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A Paris-Dauphine, à la recherche de l’Obama français

Lundi 10/11/2008 | Posté par mehdi_et_badroudine |

Cette université renommée, située dans le XVIe arrondissement, traîne une réputation de « fac de bourges ». Le nouveau président américain aussi est passé par une « fac de bourges » : Harvard.

L’Obama français existe-t-il ? Après l’élection du candidat démocrate à la Maison Blanche, c’est la question du moment de ce côté-ci de l’Atlantique. Télé, radios, journaux y consacrent une large place. Le Bondy Blog se la pose aussi. Il est parti à sa recherche, avec l’idée que c’est dans les filières d’excellence que cet Obama de France, homme ou femme, noir, maghrébin ou asiatique, aurait de grandes chances de gravir les premières marches de son ascension politique. Comme Barack Obama, diplômé de Harvard. Direction, donc, l'un des berceaux des élites : l'université Paris Dauphine, dans le XVIe arrondissement de Paris. Obama es-tu là ?

Martien Kadji sort des cours, sa sacoche à la main. On le trouve devant la machine à café. Martien, qui « prépare un master », est en France depuis deux semaines seulement. Pour ses études, ce jeune Camerounais a décidé de faire quelques kilomètres. Ici, il vit « chez sa tante, à Bondy ». Pour lui, Obama c’est « une bonne chose. Comme un rêve ». Avant d’ajouter, avec un air un peu plus septique, « mais j’attends de voir ses engagements… ». Martien Kadji, qui « soutient l’UMP et le brillant Nicolas Sarkozy », affirme « vouloir s’engager en politique ». « M’engager, oui, ajoute-t-il, mais au pays. Pas en France, vu que je ne suis pas français. En plus, là-bas, je dois prendre la relève. »

C’est l’heure de la pause. Dans la cour, on se détend et on fume. Autour du cendrier, Jean-Thierry, franco-chinois (photo, à droite). Agé de 28 ans, il étudie « le japonais ». « L’Obama français ? Pour moi, ce sera quelqu’un qui devra être cultivé et crédible, dit-il. Le seul point positif que je puisse attribuer à Sarkozy, sur la question de la diversité, c’est d’avoir mis Yade, Dati et Amara au gouvernement. » Il réfléchit un instant : « Même si c’est du clientélisme. »

Hilda et Maria, 18 ans chacune, sont « fières » de l’élection d’Obama. Pour l’une « c’est génial », pour l’autre, « c’est symbolique ». A Dauphine, elles font « des maths appliquées ». Elles sont impliquées dans la vie politique. Hilda, d’origine sénégalaise : « Je milite pour le PS. » Croit-elle en l’émergence en France d’un Obama ? « La France, contrairement à l’Amérique où tout est possible, est trop conservatrice. Mais il y a de plus en plus de mélanges. Alors, on peut y arriver. » Et vous, Hilda ? « Moi ? Ah non, je laisse ma place à Rama Yade. » Elle sourit. Son amie Maria, avant de filer, ajoute : « En tout cas, l’Obama français viendra obligatoirement d’une grande institution comme celle-ci (Dauphine), car il lui faudra beaucoup de crédibilité face aux électeurs. »

L’Obama français ? Un jour, peut-être. Aux questions : pensez-vous vous impliquer en politique, croyez-vous en vos chances ?, nos interlocuteurs de Dauphine ont d’abord répondu par un sourire gêné, sauf le Camerounais Martien Kadji. De deux choses l’une, et sans vouloir tirer de notre passage à Paris-Dauphine des généralités : soit les jeunes Français de la diversité ne veulent pas s’engager corps et âme en politique, soit les partis ne font pas ce qu’il faut pour que ces jeunes de l’élite universitaire se disent : « Ça, c’est pour moi ! »

Mehdi Meklat et Badroudine Said Abdallah

Courez sur www.93minutes.wordpress.com !

mehdi_et_badroudine -

Réactions des internautes

saint-bernard
Lundi 10 Novembre 2008, 08:07
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La France - et l'Europe - n'ont pas à courir après les Eats-Unis. C'est plutôt l'inverse qui s'est passé. C'est la consécration de la fin des lynchages, de la ségrégation , ses interdictions de mariages mixtes, de relations sexuelles, d'utilisation de transport en commun, etc...On peut comprendre la liesse de l'ensemble du peuple américain. Ici, cette Obamania tourne au culte de la personnalité et révèle une confusion inquiétante.

