Etudier à l’étranger, le parcours du combattant

C'EST CHAUD samedi 29 décembre 2012

Par Ines_Hamici

Plus que trois semaines. Trois petites semaines avant mon départ pour le grand Nord et mon semestre d’échange à l’Université d’Helsinki. En rangeant mes pulls, boots et manteaux dans mes valises je ne peux m’empêcher de repenser au parcours du combattant qu’il m’a fallu accomplir pour en arriver là.

Tout remonte à il y a un peu plus d’un an. Etudiante à la Sorbonne, je me renseignais sur les possibilités que m’offraient des masters d’Ecole Supérieur de Commerce. Séduite par certaines des formations, je poussais plus loin et recherchais les qualités requises. Alors que je me reconnaissais en partie dans la liste proposée, une ligne brisa mon élan : « Sera fortement apprécié tout étudiant ayant séjourné plusieurs mois à l’étranger ».

La panique s’est saisie de moi. L’étranger ? Le 93 ça compte? Non sérieusement, je n’avais jamais séjourné plus  de deux semaines dans un pays étranger, et jamais hors d’Europe. Ma mère me proposa bien d’aller faire un stage chez mes cousins d’Alger mais je n’étais pas certaine de l’effet que cela aurait sur mon CV. Quelque peu découragée, je fis la rencontre lors de ma rentrée universitaire du responsable Erasmus de mon  UFR. Après avoir prononcé un discours aux accents un peu tiède sur le programme d’échange il diagnostiqua: « si l’envie vous prenait de vouloir partir venez me voir, on en discutera ».

Bien que la formule m’ait quelque peu refroidi, je me rendis à la permanence avec la (maigre) liste des accords d’échange et une tonne de questions. Le responsable écarta d’une phrase mes prétentions aux accords dans des pays anglo-saxons : les Etats-Unis étaient ouverts à tous les UFR de Paris 1 et en tant qu’étudiante en sciences sociales, ma moyenne ne ferait pas le poids face à celles d’étudiants en sciences dures pouvant monter jusqu’à 16. Il me restait ainsi le choix entre l’Espagne, la Roumanie ou la Finlande.

Je ne peux à ce moment de mon récit m’empêcher de penser aux étudiants de Sciences Po Paris. Avec près de 300 universités partenaires, ces jeunes bénéficient d’équipes de dizaines de conseillers qui les orientent pour leur année obligatoire passée à l’étranger.  De mon côté, je commençais à avoir le sentiment que tout le poids administratif de la Sorbonne s’opposait à mon départ.

A la moitié des questions, notamment celles concernant les bourses, le responsable me redirigea vers une autre secrétaire du service internationale qui me reconduit d’un ton exaspéré vers un ultime bureau. Fatiguée d’être prise pour une balle de ping-pong qu’on se renvoie, je m’adressais aux élèves rencontrés à la maison internationale. C’est alors que je compris que j’étais l’une des rares à bénéficier des bourses. La majorité des élèves qui m’entourait était issu de classes sociales  aisées.

A y repenser, la plupart de mes camarades boursiers à qui j’exprimais mon envie de partir accueillait avec surprise la nouvelle. « Pour quoi faire ? Mais tu vas payer comment ? ». Au-delà des questions financières, la mobilité étudiante est certainement plus aisée pour des enfants dont les parents ont à un moment ou à un autre travailler, étudier ou grandit à l’étranger. Le fait est que ces étudiants se rendent majoritairement dans des universités publiques,  où les pôles internationaux sont réduits comme peau de chagrin

. Le semestre d’étude à l’étranger reste une expérience bizarre, allogène à l’université française, que ce soit dans le  discours des professeurs, des responsables ou dans l’esprit des étudiants.

La lourdeur des démarches administratives ne faisait rien pour m’encourager et lorsque je dus trouver un cours équivalent à chacune de mes matières je faillis jeter l’éponge. Après avoir trimé plusieurs semaines sur le site de l’université d’Helsinki je réussis à trouver des cours plus ou moins équivalent à mes amphis de droit du travail et autre gestion financière. Dans trois semaines mon avion décollera d’Orly. Enfin, si d’ici là je n’ai pas encore un énième rebondissement à vous conter.

