« En, Israel, la PMA c'est assez courant pour une célibataire »

BONDYMONDE, C'EST CHAUD mardi 22 janvier 2013

Par Marie-Aimée Personne

« Ça a commencé comme cela : avec Myriam* et une autre copine, nous avons eu une grande discussion au sujet de notre envie d’être mamans… Finalement, on a décidé de faire les démarches à peu près en même temps… », se souvient Dalila*. L’autre copine ne voulant pas être enceinte, car « ça ne lui disait rien », elle a donc suivi la voie de l’adoption. Aujourd’hui, elle élève une fille d’origine russe, en provenance de Sibérie.

Dalila et Myriam se sont lancées dans la PMA, la Procréation médicalement assistée. Elles ont tout d’abord pris rendez-vous avec un gynécologue qui  leur a indiqué à quel endroit il fallait s’adresser. Dès le début, il les a dirigées vers un hôpital, leur indiquant dans quel  département et dans quel service elles trouveraient une banque de sperme.

« Myriam a commencé les démarches quelques mois avant moi. Elle avait 42 ans. Au début, on a suivi les mêmes procédures », précise Dalila. Lors de leur première visite, on ne leur a pas posé de questions personnelles, seulement des questions médicales concernant leur santé. Elles ont reçu une information concernant les procédures à suivre, les risques pour la santé et la possibilité de se retrouver enceinte de plusieurs enfants. « C’est pour ça qu’on n’implante jamais plus de 3 embryons », remarque Dalila.

Il existe deux procédures possibles : l’insémination artificielle et la fécondation in vitro. « La première procédure est imposée par la loi. Il faut obligatoirement commencer par  l’insémination artificielle, pendant quelques mois. Il faut la pratiquer 3 ou 4 fois. Ca n’a pas marché pour moi », explique Dalila.

«  Je suis passée à la Fécondation in vitro. Ça devient plus médical mais on est plus suivi. On prend des hormones pour avoir plus de chances de garder l’embryon. Il y a des injections à faire soi-même et d’autres injections faites par une infirmière. J’avais des contrôles pour voir quand les ovules sont dans leur meilleur état. La fécondation elle-même avait lieu sous anesthésie générale. Après 2 ou 3 jours, on observe si ça a marché. Puis on fait des analyses pour vérifier les résultats », se remémore Dalila. La fécondation in vitro a elle aussi échoué.

Dans cette situation, Dalila a dû « faire un extra,  faire une procédure supplémentaire qui n’est même pas très légale : recevoir un don d’ovules. J’ai dû aller à l’étranger pour cela, 2 fois de suite ». Au bout de 2 semaines, il fallait faire des analyses. Si le résultat était négatif, il fallait tout recommencer. « Heureusement, ça a réussi lors du 2ème essai, car ça coûte très cher. Je n’aurais pas pu me payer un troisième essai », reconnaît Dalila.

Dalila n’a pas rencontré d’obstacles pour réaliser son rêve. Elle n’a pas le souvenir de longues démarches administratives. Il fallait simplement s’inscrire à une banque de sperme, puis effectuer les différentes analyses. Elle s’est d’abord adressée à la médecine publique et elle a été remboursée de ses frais médicaux.  Puis on l’a dirigée vers la médecine privée, car les médecins prévoyaient une grossesse à risque, donc très suivie médicalement et coûtant cher. Dalila commente quelques pratiques médicales un peu ingrates : « La procédure médicale n’était pas très facile. La fatigue se faisait sentir à l’étape des injections d’hormones. Les piqures ne font pas mal mais ça n’est pas rigolo ».

Finalement,  les démarches ont abouti assez rapidement. Myriam s’est retrouvée enceinte 6 mois avant Dalila, mais elle avait débuté les traitements plus tôt. « Nous avons attendu environ 2 ans avant d’être enceintes. Tout a marché assez vite. C’est un bon résultat à nos âges, comparé à certaines femmes qui attendent plusieurs années pour un résultat positif », se réjouit Dalila.

