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Se bourrer la gueule au lycée, c'est tellement cool !

Lundi 26/01/2009 | Posté par Inès El laboudy |

LES JEUNES ET L’ALCOOL (1/2). Un lycéen qui vomit sa demi-bouteille de rosé en classe : c’est le spectacle auquel Inès a assisté. Premier de deux articles consacrés à un phénomène en expansion.

L’alcool au lycée, c’est la mode du moment. Dans les cartables ? Une trousse, quelques feuilles de papier pour donner le change, sa carte de lycéen, sinon l’entrée dans l’établissement est interdite. Et puis, mêlés aux fournitures scolaires, une bouteille de Smirnoff ou de Jack Daniels, nommé aussi le petit « bébé ». Se balader avec son shoot d’alcool, il n’y a pas plus cool. Certains jeunes trouvent drôle de voir leurs camarades ivres, déambuler dans les couloirs en se rendant à leur cours de français. J’ai assisté à l’une des ces scènes.

Deux de mes camarades de seconde débarquent assez pompettes en classe. Ils s’assoient au premier rang et rigolent à gorge déployée sans raison particulière. Je me dis qu’ils se chuchotent des blagues à l’oreille, jusqu’à ce que l’un d’eux envoie à la face du professeur : « Ta gueule, le moustachu ! » Choqué, ce dernier rétorque : « Dégage de mon cours ! T’es viré ! » A peine la porte s’ouvre, qu’une flaque géante de Rosé s’étale au sol ! Tout droit sortie de l’estomac du viré. Beurk… J’ai l’impression d’être au rayon « alcools » d’Attac, le supermarché du coin, où des ivrognes complètement saouls font tomber sur le carrelage la bouteille dont ils viennent de se saisir.

Ce jeune est donc venu ivre mort en cours et a régurgité la demi-bouteille de rosé et le flacon de rhum 50 degrés qu’il avait avalés en guise de repas de midi. C’est paraît-il la faute de sa mère : elle n’avait rien laissé à manger pour son fiston… Alors, rongé par la faim, il s’est dirigé vers le minibar du salon. Résultat ? Trois jours d’exclusion du lycée ! Son camarade était un peu moins ivre, mais à la récréation, il s’est éclipsé en douce de l’établissement pour revenir sobre le lendemain matin, sans se souvenir de ce qui s’était passé la veille. Il a peut-être rencontré des Men in Black sur sa route, avec leur petit laser magique qui effacent la mémoire. Mais quelque jour plu tard, tout lui est revenu à l’esprit. Il avait honte.

Le constat que je fais, d’autres l’ont fait aussi : l’« apprentissage » de l’alcool est de plus en plus précoce chez les jeunes, la consommation régulière augmente et l’ivresse se banalise. Chaque année, les ados paient un lourd tribut à leur passion. Accidents de la route, comportements violents, rapports sexuels non protégés, échec scolaire sont bien souvent la conséquence d’un verre de trop. A moins que le verre de trop ne soit chez certains la conséquence d’un profond malaise.

J’ai 18 ans et je n’ai jamais éprouvé l’envie de boire de l’alcool. Non pour une question religieuse, mais tout simplement parce que l’odeur ne m’attire pas. Ne buvant pas, on m’a fait des blagues un peu nulles. Le jour de l’An, on a versé de la Vodka dans la bouteille d’Oasis et je me suis fait avoir. Toute la nuit, je me suis fait insulter de « bouffonne » parce que je ne voulais pas boire. Désolée, mais je préfère un bon jus de raisin à un verre de vin. Ou le jus de pomme au cidre. Et toc !

