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Richard Descoings : « Vous ne croyez en rien, vous alors ! »
Jeudi 12/11/2009 | Posté par mehdi_et_badroudine |
Les chiffres « conventions ZEP » du directeur de Sciences-Po sont durement contestés. Avec Valérie Pécresse et face à des lycéens, il contre-attaque.
Ça se passe mardi dans un bâtiment du Ve arrondissement de Paris, ancienne dépendance de Polytechnique. A l'intérieur d'un amphithéâtre, au fond d'une cour, en bas de trois marches, en haut d'un escalier. On a présenté notre carte d'identité, montré nos sacs à dos à l'entrée. « Il y a déjà deux cents personnes au moins », prévient un agent, inquiet en voyant les flux de lycéens se déporter près de lui. Des lycéens de Gonesse, Saint-Ouen, La Courneuve ou Bobigny, et qui n'ont qu'une envie : entrer à Sciences-Po, quoiqu'il arrive.
Ils viennent des quartiers de banlieue (où l'on n’a pas spécialement de « parents derrière pour nous aider », dixit Valérie Pécresse) et auront l'extrême privilège de présenter un dossier de presse en fin d’année pour accéder à l'Ecole de la rue Saint-Guillaume. Une voie détournée (et un peu compliquée, évidemment), créée en 2001 et appelée : les conventions ZEP.
Sciences-Po, cette année là, avait été pionnière. En proposant cette voie libre d’accès pour tous les lycéens des établissements conventionnés, l’Ecole faisait partout la « une ». Les lycéens avaient alors un rêve commun : intégrer la prestigieuse école, synonyme d’entrer dans l’élite. Beaucoup n’avaient jamais imaginé pouvoir s’assoir sur les bancs de Sciences-Po, mais les conventions ZEP permettaient d’en entrevoir la possibilité. Certes, le directeur de l’école, Richard Descoings tente de tordre le cou aux préjugés selon lesquels les « banlieusards » intégrant ce saint des saints auraient moins de mérite que les élèves empruntant la voie classique d’admission.
Mais une autre polémique est en train de naître. Dans une longue enquête à charge, Jade Lindgaard, journaliste à Mediapart, affirme que le pourcentage d'élèves passés par les conventions ZEP s'est stabilisé à « 5,5% des effectifs totaux », très en retrait des objectifs prévus par Richard Descoings et réitérés mardi par celui-ci, à savoir 30%. « Mediapart est une entreprise commerciale qui a certainement besoin de faire du buzz », nous répond en aparté le directeur de Sciences-Po quand nous l’interrogeons sur ces pourcentages. La semaine dernière, Marianne2.fr suppliait même Richard Descoings de « répondre aux accusations de Mediapart ».
Est-ce pour répondre indirectement à ces « accusations » que nous, lycéens de banlieue, avons été réunis mardi après-midi à Sciences-Po ? Richard Descoings est là avec Valérie Pécresse, la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche. Du lourd. « Mais c'est pourquoi exactement que nous sommes là ? » demande un lycéen « invité ». La prof de son établissement lui dit cash : « J'en sais absolument rien, on a été prévenu il n’y a pas longtemps. » Le mystère est levé sur les coups de 17 heures, avec une heure de retard. Valérie Pécresse suivie par Richard Descoings et d'autres officiels entrent dans l’amphithéâtre. Ils s'installent.
Le propos sera pompeux. Du déjà entendu réchauffé au micro-ondes et offert à l'assemblée attentive. Descoings qui remercie « l'engagement moral et financier de l'Etat » ; Descoings remercie « l'intensification de l'engagement de l'Etat » ; Descoings remercie « l'effort qu'a fait l'Etat ». Il en vient au cœur du sujet : « J'ai deux projets à présenter ». Il était temps. « Faire passer de 20 à 30% les élèves boursiers à Sciences-Po et faire passer de 50 à 75% le complément de bourse. » Tout être humain normalement constitué, étouffant sous les lumières de l'endroit, comprend que le directeur veut indiquer à travers ce message subliminal que son école navigue dans les flots du progrès, qu’elle veut encore s’améliorer et qu’elle ne cessera jamais de le faire.