Dans l’ensemble, les réactions familiales ont été positives. Toute sa famille maternelle la soutenait. « Seul mon frère a jugé que c’était « une chose un peu folle », parce que sur le plan financier je n’avais pas un salaire suffisant pour être maman. Il était dans un état de rage ! », se rappelle Dalila.

Une fois enceinte, Dalila n’a pas eu de problème particulier, malgré l’attente de jumeaux. Elle a seulement eu besoin d’un congé supplémentaire vers la fin de sa grossesse, sans motif pathologique, mais par nécessité de se reposer chez elle. Avant la naissance, elle devait faire des contrôles médicaux de plus en plus rapprochés, toutes les semaines, puis tous les 2 jours, ensuite chaque jour. Dalila fait le bilan : « Myriam a eu une fille. J’ai eu des jumeaux, un garçon et une fille ».

Aujourd’hui, Myriam élève sa fille qui a 5 ans. Les jumeaux ont 4 ans et demi… Ils se portent bien et ils s’entendent plutôt bien. « Après la naissance, j’ai suivi beaucoup de forums sur Internet, pour les conseils pratiques et l’entraide… Ca m’a vraiment aidée. Vers 4 ans, les jumeaux ont commencé à me poser des questions sur leur situation. Je leur ai déjà un peu expliqué la question du père, ce qu’ils peuvent comprendre à leur âge. Plus tard, j’aurai sûrement à leur donner beaucoup plus d’explications », prévoit Dalila.

Dalila constate également : « En Israël, c’est assez courant pour des femmes célibataires de pratiquer la PMA. Pour deux femmes vivant en couple, c’est aussi permis. Par contre, les religieux ne sont pas enchantés par les couples homosexuels ». Contrairement aux couples classiques, ceux-ci ne peuvent pas se marier religieusement. Ils sont donc pénalisés car en Israël le mariage est régulé essentiellement par les autorités des principales religions.

Mon ami Google m’a informé de l’existence de l’Institut Pouah, une organisation internationale créée en 1990 et destinée à aider les couples stériles ou peu fertiles. Une section francophone a même vu le jour en 1997. Dalila commente : « Cet institut touche les familles religieuses. Les familles laïques ne se sentent pas concernées. La section francophone peut se comprendre parce que nous avons une communauté de Français assez importante en IsraëlLes couples classiques peuvent commencer assez tôt leur demande de PMA s’ils ont un problème ». Dalila évoque ainsi la politique nataliste en Israël : « La religion juive incite beaucoup à procréer. Nous avons en moyenne 3 enfants par couple.  Les couples très orthodoxes ne prennent pas la pilule et ils ont souvent 8 à 9 enfants ».

Marie-Aimée Personne

* Prénoms modifiés

Les réactions des internautes

  1. dimanche 27 janvier 2013 12:40 jp

    il faut voir autre chose derriere cet article qu'une politique en faveur de la PMA en Israel. En effet, malgre la politique volontariste de la famille et celle du retour pour la diaspora juive, les projection montre que les israeliens musulmans descendants de ceux restes lors de la constitution d'Israel seront plus nombreux que les israeliens juifs en 2030. et cela effraye enormement le gouvernement actuel en israel
  2. samedi 26 janvier 2013 22:59 Florent Chauvin

    Ce qui est idéal pour un enfant c'est d'être élevé par son père et sa mère qui l'aiment et qui s'aiment. L'état doit protéger ce noyau familial traditionnel. Bien sûr les événements de la vie peuvent conduire à des familles monoparentales, recomposeés, voire homosexuelles. Dans ces familles les parents font ce qu'ils peuvent avec courage pour s'occuper au mieux de leurs enfants et l'état fait ce qu'il peut pour les aider.. Mais je pense que ce n'est pas l'idéal pour un enfant . Donc que l'état décide d'encourager la naissance d'enfant sans père me parait anormal.
  3. samedi 26 janvier 2013 18:08 Louis