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vu han
Lundi 10 Novembre 2008, 08:43
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Re:
La France - et l'Europe - n'ont pas à courir après les Eats-Unis.


L'europe (avec sa présidence tournante) coure après les us.
Airbus coure après Boeing.
L'audiovisuel français apprend son métier au us.

Des 2 continents occidentaux, les Us sont en force, c'est comme ça, faut l'accepter.

Le chauvinisme ne doit pas nier la réalité....hu mi li té !

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maxx
Lundi 10 Novembre 2008, 08:35
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vu han
Lundi 10 Novembre 2008, 08:47
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Re: obama le sauveur
Ce montage n'est pas réaliste. Un peu réducteur !

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vu han
Lundi 10 Novembre 2008, 09:03
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Re: obama le sauveur
this assembly isn't credible, a little bit reductive !

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theballs
Lundi 10 Novembre 2008, 11:00
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Re: obama le sauveur
va y avoir des matins chagrin avec Obama et ce pour l'ensemble de la planete!! N'oubions pas qu'il est avant tout Americain.
Mais bon attendons , nous aurons ben le temps d'aprécier

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Kamal
Lundi 10 Novembre 2008, 09:52
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Obama
Très bel article. Je suis un ex étudiant de Dauphine et je ne pense pas qu'elle soit une "fac de bourges".  De condition sociale ouvrière, je n'ai jamais eu l'impression d'être différent des autres étudiants. Pour en revenir au sujet traite, je pense d'une part, que le Obama français existe et d'autre part, que le système politique français est  en train de changer. En effet, aujourd'hui il n'est pas singulier de trouver des universitaires a des postes clés dans l'échiquier politique français. L'actuel président favorise la montée d'une élite issue des classes sociales dites défavorisées. La question d'une utilisation de ces minorités visibles est une autre question qui mérite d'être discutée mais il est important de noter que la France a commencé sa mue et que le Obama français n'est pas très loin.

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hugom
Lundi 10 Novembre 2008, 10:18
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Re: Obama
 "«Yes, we can» serait la version américaine du sarkozyste «Ensemble, tout est possible.» L'analogie s'arrête à cette comparaison publicitaire sans valeur. En France, Nicolas Sarkozy n'a eu de cesse que de chercher des boucs-émissaires aux difficultés du pays : les fraudeurs en tous genres, les chômeurs qui ne trouvent pas assez vite un boulot, les seniors en pré-retraite, les traders, les malades qui coûtent trop cher, les criminels et la petite «racaille.» Cliver la société française en permanence est la quintessence du Sarkozysme politique. Le malentendu sarkozyste est là. Il défend le clivage contre le rassemblement.
Obama lui n'a promis aucune «rupture», un concept qui clive et qui oppose. Il a promis un rassemblement, un dépassement. Il a aussi prévenu qu'il se tromperait, qu'il ne réussirait pas à tous les coups: «il y aura des échecs et des désaccords. mais je vous préviendrai pour en discuter.» Il a assumé les contradictions de son pays. Bref, il a tenu un discours adulte à un électorat qui ne l'est pas toujours.
 
