Bondy Blog Dakar Bondy Blog Neuilly Bondy Blog Lausanne Bondy Blog Business Bondy Blog Bondy Blog Lyon Bondy Blog Marseille Bondy Blog

RUBRIQUE :

Le jatropha, huile miracle ?

Dimanche 31/05/2009 | Posté par Jackrite To |

De retour du Mali, Jackrite pose les enjeux économiques locaux et mondiaux d’une nouvelle culture, appelée à se substituer à celle du coton.

Sur les terres de Koutiala, au Mali, les agriculteurs locaux ont déjà abandonné la culture de rente du coton. Bien que le coût de production malien soit moins élevé que l’américain, les cultivateurs ne peuvent faire face au dumping agricole américain provoquant la chute des prix mondiaux de la fibre naturelle végétale. Ils tentent d’autres stratégies pour éviter la perte de leurs revenus, comme la culture du jatropha, une plante destinée à la production de biocarburant.

Originaire d’Amérique latine, le jatropha y était utilisé en tant que médicament. Il a été introduit en Afrique et en Inde par des explorateurs portugais. Selon le World Agroforestry Center, le Jatropha peut pousser sur des terres arides et ne requiert pas de grosses quantités d’eau, ni beaucoup d’entretien. Il prévient l’érosion de la terre, protège les champs des insectes et n’entre pas en concurrence directe avec le marché des denrées alimentaires car les baies et la sève sont toxiques. La plante n'est donc comestible ni pour l'homme ni pour les animaux d'élevage.

En outre, il peut être cultivé en association avec d’autres plantes vivrières. Au Mali, les agriculteurs l’utilisaient déjà en tant que haies vives pour séparer leurs différents champs. Ses graines produisant 30% d’huile, les femmes le transforment en savon traditionnel. Le rendement moyen en huile du jatropha curcas est de 1892 litres d'huile par hectare et par an (tandis que celui du colza est de 572 litres/ha/an ; du tournesol de 662 litres/ha/an; du soja de 446 litres/ha/an).

Ses qualités chimiques (pouvoir calorifique) sont très proches du gazole. Les moteurs diesel peuvent fonctionner avec de l’huile pure. Pour les moteurs de voitures, une estérification (transformation de l’huile pure en biodiesel par ajout méthanol à l’huile) est nécessaire. Bien que son rendement en huile soit faible, les pays riches s’intéressent à sa culture dans l’hémisphère Sud pour couvrir leurs besoins énergétiques en biocarburant.

Le travail de référence de Fischer en 2002, basé sur des données de 1995, estime que 80% des réserves de terres agricoles mondiales se trouvent en Afrique et en Amérique du Sud. Avec l’alibi écologique en matière de réduction de gaz à effet de serre, les pétroliers, de connivence avec les Etats, commencent leurs expériences de culture intensive. Mais ce sont les opérateurs privés qui se sont lancés les premiers dans le développement de projets de production des biocarburants. Le Ghana développe avec la société Anuanom Industrial Bio Products Ltd une plantation de Jatropha sur une superficie d’un million d’hectares pour la production de biodiesel.

Ces types de projets subventionnés en partie par Kyoto entrent en conflit avec la volonté de production alimentaire. Or, au Mali par exemple, selon le rapport de Denis Gautier du CIRAD (Centre de coopération internationale en recherche agronomique), à l’horizon 2025, toutes les terres « cultivables » seront dévolues à la production alimentaire. Les champs sont d’ailleurs de tailles très réduites (moins de 1,5 ha en moyenne par actif). Une hausse des prix des denrées alimentaires est aussi à prévoir. Elle est estimée à 83% pour les trois dernières années, dont 30% sont attribuables aux biocarburants selon l’IFPRI (International Food Policy Research Institute). Les ménages pauvres dépenseront 75% de leurs revenus pour se nourrir.

Face à ces risques, ceux qui tentent leurs chances dans le jatropha sont impliqués dans les cultures associées avec des plantes vivrières (arachide, riz…) plutôt que la monoculture, ce qui n’était pas possible avec la culture du coton. C’est une des mesures que prônent une coopérative d’agriculteurs, l’ULSPP, basée à Koulikoro, dans la lutte contre la faim. Ces agriculteurs gagnent un supplément de revenu grâce à la vente de leurs noix de Jatropha à Mali Biocarburant.