    Ce que ils ne peuvent pas faire en Israel ils essayent faire en France.
  4. samedi 26 janvier 2013 00:32 Vero

    finalement ....notre avis sur la PMA est trés personnel : reléve de nos conceptions de la vie , nos origines , nos ressentis , notre culture , notre religion .... je vous précise que je suis pour le mariage pour tous et l adoption . Je réserve mon avis sur la PMA car j estime n ' avoir pas assez écouter les intervenants (notamment sur la comission au Senat : elisabeth badinter , divers pedo - psychiatres etc ....) Mais je veux juste rectifier une chose : il semble qu un enfant , pour grandir équilibré, n ait pas besoin forcément d' un pére et d' une mére . Il a avant tout besoin d' un référent -papa et d ' un référent-maman. Et si l' on veut bien se remettre en cause nous les couples hétéro , interrogeons les enfants élevés par des couples hétéro maltraittants , par une maman devenue veuve tres jeune et qui a du faire face ...ensuite nous pourrons émettre des opinions que nous pourrons qualifiées d ' éclairées ...et encore de mon coté j ' estime n avoir aucun droit d ' emettre un pour ou contre sur le fait qu un couple quelqu il soit souhaite entourer des enfants de leur amour !
  5. jeudi 24 janvier 2013 23:23 Florent Chauvin

    Israël encourage la naissance d'orphelins de père. Ces femmes n'ont qu'à se mettre en couple avec un homme pour donner à cet enfant la chose la plus importante : un père et une mère qui l'aiment.
  6. jeudi 24 janvier 2013 14:21 haman sali

    pourquoi le pma pourquoi abandonne la meilleur voie ce marie avoir un enfant qui a un père une mère le mode et entrain de faire disparaitre les bonne manière
  7. jeudi 24 janvier 2013 13:46 manu

    imaginez que le donneur qu'on ne connais pas avidement aie donnée a deux femme différentes sa semence et plus tard ses deux gosses se marient sans le savoir qu'ils sont frères et sœurs! quel système peut autoriser cela!, ou va ce monde?!
    • jeudi 24 janvier 2013 21:05 hop HOPE

      MANU Votre com. m'a fait sourire tant il me semble ...naïf Je ne vais pas vous apprendre la pratique de la vie dite amoureuse de BEAUCOUPS d'hommes "qui sèment à tout vent " pendant leur célibat et bien souvent ensuite , soi-disant à "l'insu " de l'épouse et de l'entourage Les infidelités diverses des deux sexes existent Ni vous offenser en vous donnant un scénario en exemple Les enfants d'accouchements sous X se marient un jour , les enfants abandonnés issus de mère adolescente etc..aussi ainsi que les enfants adultérins élevés dans une famille normale ou monoparentale Ce n'est parce que ces enfants ont été élevés dans une famille ayant une vie "rangée "et les enfants éduqués avec amour que cela exclu leur origine Tout cela dans une "bienséance" apparente C'est ainsi " que va le monde ",le savoir n'empêche pas de vivre soi-même dans la sérénité c'est ce que je vous souhaite très sincèrement Bonne soirée
  8. mercredi 23 janvier 2013 18:42 aek

    Un enfant a besoin d'un père aussi pour grandir équilibré.
    • vendredi 25 janvier 2013 18:58 Hope

      Bof, moi j'ai un père hétéro et je suis tout sauf équilibrée. Et visiblement, je ne suis pas la seule. L'équilibre des enfants est moins une question de composition familiale ou de sexualité que de personnalités des parents. Un père qui n'est pas équilibré lui-même, mieux vaut qu'il s'abstienne d'élever ses gosses. Ce sera leur rendre un grand service. C'est idiot de dire que tel ou tel modèle familial est mieux qu'un autre. Ce sont les individus qui comptent, pas les modèles. On pourrait aussi dire qu'un enfant doit vivre dans une famille aisée pour être plus heureux. Pourtant je pourrais te trouver des millions de contre-exemples où des enfants vivent dans des familles pauvres mais sont heureux quand même. Ce qui compte déjà, c'est que le ou les parents soient aimants et attentifs. S'ils le sont, ils ont déjà fait 50% du chemin pour rendre leur enfant heureux.
      • vendredi 25 janvier 2013 20:21 hop HOPE

