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AC-Le-Feu force l’entrée
Mardi 22/01/2008 | Posté par Antoine Menusier |
Alors que Christine Boutin prononce son discours, le mouvement de Clichy-sous-Bois, resté à l’extérieur, donne de la voix.
Bon, c’est parti, mais là, on ne sait pas trop vers où ça va. Serge Moati, le journaliste de France 5, est sur la scène du Centre Charlie Chaplin de Vaulx-en-Velin et AC-Le Feu est dans la salle. Christine Boutin, la ministre du logement, a déjà prononcé son discours. Elle a été polie : par deux fois elle a remercié Fadela Amara.
Elle a aussi été concrète, en proposant de « verser globalement les subventions (destinées aux associations) aux communes, laissant aux maires le soin de décider de leur affectation. » A part ça, pas grand-chose. Elle ne va quand même pas voler la vedette à Fadela, qui a trouvé un nom pour sa journée vaudaise : « Espoir banlieues, une dynamique pour la France ».
A l’extérieur, ça pousse. Des gens veulent entrer dans le centre, mais c’est blindé. Moati annonce « 1000 personnes dans la salle ». Un petit groupe d’AC-Le-Feu, emmené par Mohamed Mechmache et le rappeur Axiome, est allé au contact avec le service d’ordre pour pouvoir franchir le premier barrage. En pleine poussette, Mechmache, avec la verve d’un Besancenot, délivre son message : « Qu’on s’attaque à 50 quartiers (proposition de Fadela Amara), ça ne réglera pas le problème des DOM-TOM. » Le plan banlieues, c’est pas son truc. De toute façon, il n’aime pas celle qui le porte, Fadela Amara. Entre eux, ça colle pas. Mechmache appelle à un « Grenelle » des quartiers, avec tous les ministères concernés, « pas seulement pour les jeunes, pour les vieux aussi et le monde rural également ».
La bousculade se poursuit. Mohamed Abdi, le conseiller de la secrétaire d’Etat à la ville, intervient. « Vous allez pouvoir rentrer », dit-il, énervé, aux gars d’AC-Le-Feu. Ça y est enfin. La petite escouade rentre dans la salle. Moati, lui, parle comme sur son plateau de « Ripostes » : il fait le show. Bientôt rejoint par un autre showman, Roland Castro, architecte militant, comme il y a des assureurs militants.
Attrapé avant de monter sur l’estrade, Moati explique pourquoi il a accepté de jouer le Monsieur Loyal de la journée : « J’ai vécu dans une cité, à Bagneux, à mon arrivée en France, venant de Tunisie après la mort de mes parents. J’en ai un souvenir ému. Et je pense à tous ceux qui habitent dans les quartiers aujourd’hui. La République doit être sociale. Si elle n’est pas sociale, ce n’est plus la République. » A plus.
Antoine Menusier
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Réactions des internautes
Mardi 22 Janvier 2008, 12:28
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Le plan banlieues, c’est pas le truc à le truc à Mohamed Mechmache dites vous.En êtes vous si sur? Croyez vous réellement qu'il n'y ait que 50 quartiers en France?
Et les autres?
Et pourquoi donc mettre à l'écart les DOM TOM? eux aussi ont des problèmes urbains.
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Mardi 22 Janvier 2008, 13:12
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Vous parlez de Roland Castro, cet urbaniste de " l'utopie concrète", qui a réfléchi à l'aménagement du carrefour Saint Just, au pont de Bondy. C'est plutôt raté, à la fois pour les piétons et pour les cyclistes. Essayez donc de traverser ce carrefour quand vous venez du centre Pierre-Rouquès.Répondre -
Mardi 22 Janvier 2008, 13:18
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Antoine, c'est votre meilleur article sur le bb! ;)))vraiment c'est le plus drole, tout le monde est ridicule de betise,d'inutilité, de crevardise.
en effet bondynoise, ce carrefour c'est du n'importe quoi.
A+
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Mardi 22 Janvier 2008, 13:35
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← Re: AC/DC
Pourquoi Sarko n'a t'il pas voulu travailler avec AC le feu ? J'ai pensé à eux ce matin en écoutant Fadela sur Inter, pas vraiment convaincante, pourquoi ne pas se servir du contrat social et citoyen d'AC le feu, tout y était déjà écrit, ils ne se sont pas arrêtés à 50 quartiers, il me semble que leurs propositions allaient plus loin. Bon, on n'en saura plus dans qq jours.Répondre -
Mardi 22 Janvier 2008, 16:22
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← Re: combien son t -ils ?