Cette entreprise néerlandaise subventionnée par les Pays-Bas s’est implantée dans la région en 2007. Elle a installé une plateforme électrique fonctionnant à l’huile de jatropha, une savonnerie et du matériel d’estérification. Le but final de l’association Mali Biocarburant-ULSPP est la satisfaction de la demande de Shell mali (elle est prête à acheter 1,2 million de litres par mois, or seulement 4% de cette demande est satisfaite). Avec une part minoritaire dans le capital de Malibiocarburant comment les agriculteurs de l’ULSPP peuvent-ils défendre leurs intérêts ? A terme, les cultures associées de petite taille résisteront-elles devant les productions à grande échelle qui dégagent plus de gains de productivité ? Certains cultivateurs de Mpessoba comme Seidou Koulibali ayant subi la mésaventure du coton, se méfient de cette ruée sur le jatropha. Ils conservent leurs noix comme un trésor de guerre en attendant qu’on lui offre un bon prix.

De plus en plus de terres sont défrichées pour être concédées à une masse croissante d’opérateurs privés. Une chute des prix de la matière première est peut-être à prévoir car de plus en plus d’offreurs (notamment l’Indonésie) ou tout simplement des offreurs subventionnés dont certains non soucieux de la sécurité alimentaire, n’hésiteront pas à proposer leurs hectares de monocultures au marché mondial. Cette baisse sera répercutée sur les prix d’achat des noix aux agriculteurs et donc sur leurs revenus. Cette perspective économique ressemble aux crises du coton. Le jatropha, un cadeau empoisonné ?

Pas forcément. De sa production jusqu’à son utilisation finale, on observe un réel avantage du jatropha dans certains projets communautaires. Les communautés avec l’ONG Malifolkcenter au Mali utilisent l’huile brute de jatropha dans les moteurs diesel de différentes machines servant à la transformation de la graine (décortiqueuses, presses) et dans la production d’énergie électrique destinée aux réseaux d’éclairage, à l’alimentation du matériel de communication et aux pompes à eau.

Bien que la matière première jatropha soit produite par les agriculteurs locaux, sa transformation passe par les Européens qui possèdent l’essentiel du matériel (estérification et les presses). Cette valeur ajoutée ainsi créée constituera selon les choix politico-économiques, une chance de développement notamment pour les villages privés d’électricité ou un manne financière de plus dans la poche des groupes industriels.

Jackrite To (enquête réalisée au Mali)

Jackrite To -

Réactions des internautes

gelle
Dimanche 31 Mai 2009, 12:29
Signaler un abus
dilemne
article intéressant.

sacrifier une culture vivrière indispensable  au profit d'une monoculture ,potentiellement extensive, qui ne sera jamais payée au juste prix par les grands groupes,c'est prendre de risque d'une paupérisation accrue.

En outre on ne verra qu'à long terme les nuisances générées.

Répondre -

crocodile
Dimanche 31 Mai 2009, 13:32
Signaler un abus
          Article vraiment intérressant. J'ai appris pas mal de chose. Je me coucherai moins c.. ce soir !! Merci !!!!

Répondre -

swazi
Dimanche 31 Mai 2009, 14:09
Signaler un abus
Re:
Si la culture extensive du Jatropha  entraine à terme une augmentation du prix des produits alimentaires,le cultivateur reviendra vite aux  plantes nourricières .En tous temps ,en tous lieux,le paysan est resté l'homme pauvre Parceque  on ne voulait pas payer à son juste prix le fruit de sa sueur  et de sa peine..
Nous ne sommes plus sous le régime de la Colonisation ,le paysan africain  doit refuser les cultures qui ne lui conviennent pas. Il doit  avoir pour mission d'assurer la patée des siens et non de collecter des devises étrangères par des productions destinées à l'exportation .
La sécurité alimentaire devrait etre l'impératif de tous les gouvernements . Il faut cesser de compter sur les excédents agricoles de l'Occident pour sauver de la famine les malheureux éthiopens ,sahéliens,gens du Darfour ou de Somalie