        .........HOPE ....... Entièrement d'accord avec vous Je m'abstiendrei de citer LES exemples que j'ai vécu , car vivant temporairement sous leur toit d'enfants de couples très aisés et "abandonnés" en permanence aux "bras" et l'entière responsabilité d' employés peu qualifiés pour ce faire n'ayant qu'une "énorme empathie " envers ces enfants de tous âges
    • jeudi 24 janvier 2013 10:26 hop HOPE

      AEK Vous dites qu'un enfant a besoin d'un père pour grandir équilibré Entièrement d'accord , encore faut-il qu'il exerce sa fonction , qu'il ne fuie pas son rôle qu'il n'ait pas abandonné la mère et ses responsabilités parfois au moment de la naissance ou sa simple annonce qu'il ait ou mène une vie qui permet à l'enfant de se positionner socialement c'est à dire qu'il mène une vie digne dans la légalité Que ce ne soit pas un amateur de la dive bouteille ou même un ivrogne invétéré , un drogué ,un "déséquilibré" psychique qui ne pend pas son traitement, un égoïste ne vivant que pour son ou ses" plaisirs" personnels , un violeur , un être brutal , un laxiste , qu'il ne passe pas sa vie dans les commissariats , palais de justice et géoles diverses pour des raisons diverses et qui riquent de détruire l'identité même de l'enfant qu'il ne soit pas décédé ,en bref qu'il existe en tant que tel L'idéal c'est très beau ,les fées aussi ,mais ce sont des rêves la vie est tout autre
      • samedi 26 janvier 2013 00:34 Vero

        hope ....excellente vision ..... merci de votre humour !
  9. mercredi 23 janvier 2013 13:55 Ninie

    Il y a quelque chose qui me chiffonne quand même dans le débat pour/contre le mariage pour tous.J'estime que les homosexuels sont effectivement égaux aux autres citoyens, en terme de succession et des droits (et devoirs) du conjoint sur le patrimoine. Dans l'article, Dalila " s’est d’abord adressée à la médecine publique et elle a été remboursée de ses frais médicaux." Alors là, je réagis. Cela signifie que, transposé à notre système de santé, les lesbiennes auront le droit chacune à 4 inséminations artificielles et 2 FIV, en cas d'échec. Ce qui nous fait en extrapolant que une moyenne de 3 inséminations artificielles par femme. Donc par couple de lesbienne, 6 interventions médicales. Les deux femmes sont égales donc ont le droit chacune d'avoir un enfant. Admettons que le coût unitaire d'une intervention est de 500 € (frais de collecte et de stockage du sperme, RDV médicaux avant l'intervention, intervention en elle-même, je n'ai pas retrouvé le prix exact de ce type d'intervention sur ameli.fr ), en dehors des coûts liés à la grossesse, cela fait donc 6 * 500 = 3000 € par couple de lesbienne. Disons qu'il y a 5000 couples de lesbiennes désireuses d'avoir des enfants chaque année , cela fait un coût de 5000 * 3000 = 1 500 000. Un millions cinq cent mille euros par an, pour l'égalité entre tous. Compte-tenu du déficit de la sécurité sociale, est-ce vraiment à la société de supporter les orientations sexuelles ? Quid de la GPA, dont le sujet ne tardera pas à mettre mis sur la table, parce que les homosexuels ont eux aussi le droit d'avoir un enfant qui porte leur patrimoine génétique. Cela signifie que la société devra supporter le coût des mères porteuses. Je me moque que mon voisin s'envoie en l'air avec une femme, un homme, une chèvre, mais je ne vois pas pourquoi mes cotisations serviraient à payer pour quelque chose qui s'apparente à du trafic d'être humain. J'aimerai que le gouvernement m'explique comment il va gérer le double problème du financement de la procréation médicalement assistée et de la revendication des homosexuels face à leur impossibilité de paternité. Alors seulement, si les réponses sont cohérentes et n'impliquent pas de taper dans mon porte-monnaie, je reconsidèrerai ma position sur le mariage pour tous.
    • vendredi 25 janvier 2013 19:12 Hope

