par petit groupe de cinq. « La réussite d’un élève ne dépend pas du niveau d’études des parents mais de leur implication dans les études de leurs enfants.»

Autres problématiques soulevées : le décrochage scolaire au collège et au lycée, le manque d’information sur le marché du travail et sur les différents corps de métiers et les mauvaises orientations scolaires.

Pour certaines personnes, l’égalité dans l’enseignement reste une utopie. En ce qui concerne ce débat, un livret blanc a été rédigé à la fin de cette rencontre pour faire évoluer l’enseignement dans l’Hexagone.

Hana Ferroudj

Les réactions des internautes

  1. Mercredi 12 décembre 2012 11:29 hop HOPE

    BODYNOISE du 11-12 à 23hrs17 La lecture permettez ; combien de temps lui accorde-t-on CHAQUE jour en classe à présent et les parents font-ils lire leurs enfants fréquement sur des supports divers Mon père , lui, me faisait lire certains textes du journal à haute voix ceci souvent le dimanche surtout les jours froids ou de mauvais temps suivant les jours et sa fatigue cela était agrémenté de calottes bien assénées avec force réprimandes orales En classe il y avait une heure de lecture à haute voix par jour par niveau ,chacun son tour ou sur appel de son nom cela permettait à l'intitutrice de se rendre compte de ceux qui ne suivaient pas , ceux qui déchiffraient ou anonaient sans aucune intonation correcte Parfois la leçon ou les résumés , de géographie , d''histoire , les énoncés de grammaire , la dictée ,étaient lus à haute voix IL y avait aussi des analyses grammaticales de textes de dictées faites à haute voix Je crois avoir lu que la pédagogie était l'art de la répétition IL semble que ce soit une bonne solution ; un jour ou l'autre la comprenette s'ouvre et y gagne
    • Mercredi 12 décembre 2012 16:48 Bondynoise

      Bonjour Hope Hope, Quand on tiendra compte de la maturité de l'enfant, il y aura moins de problèmes de lecture. Tous ne sont pas prêts au même moment. Ce qui fonctionne avec un élève n'est pas forcément valable pour tous les autres. Ce n'est pas parce qu'on réprimandera un enfant qu'il saura lire. On ne tient pas compte des blocages qui peuvent exister, la manière forte entraîne souvent ,dès le plus jeune âge, une perte de confiance. Pourquoi toujours penser que l'enfant refuse de travailler? Il en est de même pour ceux qui apprennent une langue vivante. Ce serait bien d'individualiser le travail, de former de groupes de niveau. Je crois que les adultes n'ont pas conscience que les petits du primaire passent de longues journées à l'école: on exige qu'ils soient concentrés six heures par jour, sans compter les devoirs à la maison et parfois de multiples activités. Nous-mêmes, sommes nous concentrés pendant toute une journée de travail? Une preuve nous est donnée sur ce blog, comment se fait-il que des intervenants, qui sont en activité ,peuvent consacrer autant de temps, dans la journée, à commenter ?
  2. Mercredi 12 décembre 2012 08:39 Mulot de Paris

    Une des bases du problème est la langue française elle-même. L'apprentissage du français prend plus de temps que d'autres langues telles que l'espagnol, l'anglais. Pour moi, l'autre cause est la multiplication des sujets abordés en primaire. Mes enfants doivent apprendre le mode d'élection du maire ! Je ne suis pas contre le fait de faire d'eux des citoyens ayant une bonne culture générale, mais lorsqu'à coté, on ne leur apprend pas le subjonctif ou le conditionnel, je me dis qu'il y a un loupé quelque part. Elire un maire, ils auront le temps de l'apprendre d'ici leurs 18 ans, d'ici là, qu'ils apprennent à s'exprimer par écrit et oralement correctement et compter (y compris de tête). Bref les bases. Le reste suivra ensuite beaucoup plus facilement. Cette difficulté du français implique qu'il faille plus de travail. Donc... pas la peine de tergiverser, il faut travailler. Ce qui implique que le temps passé devant un certain nombre d'appareils (télé, tablettes, smartphones et autres se font au détriment de la lecture qui est un excellent outil. De plus, la baisse générale du niveau dans la plupart des médias (même les plus grands journeaux laissent passer des fautes inacceptables) n'aident pas. Bref, le français est compliqué et demande de s'impliquer pour l'apprendre. Et il est vrai que les services marketting n'aident pas les parents à mettre leurs enfants au travail. Puisque l'on est sur un blog communautaire, j'aimerais avoir les avis des lecteurs sur l'étude qui a été faite récemment sur cet article : http://www.capital.fr/enquetes/economie/immigration-pourquoi-les-chinois-reussissent-mieux-que-les-autres-793871 Il rejoint celui-ci sur le fait que les asiatiques de manière générale ont une culture des études qui frise la frénésie de certains intégristes pour leurs sujets de prédilection (choisissez vous même votre type d'intégriste, la palette est suffisament large pour que chacun y trouve son compte), les études sont une partie intégrante de leur culture.
    • Mercredi 12 décembre 2012 10:48 Bondynoise