Inès Hamici

Les réactions des internautes

  1. dimanche 6 janvier 2013 11:33 Igor

    Cher Ines, Je ne vois vraiment pas utilites pour l etat Francais de vous payer le burse ou de vous envoyer en Etranger, pacque tout facon une fois avec diplome en poche vous avez arreter de etudier vous alez vous marier avec voitre cuisin de Bled dans une mariage arrange, pour lui donner le papiers, francais vous avezs cracher sur la france pacque elle ne veut pas doner plus de aides a votre marie qui va jouer au cartes dans le bistros hallal, pendant que vous avez acoucher de votre 7 em enfats pour ce gaver des alocs....et remplir le mosques....... Je espere que je me trompe dans mes previsions ma chere Ines, mais malherusemnt ce la realite de BCP filles de la bas quel je conait..... Bon Curage
  2. mardi 1 janvier 2013 21:17 Gia

    Ne pas recevoir de bourse ne veut pas dire qu'on vient forcément d'une "classe aisée". C'est une dichotomie simpliste, bête et méchante. Dans la mesure où un étudiant non-boursier n'aura pas forcément des parents qui sont en mesure de lui payer un semestre ou deux peinard et de ce fait vous êtes bien plus chanceuse que lui Mademoiselle. Comme on dit chez moi ...bref!
  3. lundi 31 décembre 2012 20:11 ARTRU

    Bravo pour avoir tenu bon... rien ne vient facilement surtout si vous n'êtes pas d'un milieu déjà mondialisé. Mais vous verrez, le succès appelle le succès.
  4. lundi 31 décembre 2012 19:26 OGC

    Salut Ines, j'ai eu le même sentiment que toi lorsque je préparais mon semestre aux Etats Unis. Mon école nous force à réaliser au moins deux mois à l'étranger (stage ou semestre) pour pouvoir être diplomé, et en début de cursus les profs et résponsable des relations internationales avaient un discours très motivant pour nous pousser vers des échanges académiques. Cependant au moment où j'ai commencé à poser des questions, ces mêmes personnes ont totalement changé d'attitude, peu enclins à m'aider, certains ont même essayé de me dissuader de partir... Les démarches administratives étant aussi très lourdes pour les USA, d'un point de vue pratique et financier, (visa, passage du TOEFL obligatoire, recherches de cours, assez compliqués dans certaines facs américaines vu que ceux-ci changent d'années en années). De plus afin d'être selectionné par la MICEFA je devais subir une pré-sélection au sein de mon école, puis au sein du programme MICEFA et enfin être admis par la fac américaine... Je ne parle même pas des financements nécessaires (boulot étudiant+stages d'été+bourses école et île de france tout juste suffisant) Inutile de préciser que j'ai failli me décourager plus d'une fois... Mais savoir que tu as fait tout ça pour partir, ça te procure un sentiment d'accomplissement incroyable ! J'ai mis 8 mois à préparer mon semestre et je le referais sans hésitation s'il le fallait ! Et puis il ne faut pas oublié une chose, c'est une chance de partir sans avoir à payer les frais d'inscriptions de l'université d'accueil (surtout aux USA), donc il est normal que les démarches soient lourdes, cette chance il faut la saisir et la mériter, donc il faut trimer. J'ai eu l'occasion de rencontrer des élèves de Sciences Po depuis que je suis aux USA, et c'est vrai que leur école dispose de nombreux partenariats et qu'ils son bien orientés, mais tu ne devrais pas accorder d'importance à cela et tu devrais juste te concentrer sur ton objectif. Et puis pour tout ceux que j'ai rencontré, leur entrée à Sciences Po a été difficile et méritée, donc je peux comprendre que leur école leur offre autant d'opportunités. Bon voilà c'est tout... Je rentre en France dans quelques jours, et j'ai vraiment passé les meilleurs moments de ma vie ! Je te souhaite vraiment bon voyage et que tu profites vraiment de cette experience.
  5. lundi 31 décembre 2012 11:25 piron