      Si on commence à faire ce genre de petits calculs mesquins, on ne s'en sortira plus. Une lesbienne qui prend soin d'elle, mange équilibré, ne fume pas et ne conduit pas bourrée peut parfaitement déclarer qu'elle ne veut pas que ses impôts servent à payer les frais médicaux des maladies liées au tabagisme, à l'alcool ou au surpoids. D'ailleurs, tiens, la sécu devrait marcher comme ça. Les gens à risques par leur faute devraient payer plus. Et puis tant qu'on y est, généralisons, moi qui n'ai pas d'enfants, je veux payer moins d'impôts car il est anormal que je paye pour les écoles, les frais de garde remboursés par la CAF ou les allocations familiales. Ca va être très très compliqué si tout le monde exige la même chose...
      • vendredi 25 janvier 2013 20:37 hop HOPE

        ........HOPE .......! IL y a quelques soixante-dix ans un "chef d'état" avait commencé ... selon mes lectures ... par faire éliminer les enfants dits "anormaux" etc.... Puis a ordonné la stérilisation systématique des hommes ayant ,au moment du mariage une pathologie que l'on ne savait pas traiter la tuberclose entre autre ceci dans les moindres villages y compris en Alsace Ceci par crainte "des charges inutiles "pour l'Etat Je vous signale à toute fin utile que cet être s'appellait Hitler Avant de discriminer de façon ........prendre garde et "reprendre sa respiration" avant d'énoncer des ........ je vous en prie ........merci d'avance
    • mercredi 23 janvier 2013 16:28 blanche colombe

      Ninie on a tendance à penser que tout ce qui est médical est remboursée mais la PMA peut être possible sans être remboursée par la Sécurité Sociale ,actuellement elle est impossible pour les femmes non stériles quand on se fait refaire le nez parce qu'on a eu un accident ,les frais du nouveau Nez sont remboursés mais si on veut changer de nez pour des raisons esthétiques ,les frais sont à notre charge il en est de même pour les lesbiennes ou les femmes célibataires ,quand elles vont en Belgique ou en Espagne ,elles payent les frais et de toute façon ,l'insémination ne doit pas coûter beaucoup ...
      • jeudi 24 janvier 2013 10:06 Ninie

        Blanche Colombe, Les lesbiennes sont de fait stériles, de part leur orientation sexuelle. Actuellement, elles doivent aller se faire implanter en Belgique ou en Espagne parce qu'en france le don de sperme est destiné aux couples hétérosexuels stériles. Donc l'équité entre toutes imposera que la Sécurité Sociale rembourse les actes liés à la fécondation, quelque soit l'orientation sexuelle. Les tarifs remboursés par la Sécu sont les suivants : - échographie de contrôle d'ovulation : 38€ - induction d'ovulation : 62€ - insémination artificielle : 39 € - transfert d'embryon : 52,25 € - prélèvement d'ovocyte : 85 € Pour une simple implantation, plusieurs échographies sont nécessaires, des stimulations ovariennes, etc... En Belgique, une insémination coute 440€, soit pas très loin des 500 sur lesquels j'ai basé mon calcul. En Espagne, le coût est de l'ordre de 1000€ (loi de l'offre et de la demande). Je persiste à penser que cela n'a pas à être à la charge de la société (mais que si la loi passe, ça sera le cas). Après, si chacun paie de sa poche, le débat retombera sur "ce qui est bon pour un enfant" et je me rangerai du côté de ce cher Karl : "mieux vaut 2 mamans que 2 papas", même si un papa et une maman, c'est furieusement has been mais néanmoins structurant.
        • mardi 29 janvier 2013 19:27 Moi-même