C’est au tour de Pécresse d’enflammer la scène ! Elle raconte l'histoire d'Edouard Herriot, « un boursier de la fin du XIXe siècle » devenu homme politique, après avoir fait Normale Sup. Des larmes se risquent au bord de nos cils. Et la ministre d’annoncer la couleur : « Je souhaite que nous puissions porter à 30% le nombre de boursiers dans l'ensemble de nos grandes écoles », prenant Sciences-Po comme le parfait exemple. Pécresse se tait.
On donne la parole à Raphael. Un étudiant métissé en 4e année comme on aime les présenter, avec sa chemise et sa cravate. Et le gars de conter son parcours féérique à Sciences-Po, son voyage d'une année en Californie et à New York. On n'a qu'une envie : aller embrasser le poulain, féliciter celui que l'Ecole « met souvent sur le devant de la scène », confie une habituée. Voilà, c'est fini. Trois questions piochées dans le public (les trois questions posées par des étudiants de Sciences-Po) et puis c’est tout ! La ministre trace son chemin, au-revoir-messieurs-mesdames !
Les minots se lèvent dans un brouhaha de fin de cours de maths. « J'ai rien appris », se lamente une terminale. « C'était de la merde », surenchérit sa copine, la tête déjà enfouie dans son écharpe. « J'ai l'impression qu'ils se foutent de nos gueules : une heure de retard, trois questions à la va-vite », développe une autre élève. Non mais quand même !
Richard Descoings semble content de « l’appel solennel de la ministre » aux grandes écoles. Mais il est « sidéré » par notre impression de « mise en scène ». « Vous ne croyez en rien, vous alors ! », nous dit-il. Sur sa lancée, il ajoute : « Je suis sidéré de voir que quand on ouvre le ministère aux lycéens, vous appelez ça de la mise en scène. C’est terrible de ne plus croire à rien, de ne plus croire à l’ouverture sociale. »
Morale de l’histoire : les rêves de nos ambitieux lycéens d’entrer à Sciences-Po ne doivent pas s’éteindre, au contraire. Mais ils ne doivent pas non plus leur faire fermer les yeux sur la communication tourbillonnante de nos dirigeants. Car les étoiles peuvent cesser de briller. Subitement.
Mehdi Meklat et Badroudine Said Abdallah
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Réactions des internautes
Jeudi 12 Novembre 2009, 13:26
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il a pas completement tort, M descoings;On l'avait bien vu sur l'article de l'operation abonnement gratuit pour les jeunes, que nos deux reporters etaient blasés et rabat joie sur ce coup aussi
leur reportage ne citait que des jeunes disant "c'est nul , cela ne nous interesse pas",
et au final, que lit-on dans les journaux ?
C'est un carton ! L'opération «Mon Journal offert» qui permet à 200 000 jeunes de 18 à 24 ans de s'abonner gratuitement, une fois par semaine, à un titre de leur choix a remporté un succès stupéfiant. Le ministère de la Culture recense plus de 159 000 demandes d'abonnement ces sept derniers jours ( le figaro)
Qui a dit que les jeunes ne lisaient pas la presse ? L'opération "Mon journal offert", qui consiste à proposer un abonnement gratuit à la presse quotidienne pour les 18-24 ans, rencontre un tel succès que les éditeurs et le gouvernement ne pourront pas satisfaire toutes les demandes. L'idée avait été retenue à la suite des Etats généraux de la presse écrite, afin de donner aux jeunes de la génération numérique l'expérience de la lecture régulière d'un journal. ( le Monde)
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Jeudi 12 Novembre 2009, 14:13
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← Re:
Tout de même, il n'est pas très pédagogue ce Mr Descoings...répondre ainsi aux invités, c'est aussi un manque de politesse et c'est prendre de haut les jeunes à qui il s'adresse.Ces jeunes n'ont pas envie d'être dupes et savent ne pas se laisser manipuler et bernet. Quel mal à cela ? Quel mal à avoir le sens critique et peser le pour et le contre ?
Mr Descoings pensait il pouvoir convaincre tout le monde ? Et n'est il pas prêt à réagir correctement lorsqu'il s'aperçoit qu'il n' a pas atteint son objectif ?