Inès El laboudy

Inès El laboudy -

Réactions des internautes

Alexandre
Lundi 26 Janvier 2009, 05:33
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Education culinaire

 On fait une grosse erreur en parlant de l’« apprentissage » de l’alcool. 
Nombreuse sont les boissons alcoolisées qui font partis de la culture gastronomique Francaise. On devrai enseigner aux ados a apprecier une boisson, la savourer. Expliquer que comme toute bonne chose il ne faut pas la consommer avec exces.
Si tu manges trop de chocolat, tu aura une crise de foie. Si tu bois plus de deux verres sans repas, t'es plus toi!
Si les parents n'eduquent pas leurs enfants sur l'appreciation de l'alcool en cloisonant le bar et en disant c'est pas bien. Ils ont tout faux. La premiere chose que les ados vont faire c'est piquer une bouteille et se faire sa propre education. 
Alors papa, maman, pensez a parler et vivre avec vos enfants.

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bob
Lundi 26 Janvier 2009, 10:18
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Re: Education culinaire
Bonjour à tous,

Je voulais dire juste merci à Inès pour ce témoignage bouleversant car il montre malheureusement le profond malaise de certains adolescents pour lesquels l'alcool est devenu leur anxiolique de tous les jours ! Et il ne faut pas croire qu'il s'agit d'un évènement rare, c'est quand même une scène assez fréquente dans de nombreux lycées. Merci le sang du christ !

Et pendant ce temps-là, la police confisque les mobylettes...

a+

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saint-bernard
Lundi 26 Janvier 2009, 10:49
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Re: Education culinaire
C'est un phénomène en augmentation et ce genre de spectacle peut hélas se voir. Il n'y a pas besoin d'avoir de malaise psychologique pour goûter à l'alcool et s'enivrer; on peut le faire simplement parce que l'alcool est là , pour voir, pour faire le malin,. Quant au sang du Christ???? suggrez-vous que le rite chrétien soit à l'origine de ce comportement assez récent?

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miklo
Mardi 27 Janvier 2009, 12:06
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Re: Education culinaire
je suis d'accord avec vous je ne vois aucun rapport avec le sang du christ.

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kobal
Lundi 26 Janvier 2009, 10:28
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Vodka/orange avant les courses d'orientations, le meilleur moyen de finir en tête de la course !

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kobal
Lundi 26 Janvier 2009, 11:00
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Re:
Plus sérieusement, il y a dix quand j'étais au Lycée, l'alcool _en cours_ était vraiment marginal - au contraire des soirées. Je pourrais même dire que l'introduction de l'alcool dans le cercle d'amis résultait de :
- culture familiale, plutôt axée gastronomie : il est de bon ton dans les repas familials de boire vins et alcools. L'ivresse est festive et peut même servir de rites d'initiation pour les plus jeuns (bois ce verre et tu seras un homme)
- culture ludique : soirées jeux/pizzas/bière
- rite de passage à l'âge adulte : l'alcool en soirée, sert à tester ses limites, experimenter l'ivresse, la perte de ses moyens et en subir les effets. Ce qui a été assez radical dans mon cas me permet d'avoir un rapport décomplexé et modéré (un verre de vin pendant les repas, une bonne bière entre amis)

Ce qui est décrit dans l'article est très alarmant et vraiment grave ; surtout si c'est généralisé. Plus la marque d'un délitement social qu'un rite adolescent...

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Romuald
Lundi 26 Janvier 2009, 10:55
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J’ai 18 ans et je n’ai jamais éprouvé l’envie de boire de l’alcool. Non pour une question religieuse, mais tout simplement parce que l’odeur ne m’attire pas. Ne buvant pas, on m’a fait des blagues un peu nulles. Le jour de l’An, on a versé de la Vodka dans la bouteille d’Oasis et je me suis fait avoir. Toute la nuit, je me suis fait insulter de « bouffonne » parce que je ne voulais pas boire. Désolée, mais je préfère un bon jus de raisin à un verre de vin. Ou le jus de pomme au cidre. Et toc !
 
J'ai le double de ton âge, l'alcool ne m'a jamais non plus attiré; non pour des questions religieuses puisque j'ai été baptisé - les curés boivent du vin - mais parce que le goût me déplaît.
A la fac, j'avais un gros groupe d'ami(e)s qui ne buvaient ni ne fumaient, pourtant on s'éclatait bien..