Le rêve américain de Sarkozy
Sarkozy admire l'Amérique. Moi aussi, mais pas pour les mêmes choses. Sarkozy rêve de Reagan et Bush; l'Amérique vote Obama. A peine élu, Sarkozy est allé faire acte d'allégeance chez Bush, barbecue inclus. A peine élu, il rappelait qu'il voulait que le crédit hypothécaire se développe en France comme aux Etats-Unis. Pas encore élu, il excusait l'arrogance française vis-à-vis de la guerre en Irak. Sarkozy revendiquait le modèle américain: le faible chômage, les subprimes, ou Tom Cruise, tout est bon de l'autre côté de l'Atlantique. Pendant la campagne, il se montrait même en jean, à cheval en camargue, comme un Georges W. Bush de pacotille.
Obama élu fera de l'ombre à Sarkozy. Président du conseil européen pour encore quelques semaines, ce dernier espère encore briller, sa Carla à ses côtés.
 
Flegme contre agitation
Puisque le monde s'amuse à des comparaisons hasardeuses, poursuivons l'exercice. En France, Nicolas Sarkozy s'agace, menace, s'agite. Il porte plainte contre une poupée, une pancarte, un texto. Il cherche à asphyxier et déstabiliser ses opposants. Tous les coups sont permis.
Barack Obama lui conserve un style détendu. Son flegme et son humour participent à son charisme. Et pourtant, la pression fut autrement plus forte: au plus fort de la campagne, il s'est fait traiter de communiste, de castriste, de fondamentaliste musulman. A chaque fois, il a affiché son calme et son sourire. En France, il suffit qu'un opposant tienne une pancarte «Casse-toi pov'con» sur le passage du cortège présidentiel pour qu'il soit poursuivi ... et condamné !
Bref, Barack est poli, tranquille et drôle. Nicolas est agité, parfois grossier, toujours rancunier.
 
Intégration contre identité nationale
Brice Hortefeux aura beau jeu de souligner que l'identité étasunienne transcende les races, les religions, les communautés. Le 5 novembre au matin, il a commis ce lapsus malheureux, en laissant clairement entendre que le métis Obama avait réussi son intégration. «C'est le témoignage que le défi de l'intégration peut être relevé.» L'Amérique «de souche» serait-elle blanche pour Brice Hortefeux ? Lundi et mardi, le ministre de l'identité nationale recevait à Vichy ses homologues européens en charge de l'immigration pour leur faire signer un pacte communautaire. Hortefeux a dû faire des concessions depuis plusieurs mois, pour convaincre ses confrères. Mais son Pacte reste stupide et dangereux. Comme l'écrit Joël Roman, «l'immigration économique non-qualifiée et le regroupement familial basculent dans l'immigration « subie », à vocation irrégulière.»
En France toujours, la précarisation de la société se lit aussi à l'aune de la politique judiciaire. Mercredi, Rachida Dati a ainsi présenté, sans plus de concertation qu'un communiqué sur le site Web de l'Elysée, son nouveau projet de loi sur la «rétention de sûreté». Ce projet vise à enfermer à vie des criminels ayant purgé leur peine, qu'un panel de magistrats et experts jugera dangereux. Jeudi, Rachida Dati a fait visiter l'une de ces prisons pour «détenus libérés». Quelle est la différence avec Guantanamo ? Le confort des chiottes individuelles ?
 
Protection contre précarité
Aux Etats Unis, Barack Obama a promis un retour de l'État et la réduction des inégalités fiscales. Même si personne ne s'attend à ce que le futur président américain nationalise l'économie américaine, il a proposé une rupture idéologique avec les 8 années d'iniquité fiscale et sociale de Georges W. Bush. Ce dernier a fait payer au monde, par l'accroissement de l'endettement public dans des proportions inconsidérées, l'allègement de la fiscalité des plus riches et le désengagement de l'Etat dans son propre pays. Obama a annoncé qu'il fallait revoir les impôts. Barack Obama défend une vision différente de l'Amérique idéalisée par Sarkozy. Il promeut davantage de régulation, comme une assurance maladie accessible au plus grand nombre car sponsorisée par l'Etat (quand son rival McCain en restait à soutenir le «marché libre» pour baisser les coûts de santé), ou le développement des médicaments génériques
En France, Nicolas Sarkozy a promis un chemin exactement inverse: défiscalisation, surtout pour les plus riches, et réduction de l'assurance sociale (chômage, retraites, assurance maladie). Même la crise financière puis la récession qui creusent le déficit budgétaire faute de croissance ne lui ont pas fait renoncer à son coûteux et inutile paquet fiscal.
 
