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Deux dangers menacent la Dilgosphère (épisode 43/56)
Samedi 14/04/2007 | Posté par Dilgo |
Monsieur Begag a affirmé récemment dans les pages du Bondy blog que monsieur Bayrou serait chef de l’administration française le 6 mai. Hier, au téléphone, après la performance de madame Dati dans l’article de Hanane, il était déjà plus nuancé. Je l’ai rassuré en lui disant que madame Dati est bien gentille, mais pour nous faire oublier le coup du jet d’eau, celui du ministère de la sécurité un mois avant les élections et le fait qu’il se croie déterminé génétiquement à être le président depuis l’âge de trois ans, il faudra que monsieur Bozon se lève de bonne heure. Notre sixième république est bien menacée par deux dangers et monsieur Begag, qui entend être un artisan de la première heure de ce grand projet républicain, était d’accord avec moi.
Le premier danger est la ségosphère, qui utilise le net comme un moyen de propagation usant de méthodes qui rappellent une époque antérieure à l’internet. C’est pourquoi madame Royal ne sera pas présidente, mais si elle devient chef de l’administration, comme je le rappelle dans un article consacré à la justice des mineurs, nous risquons d’entrer en conflit. Ce conflit risque de crisper les rapports entre la présidence et l’administration. Comme nous l’écrit madame Royal, pour elle, c’est au pouvoir de décider à la place des juges s’il est légitime ou non d’agir dans le cas des familles en difficulté. Mêmement, elle trouve qu’il est légitime de juger les mineurs. Peut-être serons-nous obligé de quitter le pays pour gouverner la France de chez ma mère, car je le répète, nous procéderons dès le 6 mai à l’organisation de stage de remise à niveau en droit républicain, obligatoire pour les juges des mineurs, en tout cas. Si madame Dati, qui est magistrate, souhaite participer, qu’elle contacte le Bondy Blog.
Quant à Nicolas Bozon, il est inutile d’aborder ces questions, il sait parfaitement comment se balader dans mon ordinateur et sans doute est-il déjà en train d’imaginer le moyen de mettre les embryons sous contrôle judiciaire. Il suffit de lire cet article du Matin, pour avoir envie de réserver son billet d’avion. Et je ne pense pas seulement à notre équipe présidentielle. Mais à tous ceux qui voudront continuer de risquer de se faire écraser par des voitures en traversant les rues comme ça arrive dans la vie. Car avec monsieur Bozon, un danger nous menace, que la vie ne devienne vraiment sûre, tranquille, calme, terriblement calme, et que les seuls à se faire écraser ne soit les opposants, au fond, même pas les hérissons. Madame Royal est d’accord avec monsieur Bozon sur l’essentiel. Une république peut juger quelqu’un qui ne vote pas et qu’elle considère comme un enfant. La justice continuera d’avoir tout pouvoir sur les familles en difficulté, même si elle n’en a pas le droit. Que quelqu’un vienne contester cet abus, elle n’aura pas moins de scrupule à utiliser la police et les psychiatres que monsieur Bozon.
Il y a encore une chose qui m’oppose à monsieur Bozon et à madame Royal, c’est que je ne suis pas identique, je n’aime pas plier mon linge correctement dans l’armoire du dortoir de l’usine, j’aime le plaisir et, contrairement à eux, je ne porterai pas le pays sur mes épaules. Sauf si le pays c’est Elle. Quand à monsieur Bayrou, s’il est élu chef de l’administration, touchant ces questions, j’ai demandé à monsieur Begag d’insister auprès de lui pour qu’il dise, dans les pages du Bondy, si nous aurons le loisir d’être le président que nous avons l’intention d’être, le 6 mai ou si, comme avec les deux autres, il faudra contacter Air France. La semaine prochaine je publierai une lettre ouverte à Air France, pour obtenir des prix avantageux en faveur de ceux qui souhaiteront me suivre dans mon exil. Je donnerai également la parole à Pascal Dazin, médecin du travail qui en dépit des persécutions s’est courageusement opposé au pouvoir judiciaire et à ses abus avec la complicité des politiques.
Loches, mai 2007
Dilgo, un président pour la France.
Dilgo -

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