L'ivresse se banalise. Ca fait tendance de boire, de connaître tous les cocktails possibles; c'est peut-être même une preuve d'intégration que de boire à en vomir ses tripes le lendemain..
Je n'ai jamais compris ce que cherchaient tous ces gens, jeunes ou pas, qui se bourrent la gueule en groupe.
Idem pour ceux qui fument du tabac, s'ingurgitent d'autres drogues.

Mal-être? tendance auto-destructrice? faiblesse et peur de dire Non, d'être écarté d'un groupe?
Ne peut-on pas être heureux sans boire, fumer, se piquer? pourtant si.. :D

Que les populations les plus défavorisées n'aient, hélas, que ces moyens pour s'échapper quelques instants de leur quotidien bien trop insupportable se comprend bien que ce soit inacceptable.
Mais que des collégiens-lycéens ne semblant pas manquer de quoi que ce soit, se mettent minables, là je cherche.

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miklo
Mardi 27 Janvier 2009, 12:15
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Re:
c klr que la jeunesse est de plus en plus destructrice que ce soit dans leur jeux ou dans leurs habitudes.
il suffit de voir les jackass , ils se marrent en se faisant mal... atitude bizzare...
Les jeux du foulard , de la canette et j en passe mais ce qui est sur c' est que cette generation est differente de la mienne pourtant je ne suis pas vieux , j ai 30 ans et je ne me rappel pas avoir jouer a ces jeux ou m' etre pris une cuite au college ou au lycee.
On buvait  pour la convivialité pas pour se detruire.

miklo

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lamissdedjib
Lundi 26 Janvier 2009, 13:43
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se bourrer la gueule au lycée, c'est tellement cool !
ben moi je suis comme toi j'ai 16ans et je n'est jamais bu d'alcool mais c'est pas pour une question religieuse c'est juste car sa ne me dit rien de boire de l'alcool deja je trouve ca degoutant !! Puis deja quand je vois des gens ivre ou presque sa me soule donc c'est pas pour que je sois comme eux !! Je prefere boit du coca !! voiila, bisous a+

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m214
Lundi 26 Janvier 2009, 13:46
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moutons de pa-murge (ouh c'est mauvais)
J'ai 30 ans et je bois de l'alcool depuis que j'ai 14 ans. Pourtant, je ne comprends pas la motivation de ces ados qui boivent au lycée. Boire planqué dans la cour, être bourré en classe... Je trouve que ça ne cadre pas avec l'ambiance festive d'une bonne vieille cuite.

Ca ressemble plutôt à de la picole triste, de la murge de sdf. Mais je ne crois pas que çe soit le cas. En quoi la jeunesse d'aujourd'hui, avec ses ipod et ses telephones portables serait-elle fondamentalement plus malheureuse que celle d'il y a 15 ans ?!

Non, je crois que les ados suivent, comme toujours, la mode et les tendances de leur époque. Il y a 15 ans, la tendance c'était les jeans larges, la dance et le surf, une sorte de renouveau de la culture hippie. Aujourd'hui, pas de bol, la mode c'est le rap, la violence, l'arrogance, le mépris des règles et des personnes. Une sorte de renouveau de la culture punk ?

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br1
Lundi 26 Janvier 2009, 14:22
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Re: moutons de pa-murge (ouh c'est mauvais)
Salut, j'ai aussi 30 ans,

mais il y a 15 ans au lycée en seconde on faisait aussi ces conneries-là et c'est des bons souvenirs, pourtant c'est vraiment des conneries. Donc je ne pense pas vraiment qu'"aujourd'hui c'est pire qu'hier" comme beaucoup l'ont dit plus haut.