          Non, les lesbiennes ne sont pas stériles (du moins du fait de leur orientation sexuelle). Ou alors il faut considérer que l'homosexualité est une maladie puisqu'elle rend stérile. Là on revient 30 ans en arrière... Réfléchissons un peu. On accorde le strict minimum : on autorise l'insémination artificielle pour les lesbiennes, mais la sécu ne la rembourse pas (après tout elles ne veulent pas concevoir selon les lois de la nature, la société n'a donc pas à rembourser la PMA, comme pour les opérations de chirurgie esthétique de convenance). Voyons les conséquences : - Si elles sont biologiquement fertiles : elles ont recours à l'insémination artificielle payante, jusque là tout le monde sera d'accord. - Si elles sont biologiquement stériles (ça peut arriver), là, selon le principe de l'égalité, la sécu est obligée de rembourser la PMA, quitte à déduire le montant de l'insémination artificielle (qui représente peu de chose dans une FIV). - Ensuite, on sait d'ores et déjà greffer un utérus sur une femme stérile, pour lui permettre de concevoir (c'est beaucoup moins compliqué qu'un coeur ou un rein), rien n'interdit de le faire sur un homme et, moyennant un traitement hormonal adapté de conduire une gestation à son terme. (certes pour le moment ce n'est pas encore fait, mais techniquement très envisageable). Pourquoi ne pas le faire et le rembourser aux couples homosexuels masculins ? On voit qu'on ouvre là, une boîte de Pandore qui est sans fin.
        • jeudi 24 janvier 2013 16:38 samson

          Ninie @ Vous ne tenez pas compte des dépassements d'honoraires - tres courants
          • vendredi 25 janvier 2013 15:39 Ninie

            Blanche Colombe, certes une seringue et un donneur anonyme suffisent. Mais il faut un médecin pour réaliser l'acte, collecter et stocker le sperme dans de bonnes conditions, s'assurer de l'ovulation de la future mère par des échographies. Cela a un coût. Et cela uniquement pour l'insémination. 4 insémination et 2 FIV par femme sont remboursés. Je ne dis pas que les lesbiennes auront toutes besoin de FIV mais que la sécurité sociale remboursera les inséminations. Ce que la plupart des couples hétérosexuels font naturellement aura un coût pour la société lorsqu'il s'agit de couples homosexuels. Samson : les dépassements d'honoraires ne sont pas pris en charge par la sécurité sociale mais par les mutuelles. Donc ne seront pas directement financés par nos impôts.
        • jeudi 24 janvier 2013 15:15 blanche colombe

          Ninie, il y a PMA et PMA je veux dire par là qu'une insémination par donneur anonyme ,ne coûte pas cher il suffit d'une bonne seringue (oui je dis carrément ce qu'il en est ) alors que la FIV elle peut couter beaucoup plus cher et la FIV est indiquée chez les femmes hétéros stériles (qui n'ovule pas ou mal ou trompes bouchées etc ) dans un couple de lesbiennes ,il serait curieux que les 2 femmes aient besoin d'une FIV
  10. mercredi 23 janvier 2013 00:49 ...

    @ Bruno "et pour la PMA on fait un VRAI debat avec des arguments" J'aimerai bien vous donner quelques arguments contre mais pas la modération...
  11. mardi 22 janvier 2013 23:55 bruno

    Pourquoi qu' on ferait pas la même chose avec les pères célibataires? Vous prenez un couple d' homos mâles, celui qui se prend pour un homme fait la b.ranlette, une équipe de médecins recueille le produit, on l' introduit dans le ventre de celui qui se prend pour une femme , et neuf mois après, on lui fait une césarienne, et qu' est-ce qu'on a? Un bel enfant haïtien... Très, très bonne idée, ne trouvez-vous pas? En plus, ça leur éviterait toutes ces tracasseries qu' ils endurent pour l' adoption, les pauvres... Et pour les spermatos qui restent, no problem: on fait une donation pour les homos femelles israéliennes. Oui, oui, très bonne idée, assurément! Alors, qu' est-s-que z' en dites?
    • mercredi 23 janvier 2013 01:08 ...