      "Une des bases du problème est la langue française elle-même. L’apprentissage du français prend plus de temps que d’autres langues telles que l’espagnol, l’anglais." Je crois surtout que les méthodes d'apprentissage de la lecture sont à revoir. Dans certains pays européens, comme l'Allemagne que je connais particulièrement bien, les enfants ne commencent l'école qu'à six ans, l'apprentissage de la lecture et de l'écriture durent plus longtemps; en France, un enfant doit impérativement savoir lire à la fin du CP, parfois à Pâques. Comment se fait-il qu'après trois ans de maternelle, beaucoup d'enfants n'atteignent pas un bon niveau de lecture , à la fin du CM1. Je remets l'information concernant la lecture. « Alerte sur le niveau de la France en lecture 520 points : le score sonne comme l’aveu d’un échec. Il place la France au 29e rang sur 45 dans le classement opéré par le Programme international de recherche en lecture scolaire (PIRLS), et divulgué ce mardi 11 décembre matin. Celui-ci mesure, tous les cinq ans, les performances en lecture des élèves à la fin de leur quatrième année de scolarité obligatoire – soit le CM1. La France est distancée par la Pologne (526 points), l’Australie (527 points), la Lituanie (528)… loin derrière le « trio gagnant » que constituent Hong Kong (571 points), la Russie et la Finlande (568 points ex-aequo. » "Ce qui implique que le temps passé devant un certain nombre d’appareils (télé, tablettes, smartphones et autres se font au détriment de la lecture qui est un excellent outil." Vous croyez que les enfants de pays étrangers ne passent pas autant de temps devant leurs écrans de télévision et d'ordinateur? "(même les plus grands journeaux laissent passer des fautes inacceptables) n’aident pas." C'est valable aussi pour les intervenants du blog.
  3. Mardi 11 décembre 2012 14:09 nefertiti

    actuellement, le collège est mauvais pour tous les élèves, les bons qui s'ennuient à mourir , les élèves en difficultés pour qui l'institution n'a ni les moyens ni le droit en fait de faire quelque chose (il faudrait parfois être féroce avec les gamins pour qu'ils se tiennent tranquilles et acceptent, oh horreur ! de faire des efforts et de travailler) Et au milieu de tout ça les moyens ont tendance à se laisser glisser du côté de la facilité, vers le toujours moins, vers le "ça ira bien comme ça"! Mon fils aîné est en 4ème avec un an d'avance, avec toutes les options disponibles dans son collège, qui est par ailleurs tout à fait correct, sans être un collège d'élite pour autant. Et bien, le psy vient de lui diagnostiquer une vraie dépression, tellement il s'ennuie en classe, tellement les cours ne vont pas assez vite, tellement les profs doivent expliquer 10 fois de suite à ceux qui ne peuvent pas ou ne veulent pas comprendre et travailler. Il va falloir que j'envisage un internat d'élite, fort loin de chez nous si je veux qu'il retrouve le sourire et l'envie de se lever le matin. Et financièrement, ça va être compliqué. Et le pire de tout, c'est qu'il n'est pas surdoué ni précoce, juste capable de se concentrer longtemps et avec un esprit très curieux qui lui donne envie de tout apprendre en grande quantité; Ces gamins là non plus on n'y pense pas tellement dans l'éduc nationale!
  4. Mardi 11 décembre 2012 13:44 Christophe le mouslim