En bref, l'État vu par Obama doit réinvestir la sphère sociale et économique. L'État version Sarkozy renforce son pouvoir de répression (Edvide, la nouvelle Direction du Renseignement intérieur, présidentialisme du régime) et se dégage de ses filets sociaux historiques.
 
Obama promet la relance
En France, Nicolas Sarkozy exclut toute relance. Aux Etats-Unis, Obama la promet. En France, le gouvernement fait voter un budget qui intègre une taxe sur le chiffre d'affaires des mutuelles (que ces dernières répercuteront sur leurs tarifs aux assurés), une autre sur l'épargne d'entreprise (primes de participation, intéressement, abondements des employeurs sur les plans d'épargne entreprise), jusqu'ici exonérés de cotisations sociales, mais une exonération des parachutes dorés inférieurs à 1 million d'euros; une réduction de la prime pour l'emploi (cf. l'Observatoire des inégalités) ; la quasi-absence de revalorisation faible augmentation du traitement des fonctionnaires (5 millions de personnes); la fin «des réseaux d'aide aux enfants en difficulté» (Rased); la baisse des budgets des ministères de l'emploi et de la Ville.
 
La poursuite du cauchemar français
Mardi, Nicolas Sarkozy s'est enthousiasmé pour la croissance verte. Il y mêle le développement des OGM en France et la prolifération nucléaire. Beaucoup de beaux mots. Le président français a raison de parler de croissance, concept en voie de disparition. Il n'a pas fallu un mois au gouvernement pour capituler et revoir ses prévisions à la baisse. Le budget établi en septembre, examiné depuis quelques semaines par le parlement est obsolète :
Pire, on apprend que les restrictions ne sont pas pour tout le monde. Le député Vert François de Rugy a cette question délicieuse, il y a quelques jours, à l'Assemblée Nationale :
 
«Nous discutons en ce moment un budget placé sous le signe de la rigueur. Les crédits de l'emploi et du logement sont en baisse. Les réductions d'effectif frappent tous les ministères, y compris celui de l'éducation nationale ou celui de l'écologie.
Dans ce contexte, je voudrais soumettre aux membres du Gouvernement une petite devinette : quels sont les agents de l'État qui, en 2009, se verront octroyer une augmentation de salaire moyenne de 15 300 euros ? Quels sont les heureux gagnants de ce jackpot, qui représente, pour chacun de ses bénéficiaires, l'équivalent de la progression de rémunération annuelle de 300 salariés payés au SMIC ?

Je ne vous ferai pas davantage attendre la réponse : ce sont – on l'apprend à la lecture du budget – les quatre-vingt-dix-huit collaborateurs les plus proches du Président de la République.»
 
Effectivement, le gouvernement s'est promis une augmentation de ces effectifs et de leur bonus pour 2009. Fillon a pris exemple sur son patron, qui s'est acheté un nouvel avion pour 280 millions d'euros,qui boit moins mais voyage plus, et qui a refait la déco de l'Elysée. La belle école !
 
Barack Obama est attendu comme le sauveur d'une Amérique en proie au doute, à la crise, et à deux guerres.
 
Mesurez-vous la différence avec le président français ?
 
Mesurez-vous la différence ? 
 

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Kamal
Lundi 10 Novembre 2008, 10:40
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Re: Obama
Nous discutons de l'arrivee possible d'un Obama version francaise. Le sujet n'est pas de comparer la presidence actuelle avec celle du president nouvellement elu aux US.

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Romuald
Lundi 10 Novembre 2008, 10:33
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Re: Obama

Il me semble que Sarkozy est un universitaire, et non un politique issu de l'ENA comme pouvait l'être sa concurrente, en 2007.
Bon, après, il est vraisemblablement entouré d'énarques..