Concernant les articles de journaux que tu cites, ils ne font qu'annoncer la popularité de l'initiative. Et le résultat n'a rien de surprenant, nos 2 reporters ne le contestaient pas :
un quotidien offert, normal que des jeunes sautent sur l'occaz.
Le but n'étant pas cet etat de fait décrit dans le monde et le figaro mais le but étant de renouer les jeunes avec la lecture.
ET pour l'instant on ne pourra pas dire si un quotidien offert à 200 000 jeunes a permis de les faire renouer avec la lecture.
Un quotidien n'est pas TOUTE la lecture
200 000 jeunes ne sont pas TOUS les jeunes
un quotidien gratuit ne le sera pas durant toute la vie de ces 200 000 jeunes
Quid des autres lectures ? (romans, oeuvres scientifiques, essais, nouvelles, livres d'art, etc...)
Oups pardon, je ne crois plus en rien, me répondra Mr Descoings.
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Jeudi 12 Novembre 2009, 14:19
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← Re:
parmi les journaux proposés, figurait l'Equipe... No Comment.Répondre -
Jeudi 12 Novembre 2009, 16:55
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← Re:
"Le propos sera pompeux", "du déjà entendu réchauffé au micro-ondes et offert à l'assemblée attentive" "Descoings qui remercie", "Descoings remercie", "Descoings remercie", "Il en vient au cœur du sujet [..] Il était temps", "C’est au tour de Pécresse", "Pécresse se tait" ....
Et ainsi de suite ...
Ah si, par chance, Raphaël, l'élève positivement discriminé dont on ne tarit pas d'éloges, lui a droit à son prénom (sans tréma, d'ailleurs).
Dites-moi, les apprentis blogueurs, c'est ça votre notion personnelle du respect ? Vous vous étiez déjà illustrés dans votre dernière note (pardon de réserver le terme article aux vrais journalistes) sur l'opération Mon journal offert, à surfer sur la vague du négativisme option bashing à tout va.
A votre place, je laisserais ma suffisance au vestiaire avant de rédiger une note.
Au plaisir de lire, ENFIN, un sujet avec en filigramme, une touche d'espoir pour vos lecteurs, les gens directement concernés.
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Jeudi 12 Novembre 2009, 13:52
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c 'est quand meme un sujet important, les bourses d'etudes. c'est sans doute le meilleur moyen pour que chacun ait sa chance et que l'argent ne soit pas un probleme. toute amélioration en ce sens fait ie plus que les quotas .
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Jeudi 12 Novembre 2009, 14:43
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mouais
J'ai déja dit tout le bien que je pense de Sciences-Po...Que ce genre de shows des grandes écoles décoivent certains poussins, c'est dommage, mais c'est le systéme qui veut ca, et il n'est pas nouveau (HEC et X font le même type de truc).
Ce qui est sidérant dans cette article, c'est l'orientation donné par les deux bloggueurs.
Ok, il faut quoi alors ? on présente un mec trop blanc, ca crie à l'élistisme racial, on t'envoie un metis, c'est le black de service...
Non c'est fait pour effrayer les gens...
Il n'a pas tort en disant que vous êtes gratuitement négativistes, même s'il n'y met pas les formes.
wow ! la révélation....
La guerre tue aussi il parait, la neige fait du froid aussi, super!!
En tout cas, tous les deux, vous êtes mur pour un journalisme engagé qui n'a peur de rien.
Bon courage.
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Jeudi 12 Novembre 2009, 14:46
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← Re: mouais
Raphaël est métissé, mais on ne sait pas s'il y a du Noir dans le métissage.Répondre -
Jeudi 12 Novembre 2009, 16:05
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et le titre
j'oubliais le titre, ca m'a rappelé un sketch des guignols qui est assez vieux (oui, je sais, je n'ai pas de culture).C'était pour se moquer d'un journal qu'Ardisson avait crée et dont les titres ne reflétaient jamais le contenu de l'interview.
Le sketch se passe avec les guignols d'ardisson et de lio
Ardisson : "Lio, tu t'es déja faite enculer par un Pingouin ?"