    Esther Benbassa et Jean Christophe Attias marié a la vie ont ils été payé pour cette séance ? "il y a un réel problème, c’est un enseignement pour les bons élèves qui sont soutenus à la maison. Ce n’est pas un enseignement pour ceux qui viennent de milieux défavorisés et dont les familles n’ont pas le temps de s’occuper des devoirs" --> D 'apres cette dame le probleme serait que les bon eleves soient soutenus par leur parents alors que dans les mauvais le sont car leurs sont trop occupés a travaillé . Mais quel démagogie , elle souhaite encore plus d'assistanat pour eduquer les enfants ? Des parents aimant leurs enfants souhaiteront toujours que son enfant reussise et pour se faire accordera 1/5 d'heure de son temps pour l'aider dans ses devoirs . Maintenant il est vrai que d'autres parents n' ont pas le temps , trop occuper a avoir le derriere collé sur la canapé a se lobotomisé devant le Dieu Television. Bref des Séance débat qui ne servent a rien hormis peut etre a payer rondement ses initiateurs
  5. Mardi 11 décembre 2012 13:28 copte

    que l'on modifie les programmes d'Histoire pour faire plaisir aux enfants d'immigrés c'est intolérable ! que des enfants ou des ados insultent ou frappent des profs par RACISME, C'EST INTOLERABLE !
  6. Dimanche 9 décembre 2012 19:00 Anouchka

    Il y avait un très intéressant débat à ce sujet sur LCP aujourd'hui. Les intervenants, divers, s'accordaient tous à dire que l'un des problèmes majeurs de l'école est la massification importante qui a eu lieu dans les années 80. C'est bien beau d'ouvrir l'école à tous en faisant croire que TOUS les enfants de TOUS les milieux ont les même chances. C'est surtout très utopique. Ce qu'il faudrait c'est changer les mentalités: non un étudiant en médecine, doué pour les études n'est pas forcément plus intelligent qu'un maçon capable de construire une maison. Mais on en est encore loin. Instruit ne veut pas dire intelligent et vice-versa. En voulant à tous prix mélanger des enfants aux capacités différentes, on créé des classes "gloubiboulga", au niveau aléatoire, dans lesquelles les "doués" s'ennuient et les "moins doués" n'avancent pas. Le concept du "les élèves forts vont motiver les faibles" est mignon tout plein mais ne fonctionne pas. Qu'on accepte une bonne fois pour toutes que tout le monde n'est pas égal devant l'apprentissage. Avoir des difficultés en histoire ou en maths ne fait pas de nous des "débiles". Du coup, quand on s'aperçoit qu'un élève de CM2 ne sait toujours pas lire ni écrire correctement, plutôt que le faire passer en 6e pour ne pas le froisser, il serait bon de voir ce qui ne va pas et l'aider à se remettre sur les rails avant de lui apprendre l'anglais! Il faudrait également remettre tout à plat dans la société en général: que les parents puissent avoir du temps pour s'occuper de leurs enfants comme c'était encore possible à mon époque (pas si lointaine) et éviter que des petits entre 3 et 8 ans se prennent des journées de 12h dans la tronche (7h périscolaire, puis école, puis cantine, puis école, puis périscolaire jusqu'à 19H parce que papa-maman travaillent). Que les parents arrêtent de considérer l'école, au pire comme une garderie, au mieux comme un lieu d'éducation dans son ensemble. A l'école on s'instruit (lire, écrire, compter, les couleurs, les mois etc), à la maison on s'éduque (politesse, bien se tenir à table, respecter les autres et les adultes etc). Les deux sont complémentaires. Si la maîtresse (voire même le prof) est obligé de commencer son cours de français par 1/2 heure de "savoir vivre", pas étonnant que les gamins aient un niveau d'orthographe déplorable. Bref, il y a du boulot mine de rien!
  7. Samedi 8 décembre 2012 13:43 homer

    oui, bien sûr Madame, c'est toujours la faute des parents, vous changez vos programme toute les années, nous ne pouvons plus suivre, qu'elle me dise comment gérer un exercice sur les probabilités (2sd), ou bien quand un exercice ma fois qui doit être simple du style xk=(xf+xc:2) et 4k (yb+yc:2)? Non la franchement, nous parents nous NE sommes plus d'actualité, ce n'est pas une question de quartiers défavorisé, c'est simplement qu'il y a des professeurs payés, et qu'ils doivent faire leur travail.
    • Samedi 8 décembre 2012 18:14 commandant minos