    bonjour melle et merci pour votre témoignage car ma fille rencontre les mêmes problèmes que vous à la différence près qu'elle n'a pas eu droit à la bourse malgré mes très faibles revenus à cause de personnes qui s'en fichent ou sont surchargés ou incompétents . malheureusement , tout le monde est au courant de la situation des étudiants mais les politiques les oublient très vite et les syndicats de jeunes , à vouloir réclamer des statuts égaux pour tous , même ceux qui ne sont pas dans le besoin ne laissent aucune chance aux autres . merci à familles de france et mme laguillier qui à vouloir crier haut et fort que tous les enfants sont égaux et doivent recevoir les mêmes prestations ont bloqué les chances de plusieurs milliers d'étudiants qui doivent ramer tous les jours ; bonne chance à vous!!!
  6. lundi 31 décembre 2012 04:11 Raton

    Mort de rire. "Visiter deux bureaux, c'est difficile" et "les gens sont pas toujours super gentil" ...Peut-etre pas tres motivee la petite Ines. Je crois qu'un sejour en Finland devrait faire du bien a cette jeune demoiselle, elle a beaucoup a apprendre sur la vie. Et que de jalousie envers "les autres qui ont ci ou ca". Ma petite Ines, si tu as reelement de l'ambition et des objectifs, ce dont je doute encore apres avoir lu cet article, trace ta route et ne regarde pas autour. Je bougonne pas mal, ca va etre dur une fois que j'atteind la trentaine. En meme temps je commence a comprendre pourquoi je ne trouve personne a embaucher dans ma boite, sont trop mou les jeunes diplomes.
    • lundi 31 décembre 2012 11:33 piron

      monsieur ou madame, je ne sis pas quelle boîte vous avez mais mettez vos coordonnées et vous trouverez à embaucher ; évitez d'agresser comme vous le faites les postulants , ne les méprisez pas , demain vous aurez besoin d'eux....j'en connais qui se lèvent tous les matins pour essayer de placer leurs cv , ils n'ont même pas un regard ni une réponse malgré un bac niveau 4 et du sérieux ; quant aux stagiaires d'écoles même niveau , ils se font traiter par des patrons d'agence comme des meubles , sans aucune réponse à leurs demandes de stages alors que tout le monde sait qu'il y a des échéances à respecter....alors unpeu d'humanité , des brebis galeuses il y en a partout ..il y a aussi des jeunes qui rêvent d'avenir et qui triment pour ça et des patrons formidables ; soyez en un.....
  7. lundi 31 décembre 2012 01:39 Qhthxbui

    What do you do for a living?
  8. dimanche 30 décembre 2012 21:29 Sid Ahmed

    " Ma mère me proposa bien d’aller faire un stage chez mes cousins d’Alger mais je n’étais pas certaine de l’effet que cela aurait sur mon CV...." Quelle pathétique mentalité ! Voilà comment une jeune française d'origine algérienne qui, au lieu d étre fière de ses racines et du pays de ses parents, en arrive jusqu'à crainde que le nom de ce pays apparaise sur son CV. Comme si l'Algérie était un bled perdu, peuplé d'illétrés ! Une fille qui de toute évidence, a bien intériorisé ce que l'on veut bien lui inculqué: l'infériorité de sa culture d'origine. De nombreux amis algériens et moi-même avons été scolarisés et vécu une grande partie de notre vie en Algérie, ce qui ne nous a ps empêché de faire de brillantes études supérieurs aux USA (Yale, Stanford, Harvard, NYU, Princeton, MIT, Colombia, Cal Tech), en GB (Oxford, Exeter, Cambridge, Edinburg). ou encore au Canada (McGill, Toronto, uOttawa, UBC) ,et pour certains d'y enseigner aujourd'hui.
    • jeudi 3 janvier 2013 21:24 lufcpancras

      Sid Ahmed, Bjr, Sa formulation est certes maladroite. Mais, et je pense que c'est dans ce sens qu'il faut le comprendre, l'anglais n'est pas enseigné à Alger et cette langue étrangère n'est plus un atout actuellement mais une obligation . C'est la raison pour laquelle cette jeune fille a bien fait de s'inscrire au programme Erasmus. Je pense que le fait d'étudier dans une université anglophone sera un sérieux avantage pour elle, surtout si elle souhaite s'inscrire plus tard dans une Ecole de commerce.
    • lundi 31 décembre 2012 09:27 jps

