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Décrocher un stage en entreprise, encore, et toujours

Lundi 07/12/2009 | Posté par Nadia Moulaï |

Vendredi à Paris, MozaïkRH, cabinet de recrutement axé sur la diversité, a joué les entremetteurs entre sept grandes entreprises et une centaine d’étudiants.

Près de 150 étudiants en recherche de stage et sept entreprises ont répondu présents, vendredi, à l’appel de MozaïkRH, cabinet de recrutement associatif tourné vers la diversité. Lieu du rendez-vous, dans le 10e arrondissement de Paris : le Comptoir général, un cabinet de curiosités dans un décor boisé qui évoque les explorateurs. L’Oréal, Cap Gemini ou GDF-Suez sont de la partie.

Laurence Vertueux, 22 ans, également. Etudiante en dernière année à l’ISCP, une école de commerce classée dans la Conférence des grandes écoles, elle a fait le déplacement depuis Vanves (92), où elle habite. « Je recherche un stage dans le développement durable pour janvier. » Et ça urge. Laurence est confiante.

MozaïkRH lui a calé un entretien avec une responsable RH d’Areva, la référence dans le secteur de l’énergie. « J’ai rencontré la responsable RH de l’unité TA. » Traduction : technique et atome. « C’est le département qui gère les questions des transports et de la défense », poursuit la jeune étudiante, bien renseignée sur ce fleuron de l’industrie nucléaire française.

MozaïkRH a prévu des ateliers afin de préparer les jeunes à l’entretien. « On a appris à se présenter face à un recruteur en trois minutes », explique Laurence. Exercice ô combien enrichissant. « Cela m’a beaucoup servi. D’autant que ce sont les stagiaires eux-mêmes qui s’évaluent. Chacun devait donner son avis sur la prestation de l’autre. » Verdict pour Laurence ? « Mon stress était trop visible. Trop de "euh, euh". Je n’arrêtais pas de me balancer sur la chaise… » Les jeunes ont l’œil.

Les conseils prodigués par ses collègues d’une journée, elle les met en pratique sans attendre. « Face à la recruteuse d’Areva, je me sentais plus à l’aise pour me présenter et décrire mes expériences passées. » Du coup, Laurence suscite l’intérêt de son interlocutrice. « L’entretien était calé sur 15 minutes mais il duré, facilement, 20 minutes », lance-t-elle, le sourire aux lèvres. La jeune femme a une idée précise de ce que doit être son stage. « J’ai eu des expériences dans le monde associatif et des ONG. J’espère que j’aurais un stage responsabilisant. »

Laurence connait la réputation des grandes entreprises sur la question. « On m’a dit que les stagiaires y ont peu de responsabilités… », rapporte-t-elle. Mais douter n’est-il pas l’apanage des étudiants ? Ainsi de ces quatre jeunes filles postulant chez l’Oréal avec qui Laurence a passé la journée. Elles étaient très stressées. Même si elles se disent qu’elles le valent bien, la concurrence pour entrer dans l’entreprise du CAC 40 est rude. Lors de la présentation des entreprises vendredi, l’Oréal a mis la pression ne se contentant pas de rappeler les raisons de sa participation à Mozaïk stage. « Le représentant a précisé ce qu’il attendait de l’entretien avec le stagiaire. Bref, l’Oréal a mis la barre haut », note Laurence. Pourquoi ferait-on des exceptions pour les étudiants de la diversité ?

Les profils méritants sont légion dans les quartiers populaires. Reste à savoir ce que Mozaïk Stage va donner. Laurence est se veut prudente sur les résultats de ce type d’opération : « Le concept est très bien, affirme-t-elle, mais j’attends de voir les taux de placement. » Saïd Hammouche, le directeur général de MozaïkRH, et son équipe ne font pas que dans l’événementiel. Leur démarche a du fond. Ils ont présenté, vendredi, un sondage sur les discriminations dans l’emploi, réalisé par Opinion Ways. On y apprend, par exemple, que 84% des Français ont une vision « très positive » des jeunes diplômés issus des quartiers populaires. En même temps, 55% des personnes interrogées leur associent des problèmes d’intégration. Paradoxal.

