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Editeurs et livres au Maghreb : tout doucement

Dimanche 07/02/2010 | Posté par Kahina Mekdem |

MAGHREB DES LIVRES. La littérature en français est chère, ce qui explique que seule une élite y a accès. S’ajoutent ici et là des faits de censure.

Elisabeth Daldoul dirige la maison d’édition Elyzad, implantée en Tunisie. « Dans ce pays, les livres en langue arabe sont tout à fait abordables. En revanche, ceux en langue française, édités en France, vendus en dinars, coûtent deux fois plus cher que leur prix en Europe. Ce qui explique que seule une élite les lise. » Elisabeth Daldoul (photo) a créé Elyzad en 2005 à Tunis. « Parmi nos auteurs, beaucoup vivent en France. Elyzad est ouverte à l’espace francophone », explique-t-elle.

La Tunisie compte une trentaine d'éditeurs en langue française et arabe. Une certaine censure leur impose de ne pas publier des auteurs dont les écrits pourraient contrarier le président Ben Ali. Mais selon Elisabeth Daldoul, « l'important est de faire entendre des voix, Je crois qu'il faut sortir de ces clichés selon lesquels les pays du sud sont sous pression. Je crois que tout le monde subit des pressions, même en Europe, et ce, dans tous les milieux artistiques. »

Henry Bonnier est directeur des éditions Koutoumia. Celui-ci s'intéresse au monde musulman, de la Mauritanie à l'Indonésie, en passant par l'Afrique Subsaharienne. Selon lui, « le livre coûte trop cher actuellement dans les pays du sud. Ça rend difficile l’exportation. Quand un livre touche un pays en particulier, on monte une coédition de façon à trouver un prix pour ce pays. »

Ancien responsable export de Gallimard, Roger Tavernier (photo ci-contre) est éditeur aux éditions Zellige. Il a des partenaires coéditeurs au Maghreb. Le prix des livres qu’il édite vendus au Maghreb ne dépasse pas 5 euros (500 dinars algériens). « Au-delà, ça ne passe pas », observe-t-il. La moyenne des prix se situe autour de 300-400 dinars, un prix relativement élevé rapporté au pouvoir d'achat algérien. Rayon censure, l'Algérie, selon Roger Tavernier, ne serait pas touchée tant que cela, les quelques cas seront des livres ayant trait à l'islam : « Il y a 20 ans, la censure était très forte, puis elle a complètement disparu avant de réapparaître il y a quatre ou cinq ans. » Zellige a six auteurs algériens à son catalogue, trois tunisiens et « un peu moins au Maroc ».

Kahina Mekdem

Kahina Mekdem -

Réactions des internautes

Abbc
Dimanche 7 Février 2010, 19:25
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pardon?
je suis désolé mais je ne peux que réagir a la lecture d'un article qui dit que les livres sont vendus en "dirham" en tunisie et qu'ils coutent 2 fois plus cher qu'en europe! :D

alors pour commencer la monnaie ici c'est le DINAR, 1 euro vaut 1 dinar 800 et un livre de poche coute entre 8 et 15 dinars (soit de 5 a 8 euros) et je pense que les livres de poche suffisent amplement pour la lecture :)

parallelement, il y a partout des brocantes, dans lesquelles un livre selon son etat varie de 1 a 3 dinars, et c'est aussi basé sur le systeme de troc dont les jeunes lecteurs tunisiens sont tres friands!

donc je ne sais pas si c'est l'editrice qui a raconté des aneries ou l'auteur de ce post mais en tout cas faudrait revoir un peu les informations et ne pas dire que "lire en francais coute cher!"

bonne lecture!

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maxx i
Dimanche 7 Février 2010, 20:37
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....trois tunisiens et « un peu moins au Maroc »...........

resultats:pour les marocains ca doit faire 1 ou 2

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