Répondre -

lie
Dimanche 31 Mai 2009, 16:09
Signaler un abus
Re:
Très intéressant et très symbolique des rapports nord/sud, tout est dit dans la conclusion : "Cette valeur ajoutée ainsi créée constituera selon les choix politico-économiques, une chance de développement notamment pour les villages privés d’électricité ou un manne financière de plus dans la poche des groupes industriels."
Il serait temps de reconnaître les effets dévastateurs de la monoculture intensive, qui substituée aux zones de culture locale et d'élevage, a contribué à une déforestation intensive et un appauvrissement des sols et des hommes. Tout est un choix en effet politico-économique et la philosophie de la coopérative de l'ULSPP semble aller dans le bon sens et être un bon compromis entre les deux options.
«La souveraineté alimentaire est le droit des peuples de définir leurs propres politiques en matière d'alimentation et d'agriculture, de protéger et de réglementer la production et le commerce agricoles intérieurs afin de réaliser leurs objectifs de développement durable, de déterminer dans quelle mesure ils veulent être autonomes [et] de limiter le dumping des produits sur leurs marchés».

Répondre -

swazi
Dimanche 31 Mai 2009, 17:22
Signaler un abus
Re:
Impression de voyageur -visiteur;;;;; La foret africaine ne repoussera jamais plus..C'est un désastre d'importance mondiale . Les terres libérées par la déforestation perdent toute fertilité en qqs années. La pression démographique sur les sols est trop grande.En Amazonie aussi
Malheur de malheur !!

Répondre -

mikael57fr
Dimanche 31 Mai 2009, 15:38
Signaler un abus
Je comprend pas ...
Je suis peut être bête ou je ne sais pas lire mais quand je lis l'article, j'aprend qu'on passe d'une monoculture comme le coton qui n'est pas du tous vivrier à une culture mélangant du non vivirier jatropha et du vivirier. Donc je voie la une bonne évolution non ???

Répondre -

gelle
Dimanche 31 Mai 2009, 16:32
Signaler un abus
Re: Je comprend pas ...
l'ideal est effectivement de faire coexister les deux.
A condition de ne pas satisfaire en priorité Shell -mali  et consorts ,qui en voudront toujours plus et leur en  donneront toujours moins.Car, dans ce cas, ils retourneront au point de départ.

C'est donc à eux de choisir et de tenir bon.Mais l'appât du gain l'emporte souvent...

Cela me fait penser qu'en Inde des paysans se sont endenttés pour planter des OGM,et la récolte a été désatreuse.Les promesses des semenciers  étaient mensongères.Désespérés,acculés par la faillite, des paysans se sont suicidés collectivement en grand nombre.

Répondre -

lie
Dimanche 31 Mai 2009, 18:06
Signaler un abus
Re: Je comprend pas ...
Bien d'accord gelle : "« La synergie actuelle entre la crise alimentaire et la crise financière a déclenché un nouvel « accaparement des terres » au niveau mondial. D’un côté, des gouvernements préoccupés par l’insécurité alimentaire qui recourent à des importations pour nourrir leurs populations s’emparent de vastes territoires agricoles à l’étranger pour assurer leur propre production alimentaire offshore. De l’autre, des sociétés agro-alimentaires et des investisseurs privés, affamés de profits dans un contexte d’aggravation de la crise financière, voient dans les investissements dans des terres agricoles à l’étranger une source de revenus importante et nouvelle. De ce fait, des terres agricoles fertiles sont de plus en plus privatisées et concentrées. Si elle devait rester incontrôlée, cette main basse sur les terres à l’échelle planétaire pourrait sonner le glas des petites exploitations agricoles et des moyens de subsistance ruraux dans bien des régions du monde. ... »
Scandale des
OGM en Inde.

Répondre -

swazi
Dimanche 31 Mai 2009, 18:36
Signaler un abus
Re: Je comprend pas ...
Autrefois les paysans répondaient aux injustices ,aux accaparements des terres ,aux expropriations par des révoltes:''les jacqueries" .A coups de fourches ,ils répondaient aux mercenaires du Roi ou du Seigneur . Ils ne craignaient pas de payer le prix du sang.
Les paysans andins ont repris la tradition paysanne . Mais Quid du paysan africain?Il reste trop passif  face aux despotes qui les  ruinent ,les volent ou louent à des puissances étrangères les terres qui sont leur unique patrimoine .