Le midi on passait chez Ed, il y avait des grandes cannettes de mauvaise bière pour 80 centimes (de francs) la cannette, on s'en prenait 5 chacun, avec des paquets de biscuits. On partait dans un square et on s'envoyait tout ça comme des clodos sauf qu'on était de bonne famille, dans un lycée réputé.

Au bout de la 3ème l'effet commencait à monter et on adorait ça parce que c'était plus les repères qu'on connaissait et parce que ça nous déshinibait.

Après on pouvait se laisser aller en cours, et dans certains cours on foutait vraiment la merde, en sciences-eco par exemple ou le prof était un trouillard comme il y en a peu.

C'était un mauvais jeu et je me souviens d'avoir une fois, en espagnol, recouvert entièrement la table d'inscriptions au crayon papier, j'avais raconté je ne sais quoi pendant une heure sur la table où j'étais seul cette fois, et ça au 2 ou 3ème rang, sous le nez de la prof.

C'était de la provoc idiote mais les profs faisaient comme si de rien n'était, ils devaient flipper. Le reste du temps on était obligés d'être très gentils et obéissants, alors grâce à l'alcool on réussissait à l'être moins et surtout à décharger un trop plein d'agressivité.

J'ai eu mon bac mention bien et je suis pas devenu une loque en tous cas pas jusqu'ici .

C'est une banalité mais on était à la fois sous pression, parce qu'il fallait être excellent pour pouvoir réussir dans les sections les plus réputées, et en même temps on se sentait paumés, sans repère et ni moi ni l'excellent ami de l'époque avec qui on faisiait ça n'avions cet exemple paternel fort qui devait nous manquer un peu trop sans doute.

Eh oui c'est une banalité, l'autorité du père, tester ses limites, on pouvait tester ça au lycée grandeur nature alors on s'en privait pas.

Répondre -

m214
Lundi 26 Janvier 2009, 14:41
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Re: moutons de pa-murge (ouh c'est mauvais)
C'est intéressant comme réponse. On a le même âge et on a évolué dans le même type d'environnement (bon lycée) et avec apparemment tous les 2 de bons résultats.
Après, je ne me serais jamais permis de déconner comme ça en cours car j'aurais trop flippé que ça arrive aux oreilles de mon père.
Par contre en soirée, il n'y avait pas risque, et du coup c'était no limit ! ^^

Enfin peu importe, je me gourre peut-être en liant ce phénomène d'alcoolisme aux modes, et en pensant que ce n'était pas déjà pareil il y a 15 ans...
Mais je reste persuadé que la mode du rap a eu (et a toujours) une influence pourrie sur la jeunesse. Mais ce n'est pas le sujet de l'article !

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br1
Lundi 26 Janvier 2009, 15:18
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Re: moutons de pa-murge (ouh c'est mauvais)
Oui, et aussi, je pense pas que le rap pousse vraiment qui que ce soit à picoler.

L'alcool est juste une manière de franchir des limites. Pareil pour les premiers rapports sexuels, on sait que c'est pas fameux pour les performances, mais ça déshinibe, on s'en servait aussi pas mal pour se découvrir.

A noter d'ailleurs que les filles étaient pas plus sages que les garçons, à ce niveau-là l'égalité était respectée...

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Romuald
Lundi 26 Janvier 2009, 15:39
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Re: moutons de pa-murge (ouh c'est mauvais)
Je ne vois pas le rapport entre l'alcool, et le rap?

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miklo
Mardi 27 Janvier 2009, 12:28
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Re: moutons de pa-murge (ouh c'est mauvais)
Si le rap a eu une mauvaise influence , je te dis pas ce qu' a eu comme influence la techno, house, electro et musiques tendances.

J' ai vu des choses a la fac de lettre que je ne pense revoir dans ma vie et je t assure qu' il n y avait pas de rap .Apres cibler la mode rap et dire qu' elle a pourrie la jeunesse , je ne pense pas du tout.

