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J'ai testé le poker sur les Champs-Elysées
Samedi 26/01/2008 | Posté par Chou Sin |
Chou en crevait d’envie : une partie pour de vrai. Sapé comme un prince, il est sorti de chez lui, gonflé à bloc, 50 euros dans les poches, sans rien dire à sa mère !
Le poker !!! Ce jeu de cartes qui fait tant parler de lui ! Vous avez pu le constater vous-mêmes lorsque vous avez fait vos courses de Noël, jamais on n’avait vu les Carrefour et compagnie mettre autant en avant les mallettes de jetons ainsi que les tables de poker. Même la Fnac s'est mise à en vendre.
Il y a quelques mois encore je ne connaissais strictement rien au poker et je m'en portais très bien. Quand, un soir, alors que j'étais entre amis, on me propose de faire une partie. On essaye de m'expliquer les règles, incompréhensibles pour quelqu'un qui n'a jamais joué. De fait, je n’y comprends rien. Une bonne âme m'écrit donc juste l'ordre des combinaisons en me disant que c'est l'essentiel et que je comprendrai par la suite. Et en effet, il est plus facile de comprendre en jouant. Et là je découvris le poker, fruit défendu du jeu.
Peu de temps après, j’ai testé le poker sur Internet. Marrant, on peut y jouer n' importe quand avec n' importe qui, aussi bien avec un Brésilien qu'avec un Turc, et surtout il est permis de miser de l'argent réel ! Mais maman m'a toujours appris à ne jamais toucher aux jeux d'argent, et je sais que si je crée un compte avec de l'argent réel, j'en deviendrai obsédé !
Un beau jour, en piochant un disque dur d'un ami, je suis tombé sur des parties de poker commenté par Patrick Bruel, et c'est là que je me suis dit que ça devait être trippant de jouer sur une vraie table avec un croupier. En réunion de rédaction, j’ai donc proposé un texte sur le poker. Proposition validée !
Je décide donc de tester le poker en vrai pour le raconter. Après quelques recherches sur le net, le seul endroit que je trouve pour y jouer est sur les Champs-Elysées à l'ACF : l'Aviation Club de France. La classe ! Avec des véritables croupiers, en plus !
Tenue correcte exigée, le club est ouvert 24 heures sur 24 et propose deux tournois par jours : un à 10 heures du matin pour 30 euros, l'autre à 14h30 pour 50 euros. Je me dis, let’s go, boy ! Je mets mon déguisement de bonhomme bien habillé, mais une fois arrivé sur place, impossible de jouer, j'ai oublié ma carte d'identité.
Je ne me laisse pas abattre et retente le coup avec le tournoi de 10 heures du samedi matin. J'arrive à moins dix, le tournoi est complet, zut ! « Il faut venir au moins une heure et demie à l’avance», m'informe l'accueil. Je décide quand même de rester pour observer, prendre mes marques, me balader dans l'endroit qui est super chic et surtout pour m'inscrire au tournoi de l'après-midi.
11 joueurs par table, 7 tables, j'observe comment les joueurs sortent un par un. Une sorte de maître de cérémonie s'occupe de déplacer les joueurs de tables pour qu'elles soient toujours à peu près au même nombre en activité. Sur un écran, sont indiqués le nombre de joueurs restant, le temps de jeux, ainsi que les gains pour les vainqueurs. Seuls les 9 premiers seront payés, et le premier empochera plus de 700 euros !
Le maître de cérémonie m'explique que pour les tournois, c'est toujours complet avec 7 tables de onze, et très rarement la maison rajoute une huitième table. Je m'inscris pour le tournoi à 50 euros. Je pense à mère qui me découperait en morceaux si elle me savait là. Chose que je remarque, il n'y a pas de profil type du joueur de poker, mais de tout : des vieux, des jeunes, des weshs, des bourges. Mais une grosse majorité masculine quand même. A part ça, seul le tas de jetons différencie les joueurs.
Un peu plus loin, dans l'espace fumeurs, j'entends quelques discussions : entre ceux qui parlent de faux devis et d'autres qui parlent d'escort girls, je tombe sur le type qui adore venir jouer. Il arrive d'Angers et n'hésite pas à faire deux heures de route pour assouvir sa passion. Le tournoi va commencer, je commence un peu à stresser de peur de sortir au bout de quelques minutes...