Un constat qui parle à Laurence. C’est plutôt les entreprises présentes vendredi qui la questionnent : « Je ne sais pas si elles font cela par conviction ou par affichage. Sept entreprises, ce n’est pas énorme », confie-t-elle, sur les 40 comptabilisées du CAC. En tout cas, le débriefing de la journée est plutôt prometteur. Selon Saïd Hammouche, « 65% des jeunes rencontrés par les entreprises vendredi ont été validés comme des bons candidats ». Mais décrocheront-ils un stage ? Nous vous tiendrons au courant.

Nadia Moulaï

Nadia Moulaï -

Réactions des internautes

br1
Lundi 7 Décembre 2009, 14:31
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Areva durable
Pardon d'avance, il y a un détail qui m'a fait éclater de rire, mais qui n'a rien à voir avec le sujet.

Mais quand-même je peux pas m'empêcher : Laurence cherche un stage dans le développement durable et se retrouve en entretien avec Areva.



Salut Laurence, la galère des stages c'est terrible, on est obligé de jouer un jeu c'est sûr, rester discret.

Mais regarde bien où tu mets les pieds, il n'y a pas que le développement qui soit durable dans le nucléaire, il y a aussi la pollution, puisque les déchets qui sont enfouis aujourd'hui en ont pour plusieurs milliers d'années avant de cesser d'être nocifs. Ca en fait de la durée, on peut considérer que c'est durable, mais nocif, pas très bon pour le développement en fait.

Oui, ben finalement tu trouves un stage dans le développement durable du monde à l'envers.

Merde je devrais pas rire, c'est vraiment une super initiative du côté de Mozaïc RH. Pardon de rire et bon courage à toi surtout, comme je les comprends ces petites faiblesses sur les termes au moment d'accrocher une place quelque part.

Cela dit il y a des gens au Niger (ou au Nigeria, je ne sais plus) qui souffrent terriblement des effets des mines d'uranium à ciel ouvert, exploitées par Areva. Pas non plus très durable de ce côté-là apparemment.

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commandant_minos3
Lundi 7 Décembre 2009, 14:41
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la diversité...
ce ne sont pas seulement les origines...

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blanche colombe
Lundi 7 Décembre 2009, 14:52
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Re: un absent
faire un stage demande un trio
un étudiant
une entreprise
une école (de l'universite à la grande école et en passant par la boite privée )

or l'école est quasiment absente dans la recherche de stage le plus souvent et elle exige un stage pour valider les études

de qui se moque t on ?

c'est trop facile de dire à un étudiant :"cherche un stage "

par définition un étudiant est un novice ,il ne sait rien ,il est là pour apprendre et on le laisse se débrouiller et on voit le résultat

celui qui n'a aucun réseau et aucune relation ne trouverien , cela touchait les catégories sociales défavorisées mais avec la crise tout le monde va subir ,les enfants de cadres ont aussi des difficultés

qu'on laisse les étudiants choisir leur stage et les entreprises choisir leurs stagiaires c'est bien mais à condition qu'il y ait plus de stages proposés que de stagiaires ,autrement cela est une escroquerie

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KalEL
Lundi 7 Décembre 2009, 14:57
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Re: un absent

 +1 @ BLANCHE COLOMBE

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blanche colombe
Lundi 7 Décembre 2009, 18:17
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Re: un absent
caramella

un de mes fils est en recherche de stage donc je connais "un peu" le sujet  ,je n'ai pas fait ce "coup de gueule "sans raison
un de ces cousins doit faire lui un stage à l'étranger (obligatoire) en 2010
ils galèrent tous les 2 surtout que nombre d'entreprises annoncent qu'elles n'embaucheront pas donc ne prendront pas de stagiaires

je peux dire que tous les 2 sont "dépressifs "en cette fin d'année ,ils ne parlent que de cela
 quand je les compare à ce que j'étais il y a 40 ans ,je les plains

 PS et ils ne font pas partie de ce que l'on appelle la "diversité ",ils ne peuvent même pas se dire discriminés

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Caramella
Mardi 8 Décembre 2009, 02:44
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Comment trouver son stage? Guide du stage & offres, etc...