Pour toi c' est le rap, moi la tektonik, d' autres le zouk,la techno si la musique influencait les populations je ne pense pas qu' il y aurait eu autant de gens qui regretteraient les annees 60,70,80
La generation des hendrix, clapton, beatles,ledz, et j' en passe n' etaient pas des saints par contre leur musique continue de nous faire vibrer

Répondre -

aplanos
Lundi 26 Janvier 2009, 14:14
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Ce n'est pas nouveau comme situation, cela fait déjà plus de 35 ans que j'en entend parler.

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lie
Lundi 26 Janvier 2009, 14:30
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Re:
Je ne sais pas quel âge tu as Aplanos, mais moi quand j'étais lycéenne, je n'ai jamais vu d'élèves bourrés en classe. Je pense au contraire que c'est assez nouveau, surtout dans cette tranche d'âge et que cela touche tous les milieux, il n'y a qu'à voir les sauteries des grandes écoles où ils se mettent minable chaque week-end. 
"En quoi la jeunesse d'aujourd'hui, avec ses ipod et ses telephones portables serait-elle fondamentalement plus malheureuse que celle d'il y a 15 ans ?!
Comme quoi le bonheur n'est pas lié à la consommation, qu'il ne suffit de posséder le dernier gadget pour se sentir bien ou confiant dans l'avenir et quand on écoute un peu ce qui se passe dans le monde, ce n'est pas brillant pour nos enfants.

Répondre -

aplanos
Lundi 26 Janvier 2009, 17:03
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Re:

Bonjour Lie,

Quelle question indiscrète me posez vous là. Je plaisante. J'ai 40 ans et mes aînés qui ont une dizaine d'années de plus que moi, étaient déjà confrontés à ce fléau. Simplement on en parlait pas.

Répondre -

bondynoise
Lundi 26 Janvier 2009, 14:33
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"Désolée,mais je préfère un bon jus de raisin à un verre de vin."

Pour préférer une boisson à une autre, il faut pour cela goûter les deux et  comparer un bon jus de raisin à un bon verre de vin.
On peut déguster un vin sans s'alcooliser. On a trop tendance à stigmatiser l'amateur de bons vins. Comment peut-on dire qu'on n'aime pas quelque chose , si on n'y a pas goûté?

C'est l'excès d'alcool qui est dangereux. Chez les jeunes, l'alcool est bien souvent un moyen de s'intégrer à un groupe. Il est rare de le voir s'alcooliser en solitaire.La plupart consomment le maximum d'alcool, surtout en fin de semaine. C'est d'ailleurs plus souvent des boissons dérivées très sucrées qu'ils achètent., mais le degré d'alcool est le même que celui du vin ou de la bière.

L'alcool, chez l'adolescent peut être un moyen de vaincre sa timidité, d'apaiser ses angoisses, d'affirmer son identité, de fuir l'ennui, la solitude ou d'oublier ses échecs. C'est un signe de souffrance et il n'est pas conscient des dangers de l'alcool. Les urgences des hôpitaux voient de plus en plus de très jeunes sombrer dans des comas éthyliques.

Répondre -

tetematoenn
Lundi 26 Janvier 2009, 18:51
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Phénomène nouveau?
C'est curieux, il y a 20 ans, les mêmes scènes se déroulaient dans le lycée que je fréquentais.
J'en suis pas fier, mais pendant un an, autour de 15-16 ans, j'étais presque un ivrogne complet.
Je me pointait en cours avec de fréquentes gueules de bois et parfois cuité.
Et j'étais loin d'être le seul.
On va dire que le pétard a calmé le jeu.
Bon, j'étais dans une petite ville de Bretagne dont les mines et les industries fermaient les unes après les autres..
Le chômage est monté à plus de 20%...
Aujourd'hui, j'ai presque complètement arrêté de boire, à part quelques week end exceptionnels...

J'ai eu mon bac, la plupart des mes copains fêtards aussi...
Peu ont continué l'alcool et la fête, une fois les enfants et les responsabilités arrivés.
Ceux qui ont continué en sont parfois morts...