      Je tente une dernière fois. Et bien voila, nous y sommes. Par ég*alitar*isme for*cené, la G*M*A arrive. Les femmes et les hommes ne sont pas ég*aux face à la reproduction. Un homme a son usine à gam*ètes sur lui, productive à partir de la pub*erté et même après l’andro*pause, ça reste opérationnel. Une femme vient au monde avec un nombre x d’ovo*cytes qui arrivent à maturité un par un à la pub*erté (dès fois deux faux jumeaux), ni plus ni moins. Et à la ménopause, c’est fini, cap-out, le grand wallouh. Donner du spe*rme est gratuit parce que ça n’a rien d’handi*capant. Donner des ovo*cytes implique une baisse de fécondité dans le temps aux femmes, c’est pourquoi dans les pays ou la G*M*A existe, c’est payant et cher. De plus dans les pays ou la G*M*A existe (USA), il faut aussi trouver une mère port*euse, qui est rarement la donn*euse. Les donn*euses aux USA le font jeunes, ça évite les problèmes du type dé*géné*rescence, et elles se payent des études avec ou leur loyer. Quelle tristesse de s’am*pu*ter d’une partie de sa fécondité pour un diplôme ou un toit. Et puis, on peux faire comme aux USA. Cet em*bryon j’en veux pas (tri*somie, trop lourd pour les parents) et puis après, je le veux blond aux yeux bleus (phéno*type en voie de dis*parition (tout le monde a le droit d’être écolo))… Bienvenu dans le eu*gé*nisme. La vie et la reproduction ne sont pas des jeux anodins. Désolé, si mon commentaire passe, pour les *.
    • mercredi 23 janvier 2013 00:43 ...

      Encore en modération ?!?
  12. mardi 22 janvier 2013 23:20 ...

    "Les couples très orthodoxes ne prennent pas la pilule et ils ont souvent 8 à 9 enfants ». Faudrait voir a pas pousser mémé dans les orties. Trouvez moi une seule famille haredim ou hassidim cautionnant la PMA. Pour eux, la stérilité ou la faible fécondité est un acte de Dieu. Dans ces familles, on ne remet pas Dieu en cause, ce sont des "craignants Dieu". C'est un peu l'équivalent du salafiste musulman. D'ailleurs ils s'entendent très bien avec le Hamas, l'Iran des mollahs ou Dieudonné. Faites donc un tour à Méa Shéarim épaule dénudées ou en sandalettes, je ne vous donne pas 5 minutes avant de recevoir des cailloux sur la tête.
  13. mardi 22 janvier 2013 17:32 bruno

    Si chacun s'ocupait de son cul ,et arrete de s'occupper du cul de son voisin le monde irais mieux. Alors oui pour le mairage homo,et pour la PMA on fait un VRAI debat avec des arguments pour et contre et referundum après!
  14. mardi 22 janvier 2013 09:49 hop HOPE

    Politique nataliste, en France , il se dit qu'il y a cette politique depuis des années Du coup les personnes ayant plus de deux enfants "sont vues" comme recherchant ces aides !, il est exact qu'il y a les allocations familiales , l'école gratuite jusqu'au bac Le quotidien de ces familles n'en est pas moins ardu sur différents plans Heureusement l'empathie réciproque au sein de la famille aide à "tenir debout" et ça ce n'est pas grâce à la politique du Pays J'ai apprécié ce récit qui relate des faits réels quand à la "quête" d'enfant par la PMA Ce genre de récit je l'avais eu par un couple marié et ayant des difficultés à procréer A chacun son bonheur , ses objectifs dans la vie , son besoin fondamental de savoir pourquoi il vit et lutte au quotidien Pleine réussite dans vos projets de bonheur familial