      Trop drôle : premier paragraphe, ne pas avoir honte de ses racines, l'Algérie n'est pas un pays d'illettrés, Inés aurait du y aller. deuxième paragraphe liste des universités de préférence Anglo-saxones où les algériens doivent poursuivrent leurs études. Je vous rappelle qu'Inés est à la Sorbonne et que la suite de ses études serait très certainement plus positive dans les universités que vous citez qu'à Alger.
      • jeudi 3 janvier 2013 21:27 lufcpancras

        *** petite rectification : je ne voulais pas dire - l'anglais n'est pas enseigné à Alger - désolée! Mais plutôt l'anglais n'est pas utilisé comme langue d'enseignement à Alger.
  9. dimanche 30 décembre 2012 15:51 Benj

    Tu sais Inès, la vie c'est pas une promenade de santé, et on a rien sans rien. Ne perds pas ton temps et ne te cherche pas d'excuses du type :" eux ils ont plus d'argent, eux ils sont pistonnés". ca ne te rendra qu'aigrie dans ta vie. En plus, tu dis dans le 2ème paragraphe que tu te renseignes pour un master en ESC. Etant donné que tu est boursière, tu n'auras pas à t'endetter pour payer tes études. Moi si ! parce que je suis pile dans la tranche où on me la met plein pot. Et partout ! ET je ne suis pas "aisé", et loin de l'être. Je te félicite de vouloir partir à l'étranger. Vois-tu, si tout le monde avait cette envie, les choses se passeraient sans doute mieux. Mais je pense que tu n'as pas du faire beaucoup de démarches administratives pour oser une comparaison. Je ne te ferais pas une liste exhaustive de mes expériences, mais saches qu'elles me permettent de relativiser bon nombre de choses désormais. Moi ce qui me dérange au fond, c'est l'orientation de ton article. j'ai l"impression que c'est toujours un peu la dialectique de l'excuse, mais franchement, je la sens dans presque chaque paragraphe ! Après tout on s'en fout de ce que j'écris, mais si je peux te donner un conseil, ce serait d'essayer de foncer et de ne pas se cacher derrière certaines excuses qui justifieraient ton échec.
  10. dimanche 30 décembre 2012 01:39 SDionys

    Bon séjour Inès ! Tu vas te construire des souvenirs pour la vie et plein de nouveaux amis provenant de toute l'Europe voire du monde...
  11. dimanche 30 décembre 2012 00:54 Marlène

    Ce qui serait bien pour quelqu'un qui a déjà un niveau universitaire ce serait de ne pas faire de fautes d'orthographe. aux accents un peu tièdeS la formule m'ait quelque peu refroidiE du service international (pas de "e" final au masculin) dont les parents ont , à un moment ou à un autre, travaillé, étudié ou grandi à l'étranger la majorité des élèves... était issuE Sans plus de commentaires !
  12. samedi 29 décembre 2012 19:19 jules

    Moi pour venir ici en France pour étudier ça a été l'enfer. Il faut des garants, que l'université accepte l'inscription, attendre que l'ambassade délivre le visa; le tout a pris 8 mois......Donc votre parcours est juste une petite promenade de santé. Demandez à quelqu'un qui est en Algerie ou au Brésil ou de Somalie et qui veut étudier ici; il faut du temps, de l'argent et ....de la chance
  13. samedi 29 décembre 2012 18:26 jps

    Le parcours du combattant et les lourdeurs des démarches administratives me paraissent très limités, si j'ai bien compris Inès a vu le responsable Erasmus et a été aiguillée vers 2 bureaux c'est peut être beaucoup à l'ère d'internet mais ça paraît peu pour un ex étudiant soixante-huitard qui passait des heures pour ses inscriptions en fac et à la mutuelle et surtout, avec ou sans bourse, n'avait aucune possibilité d'échange internationaux. Profitez en c'est une opportunité que j'aurais aimé avoir.
  14. samedi 29 décembre 2012 18:04 LEBLANC

    Elle a bien eu tort de ne pas chercher a faire ses etudes a Alger. On sait bien grace a notre economiste mondialement reconnu Hollande que c est une destination recherchee. Il est peut etre encore temps (je l espere) Bon vent !
  15. samedi 29 décembre 2012 14:12 Charnet