Bon, je trouve vraiment que nous sommes dans une époque de dramatisation avec des "C'était tellement mieux avant" dégoulinants à tous les étages....

Ce sont de vieux problèmes, que l'alcool et la violence, chez les ados...
L'alcool n'est qu'une saloperie de drogue dure.
J'ai juste à regarder les grappes d'épaves qui s'échouent de bar en bar dans mon bled pour m'en rendre compte.

Le bon vin sans excès est un anxiolitique épatant, bien sur, et si on constate une meilleure santé chez les gourmets, c'est peut être à cause du bien être qu'un léger éthylisme apporte.

Mon propos n'est pas de dire que c'est un comportement banal, que la tendance à la murge de l'ado; j'affirme seulement que c'est pas nouveau.

Et que ça se soigne.
Depuis longtemps.

A part ça, bonsoir à tous...

Répondre -

lie
Lundi 26 Janvier 2009, 19:08
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Re: Phénomène nouveau?
Hi tete, ça fait plaiz de te lire.
En Bretagne ça ne m'étonne pas, mais pour oim ce n'était pas la tise mais plutôt la mettfu au collège, je n'ai pas souvenir de mec bourré en cours, encore moins les filles et pourtant je n'étais pas la dernière pour mettre de dawa. Et puis les trucs qu'ils peuvent acheter maintenant, la bierre avec du sky dedans, tout ces nouveaux produits avec emballages bien attractifs pour les jeunes (enculé de marketing)n'existait pas non plus, ce ciblage est très récent et bien faux cul
(là, c'est la daronne qui te parle, surtout que j'ai deux garçons, donc un léger flippe de ma part)

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Briardounet
Mercredi 28 Janvier 2009, 09:42
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Re: Y'a bon l'envers...
===> Lie
Riezpour souv, riech Eil, terci el mon nud nob tionnairedic quatdé vu koim travejen à tov' verlan.
Cimer.
Briardounet

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TomBombadilom
Lundi 26 Janvier 2009, 22:27
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Bonjour Inès

"Toute la nuit, je me suis fait insulter de « bouffonne » parce que je ne voulais pas boire. Désolée, mais je préfère un bon jus de raisin à un verre de vin. Ou le jus de pomme au cidre. Et toc !"

Le jour ou vous serez en possession de votre permis de conduire, les mêmes petits trous du cul qui vous ont traitée de bouffonne seront très heureux de vous avoir pour amie afin qui vous leur serviez de chauffeur fiable, ce jour là, usez et abusez du bras d'honneur, ce sera bien fait pour eux.

Quand à vous, que vous ne vouliez pas boire d'alcool, je n'ai pas de remarque à faire, vous êtes libre, votre vie vous appartient, je me permet juste de préciser que la biture aux alcools forts et industriels est une chose, boire un bon verre de rouge en mangeant une côte de boeuf grillée en est une autre.

L'alcool n'est pas unique , le wiskey, la vodka, le pastis, toute ces merdes sont issus de l'industrie lourde, se torcher au jet 27, c'est comme aller manger au mac do, c'est s'empiffrer de produit sans aucune qualité.
Quand à boire un (un!) bon verre de vin, même si c'est toujours la même molécule, l'alcool, le degré alcoolique n'est tout de même pas le même.

Je ne resiste pas à vous citer un extrait de "l'aquaphile" de Desproges:

"J'étais littéralement fou de cette femme... [...] ...Je l'emmenai donc déjeuner dans l'antre bordelais d'un truculent saucier qui ne sert que six tables, au fond d'une impasse endormie du XVe où j'ai mes habitudes. J'avais commendé un Figeac 71, mon Saint-Émilion préféré. Introuvable. Sublime. Rouge et doré comme peu de couchers de Soleil. Profond comme un la mineur de contrebasse. Éclatant en orgasme au Soleil. Plus long en bouche qu'un final de Verdi. Un si grand vin qu'à sa seule vue Dieu existe ... Elle a mis de l'eau dedans. Je ne l'ai plus jamais aimée"

