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« Le mariage est un enfermement »
Mercredi 17/09/2008 | Posté par Nora Yourri |
Thérèse Clerc, féministe dynamique et branchée de 80 ans, témoigne de la situation des femmes qu’elle reçoit tous les jours. Après une vie de militantisme, comme un sentiment de régression...
Avant de devenir une féministe convaincue, Thérèse Clerc a eu une première vie ; celle d’une « femme docile au foyer » : elle a arrêté ses études à la suite d’un mariage arrangé entre familles catholiques. Elle établit le même parallèle avec les femmes qu’elle rencontre au sein de la Maison des femmes de Montreuil, association qu’elle a fondée en 2004, pour expliquer le contexte de son ménage : « Chez les musulmanes que je vois à la Maison des femmes, c’est pareil qu’à mon époque, je rencontre beaucoup de mariages arrangés ! Parce que la tradition le dit, elles acceptent sans broncher ce qu’on leur propose. » Elle reste mariée une vingtaine d’années, puis Mai 68 s’invite dans sa vie. Malgré le refus de son mari, elle s’implique activement dans les manifestations.
Avec les bouleversements sociaux de Mai 68, Thérèse Clerc décide de s’affranchir et demande le divorce. « Je me suis mariée avec le frère de la meilleure amie de ma mère. De cette union, je garde le souvenir d’un enfermement, peu ou pas d’épanouissement, voire du mépris par moment. Mais enfin mon ancien mari n’était pas méchant, mon mariage correspondait juste à la misogynie de l’époque ! »
A partir de cette séparation, une nouvelle vie commence et son engagement politique avec : « Une fois divorcée, je me suis mise à travailler, passer mon permis et élever mes quatre enfants seule. » Parallèlement à son activité professionnelle, elle s’implique de plus en plus dans le combat des féministes, notamment pour la loi en faveur de l’avortement : « Avant ça, de trop nombreuses femmes sont mortes car elles avortaient dans des conditions inhumaines. Après des années de militantisme, je suis toujours choquée de voir à la Maison des femmes autant de femmes incultes sur le sujet de l’avortement, de la contraception et de leur droit tout court ! » Sans compter, certaines femmes acceptent encore « les violences et la soumission au sein des foyers sous prétexte que c’est la tradition ! »
De son vécu, elle s’est forgé une certaine idée du féminisme. « La maternité, c’est une machine à tuer les femmes. Il faut avoir au maximum deux enfants et les avoir jeunes pour être libre le plus tôt possible ! Mais en même temps c’est merveilleux d’être maman. » Un dilemme qui se pose en ces termes : comment être une femme libre, démarquée de la tradition, et mère à la fois ?
Car au final, Thérèse Clerc a l’impression de retrouver dans ces femmes qu’elle reçoit dans son association ce qu’elle vivait à l’intérieur de son couple dans les années 60 : « L’enjeu pour beaucoup d’entre elles, ce sont les hommes, comme le chante très bien Juliette Greco dans sa chanson L’homme c’est tout : le père, le mari, l’ami, l’argent…Donc tout est misé autour du mari. » Une indépendance que la femme doit acquérir vis-à-vis de son mari, de son couple : « Je ne crois pas au mariage, c’est une institution qui enferme. Ce n’est pas pour autant que je ne crois pas au couple mais il faut que chacun habite séparément ! » Thérèse Clerc ne s’est pas remariée, consacrant sa vie à ses enfants, ses combats.
L’un deux concerne la représentation des femmes au pouvoir. Et pour les rares d’entre elles, Thérèse Clerc reste mitigée : « Les femmes au pouvoir sont énormément pressurées, leur liberté est très limitée, on ne les écoute pas assez. Et on profite pour rigoler énormément d’elles au moindre écart, à la moindre différence ! » Il est peut-être plus facile de confier de hautes fonctions politiques à une femme, l’écouter et lui donner de vrais responsabilités est une autre affaire.
Aujourd’hui, Thérèse Clerc s’investie dans la création d’associations pour l’« université du savoir populaire des personnes âgées » et de maisons de retraite autogérées. D’une certaine manière, en même temps qu’elle se bat pour trouver des solutions à des problématiques qui la touchent personnellement, elle s’efforce d’en faire bénéficier le plus grand nombre.
Nora Yourri
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Réactions des internautes
Mercredi 17 Septembre 2008, 13:44
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Moi, je suis pour le mariage
Le mariage est un enfermement, si on se marie pour les mauvaises raisons ! C’est pas plus compliqué que ça. Si elles se marient juste pour faire plaisir à la famille ben tu m’étonnes que leur vie de couple ne fonctionne pas forcément. C'est que ces personnes n'ont rien compris au mariage, un point c'est tout. Mariage = négociation, communication et pas soumission. Franchement, vous croyez vraiment que toutes les féministes sont contre le mariage?
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Mercredi 17 Septembre 2008, 13:47
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BonjourSur le fond je comprends ce qu evoque Mme Clerc toutefois il serait bon qu elle ne prenne pas sa verite pour la verite.
Et je parle la de son passage sur " les femmes souhaitant etre en couple tout en habitant separement de leur conjoint".
C est ce qui me derange souvent chez les feministes engagees elles ont l impression qu elles ont raison et que seule elles savent ce qui est bon pour les femmes.Elle a un mauvais passe a cause d un mariage force et encore une fois c est limite la faute du mari.
Personne n est obligé de suivre la tradition , c est en lui disant "merde" a la tradition que les mentalites evolueront.
Ma femme si je lui proposais cette solution me dirait "autant ne pas vivre ensemble".
Et moi en tant qu homme je pense la meme chose si c est pour faire chacun chez soi , autant ne pas avoir de relation stable et durable et se contenter du coup du week end. Un peu comme un marin ayant une femme dans chaque port.
En tout cas je lui souhaite bien du courage dans sa vie de militante engagee.
Cdt
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Mercredi 17 Septembre 2008, 14:10
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C'est un point de vue.Personnelement je crois au mariage (civil , hein, je m'en fous du curé)
Après elle se bat pour ses convictions, elle a mon respect.
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Mercredi 17 Septembre 2008, 14:16
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Les mères ont un rôle important à jouer dans ce domaine. Si elles évitaient d'élever leurs fils dans de telles traditions. Elles répétent un schéma séculaire.
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Mercredi 17 Septembre 2008, 14:35
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Sans compter, certaines femmes acceptent encore « les violences et la soumission au sein des foyers sous prétexte que c’est la tradition ! »MES ELLE CE TROMPE DANS N'IMPORTE QUELLE RELIGION INTERDIT DE FAIRE DU MALLE A TA FEMME OU A TES ENFANTS cet juste que les hommes qui bâte leur femme son des merdes qui
n 'on pas trouver des personnes a leur taille pour leur botter les fesse bien comme il faut
sinon moi je suis en concubinage et cet bien mieux comme çà le mariage ne serre a rien de nos jour et puis ça coûte moins chère que si tu divorce...
heu le divorce coûte plus chère que le mariage en lui même
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Mercredi 17 Septembre 2008, 14:37
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←
comme on dit femme au volant mort au tournantlol
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Mercredi 17 Septembre 2008, 15:44
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pour jean gui
salut jean guinecet ta soeur au volant qui meurs au tournant moi sa va va je conduit mieu que toi
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