Pour l'Obama français, comme le dit la jeune femme la France est très conservatrice. Ca fonctionne par piston, copinage, parrainage, non suivant le principe de la méritocratie.
Et cette méritocratie serait de toute façon imparfaite puisque certains ont du talent, mais n'ont pas les moyens financiers déjà pour se sortir du trou dans lequel ils ont grandi. Même s'il existe quelques initiatives de partenariat/tutorat entre de grandes écoles comme Polytech, et les cités, depuis quelques années. Mais ça reste assez marginal.


Les partis politiques, peu importe leur bord, utilisent les minorités (Français d'origine africaine essentiellement) à des fins électoralistes, mais leur verrouillent ensuite l'accès aux postes clés. A quand un chef de parti issu de la diversité par exemple?
 


J'ai l'impression qu'en France ceux qui réclament de la diversité, de la représentativité sont surtout inquiétés par le fait que personne ne les représente. C'est en quelque sorte une démarche communautariste.
Ainsi, Rama Yade est au gouvernement, pourtant, ça ne soulève pas d'enthousiasme particulier. Pourquoi? peut-être parce qu'elle y est non pour représenter les Noirs en particulier, mais tous les Français (dixit une déclaration lors d'un dîner au CRAN). Sans oublier qu'elle fait partie d'un gouvernement de droite; la droite étant associée à Le Pen etc.
C'est la même chose avec Mme Rice et Colin Powell; ils ont des postes clés, pourtant, aucun enthousiasme particulier.

Maintenant, il est vrai qu'ils ont été choisis pour faire partie d'un gouvernement, et non élus par un peuple, parlementaires. Aujourd'hui siègent au Sénat 3 femmes, toutes 3 issues de la "diversité" (3 sénatrices d'origine maghrébine). Pour l'une d'entre elle j'ai des doutes, pour une question de cumul de mandat (la député marseillaise Samia Ghali). 3 sur 343, une goutte d'eau. Au passage, en parlant de conservatisme, le Sénat en est l'exemple même..
En plus d'être conservateurs, les partis politique, de droite comme de gauche, sont paternalistes. J'ai l'impression que pour eux, un Français issu de l'immigration (comprendre d'origine africaine) est juste bon pour rameuter des voix, mais pas pour endosser de hautes responsabilités.

Au passage, puisque dans l'article intervient un Franco-chinois, j'ai ma petite idée quant au fait qu'on ne parle pas beaucoup des Asiat, quand est posé le problème de la diversité.
Il y a les Asiat non intégrés et communautarisés, comme c'est le cas pour la grande majorité des Chinois et des boat-people du sud-est asiat venus pour raisons économiques; et qui ne se préoccupent guère de politique. Ils chercheront ailleurs si le vent tourne. Et les Asiat intégrés/assimilés, réfugiés politiques qui ont fait de la France leur nouvelle patrie, et qui se fichent de ces histoires de diversité. Puisqu'ils se sentent français. Je parle en mon nom, mais aussi de celles et ceux que je fréquente et qui, comme moi, ne raisonnent pas suivant la couleur de peau. Si un Français d'origine asiat, africaine ou un Blanc fait l'affaire, pourquoi chercher absolument un autre Français d'une autre couleur?


En tout cas, tant qu'il y aura une démarche communautariste de la part de ceux qui réclament de la diversité, ou tant que subsistera des soupçons supposés ou avérés de communautarisme, la France n'est pas prête à avoir un Obama.

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sarinelle
Lundi 10 Novembre 2008, 18:17
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Re: Obama
Il y a un vieux dicton réunionnais qui dit "n'a point besoin galons, foutez moi du riz"
Laissez tomber les bons discours. Moi avec mon Bac+5 , j'arrive même pas à décrocher un boulot de secrétaire.... alors la question d'un obama en france devrait même pas etre posée... 

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