Quand aux bitures au lycée, oui, "de mon temps" on parlait pas de binge brinking, mais de biture, mais j'ai vaguement l'impression que c'est la même chose, je ne dis pas que c'est bien, mais, helas, du vomi en classe, j'ai déjà vu aussi.
Les camarades qui s'adonnaient à cela, allaient voler (parfois acheter) des bouteilles d'alcool forts à l'intermarché du coin, et sur l'heure de midi, buvaient au goulot dans le parc, et rentraient bourrés en classe... classique.
Alors, je suis pas statisticien, est-ce que c'est plus maintenant qu'avant, je sais pas

Mais, oui, j'en conviens, que c'est perturbant pour ceux qui veulent bosser en cours...

Bonne continuation Inès, et ... à la bonne votre!



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Briardounet
Mercredi 28 Janvier 2009, 08:08
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Re: "Boire un petit coup, c'est agréable...

Je n'ai pas connu d'élève arrivant saoûl au cours. Et, comme j'étais pensionnaire, je n'avais pas la possibilité d'acheter de l'alcool : le jeudi ("semaine des 4 jeudis...") on sortait en rang par deux, accompagnés d'un pion pour faire un tour en forêt. Et la sortie, c'était  le samedi après déjeuner, avec un "Billet de sortie" à faire signer par les parents...
Mais, mais... en première et en classe de "philsophie" (=Terminale littéraire), "le samedi soir, après l' turbin", on faisait comme" l'ouvrier parisien" : la bonne biture du samedi soir : rendez-vous à Saint Laz' une demi douzaine de copains de divers lycées. Et cà y allait. Dégrigeage : dimanche matin. Et lundi matin : élèves modèles...
Dernière nouvelles des anciens élèves modèle à la retraite, nouvelles tirée. Première page entière de mon journal local d'hier matin :
             "Des chiffres inquiétants pour toute la région [Haute Normandie] 
                 SUICIDES   :   SURMORTALITE CHEZ NOUS
et, au-dessous, une grande photo en couleur : le dos d'un jeune homme penché au bord d'une falaise du Pays de Caux et qui contemple la mer toute bleue dans laquelle il va se jeter...
Les conduites suicidaires des jeunes qui arrivent bourrés en classe sont un témoignage de désespoir - comme le fait aussi de se détruire en devenant accro d'une drogue dure. 
Les gadgets (portable, baladeurs, playstation avec assassinat de gendarmes,  etc..) ne remplissent pas le vide spirituel dans lequel nous vivons. Sans issue. Et quand  il n'y a pas d'issue,  la mort est la seule issue..
.Briardounet
                                                           n

n

Répondre -

solare
Mercredi 28 Janvier 2009, 09:25
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Re:
On devrait enseigner à la jeunesse combien la vie fut encore plus dure pour les anciens.
Tous ces orphelins des deux guerres qui se sont construits tout seuls et ont su s'elever par leur propre mérite . sans drogue - sans psychologue à leur chevet

Répondre -

musulman
Mercredi 28 Janvier 2009, 01:42
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BOIRE VOUS DETRUIT:STOP!

C'est avec de sérieux motifs que l'Islam interdit toute forme d'alcool.

Répondre -

belharra
Mercredi 28 Janvier 2009, 23:08
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Alors non, le cidre ou le vin ne peuvent pas être comparés à du jus de pomme ou du vin. C'est comme si on comparait un grand millésime bollinger à du champomy.
Non, les alcools forts ne sont pas tous des alcools de basse qualité qui servent seulement à augmenter son degré d'alcoolémie, je pourrais vous emmener dans des magasins où vous vous feriez lyncher si vous parliez comme tel d'un whiskey 30 ans d'âge :).
Et non, on ne peut pas comparer l'alcool à une drogue dure, et la dépendance n'est pas du tout la même que pour la cigarette.