ATTENTION ! La suite risque d'être incompréhensible pour les non joueurs de poker. Tant pis, je me lance ! L'écran indique 88 joueurs, et comme par hasard il y a ce jour là 8 tables. Le jeux est exactement comme sur Internet, il n'y a pas de mauvaise surprise. On commence avec un tas de jetons représentant 1500 par joueurs, les blinds commencent à 25-50 et augmentent toutes les 20 minutes. Et à 50 euros le tournoi le gagnant empochera plus de 1500 euros !
Pour ma part, je me fixe comme objectif de ne pas être ridicule, et terminer dans les 9 premiers me semble utopique. Je me dis alors que le plus prudent est de passer même les mains moyennes, mais étant adepte de l'illogique, je paie avec un peu n'importe quelles mains. Mon tas de jetons commence à fondre, quand tout à coup avec un 7 et 8 dans les mains et un 5 et 6 au flop, je lance mon tapis pour impressionner la table !
Tu parles ! Un type me suit avec sa paire de dames. Dégoûté, je n'ai juste qu'un tout petit peu plus que lui, et là, miracle, un 4 à la river, quinte ! Je sors le type, j'empoche le pactole et c'est la fête dans ma tête. Je continue à jouer et je vois le nombre de joueurs qui diminue. Et incroyable pour moi, c'est l'heure de la pause qui intervient lorsqu'il n'y a plus que 20 joueurs.
J'apprécie et surtout je me dis : pourquoi pas aller au bout ? C'est-à-dire arriver dans les 9 premiers. Mais après la pause, je suis quasiment le plus pauvre de la table. Et là, c'est le coup de bluff de trop, avec roi et 5, je lance mon tapis espérant que tout le monde se couche. Mais non ! Faut qu'un type me suive… Il montre sa paire de rois, et là je comprend que ça s'arrête ici pour moi. Je termine 16e, à 7 places seulement d'être rembourser des 50 euros. Tant pis! J'ai joué, j'ai perdu, c'est le jeu! Mais je suis très content d'en être arrivé là !
L’épidémie de poker va-t-elle continuer à contaminer la France ? Quoiqu'il en soit, prudence ! L'abus des jeux d'argent peut s'avérer très dangereux pour la santé financière.
Chou Sin
Chou Sin -
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Réactions des internautes
Samedi 26 Janvier 2008, 20:48
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l'opium des pauvres
il m'arrive très souvent de passer devant un pmu pas loin de mon bureau. je vois tous ces mecs avec leurs tickets entre les doigts, l'oeil rivé sur un écran de tv. plusieurs d'entre eux doivent y laisser leur salaire. l'état organise la misère dans ce pays et lui tape dessus pour rassurer les tenants de la morale. jouer plus pour perdre beaucoup.Répondre -
Dimanche 27 Janvier 2008, 17:58
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← Re: l'opium des pauvres
===> BetsenLe jeu est peut-être l'opium du peuple, et pas le seul. Mais il est aussi un impôt volontaire. Et le seul pour lequel les accros font la queue avec enthousiasme. Il contribue, donc, à réduire la dette publique. Le "tiercé-quarté-quinté plus" est une preuve supplémentaire du civisme des Français qui se ruinent pour enrichir la République
Briardounet
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Dimanche 27 Janvier 2008, 13:27
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LES PARIEURS
Je suis allé visiter l'hypodrome de Vincennes il y a quelques années et notamment la salles des paris. L'ambiance était étrange, enfiévrée voire malsaine. La salle était sale, remplie de tickets perdants et journaux spécialisés dans le turf jetés à terre. Les gens parlaient forts et avaient les yeux brillants de convoitise à l'idée de gagner.Par contre ma surprise, ce jour là, vient des parieurs. Ils manipulaient des liasses de billets de 100 Euros voire de 500 Euros. Certains avaient l'air de bien se connaître comme des habitués. A cet endroit là je peux vous dire qu'il ne s'agissait pas de l'opium des pauvres. Quand vous pariez un RMI sur une course alors qu'il y en a une douzaine ce soir là, vous jouez votre superflu pas votre dîner du lendemain.
Personnellement je n'ai pas joué mais j'ai poussé un ami à le faire. Il a parié 10 Euros sur un cheval qui malheureusement est arrivé quatrième car il a été repoussé dans les cordes. Il y a eu réclamation, les juges ont reconnu la faute mais pas déclassé le troisième pourtant fautif, juste un avertissement au jockey. Bref cela ne m'a pas donné envie de jouer, juste peut être, celle de revoir des chevaux courrir.
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