      Oui Homer, mais les parents ne sont pas dispensés de suivre la scolarité de leurs enfants, s'enquérir de leurs notes, de leurs difficultés, s'assurer qu'ils sont assidus aux cours, respectueux de leurs professeurs, etc
      • Dimanche 9 décembre 2012 14:52 homer

        Monsieur le commandant, je ne dit pas le contraire, mais avouez que les programmes actuels ne sont pas ceux que nous avons suivis, il est très difficile parfois d'aider nos enfants car nous n'avons pas eus ce genre de cours, une amis a dû s'inscrire à des cours de mathématique car elle n'arrivait pas à comprendre les sujets, les termes employés dans certaines matière ne sont plus d'actualités pour des parents qui ont passé le Bac en 74 et ou 80, le respect des profs n'a rien avoir, c'est une question d'éducation, les professeurs au même titre que la plupart des fonctionnaires se sont inscrits au bureau des lamentations, il n'y arrive pas, nous n'avons pas le temps, les enfants sont pénibles, nous sommes dépressifs, mince, ils ont choisis leur métier, et il faudrait faire leur travaille à la maison.
  8. Samedi 8 décembre 2012 10:39 saintbernard

    Voilà qui est très exactement parler pour ne rien dire.
    • Samedi 8 décembre 2012 13:04 blanche colombe

      je ne suis pas tout à fait d'accord madame Benbassa dit quelque chose de tout à fait juste ""c’est un enseignement pour les bons élèves qui sont soutenus à la maison. "" excusez moi encore de parler du passé l'école primaire avait été conçue à l'origine pour que la majorité des élèves passent le certificat d'études à 13 ,14 ans tout concourrait à cela mais les fondamentaux pour passer le "certif " étaient connus dès le cm2 et les 3 ans de primaire qui suivaient ,cours supérieur ,cours fin d'études 1 ére année et cours fin d'études 2 ème année ne servaient qu'à "rabacher " les fondamentaux ce qui donnait des élèves bons en orthographe ,et en calcul à la fin ,il faut le reconnaitre en cm2 ,une minorité d'élèves allaient en 6 ème ,c'étaient les meilleurs et souvent les plus aidés et le parcours au lycée à partir de la 6 ème à la terminale ,(c'est à dire le programme )était fait pour que le meilleur élève puisse passer le concours de polytechnique en suivant un cursus normal or l'entrée en 6 ème de toute une classe d'age sans changer l'école primaire a été une erreur et cela fait 30 ans que nous le payons avec de nombreux enfants qui sortent du système scolaire sans aucune qualification ,les statistiques sont là pour le dire un élève de cm2 devrait avoir une base solide pour aller en 6 ème ,s'il ne l'a pas ,c'est la faute de l'école en amont pas en aval et les professeurs de primaire et de secondaire ne sont pas responsables des programmes ,ils font ce qu'on leur demande madame Benbassa a raison il faut remettre à plat l'enseignement
      • Samedi 8 décembre 2012 17:02 saintbernard

        Mais B-C, vous le dites bien: l'entrée en 6° de tous est une erreur que tout le monde paye très cher. Or, ce n'est pas du tout réformer cela que souhaite Esther Benbassa (à qui, in petto) rien de ce qui se fait en France ne sied si bien qu' on se demande pourquoi elle y vit et en a pris la nationalité. Ce qui est dit sont les éternels poncifs: trop d'élèves par classe , pas d'aide à la maison, etc...Rien qui n'ait été dit et redit.
        • Mardi 11 décembre 2012 14:15 hopeHOPE