Le constat que je fais, d’autres l’ont fait aussi : l’« apprentissage » de l’alcool est de plus en plus précoce chez les jeunes, la consommation régulière augmente et l’ivresse se banalise. Chaque année, les ados paient un lourd tribut à leur passion. Accidents de la route, comportements violents, rapports sexuels non protégés, échec scolaire sont bien souvent la conséquence d’un verre de trop. A moins que le verre de trop ne soit chez certains la conséquence d’un profond malaise.

Ce constat, c'est le constat des élites, des politiques et des énarques qui ne voient pas plus loin que le bout de leur nez et qui n'ont jamais cotoyé des gens "vrais" si je puis m'exprimer ainsi.

Le constat que j'entends partout, c'est que les jeunes boivent plus d'alcool. Pourtant, oserai-je vous rappeler comment cela se passait il n'y a pas si longtemps dans les campagnes françaises et que beaucoup de grand parents peuvent confirmer ?Ce que je sais, c'est qu'en tant que petit fils de bretons pur souche, il n'y avait pas d'eau à table, seulement du cidre.
Peut-être faudrait-il distinguer les consommations occasionnelles mais en grande quantité d'aujourd'hui aux consommations quotidiennes mais en plus ou moins petites quantités d'hier avec en plus une consommation encore plus précoce. Au final, les deux ont les mêmes conséquences désastreuses.
Peut-être que le résultat évoqué dans l'article est tout simplement est l'héritage qui nous a été laissé.

Le plus étonnant dans cet article se trouve dans les commentaires, aucun avis n'émet de personnes réellement concernées ... Donc je pense honnêtement que , lorsque la moitié des commentaires sont faits par des personnes qui ont la trentaine, et l'autre moitié par des jeunes qui associent directement l'alcool à une drogue ou un vice, une part majeure du problème vous échappe. Moi, j'ai 20 ans, issu d'un milieu aisé, bac mention bien d'un très bon lycée, élève de classe prépa scientifique pour arriver à une grande école d'ingénieurs. Je viens de Bretagne, région où la consommation d'alcool est la plus forte en France et où il y a le plus fort taux de suicide. J'ai cotoyé des milieux très différents et la provenance des personnes n'influence pas leur consommation.
Aujourd'hui, je pense que la consommation dépend surtout de l'état d'esprit du consommateur : timidité, mal à l'aise donc débridage avec l'alcool, bad mood donc oubli grace à l'alcool et enfin, le plus banal, faire comme les autres ...

Ca ressemble plutôt à de la picole triste, de la murge de sdf. Mais je ne crois pas que çe soit le cas. En quoi la jeunesse d'aujourd'hui, avec ses ipod et ses telephones portables serait-elle fondamentalement plus malheureuse que celle d'il y a 15 ans ?!

Je ne crois pas que les plus grands philosophes français aient défini le bonheur comme étant la possession d'un téléphone portable et d'un ipod. Et si on est plus heureux que les jeunes d'il y a 15 ans, pourquoi tout démontre l'inverse ? pourquoi les statistiques montrent que la précarité des jeunes augmentent chaque année ? que les divorces parentaux concernent la moitié des mariages et que l'on sait que cela touche psychologiquement les enfants ? que l'éducation est en crise ? pourquoi les mouvements sociaux regroupent de plus en plus de jeunes (demain manifestation générale)? personnellement je ne me sens pas malheureux, mais je peux comprendre que certains le soient : comme héritage des générations aînées, on va devoir affronter beaucoup de problèmes, de l'écologie à la sécurité sociale en passant par les conflits armés, le terrorrisme et la précarité. Alors certains se réfugient dans l'alcool ... C'est tristement humain.
Et pour revenir à l'article, je pense qu'il s'agit juste d'une bêtise comme tous les adolescents en font, et que certaines sont vraiment pires que boire une bouteille de rosé ...
 

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