Blanche Colombe,

Je vois que vous n'avez pas fait ce "coup de gueule" sans raison, comme vous le précisez bien, et c'est bien triste que ces 2 jeunes galèrent et n'arrivent pas à trouver de stage convenable.

En 1998, alors que je venais juste de décrocher mon DEA (c.a.d. peu avant la fameuse réforme LMD "Licence-Master-Doctorat" créée ensuite sous le ministère de Jack Lang), les meilleures entreprises venaient encore recruter directement sur notre campus universitaire et les jeunes diplomé(e)s avaient même l'embarras du choix, tant le spectre des offres d'emploi et de stage était large et abondant. Je veux bien reconnaître que les choses ont dû changer depuis, hélas. Il faut, évidemment, accepter un déplacement vers un autre département et même à l'étranger, s'il le faut. Je l'ai fait avec le plus grand plaisir et ça ne m'a pas fait de mal du tout, bien au contraire!

Étant donné qu'il n'y a pas de messagerie privée sur ce blog, il m'est impossible d'entrer en contact avec vous directement, afin de pouvoir mieux en discuter discrètement.

Bien que ne connaissant ni le secteur d'activité, ni la filière recherchée, je me permets de poster ici quelques liens dans l'espoir que ceux-ci pourront vous être utiles:

http://www.studyrama.com/rubrique.php3?id_rubrique=3131

http://www.capcampus.com/stage-931/

http://www.iquesta.com/stageform.cfm

Meilleures pensées,

Mariella

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lesteph
Mardi 8 Décembre 2009, 08:30
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l'école de la vie
le système scolaire est très protecteur et laisse peu d'autonomie aux étudiants. le monde du travail est différent à plusieurs niveaux et les stages sont là pour initier à ce monde parfois dur.
la recherche de stage est un bon exemple de réalités non vécues en universités : s'il y a plein emploi, alors les stages se trouvent facilement, en revanche, en période de chômage, les entreprises ont moins de besoins donc c'est plus difficile pour trouver.
ça apprend aussi aux jeunes à se mobiliser pour démarcher!!!!!!
le fait d'imposer des compensations pour les stagiaires lorsqu'ils restent un certain rebute beaucoup d'entreprises qui ne veulent pas payer.
j'ai vu dans le social beaucoup de jeunes bloqués parce que leurs financements n'avaient pas été prévus!
l'initiative de cet organisme reste intéressant, j'espère juste qu'il ne s'agit pas simplement d'un assistanat supplémentaire.

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Diane
Mercredi 9 Décembre 2009, 12:52
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Re: l'école de la vie
"le système scolaire est très protecteur et laisse peu d'autonomie aux étudiants."
En France, pas en Allemagne où on encourage les enfants à être autonomes (auto-discipline, on peut pas exemple boire en cours, discrètement bien sûr, importance accordée à la participation orale et au débat). D'ailleurs, certains Allemands trouvent que les enfants Français sont "assistés".
Le système allemand a bien sûr des défauts, comme l'absence d'écoles maternelles (ou alors privées et très chères), ce qui pénalise les enfants issus de milieux modestes et les enfants des migrants dans l'apprentissage de la langue. Ils arrivent au CP sans y avoir été préparés.