Répondre -

gelle
Dimanche 31 Mai 2009, 22:13
Signaler un abus
similitudes
Aux Antilles l'agriculture est monopolisée par la banane et la canne à sucre,au détriment de l'agriculture de base, et le sol est durablement pollué au chlordecone .

Répondre -

tseck
Mardi 2 Juin 2009, 13:47
Signaler un abus
Cette plante est un mirage
Merci a Gelle pour votre réaction plus que lucide. 
Le jatropha est soutenu par des lobbyistes pseudo environnementaux et surtout proches des pétroliers. Au Sénégal, c'est le même débat et le même risque d'enlisement. 
Pourquoi impose t-on toujours et encore des pseudos solutions aux paysans ? Le coton, n'était il pas soutenu par des experts qui voyaient en lui un moyen de ramener des devises au mali ? 
J'ai du respect pour les organismes de recherche et de conseil, mais il faut arreter le massacre. 

L'agriculture productive préconisée par ces chercheurs n'est pas viable et ne le sera pas. Que serait l'agriculture américaine sans aides de l'Etat? les agriculteurs européens sans aides de l'UE ? 

Pourquoi vouloir faire de l'Afrique un labo a ciel ouvert qui coute cher en termes de vies ? 
C'est dommage que nos Etats laissent faire ce massacre indécent. Le jatropha est un miracle des technocrates mais ne ménera qu'a la destruction de nos campagnes. 

Nos campagnes devraient d'abord s'autosuffire en nouriture et le reste on verra. Satisfaire des majors pétroliers et des experts chercheurs débarquant avec des modèles plein la tete est un suicide. 

Pour le reste, a celui qui parlait de l'aide alimentaire des pays dits riches. Je suis né et ai grandi au Sénégal, et jamais je n'ai survécu avec cette aide pourrie et misérable. Allez voir comment on vit la bas au lieu de les insulter. 
Votre aide vous la mettez dans la mer!!!

Il faut que nous osions fermes nos frontières aux produits subventionnés, ogéémisés, hormonisés, et toute autre conneriue d'une agriculture survitaminée de subventions. 

Mais oserons nous le faire ? 

Pauvres paysans maliens !!!
 

Répondre -

swazi
Mardi 2 Juin 2009, 15:49
Signaler un abus
Re: Cette plante est un mirage
La misère paysanne ne se rencontre pas seulement au Mali.Nous avons aussi en France nos paysans pauvres . avec ce malheur d'avoir des charges incompréssibles en dehors de l'alimentation :electricité,chauffage ,téléphone ,taxes foncières, Tv , téléphone,engrais, Ect
Le devoir premier du paysan malien est bien d'assurer l'autosuffisance de sa famille et par ses seuls moyens. Vous avez bien raison de  lui conseiller de jeter à la mer toute aide .Tout ce qui est donné au gouvernement malien est pris au contribuable français ,sur le dos de nos paysans  pauvres dans le besoin et exploités aussi par les géants de l'agro alimentaire.
Et si le paysannat malien vient à manquer de bras pour les travaux d'irrigation ,la restauration des terres perdues ou devenues incultes,il suffit de faire appel à ladiaspora malienne qui vit à Paris .

Répondre -

tseck
Mardi 2 Juin 2009, 16:45
Signaler un abus
Re: Cette plante est un mirage
Je suppose que vous etes un inculte qui s'amuse a animer un article qui a le mérite de traiter d'un sujet sérieux. 
Le paysan francais pauvre ? Pourquoi pas, il y a des pauvres en France, cela n'a pas grand chose a voir avec l'état de paysan. 
Des jeunes pauvres, il y en a bcp en France, des travailleurs pauvres etc.. Mais savez vous ce que l'on appelle pauvreté ? 
En lisant votre réaction, je me suis dis, tiens, un ignare qui étale son ignorance comme du beurre. Sérieusement, méler la pauvreté des agriculteurs francais (phénomène marginal) et celle des maliens (moins d'1 dollar par jour) est plus que grotesque, c'est de la provocation et je vais répondre à votre provocation. 