          SaintBernard J'ai toujours été agacée par les poncifs de ;trops d'élèves par classe , les parents pas présents .... Scolarisée en primaire dans une école rurale distante de 2 km 5 du hameau ou demeuraient mes parents cultivateurs Nous allions en classe à pieds Parents levés à l'aube pour le soin aux animaux puis les champs père et mère chacun sa responsabilité et rentrant très souvent pour diner lorsque la nuit est tombée depuis bien longtemps Les ouvriers (ères) agricole ou d'usine idem L'institutrice du village avait une salle de classe ou étaient acceuillis les enfants agés de 5 ans et demi à 14 ans et demi pour ceux qui restaient jusqu'au certificat d'études et étaient nés en début d'année La classe comprenait régulièrement trente à trente -cinq élèves Beaucoups avaient des parents Polonais ou Russes ,il y avait à peine un tiers d'enfants dont les parents étaient des territoriaux Quatre-vingt-dix neuf pour cent, voire cent pour cent en sortaient munis du certificat d'études et.. je n'ai jamais entendu parler de la locution; classe surchargée Elle préparait même les élèves au brevet sportif , donnait des cours de chant avec un guide chant ( espèce de micro harmonium ) Et le soir pendant qu'elle corrigeait les cahiers et préparait les devoirs et leçons du lendemain elle faisait "étude" C'est à dire que les enfants dont les parents payaient quelques francs par mos restaient dans la classe pour faire leurs devoirs et demandaient des explications ou de l'aide à l'institutrice, ils apprenaient aussi leurs leçons pour le lendeman qu'ils récitaient à l'institutrice avant de rentrer chez eux Mon institutrice a passé les quatre-vingt-quinze ans et va encore travailler dans son jardin ,elle n'a jamais été ni dépressive ,ni autre et a élevé en parallèle trois enfants Elle est restée très chaleureuse , très humble et très digne dans sa façon d'être Je suis convaincue que beaucoups de personnes de ma génération élevées en province rurale ont vécu la même chose
          • Mardi 11 décembre 2012 23:17 Bondynoise

            @ Bonsoir Hope Hope, Une information concernant la lecture des élèves après quatre ans d'apprentissage. "Alerte sur le niveau de la France en lecture 520 points : le score sonne comme l’aveu d’un échec. Il place la France au 29e rang sur 45 dans le classement opéré par le Programme international de recherche en lecture scolaire (PIRLS), et divulgué ce mardi 11 décembre matin. Celui-ci mesure, tous les cinq ans, les performances en lecture des élèves à la fin de leur quatrième année de scolarité obligatoire - soit le CM1. La France est distancée par la Pologne (526 points), l’Australie (527 points), la Lituanie (528)… loin derrière le « trio gagnant » que constituent Hong Kong (571 points), la Russie et la Finlande (568 points ex-aequo."
        • Lundi 10 décembre 2012 10:53 Mathieu

          Ah oui, vous êtes de ces français de 1247 ? Wow ! Crédit-bilité perdue. Vous êtes ainsi des clébards qui, parce que + français que d'autres (selon vos dires), vous devez accepter tout des institutions. En quoi Mme Benbassa serait moins française que vous et ne disposerait pas du droit d'objection ?
      • Samedi 8 décembre 2012 15:27 Bondynoise

        "en cm2 ,une minorité d’élèves allaient en 6 ème ,c’étaient les meilleurs et souvent les plus aidés et le parcours au lycée à partir de la 6 ème à la terminale ,(c’est à dire le programme )était fait pour que le meilleur élève puisse passer le concours de polytechnique en suivant un cursus normal." Je dois alors être une exception. J'ai passé l'examen d'entrée en sixième. Ma mère, ayant quitté l'école très jeune, ne pouvait m'aider , mon père non plus, étant donné que sa langue maternelle n'était pas le français, même s'il la maîtrisait. Nous étions six enfants dans la famille et nous avons tous fait des études,grâce aux d'énormes sacrifices de mes parents. Je remercie mes enseignants et je déplore que de nombreux intervenants rejettent la faute de leurs échecs sur les professeurs. Leur arrive-t-il de se remettre en question? On attend tout de l'autre. Tous n'ont pas les mêmes capacités, les parents n'acceptent pas que leurs enfants soient plus lents pour comprendre et assimiler. Ils préfèrent dire qu'ils sont paresseux ou que le professeurs n'ont pas de bonnes méthodes d'enseignement. Dans une même fratrie, certains réussissent brillamment alors que d'autres, malgré leur travail sérieux, arrivent péniblement. On n'est pas tous égaux en ce qui concerne les facultés intellectuelles. En France, un enfant doit savoir lire en un an, quel que soit son âge et son rythme. Celui qui est né en début d'année n'a pas forcément la même maturité que celui qui est de décembre. Le CP devrait pouvoir durer deux ans. Cette année-là est primordiale. Des pays de l'OCDE l'ont bien compris, mais pas nous.L'apprentissage de la lecture peut être long: apprendre à reconnaître les mots, puis les comprendre pour ensuite les utiliser. Comment se fait-il que les orthophonistes soient débordés?
        • Dimanche 9 décembre 2012 10:27 hopeHOPE