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Diane
Mercredi 9 Décembre 2009, 12:53
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Re: l'école de la vie
Correction : on peut par exemple boire en cours

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marionjoli
Lundi 15 Février 2010, 01:36
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étudiant en quête de stage
 Bonjour,
 
j'aimerai vous parler d'une association que j'ai pu découvrir via le bouche à oreille. Cette association s'appelle B-UNIT. 
 
Etudiante en marketing, ma formation m'obligeait à faire un stage de 6 mois dans une entreprise. Il faut savoir qu'à part des relations hauts placées ou un miracle, il est très difficile pour un étudiant, de surcroît une femme, d'obtenir un stage pour valider son année. Je crois que j'ai pu envoyer plus de 500 CV à travers Paris et ses banlieues. 
 
Mon premier réflexe a été de me tourner vers le service relations entreprises de mon école mais nous sommes plus d'une centaine par formation. J'ai tenté le Pôle emploi et les différentes agences d'intérim pour enfin me tourner vers des sites spécialisés. Sur la totalité de mes demandes, je n'obtenais que des "vous n'avez pas assez d'expérience" ou "vous n'avez pas le profil". J'étais démoralisée. J'étais prête à renoncer à mon année. Je me suis même résolue à m'inscrire à une mission locale pour décrocher un boulot quelconque.
 
Je me disais qu'avec cette crise, il était plus difficile de trouver un stage ou emploi. Alors que je discutais avec des amies dans un café, l'une d'elle se réjouissait d'avoir décrochée un emploi dans son domaine via un réseau d'étudiants. Elle me confia qu'en passant par "ce réseau", elle a obtenu 4 propositions deux jours après avoir envoyé son CV.  
Je voyais un léger espoir pour obtenir mon première emploi. J'étais prête à faire des concessions monstres pour décrocher quelque chose.
 
Elle me donna l'adresse mail (b_unit_association@yahoo.fr) où j'expliquai ma situation. Entre temps, par curiosité, je fis des recherches sur cette mystérieuse association. J'ai pu trouver des brides d'informations mentionnant qu'ils étaient signataire de la charte Diversité et que leur siège était dans la banlieue lyonnaise. Au lendemain, une "Mathilde", elle même étudiante, me répondit en me demandant des éclaircissements sur mon parcours. A la suite de cela, silence (grrrr). Une semaine plus tard, un homme me rappela en se présentant comme le chargé des relations avec les entreprises "Mohamed". Il ne comprenait pas pourquoi je postulais pour un emploi alors que j'aurais pu terminer mes études. Après un bref échange, il me proposa 3 de ses contacts sur Paris, précisant que je devais dire que "je venais de sa part". Il m'incita à leur demander un stage dans un premier temps.
 
Franchement, j'étais super sceptique. Je me disais que je n'avais plus rien à perdre alors j'envoya, en fin de matinée, ma candidature à ces contacts. Dans l' après midi, mon portable s'est mis à sonner. En trois jours, je planifiais 5 rdv avec des entreprises. J'ai pris conscience que j'étais rentrée dans le réseau. Pour la première fois, depuis le début de mes recherches, je me sentais désirée pour les compétences que j'avais pu acquérir durant mes stages. Je me sentais en position de force.
 
Au bout du compte, j'ai pu signer mon contrat de stage avec l'entreprise que "JE VOULAIS". A travers ce témoignage, je souhaite remercier cette association qui est gratuit en plus. Les personnes qui y travaillent sont toutes bénévoles. Cette super association est au combien utile à des étudiants comme moi qui galèrent à trouver un stage. C'est en faisant de la pub autour de moi pour cette association, que je me suis rendue compte que B-UNIT avait aidé d'autres étudiants dans différents domaines comme les ressources humaines, la grande distribution, la communication, etc ...
 
Il est vrai que sans un réseau efficace, un jeune étudiant aura beaucoup de mal à valider son année. Et, sans ce bouche à oreille, j'aurai fini caissière, équipière ou un poste que je déteste. Merci B-UNIT.
 
Marion.

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