L'agriculteur francais donnerait à l'Etat ce que la France donne au Mali ? Savez vous dans votre betise infinie que le coton est la première culture ouest africaine (Mali et Burkina surtout) ? 
La France aurait autant de coton ? Franchement, dans un cours d'analyse de la betise, votre intervention provocatrice serait un bon document!!

Le paysan malien n'en a rien a faire de la France, s'il survit il le doit a ses bras et au Bon Dieu. 

Je me demande d'ou vient l'idée que le contribuable francais maintiendrait en vie le continent africain entier ? 
Visitez le site de la BCEAO, la banque centrale ouest africaine, pour voir les finances de ces pays. Priez Dieu que la France ne s'enfonce pas avec la concurrence asiatique et la saturation de certains marchés traditionnels pouvant entrainer la désindustralisation définitive devotre pays. 

Si cela vous réconforte dans votre mépris des africains de croire que c'est vous qui les maintenez en vie, c'est tant mieux pour vous. Restez dans vos idioties. 

Quand je lis en France que les amércains seraient des gros ignares, je suis étonné car la bétise qui s'étale sur les forums est ahurissante. Si ces gens ont le bac ou un autre diplome, c'est a s'arracher les cheveux. Que de betise !!!

L'économie en Afrique échappe a nombre de personnes qui se complaisent devant l'inauguration d'un forage, d'une école, devant des pseudos dons plus insultant qu'autre chose. 

En tout cas remerciez l'UE car je ne sais pas ce que serait cette agriculture plus que subventionnée qui maintient artificiellement des paysans qui devront surement changer de métier ou s'adapter comme le font les agriculteurs du Sud. 

Les paysans maliens je suppose n'ont pas attendu des bureaucrates comme moi, pour savoir quoi faire pour survivre, c'est un instinct la survie. 

Pour le reste que Dieu les protège de ce piège productiviste qui ne mène a rien qu'a la pollution et a ladestruction de nos sociétés. 

D'ailleurs swazi devrait nous donner les montants et répartitions de ces sommes deversées par cette France qui ne connait aucune crise, aucun chomage, aucun déficit et qui deverse par bateaux entiers des euros sur le continent africain! Vive la France !

Répondre -

swazi
Mercredi 3 Juin 2009, 08:18
Signaler un abus
Re: Cette plante est un mirage
Je ne suppose pas que vous soyez un inculte,je crois plutot que vous avez l'ignorance et la suffisance du bureaucrate,M. Tsek
La misère paysanne est mondiale et séculaire  à l'exception des grosses entreprises agro alimentaires qui pressurent allégrement .
Sans l'aide Du Pac , des versements de Bruxelles ,la misère  du paysannat français serait encore plus apparente . Encore que là encore ce sont les "gros" qui en profitent le plus comme le prince de Monaco ou la famille royale d'Angleterre.
L'agriculteur français n'est pas en mesure de donner quoique ce soit au paysan malien . Lui meme en est réduit à survivre grace aux subventions de Bruxelles .Le plus souvent sa retraite le maintient au dessous du seuil de pauvreté europeen
Savez vous ,au passage ,que le coton d'Egypte a de meilleures qualités que celui du Mali . Est il répréhensible que l'état américain  soutienne par des aides ses planteurs de coton?.
Vous avez un orgueil bien placé en recommandant aux paysans maliens de refuser toutes aides. Je souhaite vraiment que vous soyez entendu.
S'il est exact que,en quelques années, l'Afrique  a reçu l'équivalent de 4 à 5 fois l'équivalent  du plan Marshall  sans sortir du sous développement, nous avons la preuve de l'inanité des aides internationales.
Encore est il que la France  persiste à  verser des subsides à ses anciennes colonies. Elle a meme des ministères pour cela . Recemment encore elle est intervenue pour soulager le budget du Senégal ,du Mali ,des Comores ,de Madagascar.Elle assure la paye des fonctionnaires qui ,eux ,n'assurent pas la sécurité alimentaire de leur pays comme peut le faire le paysan