    Bonjour, Cette article me fait doucement rire. Pour travailler dans le domaine, c'est fatiguant de lire qu'il faut faire des démarches très compliquées pour partir avec Erasmus. Arrêtons de réver, vous partez à l'étranger ! Il est normal de devoir se prendre un peu la tête, et pour passer trois semaines à chercher des équivalences sur un site d'université, faut vraiment pas être très doué ! Qui plus est, les étudiants ont tendance à oublier qu'Erasmus, cela concerne l'Europe. Premièrement, l'échange avec les USA dont vous parlez ne concerne pas le programme Erasmus mais le programme MICEFA, il n'a donc pas sa place ici !!! Et oui il ne concerne que certaines universités à Paris, mais c'est pour des raisons très simples : les frais d'inscription aux USA sont bien plus élevés qu'en France, avec en moyenne 15 000 à 20 000 euros par an. Hormis certaines universités privilégiées, il est impossible de généraliser ce type d'échange car les étudiants américains sont trop peu nombreux à venir en échange en France. Pour finir, Erasmus comme je l'ai déjà dit concerne toute l'Europe, et il est honteux de voir 90% des étudiants français faire la gueule parce qu'ils ne peuvent pas avoir leur échange en Angleterre. Erasmus compte une trentaine de pays, où il est possible d'apprendre l'anglais dans plus de la moitié et de le parler tous les jours. Pourquoi cet obstinement à vouloir partir en Angleterre ? Un manque d'information ? Un manque d'originalité ? La peur de l'inconnu ? Dans tous les cas, tout n'est pas à mettre sur le dos de l'adminsitration française. Le manque de place en Angleterre s'explique là aussi par le peu d'étudiants anglais venant en France, alors que l'Angleterre se ferme aux étudiants internationaux venant dans le cadre d'un échange. Mais il est tout à fait possible de partir par vous même en vous inscrivant seul ! Pas nécessairement difficile, mais là encore cela nécessite des démarches, ce qui semble assez honteux pour la majorité des gens, pour une raison inconnue. A un étudiant qui désire partir, je lui dirai qu'il va falloir qu'il se prenne un peu la tête, mais cela vaut largemement le coup ! Le web regorge aujourd'hui d'informations sur les départs à l'étranger, avec des sites comme http://www.etudionsaletranger.fr/ qui se multiplient. Le seul problème, c'est qu'il faut aussi y mettre du sien ...
    • samedi 29 décembre 2012 16:52 blanche colombe

      charnet pour aller dans votre sens ,un étudiant dans mes relations est parti en Suède avec le programme Erasmus ,il y suivait des cours de droit en anglais car les pays scandinaves ont très souvent les études supérieures en anglais ,les étudiants suédois pratiquent cette langue même à la cafétéria et dans les soirées quand il est revenu ,il avait un bon niveau d'anglais
  16. samedi 29 décembre 2012 12:05 Bondynoise

    " La majorité des élèves qui m’entourait était issu de classes sociales aisées." Ma fille dans le cadre du DAAD a passé une année en Allemagne à l'âge de 19 ans sans solliciter notre aide financière, puis plus tard une autre année avec Erasmus en tant qu'assistante de français. Le DAAD accorde des bourses pour étudier en Allemagne, le critère principal étant les résultats des candidats. Beaucoup de jeunes, de familles modestes partent à l'étranger. C'est toujours enrichissant de découvrir un autre mode de vie. J'ai étudié un an et demi à l'étranger. Tout en faisant mes études, je travaillais; à l'époque, Erasmus n'existait pas. Dites-vous que vous avez de la chance.Vous allez vous faire des amis venant d'autres pays, ça vous changera de votre environnement! Je crois que la langue finnoise est difficile.
    • dimanche 30 décembre 2012 01:19 lufcpancras