Lio : "ahhh euu, mais ca va pas non euuu"
Titre de l'article "Lio : y a que les pingouins qui m'ont pas enculé !!"
Journaliste, c'est un métier, faut trouver l'accroche
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Jeudi 12 Novembre 2009, 16:19
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← Re: et le titre
.........heureusement que commentateur de blog ce n'est pas un métier......................Petit rappel,
Les auteurs du Bondyblog sont des jeunes en formation. Il serait de bon ton de les conseiller, de les motiver de les critiquer positivement.
Car la moquerie est facile mais peu constructive.
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Jeudi 12 Novembre 2009, 18:34
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← Re: et le titre
L'article étant à charge, je ne voit pas ici l'intérét de conseiller....Et effectivement, tout ceci est trés parisien, je n'ai pas vu beaucoup d'article sur la France profonde (vous me direz : Bondy c'est pas la campagne, mais c'est pas le magrehb non plus).
Anysor, j'ai regardez vos commentaires sur d'autres threads, c'est un honneur d'être repris par vous..
si si.
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Jeudi 12 Novembre 2009, 18:34
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← Re: et le titre
regardé , désoléRépondre -
Jeudi 12 Novembre 2009, 16:46
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faut il preciser que la qualité de metisse n'est pas une condition ou un detail validant la possibilité d'avoir une bourse.on s'en fout quil soit metisse, ce qui est important c'est quil etait banlieusard et/ou boursier, plutot non ?
sauf à faire du communautarisme bien sur ...
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Jeudi 12 Novembre 2009, 16:50
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← Re:
tout ceci est bien une discussion de Parisiens... mdrRépondre -
Jeudi 12 Novembre 2009, 17:02
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← Re:
Grave Question / Mahomet était il déjà métis ?Répondre -
Jeudi 12 Novembre 2009, 22:28
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brouillage par les chiffres
J'espère que personne ne se laisse prendre à la confusion de chiffres savamment entretenue :Descoings nie sur les 5,5% d'élèves de sciences po issus des conventions ZEP mais ne donne pas d'autre chiffre.
A la place, vous entendez parler de 20% de boursiers qui passeraient à 30%.
Or il y a beaucoup d'étudiants boursiers non issus des ZEP, venus par le concours classique !
Donc on vous compare des chiffres qui n'ont rien à voir.
Et par ailleurs évidemment, depuis qu'il y a plus systématiquement en classe prépa un repérage des étudiants qui peuvent prétendre à une bourse, il y a plus d'étudiants qui en demandent une fois en grande école. donc pécresse n'a pas trop de souci à se faire pour que la proportion augmente mécaniquement, sans qu'il y ait réellement plus de jeunes non aisés qui parviennent en grande école.
un autre sujet auquel vous pourriez vous intéresser : c'est le devenir des étudiants passés par les conventions ZEP. je ne suis pas sure que tous aient les mêmes débouchés que ceux venus par les filières classiques. Tout simplement parce qu'en sortant de science po, il faut réseauter... et que le monde du travail est encore le premier lieu de discrimination...
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Vendredi 13 Novembre 2009, 16:50
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pitoyable
Mais il est « sidéré » par notre impression de « mise en scène ». « Vous ne croyez en rien, vous alors ! »
ben oui les gars, vous etes tombé sur un véritable intellectuel plus doué en communication que les journalistes amateurs quez vous etes!
et en plus c est vraiment l'hopital qui se fout de la charité...
votre ecole de journalisme ultra subventionnée avec contrats piston a la clé, devant caméras avec hommes politiques PS en option, c est pas de la mise en scene ca??
la mise en scene vous derange a partir du moment ou vous n'en profitez pas, c est ca?
ridicule, M. Descoings a eu raison de vous remettre en place.Il vous a tellement fait mal, qu'au lieu de parler des jeunes présents, a travers ce titre, vous ne parlez que de vous et de votre aigreur au final.
estimez vous heureux qu'il ne demande pas un droit de réponse, celui ci pourrait mettre fin a votre carrière avant meme qu'elle ait commencé. Restez dans la cité, et ne vous aventurez plus sur les terrains glissants.
Nan mais oh, vous auriez meme du talent a vous ecouter...
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