          Bondynoise Bonjour , je suis entièrement d'accord avec ce que vous exposez Un enfant né en Janvier et celui né en décembre n'ont forcément pas la même mâturité et les mêmes facultés d'apprentissage au début de leur scolarité Ensuite cela se résout IL y a aussi des enfants dont la mâturité est plus lente et... des enfants qui s'ennuient en maternelle puis dans les "pettites classes" du primaire cela aussi existe dans une famille IL y a aussi des enfants qu'il faut stimuler en permanence (être là, le plus possible ) au moment des devoirs et des leçons ,d'autres apprenent et retiennent avec facilité d'autres malgré tous les efforts ont bien du mal à retenir ; les formules , les dates d'histoire , les rêgles de grammaire etc.. Tout "mettre sur le dos " des Professeurs , des parents , du système scolaire me semble une grave erreur IL faudrait juste admettre que tous les individus ne sont pas égaux façe à l'instruction Certains sont très aptes à ceci mais ont de grands problêmes de concentration Je préconiserai (si vous permettez ) que l'on fasse comme il y a .. Une institutrice qui acceuille les enfants du cp au cm2 et ainsi au cours des années elle peut demander à ceux qui en ont besoin de faire des devoirs en plus afin de se remémorer ce qui a été oublié ou réviser et apprendre des rêgles qui n'ont pas été retenues l'année précédente etc.. Je sais cela ne fait "chic " mais cette méthode a permis à un maximum d'enfants d'avoir un niveau de base solide sur lequel "on peut construire " Bonne jounée à vous
        • Samedi 8 décembre 2012 17:22 blanche colombe

          bondynoise beau parcours mais qui n'est possible que pour une minorité d'enfant! je pourrais vous citer aussi le mien dans ma classe de cm2 ,il n'y a eu que 7 élèves sur 32 qui sont allées en 6 ème et sur ces 7 élèves seulement 4 ont eu le bac les 7 élèves étaient les meilleures de la classe et certaines ont eu des difficultés ,3 ont arrêté à la fin de la 3 ème en écrivant cela ,je crois que les plus jeunes qui me liront vont comprendre ce que peuvent penser les gens de mon age "les 25 élèves de ma classe qui ne sont pas allées en 6 ème auraient été pratiquement incapables de suivre un parcours au lycée " mais il n'est pas dit qu'ils n'auraient pas pu le suivre un an voire 2 ans après ,une fois que les fondamentaux aient été assimilés redoubler en 6 ème ,5ème ,c'est la preuve que le passage en 6 ème était trop précoce alors je sais ,on triche la 6 ème est du temps perdu pour l'enseignement parce que tous les enfants ne sont pas prêts comme vous l'écrivez et on attend la 5 ème pour les faire redoubler ou on attend la 3 ème pour les orienter .... je trouve que c'est un immense gâchis car les enfants sans bases acquises ,ne vont pas s'en sortir :il faut donc revoir l'école primaire au plus vite
        • Samedi 8 décembre 2012 15:40 homer

          très beau parcours, belle image d'une famille d'immigrés bien intégrée cela dit ce n'est peut être pas le cas de tout le monde,
          • Lundi 10 décembre 2012 10:51 Mathieu

            ???
      • Samedi 8 décembre 2012 15:12 hopeHOPE

        Blanche Colombe Bravo d'avoir eu le courage de l'écrire et développer ,oui les basiques sont le fondement de toute autre instruction future Pour toute construction qui tienne debout il faut de bonnes fondations Mais désire-t-on vraiment que le maximum d'élèves aient ces bases qui permettent à tout individu d'avoir une vie équilibrée et digne Bonne soirée à vous