Répondre -

swazi
Mercredi 3 Juin 2009, 08:44
Signaler un abus
Re: comme autrefois
dans le coeur de l'Afrique on retrouve souvent le système ancestral de l'agriculture itinérante.On défriche la brousse,on prépare la terre généralement à la main,on plante les graines et on compte sur la pluie pour les arroser. le seul engrais utilisé est la cendre du brulis,et une fois le sol épuisé ,au bout de deux ou trois saisons ,l'agriculteur passe à une autre parcelle de brousse. La notion de 'propriété' de la terre en tant que telle n'existe pas. Un fermier blanc de l'ancienne Rhodésie m'a raconté que son grand père était allé trouver un chef indigène pour lui acheter quelques arpents de terre . "Acheter de la terre?" s'étonna le chef .Vous etes fou! On n'achète pas le vent ,ni l'eau ni les arbres."

Répondre -

swazi
Vendredi 5 Juin 2009, 13:04
Signaler un abus
Re: comme autrefois
hier ,la france, coupable d'une ancienne oeuvre colonisatrice, a fait un don supplémentaire de 2 millions de dollars pour enrayer la malnutrition des enfants de paysans dans le sud de madagascar.Des paysans  qui continuent à pratiquer des cultures sur brulis
Le meme jour,au marché de la Plaine ,à Marseile,on pouvait voir des vieilles femmes qui "glanaient" sur le sol des fruits et des légumes de rebut

Répondre -

swazi
Mercredi 3 Juin 2009, 10:42
Signaler un abus
Re: Cette plante est un mirage
si le paysan malien assure difficilement sa survie ,il ne peut malheureusement assurer celle de sa nombreuse descendance.Les jeunes maliens s'expatrient et adressent leurs économies au village ,pour la famille ,la mosquée ,le dispensaire,la pompe du puits

Répondre -

swazi
Mercredi 3 Juin 2009, 10:54
Signaler un abus
Re: Cette plante est un mirage
non seulement la france appauvrie et prodigue continue à verser des aides en Afrique, comme si l'Afrique était encore sous protection coloniale, mais la France appauvrie et prodigue entretient chez elle des millions de réfugiés économiques africains . lesquels trouvent difficilement emplois et logis dans les métropoles françaises
Le cout de cette immigration hasardeuse est évalué de 50 à 70 milliards- suivant les critères choisis- d'apres un observatoire des contribuables

Répondre -

swazi
Samedi 6 Juin 2009, 13:07
Signaler un abus
Re: Cette plante est un mirage
faute d'avoir pu domestiquer des animaux de trait ,le paysan subsaharien doit cultiver à la mode antique.La sagesse paysanne c'est de ne pas défricher plus que ce que ne  peut sarcler sa femme
Si M.Tsek  pouvait visiter le Zimbabwe d'aujourdhui ,il serait éclairé.Les terres arrachées aux citoyens blancs et fermiers puis distribuées à l'entourage de Mugabé ont perdu 80¨% de leur rendement ou sont revenues à la friche.Le matériel agricole volée est tombé en panne ou a été démonté en pièces détachées   .."La mort subite "s'est installée durablement  :c.a.d. "un repas par jour "En afrique du sud,on tabasse tous ces réfugiés de la faim.et ils continuent d'arriver par milliers.Les lions du Kruger Park en dévorent qqs uns au passage .
Les rangers doivent abattre tous les lions qui ont gouté à la chair humaine ;
C'est ça le coté méconnu de l'Afrique contemporaine.<;

Répondre -

swazi
Mercredi 3 Juin 2009, 15:37
Signaler un abus

Répondre -

swazi
Vendredi 5 Juin 2009, 12:54
Signaler un abus
Re: Cette plante est un mirage
l'agriculture productiviste ,certes ,nous fournit des produits sans saveurs et génère des profits immenses .Elle aboutit à la surproduction sans enrichissement du producteur.
Mais le jour ou elle sera abandonnée,les rendements tomberont si  bas qu'il y aura risques de pénuries. Et les peuples affamés et pauvres ne pourront plus etre secourus par des dons alimentaires gratuits

Répondre -