RUBRIQUE : Garde à vue
Leïla Bekhti, la girl next door
Pile à l'heure convenue, Leïla Bekhti pousse la porte du café où nous avons rendez-vous. Pimpante mais pas pomponnée, elle a le look d'une étudiante branchée. Elle porte une jolie chemise à carreaux bleus et un pantalon tout simple. On reconnaît une fille qui prend soin d'elle grâce au détail qui tue. Ici, c'est un petit boléro noir. Fraîche, gracieuse, un trait de crayon noir surligne ses paupières. On se dit qu'elle n'a pas besoin de ça pour être séduisante.
→ plus« Il n’y a pas de discrimination à l'encontre des entrepreneurs des quartiers »
Pourquoi avez-vous choisi le Salon des entrepreneurs pour inaugurer de la plateforme Nouvelle PME. Lanouvellepme.fr est un réseau social solidaire ouvert à tous les entrepreneurs et en particulier à ceux présents dans les zones urbaines sensibles. Ce qui explique que nous ayons inauguré cette plateforme pendant ce Salon des Entrepreneurs.
→ plus«S’il faut apprendre la Marseillaise, je veux bien le faire»
Vous êtes l’auteur, avec El Yamine Soum, sociologue, d’un rapport sur l’identité nationale. Pourquoi avez-vous entrepris cette démarche ? Dans le cadre des débats sur l’identité nationale organisés en préfectures, j’ai voulu aller à la rencontre des habitants, français ou étrangers résidents du Val-Fourré. Le rapport nous a permis de préparer le débat en amont et surtout de le dépassionner. Ce quartier de 24 000 habitants, qui a connu une première émeute en 1991, est emblématique.
→ plusAkhenaton : « Les gamins sont devenus des ultra-capitalistes sans une thune »
D’où te vient cette passion pour la cuisine ? C’est d’abord une passion pour les repas. Ma femme et moi, on cuisine tous les deux. Nos enfants sont habitués à ce que leurs parents cuisinent et ça nous pose des soucis, parce qu’ils ne mangent rien à la cantine.
→ plus« Réaliser un film, c'est comme écrire une lettre d'amour »
Pourquoi êtes-vous devenu réalisateur? Quand j'avais 16 ans, alors que j'étais en train de marcher dans la rue, je me suis demandé pourquoi j'existais. L'hiver de cette même année, je me suis dit qu'il fallait que je trouve une réponse à cette question, un sens à ma vie. J'ai beaucoup souffert dans ma quête. Puis j'ai eu un signe de la Providence, quelque chose d'irréel s'est passé, il fallait que je sois réalisateur. En même temps, à cette époque, en Corée, les gens allaient très peu au cinéma, deux à trois fois par an et il n'y avait pas la télévision.
→ plus« Talents des cités, un coup de pouce pour l’entrepreneur »
Un an après Talents des cités, où en est De l’autre côté du périph’, votre société de production ? Après une première année d’exercice, le bilan est mitigé mais plutôt positif. J’ai plusieurs défis à relever dans un secteur très compétitif. En Ile-de-France, il y a 3700 sociétés de production. Quand on arrive sur un marché comme celui-ci, ce n’est pas évident. Cela m’est déjà arrivé de douter mais de toute façon, je ne peux pas faire autrement que de continuer car je suis passionnée. Comme beaucoup de personnes, j’ai toujours été fascinée par les écrans. La télévision a toujours été un vecteur très puissant pour faire passer des messages. Je suis impressionnée par les émotions que l’on peut faire passer.
→ plusFadela Amara : « Le suicide de Stéphanie à France Télécom m’a plus touchée que les propos de Brice Hortefeux sur les Arabes »
Sur quel dossier travaillez-vous en ce moment ? Je travaille sur la déclinaison de la dynamique « espoir banlieue », sur la préparation du conseil interministériel à la ville, qui aura lieu probablement en octobre, et sur la grande réforme dite de la géographie prioritaire, portée par le secrétariat d’Etat à la politique de la ville.
→ plus Lire la suite...Femmes en niqab : « Nous ne nous exilerons nulle part, nous résisterons »
Dans son intervention devant le Congrès à Versailles, Nicolas Sarkozy a dit qu’il était favorable à la constitution d’une commission parlementaire en vue de réfléchir à l’adoption éventuelle d’une loi contre le port du voile intégral musulman (niqab et burqa). De son côté, le ministre de l’immigration, de l'intégration et de l’identité nationale, Eric Besson, affirme être opposé à une législation « anti-burqa », estimant qu’avec la loi de 2004 interdisant le voile islamique à l’école, « un équilibre a été trouvé, qu'il serait dangereux de remettre en cause ». Mimissa a interviewé trois jeunes femmes de la région du Mans, vêtues du niqab, Yamina, Oya et Najette, âgées de 22 à 25 ans.
→ plusLire la suite...Pour faire du ciné, Kamel Saleh a un plan B
En 2000, avec 380 000 entrées en salle, le premier film de Kamel Saleh, « Comme un aimant », a fait un carton. La bande originale, concoctée par Akhenaton et Philippe Coulais, a suivi la même courbe ascendante. L’aventure démarrée avec sa bande de potes du centre ville et de Félix Pyat, la cité d’où Kamel Saleh est originaire, le pari était plutôt réussi. Monter un deuxième projet n’a pas été aussi simple. Les portes du cinéma français se sont vite refermées. Mais Kamel Saleh n’a pas lâché l’affaire. Patiemment, entre deux plans télé et un documentaire sur Akhenaton, il a peaufiné le scénario du « Plan B ». Et faute de production extérieure, il a aussi conçu un dispositif pour se passer des gros sous du cinéma français. Il nous explique le plan.
→ plus Lire la suite...Chenva Tieu : « Pour fabriquer de l'élite, il faut du temps »
En France, les Asiatiques ont une réputation de taiseux et de discrets. On ne fait que les apercevoir et on ne les entend jamais ! Alors que les Arabes et les Noirs commencent à apparaître en télé et en politique, les Asiatiques sont pour ainsi dire inexistants dans l’une comme dans l’autre sphère, du moins en surface. J'ai décidé de parler de ceux qui ne font pas qu’ouvrir des restaurants et des bars tabac, ou que coudre. C'est Chenva Tieu qui m'accueille pour une interview express.
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Par purporc