Poudre aux yeux ou Pactole ,?Comment le public pourrait-il- savoir si 100 ou 200 ou 300 milliards peuvent sauver ou non les banlieues!!!. Est ce assez,un peu, beaucoup. ?Quel sera l'impact individuel sur chaque foyer deshérité.?Pour en avoir une idée il faudrait d'abord connaitre le nombre de bénéficiaires. Est il stable ou. est il en croissance? Un pieux silence cache le nombre des ayant droits.Suivant Paisible -renseigné apparemment par la DGSE- 350 000 à 400 000 personnes s'introduiraient en France chaque année .Sachant que 5% d'entre eux arrivent avec un contrat de travail ,on pourrait se demander ce que le restant a pu trouver chez nous comme logis emplois ou autres sources de revenus.Leur sort réglé, il faudra se soucier de ceux qui arriveront cette année en aussi grand nombre sans doute. Puisque les ministères se taisent ,des associations comme assez le feu devraient
nous informer,tenir les comptes à moins qu'elles aussi soient tenues dans l'ignorance.
Tout cela, ça n'est pas de la bonne gouvernance,;c'est de l'aveuglement,de l'impéritie;
Alors combien de milliards à donner pour achever le bonheur des banlieues. ? Bien malin qui pourra le dire exactement .
Poudre aux yeux ou Pactole ,
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Mercredi 23 Janvier 2008, 01:37
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Le "plan banlieue", dont personne ne connaît le contenu, au départ, c'est une coquille vide.Le gouvernement l'annonce de manière à faire patienter, gagner du temps. Puis repousse la date où il doit être dévoilé.
Le "plan banlieue", c'est une forme tendue sous le nez du banlieusard, ça pourrait même être un simple porte-clefs, peu importe, personne ne voit ce qu'elle contient cette forme, mais ce n'est pas grave, cette forme est là, regardez, elle est peut-être miraculeuse, attendons voir. Mais elle est peut-être aussi, tout simplement, vide.
Comment voulez-vous qu'en quelques mois à peine un gouvernement parvienne à combler des années et des années d'indifférence ? On ne s'intéresse pas du jour au lendemain aux personnes qu'on n'a pas pris un peu le temps de regarder, de rencontrer et de découvrir. Ces évidences-là aussi sont dignes de la politique.
Le "plan banlieue", à mon avis, c'est une séance d'hypnotiseur, un coup de baguette sans la magie.
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Mercredi 23 Janvier 2008, 08:35
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← Re: l'indifférence
pas vraiment convaincu. Il me semble que le sort des banlieues et des minorités dites visibles occupe au contraire toute l'attention des média. Radio ,télé ,journaux ne traitent que le sujet des cités diverses. Oubliés sont nos petits vieux,les dormeurs de dessous les ponts, nos paysans ruinés ;le suicide des petits commerçants écrases d'impots,nos jeunes étudiants sans argent et à moitié affamés,les français surendettés faute de revenus suffisants,la discrimination positive qui écarte quelques nationaux des emplois ou des HLM;Répondre -
Samedi 26 Janvier 2008, 17:23
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← Re: l'indifférence
J'entends bien votre réaction qui semble très sincère, mais je crois que si nous voulons dresser une catégorie des "Oubliés", cette catégorie est nombreuse et traverse tous les clivages sociaux, ethniques, générationnels.Les petits vieux dont vous parlez, par exemple, s'ils sont seuls, c'est sans doute qu'ils ont été oubliés par leur famille et peut-être leurs amis avant de l'avoir été par la République.
Je crois que différents problèmes sont mélangés dans votre réaction : ici, nous parlons du plan banlieues, un plan qui prétend proposer des solutions politiques aux problèmes sociaux qui ont émergé dans les banlieues depuis 30 ans.
Ca ne m'étonne pas qu'un éventuel "plan banlieue" (si un jour il a un peu de consistance) ne traite pas de la question des petits vieux ou des dormeurs de dessous les ponts, votre remarque me paraît être formulée avec le coeur mais au mauvais endroit : ce n'est pas la banlieue contre le reste de la France. C'est nous tous qui sont concernés par tous les problèmes, donc aussi celui des banlieues, qui doit appartenir aux banlieues, à mon avis faut pas tout mélanger.
Et si ces questions-là aujourd'hui ont une visibilité politique, c'est aussi parce qu'en banlieue, ceux qui se sont senti opprimés, méprisés, abusés de longue date, n'ont pas tardé à exprimer leur mécontentement comme c'est parfaitement naturel, parfois allant trop loin c'est sûr, mais sur des bases qui s'avèrent auourd'hui indiscutables quand on les étudie : la pauvreté, la ségrégation, l'exclusion et le chômage, quand ils frappent en banlieue, frappent très fort.
Je ne suis pas aveugle, je sais bien qu'ailleurs aussi, évidemment, il y a beaucoup de difficultés (en fait il y en a partout). Il faut absolument que ceux qui les subissent continuent d'élever la voix pour formuler leurs difficultés, tenter de les faire entendre, jusqu'à ce qu'ils soient entendus et que leurs difficultés deviennent un problème politique dont un gouvernement (s'il a des bonnes oreilles) pourra s'occuper.
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