      Bonjour, "La majorité des élèves qui m’entourait était issu de classes sociales aisées". Comme le dit Bondynoise, beaucoup de jeunes issus de familles modestes peuvent partir à l'étranger grâce au Programme Erasmus. En effet, est-il nécessaire de rappeler à l'auteure de ce billet (Inès) que le principe du programme Erasmus est que l'étudiant français, qui pourra suivre des enseignements dans une université étrangère partenaire, ne paiera que les frais d'inscription de son Université d'origine. Ce qui fait que des étudiants français boursiers paieront des frais d'inscription ridicules en France et pourront partir étudier dans une université étrangère. Les frais d'inscription en Angleterre s'élèvent actuellement à £9000 si l'étudiant souhaite s'inscrire hors Erasmus. Il existe des bourses du conseil régional pour des étudiants Erasmus. Tout est vraiment fait pour que les étudiants, même ceux issus de familles modestes, réussissent. Profitez bien de ce semestre. Vous allez rencontrer des étudiants venus de toute l'Europe et vous verrez, vous allez passer de bons moments! Bonne réussite!
    • samedi 29 décembre 2012 16:12 Patapouf

      petit rectificatif: on ne peut pas partir en tant qu'étudiant ERASMUS et être assistante langue étrangère en même temps. Et les assistants sont rémunérés et plutôt confortablement.
      • samedi 29 décembre 2012 19:37 Bondynoise

        Merci pour le rectificatif. Elle était étudiante en maîtrise. Elle n'était pas aussi bien rémunérée que vous le dites, en 1990. Erasmus ne fonctionnait pas aussi bien que maintenant. Le programme n'existait que depuis 1987.
        • lundi 31 décembre 2012 00:20 Nat

          Bonjour, J'étais aussi assistante de français en Angleterre au début des années 90 et ce n'était pas si bien payé que ça ! Une fois le loyer (cher) payé, il ne me restait quasiment rien pour voyager et découvrir le pays. Pas de bourse de mon côté, malgré l'un de mes parents au chômage à l'époque. Ca n'empêche que ce fut une belle aventure. Elle aurait été encore plus agréable si l'apprentissage du français avait vraiment intéressé les petits Anglais ! :o))
  17. samedi 29 décembre 2012 09:45 blanche colombe

    chère Inés , Je trouve qu'il y a une certaine envie dans votre "article " envers les enfants de "riches " ou du moins de "parents aisés "qui peuvent payer des études à leurs enfants surmontez cela ,dites vous que vous êtes privilégiée ,vous avez des parents aimants ,une famille des amis ! je vous souhaite de réussir et d'avoir la rage ! à coté de ce "conseil" ,je trouve néanmoins lamentable des critères tels que d'avoir fait un séjour à l'étranger et dans certains pays ! tout devrait être acceptable avoir été bénévole dans le 93 ,être allé en Algérie pour connaitre les moeurs locales (je dis cela en souriant )avoir passé ses vacances dans un village perdu dans la Creuse pour aider ses grands parents agés ,devraient être aussi de bons critères cette politique est à revoir
    • samedi 29 décembre 2012 14:16 Charnet

      Les écoles de commerce sont orientées vers l'international, il est normal qu'elles soient attirées par les étudiants ayant déjà fait un séjour à l'étranger. Attention cependant, elles aiment bien ce type d'étudiants, mais ce n'est pas pour autant qu'elles devalorisent les autres. Être bénévole dans le 93 est aussi un très bon critère qui vous mettra en valeur, tout comme être allé en Algérie. Pour la Creuse et ses grand parents, pas sûr en revanche ... Dans tous les cas, elles recrutent les étudiants qui savent mettre en valeur leurs expériences, pas uniquement ceux étant partis à l'étranger !
  18. samedi 29 décembre 2012 08:16 hop HOPE

    BRAVO pour votre détermination et merci pour votre récit Erasmus par- ci, Erasmus par- là , que de superlatifs n'ai-je lu à ce propos , ce serait la clef de TOUTES les réussites Et...lorsqu' un étudiant lamda désire suivre ce cursus...... Pour y arriver il n'y a que des chausse-trappes et des personnes non incitatives sur le parcours Les "réticences " sont bien décrites J'arrête de déverser ma rancoeur vis à vis de personnes payées pour AIDER les étudiants et qui ne font que d'occuper des sièges dans certaines administrations Bonne année nouvelle à vous Inès Hamici et bon courage