Londres, à bicyclette...

BONDYMONDE, C'EST CHAUD Dimanche 23 décembre 2012

Par Remi Hattinguais @hattinguais

Au rond-point géant d’Elephant and Castle dans le sud de Londres, une douzaine de cycliste attend. Certains portent des lycras, un sac à dos fluo et montent des vélos de course rutilants. D’autres, en costard cravate, ont des vélos plus communs. Tous sont des hommes. Au feu vert les premiers se précipitent alors que les seconds jettent des coups d’œil prudents en arrière avant de s’engager dans la circulation dense, zigzagant entre taxis noirs et vans blancs.

Après des années de déclins, le cyclisme revient à la mode à Londres.  D’après le Department for Transport, les londoniens ont plus pédalé en 2010 qu’aucune autre année depuis 1991. Avec près de 540 000 voyages par jour, les déplacements en vélo ont doublé depuis 2000.

Les raisons sont nombreuses. Tout d’abord, le réseau de transport londonien est plus cher et plus bondé qu’auparavant alors que les revenues diminuent. L’iconique maire de Londres Boris Johnson souhaite par ailleurs multiplier d’ici 2026 par 15 les chiffres d’utilisation du vélo de 2001. Pour ce faire il a mis en place de nombreuses pistes cyclables et s’est tellement investi dans le projet jumeau des Vélibs parisiens que le projet financé par Barclays a hérité du surnom de Boris Bikes.

Le choix d’utiliser un vélo n’est pourtant pas seulement piloté par des impératifs économiques, bien au contraire. En 2011, les 20% de britanniques les plus riches pédalent en moyenne 53 kms à l’année pour se rendre au travail comparé à 14 kilomètres pour les 20% les moins riches.  Les banlieusards en sont réduits aux transports en commun, dans lesquels il est pour l’instant interdit d’embarquer une bicyclette.  D’après les données des Boris Bikes,  deux tiers des utilisateurs déclarent des revenus supérieurs à £50 000 (67 400 euros)  l’an, alors que moins d’un quart de la population londonienne gagne tant. Avec près de 70% de clientèles masculines, le vélo à Londres restent le moyen  de transport privilégié des hommes jeunes, branchés et aisés.

A Canary Wharf (le nouveau quartier d’affaire de Londres), les magasins proposent des vélos pouvant aller jusqu’à £10 000 (12 500 euros) à des banquiers fous de deux roues.  A Shoreditch, les designers, artistes graphiques et autres hipsters s’arrachent des vélos à pignon unique, aux cadres bariolés  de couleurs unies.

Chez ceux qui n’ont pas encore succombé à la tentation le principal frein reste la sécurité.  62% des gens pensent qu’il est trop dangereux de se déplacer en vélo à Londres, un chiffre montant à plus de 75% chez les femmes. Bien que le nombre d’accidents ait fortement chuté, 16 cyclistes ont perdu la vie l’an dernier sur les routes de la capitale britannique.

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Rémi Hatitinguais

Les réactions des internautes

  1. Dimanche 30 décembre 2012 12:34 wallpaper

    IL NE MANQUE PLUS QUE ÂNES DU BLED , On fera + d'économie é moins de polluuttioonnn! Je me régale en vélo !
  2. Samedi 29 décembre 2012 18:06 LEBLANC

    Attention aux voiles dans les rayons !!!! Le string est plus pratique
  3. Jeudi 27 décembre 2012 17:48 DTC

    ils sont comique dans l'article les distances sont pas les memes qu'a paris .la banlieue pas chère (la zone 3-4) est deja a 13/ 20 km du centre !! tout le monde n'a pas la chance d'habiter dans la zone 1-2. j'ai été aussi cycliste a londres c'est vraiment pas mal avec l'espèce d'autoroute le long de la alfred way et la plupart sont sportifs qui savent ce qu'ils font et ont un bon comportement.. c'est pas la meme ambiance que aux pays bas ou en Allemagne ( les deux sont des extrèmes)
  4. Dimanche 23 décembre 2012 09:01 hop HOPE

    Avant et après la seconde guerre mondilale ( je ne spas en de-ça ) Aller à bicyclette était une forme de luxe pour le commun des mortels Tout le monde ne pouvait s'en offrir une J'ai appris à faire du vélo sur un engin ayant un diamètre de roues bien supérieur à celles actuelles un pignon unique ,frein par rétro pédalage Personne ne se posait la question de la dangerosité Lorsque cela arrivait (ex sur ce qui es devenu la A 4 à présent ) c'était forcément dû au cycliste ,son incompétence , son innattention etc.. Faire quarante à cinquante kilomètres endimanché homme ou femme pour rendre visite à la famille un dimanche par temps de pluie ou de forte chaleur et repartir le soir était dans la norme Envoyer une ado transmettre un message oral à un maquignon à a peu près la même distance en la priant d'attendre son retour à son domicile transmettre et attendre la réponse et retour au domicile dans la nuit noire ne perturbait pas le train-train familial Et les cardiologues doivent actuellement être satisfaits car le manque d'exercice physique serait la cause de bien bien des "perturbations " à ce niveau et.. l'exercice physique quotidien es préconisé après accident cardiaque ayant nécissité un acte chirurgical ou autre soins proximaux Donc félicitations à tous ceux et celles qui peuvent s'y adonner régulièrement
    • Dimanche 23 décembre 2012 09:05 hop HOPE

      Excusez ; je ne sais pas en de-ça ... , l'exercice physique EST préconisé